En direct
Best of
Best of du 4 au 10 juillet
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Comment la politique iranienne de Trump a jeté Téhéran dans les bras de Pékin

02.

L’Europe paralysée face au péril turc : cette question brûlante à poser à Emmanuel Macron

03.

Le chauffeur de Bayonne a été lynché à mort : le ministre des transports a osé parler « d’incivilités » !

04.

Monsieur, madame, le, la maire de Lyon…

05.

Quand le budget européen prévu pour gérer les crises agricoles est affecté au maintien des migrants syriens en Turquie

06.

Le nombre de cas de Covid-19 double tous les deux jours à Marseille

07.

Coronavirus, 2eme vague et crise économique : 2020, l’été de la grande dissonance cognitive

01.

Hydroxychloroquine et remdésivir : petits repères pour tenter d’y voir plus clair dans le "match" des traitements contre le coronavirus

02.

EPR / éoliennes : le match des dépenses incontrôlées entre la filière nucléaire et les énergies renouvelables

03.

Le graphique qui fait peur: de moins en moins de Français travaillent depuis 1975

04.

Jacqueline Eustache-Brinio : "La France est confrontée à une pression de l’Islam Politique"

05.

Islam politique : nouveau gouvernement, vieilles lâchetés

06.

Energie : l’Allemagne prend le risque mal maîtrisé de l’hydrogène

01.

Islam politique : nouveau gouvernement, vieilles lâchetés

02.

Ces dénis grandissants de réalité qui asphyxient nos libertés

03.

Et le ministre (Dupond-Moretti) brûla ce que l'avocat (Dupond-Moretti) avait adoré !

04.

Reformator ? Quitte à jouer à l’éléphant dans un magasin de porcelaine, que changer pour une justice plus efficace ET plus respectueuse des libertés ?

05.

La droite, seule menace aux yeux d’Emmanuel Macron

06.

"Qu’on est bien dans les bras d’une personne du sexe opposé" : on n’a plus le droit de chanter ça !

ça vient d'être publié
pépites > Economie
EMPLOI
Macron annonce une exonération de cotisations et 300.000 contrats d'insertion pour les jeunes
il y a 10 heures 13 min
pépites > Santé
SANTÉ
Macron souhaite le masque obligatoire dans tous les lieux publics clos
il y a 11 heures 31 min
light > France
FÊTE PERCHÉE
Un DJ va mixer en haut de la grande échelle des pompiers
il y a 12 heures 4 min
pépites > France
CORONAVIRUS
Le nombre de cas de Covid-19 double tous les deux jours à Marseille
il y a 12 heures 46 min
pépite vidéo > France
DÉFILÉ
14 juillet : Trois miraculés d’une intervention au Mali vont défiler
il y a 13 heures 33 min
décryptage > Société
Des mots pour mentir

Le chauffeur de Bayonne a été lynché à mort : le ministre des transports a osé parler « d’incivilités » !

il y a 15 heures 9 min
décryptage > France
BACCALAURÉAT 2020

Baccalauréat 2020 : la cuvée coronavirus a été livrée

il y a 15 heures 34 min
décryptage > Economie
WIKI AGRI

Quand le budget européen prévu pour gérer les crises agricoles est affecté au maintien des migrants syriens en Turquie

il y a 16 heures 59 sec
décryptage > Europe
UNION EUROPÉENNE

Union européenne : la réglementation sur les travailleurs routiers déchirent les Européens

il y a 16 heures 47 min
décryptage > Politique
POLITIQUE

L’Europe paralysée face au péril turc : cette question brûlante à poser à Emmanuel Macron

il y a 17 heures 51 min
pépite vidéo > Santé
FÊTE NATIONALE
Emmanuel Macron souhaite rendre le masque obligatoire dans les lieux publics clos
il y a 10 heures 24 min
light > Insolite
BON APPÉTIT
Une cliente trouve une tête de lézard dans sa bolognaise, l'enseigne s'excuse
il y a 11 heures 39 min
pépites > France
COMMÉMORATION
Nice commémore les quatre ans de l'attentat de Nice
il y a 12 heures 17 min
pépites > France
FRANCE
"MACRON ASPHYXIE L'HÔPITAL" une banderole déployée durant la cérémonie
il y a 13 heures 16 min
décryptage > Media
L'ART DE LA PUNCHLINE

Un 14 juillet en tweets : Jean-Sébastien Ferjou en 280 caractères

il y a 14 heures 37 min
décryptage > Société
Inclusivement vôtre

Monsieur, madame, le, la maire de Lyon…

il y a 15 heures 25 min
décryptage > International
INTERNATIONAL

Que fait la France - trop souvent et encore seule - au Sahel ?

il y a 15 heures 44 min
décryptage > Politique
POLITIQUE

Le Ségur de la Santé, ou la victoire de la bureaucratie sur l'intérêt général

il y a 16 heures 23 min
décryptage > Science
SCIENCE

Coronavirus, 2eme vague et crise économique : 2020, l’été de la grande dissonance cognitive

il y a 17 heures 27 min
pépite vidéo > Loisirs
Ouverture du Royaume
Après 4 mois de fermeture, Disneyland Paris réouvre ses portes ce mercredi
il y a 1 jour 8 heures
© BERTRAND GUAY / AFP
© BERTRAND GUAY / AFP
Paradoxe

Européennes : trop de listes, pas assez de débats de fond ?

