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Holodomor : comment la grande famine en Ukraine a été passée sous silence lors du règne de Staline

Publié le 26 octobre 2019
Le livre d’Anne Applebaum, "Famine rouge : la guerre de Staline en Ukraine", est publié en France aux éditions Grasset. La famine meurtrière qui frappa l’Ukraine au début des années 30 reste un des chapitres les moins explorés de l’histoire soviétique. Anne Applebaum répare enfin cette injustice par un livre qui fera date. Extrait 1/2.
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Anne Applebaum a longtemps été correspondante de The Economist à Varsovie, où elle s’installe en 1988. Ses travaux lui ont valu de nombreux prix, dont le prix Pulitzer de l’essai en 2004 pour Goulag : une histoire (Grasset, 2005). Editorialiste au...
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Le livre d’Anne Applebaum, "Famine rouge : la guerre de Staline en Ukraine", est publié en France aux éditions Grasset. La famine meurtrière qui frappa l’Ukraine au début des années 30 reste un des chapitres les moins explorés de l’histoire soviétique. Anne Applebaum répare enfin cette injustice par un livre qui fera date. Extrait 1/2.

En 1933, on savait en ville que les villages se mouraient. Les dirigeants et cadres du Parti communiste ou du gouvernement le savaient aussi. Chacun en avait les preuves sous les yeux : les paysans dans les gares, les rapports venant de la campagne, les scènes dans les cimetières et les morgues. Que les dirigeants soviétiques l’aient su ne fait aucun doute. En mars 1933, Kossior adressa à Staline une lettre où il parlait explicitement de la faim – les provinces de l’Ukraine imploraient l’aide du Comité central – et prévoyait le pire, observant que « même la famine n’a pas inculqué le bon sens aux paysans », encore trop lents dans leurs semailles du printemps. En avril, il écrivit de nouveau, notant le grand nombre de gens qui rejoignaient désormais les fermes collectives : « La famine, qui a touché en premier lieu les paysans indépendants, a joué un grand rôle. » 

Dans le monde soviétique officiel, cependant, la famine ukrainienne, ou plus généralement soviétique, n’existait pas. Elle n’existait ni dans la presse ni dans les discours publics. Les dirigeants nationaux et locaux n’en parlaient pas et ne devaient jamais l’évoquer. Alors que la famine de 1921 avait suscité un appel solennel, largement entendu, à l’aide internationale, celle de 1933 fit l’objet d’un déni total, tant en Union soviétique qu’à l’étranger : il n’y avait pas réellement de pénurie alimentaire. L’objectif était de faire disparaître la famine, comme si elle n’avait jamais existé. En ces temps qui ignoraient la télévision et l’Internet, avant l’ouverture des frontières et les voyages, c’était plus facile d’y parvenir que ça ne le serait au XXIe siècle. Même en 1933, cependant, le camouflage nécessita un effort extraordinaire de la part de nombreuses personnes au fil de longues années. 

La négation organisée de la famine commença très tôt, avant même que le pire ne se fût produit. D’emblée, ses inspirateurs poursuivirent un certain nombre d’objectifs. En URSS même, le camouflage n’était que partiellement destiné à duper la population, ou tout au moins ceux qui n’avaient pas une connaissance directe de la famine, même s’il n’y réussit probablement pas. Les rumeurs se révélèrent incontrôlables et circulèrent – Staline le savait très bien – jusque dans les familles de l’élite bolchevique. En revanche, les lettres de protestation, très souvent envoyées par toutes sortes de gens – paysans, officiels, bureaucrates – dans les années menant à la famine cessèrent bientôt. On trouve en Union soviétique des preuves anecdotiques d’un effort pour surveiller les courriers qui arrivaient à l’Armée rouge. Le frère de Maria Bondarenko, qui servait dans le Caucase, raconta à sa sœur qu’aucun des soldats ukrainiens ne reçut de courrier des siens en 1933. Des membres de son unité finirent par retrouver les lettres retenues. C’est alors seulement qu’ils surent la vérité sur le sort de leurs familles. D’autres soldats ne reçurent jamais aucune lettre des leurs en 1932 ou 1933 – comme si leur famille avait subitement disparu, se rappelaient certains.

