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© LUDOVIC MARIN / AFP
© LUDOVIC MARIN / AFP
Encore des mots, toujours des mots…

Les mots-clés du macronisme post-covid décrivent-ils sa réalité ?

Publié le 25 mai 2020
Quel est le centre de gravité de la majorité LREM ? Dans le JDD, Gérald Darmanin plaide pour une politique pour le peuple et Elizabeth Borne a lancé un appel aux patrons afin q'ils s’engagent pour l’écologie. Où est la cohérence globale du discours au sein de la macronie ?
Maxime Tandonnet
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Maxime Tandonnet est historien, auteur de nombreux ouvrages dont Histoire des présidents de la République (2013) et André Tardieu, l'incompris (2019) aux éditions Perrin.
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Benoît de Valicourt
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Benoît de Valicourt s’inscrit dans la tradition du verbe et de l'image. Il travaille sur le sens des mots et y associe l'image réelle ou virtuelle qui les illustre. Il accompagne les acteurs du monde économique et politique en travaillant leur...
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Quel est le centre de gravité de la majorité LREM ? Dans le JDD, Gérald Darmanin plaide pour une politique pour le peuple et Elizabeth Borne a lancé un appel aux patrons afin q'ils s’engagent pour l’écologie. Où est la cohérence globale du discours au sein de la macronie ?

Atlantico.fr : Dans le Journal du Dimanche publié hier, Gérald Darmanin évoque une politique pour le peuple et Elizabeth Borne appelle les patrons à s’engager pour l’écologie. Mais où est la cohérence globale du discours dans la macronie ? 

Maxime Tandonnet : Le macronisme se définit comme à la fois de droite et de gauche. Il s’identifie à l’air du temps, aux valeurs dominantes dans les élites médiatiques, universitaires, économiques et financières occidentales, aux grands thèmes à la mode. Il est écologiste, comme le montre la réception de Greta Thunberg à l’Elysée. Il pousse le discours européiste à son plus haut niveau, prônant une souveraineté européenne. Il se montre fondamentalement globaliste et post frontière, fustigeant la « peste » nationaliste, refusant de rétablir les frontières nationales face à l’épidémie de covid19. Il se réclame du libéralisme économique à travers des mesures comme la réforme de l’ISF. Il se rattache aussi au libertarisme sociétal à travers son soutien à la PMA et ses ambiguïtés sur la GPA. Mais depuis le début, le macronisme, c’est aussi une méfiance envers le peuple, la « vile multitude » comme disait Thiers. L’imaginaire macroniste oppose les élites éclairées, post-frontières, mobiles, aux « Gaulois réfractaires », « ceux qui ne sont rien » et n’ont même pas de quoi se payer un costume. Il se qualifie de progressiste en guerre contre le « mal » populiste incarné par le gilet jaune.

Benoît de Valicourt : La cohérence globale du discours dans la macronie repose sur la cacophonie ! Il y a là, lexpression d’un manque évident d’unité dans les éléments de langage dont le mérite est de pouvoir s’exprimer d’une même voix et de défendre un message clair traduisant une politique d’unité de la majorité.

Il n’y a pas en macronie un message gouvernemental ; il y a des messages ministériels. Et c’est là le plus grand problème car les personnalités politiques du gouvernement  s’expriment avec plus ou moins de talent, essayant d’exister face à un Président de la république extrêmement présent jouant plus sur les mots que sur les idées et un Premier ministre plus attentif au corpus idéologique qu’aux grandes envolées lyriques.
Nous avons pu observer, pendant le confinement, les couacs de communication des uns et des autres, avec chacun son style : Sibeth Ndiaye en provocatrice, Didier Guillaume en Commissaire du peuple à l’agriculture, Muriel Pénicaud et ses bourdes à répétition… 

Comme si personne ne pouvait donner une ligne de conduite réfléchie, structurée et cohérente.

L’exemple de dimanche dans le JDD traduit aussi une volonté profonde pour les ministres d’exister coûte que coûte. Il est vrai que très souvent leur notoriété est davantage associée à leurs petites phrases qu’à leurs projets politiques. Mais il faut dire aussi que l’heure est aux réseaux sociaux, à l’information en continue, à l’immédiateté et que pour exister quelques heures, il vaut mieux être disruptif et provocateur avec des formules vides de sens mais parfaitement mémorisables. Quand Darmanin, fraichement élu maire de Tourcoing et toujours ministre de l’Action et des Comptes publics (grand cumulard des indemnités et souvent rappeler à l’ordre) évoque une politique pour le Peuple, on a l’impression qu’il a oublié qu’il vient du peuple et que son message n’est qu’une formule. Quant à Madame Elizabeth Borne, n’est-elle pas en train de demander aux entreprises ce que l’Etat ne fait pas lui-même ?

Les députés LREM s’engagent à gauche comme à droite sans se tenir à une certaine identité politique. Quel est le centre de gravité de cette majorité ? 

Maxime Tandonnet : Le centre de gravité de cette majorité, c’est l’allégeance à un homme, un personnage, Emmanuel Macron lui-même. Le macronisme est avant tout le service du président de la République qui l’a créé de toute pièce et auquel il doit absolument tout. Il est entré dans une période de grande turbulence. En effet, dès lors que la vie politique se ramène avant tout, non pas au service d’un idéal ou d’une conviction, ou de l’avenir d’une nation, mais au culte d’un homme, la réélection de celui-ci devient la fin ultime en soi. Or, nous voyons bien à deux ans des élections présidentielles, que cette réélection n’est pas assurée. Le macronisme ne saurait convaincre qu’un petit quart du pays selon les sondages. Dès lors le président Macron s’efforce de fracturer le carcan idéologique défini ci-dessus par des gestes emblématiques. Il tend la main à gauche, en laissant faire la création d’un nouveau groupe parlementaire. Mais suivant le dogme fondamental du « en même temps », depuis quelques semaines, il ne cesse de brouiller les pistes en lançant des signaux à des personnalités représentatives de tout ce que l’idéologie macroniste vilipende : appel à Eric Zemmour après son agression, réouverture du Puy-du-fou, visite au professeur Didier Raoult, appel de Jean-Marie Bigard… Ces transgressions spectaculaires, toujours très médiatisées, manifestent le désir de s’arracher aux fondamentaux du macronisme, de brouiller les repères et provoquer une nouvelle vague de chaos politique ou idéologique autour de lui dont son propre culte de la personnalité sortirait renforcé en vue de 2022.  

Benoît de Valicourt : Pouvons-nous être surpris ? Personnellement, je ne le suis pas ! J’ai été candidat à l’investiture En Marche ! pour les élections législatives. Issu de la droite classique française, j’avais été séduit par l’idée d’une espèce de concorde nationale. Face à moi, un candidat issu du PS allié aux communistes déjà candidat contre moi aux élections départementales de 2015. Deux mondes s’affrontaient pour le nouveau monde ! Comme dans de nombreuses circonscriptions, le candidat socialiste a remporté l’investiture, a fortiori dans un département traditionnellement à gauche.

Alors trouver le centre de gravité de la majorité présidentielle me semble relever de la quadrature du cercle ! C’est sans doute pour cela que lorsque les parlementaires fraichement élus ont rejoint le Palais Bourbon, on a parlé des députés godillots estimant qu’ils suivraient les consignes sans discuter. Pour la grande majorité d’entre eux c’est encore le cas mais en 3 ans des voix se sont élevées, des députés ont quitté le groupe parlementaire LaREM, exclus ou démissionnaires suivant la notoriété, et la majorité absolue n’est plus acquise pour le groupe présidé par Gilles Le Gendre.

A l’approche des élections présidentielles de 2022 et en fonction de l’émergence d’un candidat de droite et/ou de gauche, il y a fort à parier que les brebis égarées rejoindront les bergeries respectives.

Gérald Darmanin, toujours dans le JDD, condamne sans appel les discours de Marine Le Pen mais il est incapable de dire en quoi elle est « indigne » ou « inepte ». Les mots employés par les ministres ou députés de la majorité ont-ils une consistance autre que marketing ?

Maxime Tandonnet : M. Darmanin, comme le macronisme en général, ont un besoin vital de lepénisme. Il est par excellence la figure « maudite » qu’ils désignent comme le mal politique. En parlant de lui, ils le relégitiment en permanence comme leur adversaire privilégié. Argumenter point par point en expliquant pourquoi ils condamnent le lepénisme n’a aucun intérêt à leurs yeux. Ce dont ils ont besoin, c’est de la figure de l’épouvantail à combattre, sur laquelle bâtir l’image du héros, c’est-à-dire M. Macron, qui a d’ailleurs parlé de lui-même comme de l’incarnation du goût des Français pour le romanesque. Le macronisme est avant tout un anti-lepénisme. Tous deux sont les faces opposées d’une même pièce de monnaie. Le macronisme parie sur une victoire au second tour des présidentielles grâce au renouvellement du duel contre son adversaire de 2017. Oui bien sûr, tout cela relève du marketing politique ou du grand spectacle narcissique. C’est 2022 que l’on prépare et rien d’autre. On est à mille lieues des grands sujets de préoccupation des Français, chômage, violence, maîtrise des frontières, pauvreté, école, hôpital … Or, les Français sont bien plus lucides que ne le pensent les dirigeants politiques et ressentent avec beaucoup de désarroi et de malaise cette fuite dans les limbes. 

Benoît de Valicourt : Marine Le Pen reste la personnalité politique la plus détestée de l’establishment comme dirait son père. Même lorsque le Président de la république évoque un gouvernement d’union nationale, elle en est exclue alors qu’elle représente plus de la moitié des voix d’Emmanuel Macron ! Ce qui est parfaitement inique mais c’est le jeu de la démocratie à la française. Alors, lorsque Marine Le Pen s’exprime, il faut tirer à boulets rouges pour étouffer sa parole au cas où un propos sensé puisse être audible. Mais les boulets ne font pas dans la dentelle, on ne prend pas la peine de mesurer l’impact, plus c’est gros, plus ça passe … les maux se soigneraient-ils par les mots ? c’est ce que tente de nous faire croire Darmanin en parlant de discours « indigne » ou « inepte » comme lorsque Manuel Valls, Premier ministre, répondait aux critiques avec son mantra « Inacceptable, intolérable, inqualifiable, insupportable » sans la moindre justification de ce qui l’est.

Macron est un pur produit marketing : souvenons-nous quand son mouvement est créé, deux initiales, un slogan et un point d’exclamation. En Marche ou le nouveau christianisme !

Au début, le mouvement ne communique pas de numéro de téléphone, uniquement des adresses génériques auxquelles personne ne répond. C’est un mouvement politique digital pour ne pas dire virtuel. C’est un peu comme adopteunmec.com version adopteunadhérent.com ! Et ça marche. Avec le soutien des grands patrons propriétaires de la quasi-totalité des médias, la mayonnaise prend, le nouveau produit En Marche ! est dans tous les rayons.

Alors, il n’est pas surprenant qu’aujourd’hui les ministres et les quelques parlementaires de la majorité qui prennent la parole ne fassent autre chose que répondre avec des mots clefs aux critiques des consommateurs. Mais c’est un peu comme lorsque vous appelez un service après-vente et que la réponse ne correspond pas à la question posée ou que votre interlocuteur dit le contraire de ce qu’a répondu son collègue la veille … au bout de plusieurs appels sans réponse claire vous abandonnez et vous changez de marque !

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Bobby Watson
- 25/05/2020 - 22:59
Sauve qui peut !
C'est le nouveau nom de LREM , qui essaie d'allumer des contre-feux, comme la dénonciation du Pr Raoult, pour faire diversion, car ils savent que la colère gronde, et que le tsunami de faillites qui s'annonce à l'automne va être ingérable. Les Français, pour l'heure tétanisés par un confinement qu'on prolonge indûment, vont finir par ouvrir les yeux...