Publié le 25 mai 2019
Dans la lignée de la séquence POP2017, Bruno Cautrès accompagne BVA pour suivre le quinquennat. Nous vous proposons de découvrir le billet de cette semaine.
BVA POP2017
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
POP2017, ou Plateforme des Opinions Publiques est un dispositif inédit mis en place par BVA et Salesforce dans la perspective des élections présidentielle et législatives de 2017. Il s’agit d’un laboratoire d’analyse des opinions politiques permettant...
Voir la bio
Bruno Cautrès
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Bruno Cautrès est chercheur CNRS et a rejoint le CEVIPOF en janvier 2006. Ses recherches portent sur l’analyse des comportements et des attitudes politiques. Au cours des années récentes, il a participé à différentes recherches françaises ou européennes...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Dans la lignée de la séquence POP2017, Bruno Cautrès accompagne BVA pour suivre le quinquennat. Nous vous proposons de découvrir le billet de cette semaine.

Tous les cinq ans, nous nous sommes habitués à un incroyable paradoxe : l’intégration de la France dans l’Union européenne est une dimension fondamentale de nos vies et de celle de notre pays mais les Français, et de nombreux Européens, ne votent pas beaucoup lors de la seule élection de niveau européen !

Cette énigme de l’abstention européenne a fait l’objet de très nombreuses recherches universitaires. La sociologie électorale a identifié une multitude de facteurs explicatifs. Au niveau individuel, les explications les plus importantes portent sur les caractéristiques sociodémographiques ou les dispositions socio-psychologiques des électeurs : plus encore qu’une autre élection, l’élection des députés européens, dont le rôle et les fonctions sont peu connus, accentue les fractures sociales du rapport à la politique. Les catégories populaires, les électeurs les moins favorisés socialement, ceux qui sont les moins politisés, voient ces élections comme un jeu politique très éloigné d’eux et de leurs réalités. Cette Europe dont on ne cesse de clamer qu’elle est le seul niveau d’action aujourd’hui pertinent pour faire face à la mondialisation libérale, n’est souvent pas ainsi perçue par ces citoyens. Paradoxe des paradoxes, les jeunes électeurs (et notamment la jeunesse qui connait la précarité, l’exclusion ou les petits jobs mal payés) boudent encore plus que les autres les bureaux de vote alors qu’il s’agit de leur avenir ! D’autres facteurs de l’abstention ont été identifiés au niveau des systèmes politiques, des facteurs de « facilitation » et de « mobilisation » du vote comme, par exemple, les modalités d’organisation des élections européennes.

La France qui ne cesse de vouloir incarner son rôle de « copilote de l’Europe » et d’affirmer par la voix d’Emmanuel Macron un nouveau « leadership » français sur l’Europe pourrait très bien se retrouver dimanche soir dans une situation plus délicate au niveau européen : si l’abstention est forte, le président de la République aura du mal à convaincre nos voisins que les Français soutiennent fortement son agenda européen et ses projets ambitieux de « refondation » de l’Europe. La dramatisation consistant à parler d’une « survie de l’Europe » n’aurait alors pas fonctionné. L’analyse que les dirigeants européens feront de la situation française dépendra bien sûr, sur ce point, des résultats : une victoire de la liste d’Emmanuel Macron viendrait atténuer, à leurs yeux, le tableau d’une France dans le doute, les craintes ou les attentes sur l’Europe ; une défaite de la liste soutenue par Emmanuel Macron, accompagnée d’une forte abstention, serait perçue comme un désaveu cinglant et comme la preuve que la sortie de crise n’est pas encore là pour le Président français.

Quels que soient les résultats, le taux d’abstention (s’il est conforme aux prévisions des sondages) pourrait à nouveau valider pour la France le modèle des élections européennes comme des « élections de second ordre » : peu mobilisatrices, avec une forte dimension nationale et une part de « vote sanction » contre le pouvoir en place. C’est le dosage de ces trois éléments qui nous livrera des éléments essentiels sur la question secrète qui se cache derrière ces élections européennes, celle de la confiance des Français dans leurs dirigeants et dans les processus démocratiques. En effet, où en sont les Français dans leur rapport à l’expression publique ? Après voir élu un jeune Président dont c’était le première élection, « sorti » une très large part du monde politique en place avant 2017, vécu la plus grave crise démocratique de la Vème République cet hiver/printemps, débattu lors du Grand débat national, les Français vont-ils manifester une forme de lassitude politique ou au contraire se saisir des élections européennes pour prolonger l’expression de leurs demandes sociales et politiques ?

Les données de l’enquête BVA contiennent un matériau riche et original sur les raisons de l’abstention. Des clivages sociologiques et politiques apparaissent fortement : les femmes, les catégories sociales les plus précaires et fragiles, avancent plus que les hommes ou les catégories aisées des motifs personnels (la famille, le travail, la fête des mères, la distance avec le bureau de vote). Mais dans toutes les catégories ou presque on constate que le nombre de listes en présence est très régulièrement évoqué : beaucoup de ceux qui vont s’abstenir dimanche sont tout simplement perdus dans un espace politique trop compliqué, sans carte ni boussole. Quel paradoxe : la profusion de listes ne permet pas à chacun de finalement trouver la liste qui lui convient ! Pour que cela fonctionne il faudrait que cette profusion soit encore davantage fondée sur des clivages politiques au sens fort du terme, que les contrastes apparaissent plus fortement entre les listes, que les propositions soient moins exprimées dans des éléments de langage trop proches. Une campagne électorale raccourcie, une crise démocratique toujours présente après la sortie du Débat national, 34 listes qui souvent peinent à se différencier, ça pourrait être encore pire (pour la participation) que ce qui est attendu, non… ?

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires