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© GUILLAUME SOUVANT / AFP
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Données personnelles

Ce que nous réserve l’offensive des GAFAM sur le secteur de la santé

Publié le 13 novembre 2019
Les GAFAM cherchent à se positionner dans le domaine de la santé. Le Wall Street Journal vient de dévoiler des éléments sur le projet "Nightingale" de Google visant à indexer une base de données concentrant diagnostics médicaux et dossiers de santé de patients. Google peut accéder aux données de millions de patients sans que ces derniers en soient informés.
David Fayon
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David Fayon est consultant Web pour des entreprises et organisations françaises depuis la Silicon Valley, co-fondateur de PuzlIn et membre de l'association Renaissance Numérique. « Il est l'auteur de Géopolitique d'Internet : Qui gouverne le monde ? ...
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Les GAFAM cherchent à se positionner dans le domaine de la santé. Le Wall Street Journal vient de dévoiler des éléments sur le projet "Nightingale" de Google visant à indexer une base de données concentrant diagnostics médicaux et dossiers de santé de patients. Google peut accéder aux données de millions de patients sans que ces derniers en soient informés.

Atlantico.fr : Pouvez-vous nous expliquer comment les GAFAM tentent de contrôler le marché de la santé ? Comment souhaitent-ils le faire ?

David Fayon : Tout d'abord, les GAFAM sont des entreprises qui génèrent de gros profits, et donc du cash, et c'est précisément avec ce cash qu'elles peuvent acheter de nombreuses start-ups. Ce sont des entreprises oligopolistiques qui sont, à la base, positionnées sur un créneau et adoptent progressivement une stratégie de diversification afin de toucher différents domaines (par exemple pour Google, les transports, l’énergie, les télécommunications, l’éducation, la santé qui n’est pas quelque chose de nouveau car l’ex compagne du co-fondateur de Google, Sergey Brin, Anne Wojcicki était la fondatrice de l’entreprise 23andme. Comme ce sont des entreprises technologiques, elles maîtrisent parfaitement le big data et l'intelligence artificielle avec des algorithmes puissants. Leur modèle est axé sur une exploitation des données personnelles qui peuvent être sensibles, utiles et révélatrices de nos modes de vie, comme la santé par exemple. Google et Ascension (numéro deux des données de santé aux Etats-Unis) ont conclu un partenariat en 2018, et l'on découvre aujourd'hui que les données d'Ascension vont être utilisées par Google. Or, ce n'est pas un phénomène nouveau avec Google qui a récemment racheté Fitbit, une entreprise de montres connectées spécialisées dans la santé (calcul du nombre de pas par jours, fréquence cardiaque, rythme de sommeil, etc.) et au niveau de l'intelligence artificielle, elle a racheté entre autres DeepMind. Autre exemple avec Amazon qui a racheté PillPack, une entreprise spécialisée dans la distribution de médicaments par correspondance. Ou encore Apple avec Apple Health Records pour partager des données avec les professionnels de la santé. Il faut savoir qu'il existe une asymétrie entre les GAFAM et le monde de la santé. Les GAFAM vont pomper plus de données qu'ils ne vont donner en retour aux professionnels de la santé. Cela peut déstabiliser à terme le rôle du personnel soignant et des patients. On est passé d'un ménage à deux entre médecins et patients, outre toute la chaîne de valeur du système de santé avec les professionnels concernés des hôpitaux, les pharmaciens, les laboratoires, etc. à trois avec l'arrivée des GAFAM. Ces entreprises bouleversent le monde de la santé en développant des services autour des capteurs, des lunettes de réalité augmentées, des montres connectées, tout cela avec la technologie. Que celle-ci soit exploitée avec l'intelligence artificielle ou stockée dans le cloud, elle peut être vue comme une opportunité pour engranger des bénéfices. Avec cette collecte de données, les GAFAM suivent les individus tout au long de leur vie et usent de la publicité sur leur plateforme pour faire consommer.

Le point positif des GAFAM réside dans le fait que grâce à l'intelligence artificielle et la mise en relation des patients entre eux grâce aux données stockées, on va avoir un partage des diagnostics ou des soins par exemple notamment dans le cadre de pathologies rares et de maladies orphelines.

Quel est l'impact sur les patients ? Sur les médecins ?

