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Le système de santé allemand, privé et concurrentiel, fait beaucoup mieux que les systèmes publics français et anglais

Publié le 08 avril 2020
Alors que l'Europe est confrontée à la crise du Covid-19, Eric Verhaeghe revient sur le système de santé allemand qui donne une leçon impressionnante aux systèmes publics d'Europe.
Éric Verhaeghe est l'ancien Président de l'APEC (l'Association pour l'emploi des cadres) et auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr ...
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Éric Verhaeghe
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Éric Verhaeghe est l'ancien Président de l'APEC (l'Association pour l'emploi des cadres) et auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr ...
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Alors que l'Europe est confrontée à la crise du Covid-19, Eric Verhaeghe revient sur le système de santé allemand qui donne une leçon impressionnante aux systèmes publics d'Europe.

Le système de santé allemand donne une leçon impressionnante aux systèmes publics d'Europe, à l'occasion de la crise du coronavirus. Non seulement, la stratégie allemande de dépistage, très anticipée, a permis d'endiguer efficacement la contamination, mais l'agilité des hôpitaux privés montre comment un service public est, en matière de santé, un boulet couvert de bureaucrates que les citoyens doivent traîner. 

Le système de santé allemand fait ses preuves aujourd'hui. Cité en exemple par la gauche pour son nombre de lits de réanimation, ce système se situe en réalité aux antipodes de tout ce qui est présenté en France comme la solution miracle. Les assurés sociaux allemands cotisent à des caisses en concurrence et sont soignés dans des hôpitaux dont beaucoup ont été privatisés durant ces dix dernières années. 

Un exemple à méditer. 

Le système de santé allemand est-il le meilleur du monde ?

Lors d'une récente allocution télévisée, Angela Merkel a déclaré, non sans fierté, que le système de santé allemand est désormais le meilleur du monde. Cette affirmation a beaucoup agacé les défenseurs des grandes machines publiques en France, mais elle est pourtant assez fondée. 

Alors que la France, pour une population de moins de 70 millions d'habitants, déplore 8.000 décès à ce stade, que la Grande-Bretagne en affiche plus de 5.000 sans avoir atteint le pic de contamination, l'Allemagne n'en dénombre que 1.600, pour une population de plus de 80 millions d'habitants

Cette faible mortalité s'explique peut-être par une différence de souche virale. Mais la capacité de l'Allemagne à mettre en oeuvre une véritable politique de dépistage de la maladie (à grande échelle) et à offrir 15.000 lits de réanimation joue un rôle important dans la sérénité relative des autorités face à l'épidémie. Au fond, l'Allemagne est en mesure de délivrer un vrai système de santé à ses habitants. Ce que les systèmes publics français et britanniques ne sont plus capables de faire. 

Un système hospitalier largement privatisé

Si l'Allemagne est en capacité d'offrir ce service, c'est très largement parce que, depuis une trentaine d'années, elle a accepté de prendre des décisions difficiles et impopulaires. La première d'entre elles a consisté à privatiser ses hôpitaux peu rentables. L'an dernier, ce choix suscitait encore la désapprobation des médias mainstream français

Le système hospitalier allemand connaît un vaste phénomène de privatisation amorcé dans les années 1990, après la réunification. Entre 2000 et 2016, l'Allemagne a perdu 30% de ses hôpitaux publics. Sur cette même période, le nombre de cliniques privées a augmenté de 45%. Une hausse spectaculaire, alimentée par l’appétit de grands trusts hospitaliers comme Rhön, Asklepios, Helios ou Sana.

Cette stratégie urticante pour la gauche française et pour tous les obsessionnels de la nationalisation porte ses fruits aujourd'hui. Elle fut pourtant combattue de façon étrange par certains de ceux qui défendent le service public, en accusant la tarification à l'activité d'avoir mis le système public en faillite...

C'est précisément cette tarification à l'activité qui fait les beaux jours de la bureaucratie sanitaire que nous pointons régulièrement du doigt sur ce blog. 

Une sécurité sociale concurrentielle

Parallèlement, dès les années 90, c'est-à-dire dès la signature du Traité de Maastricht, l'Allemagne, berceau du modèle "bismarckien" de sécurité sociale, dont la France s'est en partie inspirée, a fait le choix de mettre ses caisses primaires d'assurance maladie en concurrence, en supprimant l'adhésion obligatoire des assurés.

Le système allemand n'est pas privatisé comme en République Tchèque, où des groupes financiers se sont créés pour concurrencer l'ancien groupe public. Dans la pratique, l'Allemagne s'est contentée de laisser à chaque assuré social le libre choix de sa caisse primaire d'assurance maladie, proscrivant l'affiliation obligatoire jusque-là en vigueur. Sur tous ces points, le descriptif du CLEISS est de bonne facture, même s'il est très orienté vers la défense de la sécurité sociale à la française. 

Toujours est-il que là où la France mise sur le monopole de la sécurité sociale, l'Allemagne a fait, il y a vingt-cinq ans, le choix inverse, et les Allemands s'en portent très bien !

Des dépenses de santé plus efficaces qu'en France

Cette vague de libéralisation, pour reprendre les termes de nos amis socialisants n'a en rien conduit à une ruine de la dépense de santé. L'Allemagne dépense à peu près autant que la France, en termes de part de PIB, pour sa santé (aux alentours de 11%). Cet investissement se traduit, compte tenu de l'importance du PIB allemand, par une dépense annuelle par habitant supérieure de 600 € : 4.500€ par an et par habitant environ en Allemagne, contre 3.900€ par an en France.

Ces choix stratégiques ont conduit à dégager, en Allemagne, plus de moyens pour les lits de soins aigus.

Preuve est donc faite qu'on peut améliorer l'efficacité d'un service économique d'intérêt général en le privatisant, en l'ouvrant à la concurrence et en le gérant bien. 

Cette leçon mériterait d'être méditée en France et en Grande-Bretagne où la bureaucratie étouffent la qualité de service. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Forbane
- 08/04/2020 - 22:09
Oui au libre choix de son
Oui au libre choix de son assurance maladie et aux franchises et jours de carence (hors affections de longues durée)!
Le journaliste avec son écharpe rouge, suggère qu’à l’issue de l’épidémie, les « plus riches » ( comprendre les pigeons qui bossent et paient des impôts!) ne soient plus aussi bien remboursés (tout en cotisant toujours plus je suppose).
En Allemagne les médecins ont pourtant des rémunérations 30% supérieures à celles des médecins français...
Outre la multiplication des postes administratifs plus nombreux que ceux des médecins, L’hôpital public français est plombé par la prise en charge de patients d’origine étrangère polypathologiques qui cotisent peu ou pas....
Le sort de l’Allemagne 20-30 ans après 2015?
De plus, de moins en moins de médecins français dans les effectifs hospitaliers, avec parmi eux quelques formidables confrères étrangers, mais aussi beaucoup de médecins parlant à peine français et de formations bien en deçà des exigences faites aux étudiants en médecine français.
Alors que de jeunes français de ma génération étaient recalés au concours de 1ère année de médecine à 0,1 point près !
jaduret
- 08/04/2020 - 17:06
Réponse à Ganesha
La grande différence de tout ces systèmes par rapport au système français, c'est le montant de la franchise (ou le risque non assuré). Il est commun en Suisse que les 2000 premiers francs suisses ne soient pas couvert, c'était 300 euros en Allemagne. Encore une fois, c'est un choix individuel. Du coup, il n'y pas de sur consommation de soin. On ne va pas chez le médecin pour tout et rien. Cela dégage des marges pour que les cotisations permettent d'investir dans les équipements essentiels.

Enfin les primes (+franchises) sont en moyenne pour un salaire de cadre moyen relativement équivalentes. Par contre pour les hauts salaire c'est bingo. Enfin en Suisse, les bas salaires disposent d'une aide pour payer les primes. Le montant est déductible des impôts (pas comme la CSG). Bref Liberté+responsabilité... cela n’empêchent pas les gens de se plaindre qu'ils payent trop.
jaduret
- 08/04/2020 - 17:02
Réponse à Ganesha
J'ai vécu en Allemagne et il y a en fait un système à deux niveau (publique ou privé) en fonction du revenu. il est (était) obligatoire de s'assurer. Le système privé n'est accessible qu'à partir de 3500 Euros de revenu et une fois le choix fait, pas de retour possible dans le privé ce qui fait que les primes sont très attractives quand on est jeune mais peuvent devenir prohibitives en vieillissant. Par contre, ce qui est vrais, c'est que la responsabilisation est totale et que le salarié fait un choix. Il est de tradition (mais je ne crois pas que c'est une obligation) que l'employeur verse 50% du montant de la prime.
La Suisse utilise un système similaire mais entièrement privé. Et la, c'est une prime par personne (y compris les enfants).
L'autre grande différence, c'est que le risque accident n'est pas couvert par l'assuré mais par l'employeur et cela couvre toutes les activités (privés et pro)