Le discours public fit l’objet d’efforts plus intenses encore. Survivant de la famine, un soldat de l’Armée rouge ukrainienne fut appelé en 1934. Au cours d’une classe d’« instruction politique » que tous les soldats devaient suivre, il posa une question sur la famine au professeur, qui lui répondit sèchement : « Il n’y a pas eu de famine, et il ne saurait y en avoir ; tu feras dix jours au mitard si tu continues de parler comme ça. » Quant aux étudiants et ouvriers envoyés à la campagne pour aider à rentrer la moisson de 1933, on leur rappela souvent sèchement de ne pas parler de ce qu’ils avaient vu. Par peur, beaucoup obéirent. On nous a dit de nous « coudre la bouche », rapporte l’une d’elles. Tout le monde comprenait le code du silence :

Au travail, personne ne parlait de la famine ni des corps dans les rues, comme si nous trempions tous dans une conspiration du silence. Nous ne parlions des terribles nouvelles des villages qu’avec nos amis les plus proches et les plus sûrs […]. Les rumeurs se trouvèrent confirmées quand, ordre leur ayant été donné d’aller dans les campagnes aider aux moissons, les citadins virent eux-mêmes d’où venaient les squelettes vivants qui hantaient les rues de nos villes.

Le tabou frappant toute évocation de la famine en public concernait aussi le personnel médical. Médecins et infirmières se souviennent qu’on leur demanda d’« inventer quelque chose » pour les certificats de décès ou d’imputer tous les cas de famine à des « maladies infectieuses » ou des « arrêts cardiaques ». 

La peur gagna même la correspondance entre officiels. En mars, dans une lettre au Comité central du Parti communiste ukrainien, le secrétaire du gouvernement local de Dnipropetrovsk déplora que les nombreux cas de famine, de corps gonflés et de morts de faim ne fassent l’objet d’aucune attention officielle parce que les responsables des échelons inférieurs omettaient de les rapporter : « On estimait que c’était être antiparti, qu’il était même répréhensible d’y réagir. » Dans un cas, le secrétaire villageois du parti dont le corps avait gonflé sous l’effet de la faim négligea de rapporter quoi que ce soit tant il avait peur de la censure. 

L’urgence passant, la vigilance officielle s’étendit aux archivistes. En avril  1934, la direction provinciale d’Odessa adressa une note à tous les comités locaux du parti, pour les avertir de la « manière criminellement scandaleuse » dont les naissances et les décès étaient enregistrés : « Dans un certain nombre de conseils de village, ce travail est en fait entre les mains d’ennemis de classe : koulaks, séides de Petlioura, déportés spéciaux, etc. » Soi-disant pour renforcer la surveillance, les chefs d’Odessa retirèrent à tous lesdits conseils les registres de décès de 1933, « sans exception », mais aussi de 1932, dans certaines régions. Il existe des ordres analogues pour la province de Kharkiv, où les autorités exigèrent tous les registres de décès de novembre 1932 à la fin de l’année 1933, au prétexte qu’ils se trouvaient entre les mains d’« éléments de classe hostiles », comme les koulaks, les petliouristes et les déportés spéciaux. 

En réalité, les deux types de documents se conformaient à une formule identique, résultant probablement d’un ordre des autorités ukrainiennes visant à détruire les preuves de la famine. Même si les chiffres de la mortalité établis aux niveaux provincial et national restèrent dans les archives des statistiques, au niveau du village les dossiers furent souvent détruits. Des témoins des provinces de Jytomyr et Tchernihiv ont raconté la disparition des registres de décès de leurs villages en 1933-1934. À Vinnytsia, observe Stepan Podolian, on avait demandé à son père de brûler les registres du village et de les réécrire en éliminant toute allusion à la faim. 

Aux plus hauts échelons, le maquillage devint une forme de discipline du parti, un moyen de contrôler les cadres, et même d’éprouver leur loyauté. Afin de prouver leur dévouement, les membres du parti devaient accepter et endosser les mensonges officiels. Roman Terekhov, un des chefs du parti à Kharkiv, osa employer le mot « famine » en présence de Staline et en public au cours de l’automne 1932. La réponse du dirigeant soviétique fut cinglante : « Tu racontes ces salades en imaginant que tu vas nous intimider, mais ça ne prendra pas ! Va donc à l’Union des écrivains écrire des contes de fées pour les idiots. » Deux semaines plus tard, Terekhov perdait son poste. 

On trouve un écho de cet incident dans les discours de la Conférence du parti, l’année suivante. Beaucoup de communistes ukrainiens devaient parler de « problèmes » ou de « difficultés », très rarement de « famine ». Bien entendu, ils savaient ce qui se passait mais, pour survivre, ils devaient observer les tabous du Kremlin. En privé, les lettres de Kossior à Staline le prouvent, on continuait d’employer le mot. Même s’il n’existe aucune trace écrite d’un ordre interdisant d’utiliser le mot « famine » en public, on est frappé de voir combien son usage était rare. Les officiels soviétiques utilisaient plutôt des euphémismes. Quand un consul japonais en poste à Odessa s’enquit de la réalité de la famine, par exemple, on lui répondit qu’il y avait des « pénuries de vivres, pas de famine ». 

Les victimes étaient plus difficiles à bannir. Après l’inhumation des corps dans des fosses communes anonymes et la modification des registres de décès, restait le problème des statistiques soviétiques. En 1937, le Bureau du recensement entreprit de dénombrer la population : tâche immense que la nécessité de coordonner la planification centrale rendait urgente. Alors même que s’engageait cette opération complexe – des millions de gens devaient remplir des formulaires –, la direction soviétique s’inquiéta du résultat possible. « Pas un seul chiffre du recensement ne saurait être publié », annonça-t-on aux employés des services statistiques locaux en décembre 1936. Il ne devait pas y avoir non plus de « traitement préliminaire des matériaux bruts ». 

Le résultat final du recensement de 1937 n’en fut pas moins un choix. La presse avait anticipé en laissant croire à un essor démographique, « signe de la forte amélioration du niveau de vie de nos ouvriers » après « dix années de lutte héroïque pour le socialisme ». Ne voulant pas être accusés d’envoyer un message négatif, les statisticiens avaient eux aussi adressé des rapports réguliers en ce sens. Un rapport préliminaire laissa prudemment entendre que le niveau de la population pouvait bien se révéler inférieur à ce qui était prévu en Ukraine, au Caucase du Nord et dans la région de la Volga – « où la résistance des koulaks à la collectivisation fut particulièrement déterminée et âpre » –, mais il ne s’étendit guère. Globalement, les projections étaient optimistes. En 1934, les responsables du recensement estimèrent la population de l’URSS à 168 millions d’habitants. En 1937, ils l’évaluaient à 170, voire 172 millions. Quand les vrais chiffres finirent par tomber, ils étaient très différents. 

L’URSS comptait en fait 162  millions d’habitants, soit un « manque » de 8 millions pour ceux qui s’attendaient à 170 millions. Ce chiffre approximatif comprenait les victimes de la famine et leurs enfants qui n’étaient pas nés. Il reflétait aussi le chaos des années de famine. Les paysans mourant au bord de la route, les migrations de masse, les déportations, l’impossibilité de tenir des statistiques exactes dans les villages où tout le monde mourait de faim, y compris les officiels – tout concourait à rendre plus difficile la tâche des recenseurs. En vérité nul ne savait vraiment combien de gens étaient morts et combien vivaient, comptés ou non. Les recenseurs avaient péché par prudence. 

Plutôt que d’accepter le résultat, Staline le supprima. Le régime organisa des réunions, créa des commissions d’experts. Une résolution spéciale du Comité central décréta que le recensement avait été mal organisé et peu professionnel : il représentait une « violation grossière des principes fondamentaux de la science statistique ». Selon la revue Bolchevik, le recensement avait été « perturbé par les méprisables ennemis du peuple – les espions trotskistes et boukhariniens et les traîtres à la mère patrie qui avaient infiltré la direction du Bureau central de la comptabilité économique du peuple […]. Les ennemis du peuple s’étaient donné pour objectif de fausser le chiffre réel de la population ». 

La publication du recensement de 1937 fut aussitôt arrêtée. Les résultats ne devaient jamais paraître. Les statisticiens eux-mêmes en payèrent le prix. Le chef du Bureau du recensement Ivan Kraval, logé à l’époque dans la Maison sur le Quai, fut arrêté et fusillé par un peloton d’exécution en septembre. Ses plus proches collègues furent eux aussi mis à mort. La vague de répression déferla sur le Kazakhstan et l’Ukraine aussi bien que sur les provinces russes, où des centaines de responsables subalternes du recensement furent limogés, parfois même arrêtés et exécutés. La répression s’abattit non seulement sur les responsables directs, mais aussi sur les statisticiens qui avaient pu avoir accès aux chiffres originels. Mykhaïlo Avdiienko, rédacteur en chef de Statistiques soviétiques à Kyiv, fut arrêté en août et exécuté en septembre. Oleksandr Askatine, chef du département économique de l’Académie ukrainienne des sciences, connut le même sort. 

En novembre, ces hommes furent remplacés par des cadres entièrement nouveaux, chacun comprenant désormais qu’il était extrêmement dangereux de produire des chiffres exacts. Un nouveau recensement fut dûment engagé. Cette fois, Staline n’attendit pas le résultat. Dès avant qu’il ait eu lieu, il cria victoire :

Sous le soleil de la Grande Révolution socialiste se produit une augmentation de la population étonnamment rapide, encore jamais vue. Une puissante industrie socialiste a donné le jour à de nouvelles professions. Des dizaines de milliers de gens, qui hier encore étaient des travailleurs non qualifiés, sont aujourd’hui devenus maîtres dans les branches de production les plus diverses. Les stakhanovistes d’hier sont aujourd’hui devenus techniciens et ingénieurs. Des millions de petits propriétaires paysans, qui menaient une vie de misère, sont devenus des fermiers collectifs prospères, créateurs des moissons socialistes […]. Le recensement de la population de l’Union doit montrer les grands changements survenus dans la vie du peuple, l’élévation du niveau culturel et matériel des masses, la meilleure qualification des ouvriers d’usine et des employés de bureau […].

Staline obtint ce qu’il avait ordonné : au dix-huitième Congrès du parti en mars 1939, avant même que le décompte ne fût terminé, il annonça en fanfare que la population soviétique avait bel et bien atteint les 170 millions. 

Le moment venu, les statisticiens trouvèrent le moyen de faire correspondre les chiffres à la rhétorique. Ils truquèrent les données pour masquer le nombre élevé des prisonniers dans le nord et l’est de l’URSS – les années 1937-1939 furent une période de forte expansion du Goulag – et, bien entendu, cacher les ravages de la famine. Les formulaires de recensement de plus de 350 000 personnes domiciliées ailleurs furent assignés à l’Ukraine ; 375 000 autres âmes mortes furent attribuées au Kazakhstan. Outre l’altération des chiffres généraux, les recenseurs effacèrent des petits groupes ethniques et nationaux et modifièrent l’équilibre de la population dans des régions ethniquement divisées afin de se conformer à la politique soviétique. Et surtout ils augmentèrent la population d’au moins 1 %. Des décennies durant, le recensement de 1939 fut présenté en modèle de recherche statistique. 

Avec la publication du recensement de 1939, la grande famine disparut non seulement de la presse mais aussi de la démographie, de la vie politique et de la bureaucratie soviétiques. L’État soviétique ne tint jamais la liste des victimes, de leur vie ou de leur mort. Aussi longtemps qu’il exista, il n’accepta jamais qu’ils fussent morts.