Tout d'abord, pour les médecins, les GAFAM enlèvent la chaleur humaine, chose primordiale dans ce métier. Par ailleurs, des tâches ne peuvent être robotisées car la médecine n’est pas une science exacte et un même traitement ne produira pas toujours les mêmes effets sur des patients présentant les mêmes symptômes. Et plus généralement la transformation digitale concerne également la santé, sous les trois facettes : la numérisation (la carte Vitale, le DMP), la désintermédiation (par exemple Doctolib pour les rendez-vous médicaux) ou l'automatisation (avec les algorithmes et l’IA, systèmes experts et machine learning par exemple). Par rapport à cela, tant le patient que le médecin se retrouvent pris en tenaille par cette arrivée des GAFAM.

Il y a aussi un risque d'ubérisation de la médecine, et c'est déjà le cas, avec des sites comme Doctissimo qui donne aux patients des informations sur leur état de santé. Cela est dangereux car les patients vont ensuite voir leur médecin en pensant savoir ce qu'ils ont, et de fait dénaturent le rôle de ce dernier.

Pour autant, les médecins peuvent faire deux choses : devenir de plus en plus expert afin d'avoir un avantage sur l'automatisation des données ou que le médecin apporte plus de réconfort aux patients, à la famille, aux aidants. Lorsque le médecin doit annoncer un cancer, une maladie incurable ou une probabilité de guérison très faible, je vois mal un algorithme prendre sa place. Le médecin est un humain et est maître de ses décisions. Par ailleurs, il est stipulé dans la loi que le médecin a le droit, s'il le juge nécessaire, de ne pas révéler la mauvaise évolution de l’état de santé de son patient.

Est-ce un problème typiquement américain ? Qu'en est-il de la France ? De l'Europe ?

Il faut savoir que cette expérimentation de Google concerne trois choses : les résultats d’analyses, les diagnostics et les informations nominatives du patient. Elle est réalisée pour l’heure dans 21 Etats des Etats-Unis. Il existe un clivage traditionnel entre la France, l’Europe et les Etats-Unis. En France, c’est un principe de précaution où il faut le consentement préalable de l’internaute avec un droit des personnes fichées, alors qu’aux Etats-Unis on est dans un principe d’expérimentation. En France, le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) nous protège et l’on a un rapport particulier avec nos données personnelles. En Europe, on est très craintif par rapport au fichage, ce qui n’existe pas aux Etats-Unis où tout est prétexte à faire du business avec.  En France et en Europe, on a un aspect plus éthique et plus respectueux des citoyens et cela dû à notre Histoire (crimes, génocides, gouvernement de Vichy avec le fichage, etc.). Aux Etats-Unis, il y a un territoire immense avec aucune pénurie de ressources, donc il n’y a pas ce même rapport. De plus, les Etats-Unis sont un pays protestant, religion qui autorisait naguère le prêt avec intérêts contrairement à la France, pays majoritairement catholique, dans lequel l’Eglise avait interdit ces types de prêts, ce qui fait que culturellement, il n’y a pas d’état d’âme du côté américain quant à la monétisation des données. Le risque serait que les Etats-Unis exportent leur modèle culturel des données au niveau européen, mais cela semble difficile grâce à tous ces gardes fous présents dans les pays européens, nos CNIL européennes, etc. Il y a un rôle de prédation très fort des GAFAM avec des services qui seront notamment proposés en France comme l’a fait Uber et face auquel on a décidé de légiférer. Des parlementaires, dont certains sont médecins, pourront avoir un rôle à jouer face à cette arrivée des GAFAM en proposant des lois restrictives pour protéger le modèle français et les données des patients tout en ne perdant pas de vue leur intérêt et celle de leurs familles. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (1)
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J'accuse
- 13/11/2019 - 10:37
La santé est depuis longtemps un business qui rapporte
La santé n'est pas "un ménage à deux" entre un patient et un médecin. Il faut y ajouter les laboratoires pharmaceutiques, ceux d'analyses et de radiographie, les pharmacies, les hôpitaux et cliniques, les professions paramédicales, les organismes publics, la politique du gouvernement, les facultés de médecine, les sociétés savantes, la presse médicale pour les professionnels ou de vulgarisation, les marabouts et autres charlatans (j'en oublie ?). Il y a donc du monde avec le patient et le médecin, et souvent même entre les deux.
C'est bien un business, très rentable, et le serment d'hypocrite ... pardon... d’Hippocrate y tient peu de place: comment s'étonner que ceux qui ont des technologies et des capitaux s'y intéressent. Et pourquoi seraient-ils pires que les autres (cf scandales sur des médicaments) ?
Pour ce qui est de l'humanité des médecins, je ris (jaune). [cf une étude belge sur le peu d'empathie des étudiants en médecine]