La violence, la répression et la falsification du recensement réussirent à étouffer toute discussion sur la famine en URSS. Mais le maquillage de la famine à l’étranger exigeait une tactique différente. Hors de l’Union soviétique, il n’était pas si facile de contrôler l’information, qui traversait les frontières comme les hommes. En mai 1933, un journal ukrainien de Lviv (alors ville polonaise) publia un article dénonçant la famine comme une attaque contre le mouvement national ukrainien :

La rive est du Zbroutch [la frontière] ressemble désormais à un véritable camp militaire qu’il est difficile à un citoyen de franchir même de nuit, comme en temps de guerre. Nous en sommes informés par des réfugiés qui ont dernièrement réussi à traverser à gué […]. Ils sont arrivés comme des squelettes vivants parce que la famine y est terrible. On tue même les chiens, et les esclaves actuels des fermes collectives sont nourris de viande de chien, car dans l’Ukraine fertile on n’a droit ni au pain ni aux pommes de terre.

D’autres nouvelles arrivèrent par des officiels et des consuls franchissant légalement la frontière mais aussi par des lettres expédiées des ports, envoyées par des voyageurs ou échappant à la censure. Des Allemands de souche écrivirent à des particuliers aux États-Unis et en Allemagne, tantôt à des parents, tantôt aux dirigeants inconnus de leurs communautés religieuses : « Chers pères et frères de la lointaine Allemagne, supplique venant de Russie, de moi qui porte un nom allemand […]. J’en appelle à vos conseils et à votre aide pour vous dire ce qu’il y a dans mon cœur affligé. » Des lettres parvinrent aussi au Canada. 

Ces courriers eurent un impact, tout comme les rares réfugiés. En pleine famine, des Ukrainiens de l’étranger se mirent à protester, de manière pacifique ou autre. Des hommes politiques d’origine ukrainienne évoquèrent la famine dans les sessions du Parlement polonais et la décrivirent dans la presse de langue ukrainienne. En octobre 1933, Mykola Lemyk, membre d’une organisation nationaliste ukrainienne en Pologne, assassina le secrétaire du consul soviétique de Lviv. Au cours de son procès, devant un tribunal polonais, Lemyk, qui avait espéré tuer le consul lui-même, expliqua avoir voulu se venger de la famine. À la fin du mois, la communauté ukrainienne de Pologne essaya d’organiser une manifestation de masse afin de protester contre la famine : craignant de nouvelles violences, les autorités polonaises y mirent le holà. 

À la même époque, à l’autre bout du monde, le Conseil national ukrainien, formé en mai 1933, organisa des manifestations dans les rues de Winnipeg, au Canada, et adressa au président Roosevelt une lettre accompagnée d’un récit de la famine par un témoin oculaire. Lors d’une réunion à l’église ukrainienne de Winnipeg, les dirigeants de la diaspora lurent des lettres reçues d’Ukraine exhortant l’opinion à aider leur pays à « rompre » avec l’URSS. À Bruxelles, Prague, Bucarest, Genève, Paris, Londres et Sofia, notamment, des Ukrainiens créèrent des comités d’action qui essayèrent, sans beaucoup de chance, de faire connaître la famine et d’acheminer de l’aide aux affamés.

Extrait du livre d’Anne Applebaum, "Famine rouge : la guerre de Staline en Ukraine", publié aux éditions Grasset.

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ajm
- 26/10/2019 - 11:36
Mensonge consubstantiel au projet communiste.
La famine Ukrainienne a été largement organisée par le PC soviétique pour se débarrasser de millions de paysans " contre revolutionnaires ". Le mensonge autour de cette affaire sinistre n'est qu'une des manifestations les plus emblématiques du mensonge permanent et consubstantiel qu'a représenté le communisme en URSS et ailleurs. S'agissant de cette grande canaille génocidaire de Staline , il est toujours considéré comme un héros national en Russie après une éclipse partielle, Poutine, que beaucoup vénèrent en France, n'étant pas pour rien dans ce regain de popularité posthume.