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Quelque chose à déclarer ?

Opacité démocratique : mais pourquoi la France a-t-elle demandé à Bruxelles de repousser les négociations commerciales avec les Etats-Unis après les élections européennes ?

Publié le 19 mars 2019
Selon les informations du Financial Times, Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangère, du gouvernement d'Edouard Philippe, aurait demandé à ses pairs européens le report des négociations commerciales avec les Etats-Unis, à une date post-électorale.
Christophe Bouillaud
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Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble depuis 1999. Il est spécialiste à la fois de la vie politique italienne, et de la vie politique européenne, en particulier sous l’angle des partis.
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Selon les informations du Financial Times, Jean-Baptiste Lemoyne, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangère, du gouvernement d'Edouard Philippe, aurait demandé à ses pairs européens le report des négociations commerciales avec les Etats-Unis, à une date post-électorale.

Atlantico: Comment expliquer ce choix du gouvernement ?

Christophe Bouillaud: D’abord par un minimum de réalisme électoral. Comme je l’ai déjà dit dans vos colonnes, il est évident pour toute personne sachant lire un sondage d’opinion que la majorité des Français se positionne comme assez peu favorable à l’approfondissement de la mondialisation dans tous ses aspects. A la veille d’une élection de mi-mandat, comme l’est en pratique l’élection européenne de mai 2019 pour Emmanuel Macron, il parait donc raisonnable pour un représentant du pouvoir à Paris de faire une telle demande à ses pairs européens de remettre toute négociation à après les élections. En raison de cette hostilité majoritaire de l’opinion publique française, il est très urgent d’attendre, de ne pas voir cette question d’un éventuel accord commercial avec les Etats-Unis s’inviter dans le débat électoral français, et bien sûr d’empêcher les opposants de s’en saisir pour accroître leur audience électorale. Ils ne sont pas dans une forme politique excellente, mais qui sait l’un ou l’une d’entre eux pourrait saisir avec toute la vigueur voulue la perche ainsi tendue.

En voulant éviter l'émergence de cette question dans le débat électoral, le gouvernement ne prend-il pas le risque de donner une impression de dissimulation sur cette question?

Oui, si s’enclenche à ce propos un « effet Streisand ». En reportant les négociations transatlantiques à après les élections européennes, il y a bien sûr le risque que les opposants présentent dans leur propagande électorale ce report comme la preuve même que quelque chose de très délétère pour les électeurs français se prépare en coulisses – le « poulet au chlore » risque par exemple de sortir des placards. De fait, toutes les rumeurs sur le contenu même des négociations pourront commencer à circuler, et le gouvernement n’aura donc pas de moyens de démentir ces allégations, puisqu’officiellement, les négociations seront au point mort.

En réalité, il n’y a guère de bonne solution pour le gouvernement actuel. En effet, puisqu’il veut aller vers un approfondissement du libre-échange dont la majorité de nos concitoyens ne veut pas, il ne peut que louvoyer. Qu’il autorise la Commission à engager les négociations commerciales ou qu’il demande qu’on les retarde, il reste que ce gouvernement voit toujours l’approfondissement du libre-échange comme une chose positive, en contradiction avec la majorité du pays. Mais si j’ose dire, être contre la majorité du pays ne semble pas le déranger plus que cela, tant qu’il ne perd pas les élections européennes.

En quoi un tel choix paraît incompatible avec la logique du « Grand débat » initié par le gouvernement ?

C’est sûr que, si le gouvernement se croyait en mesure de convaincre les électeurs des bienfaits de l’approfondissement du libre-échange, que ce soit avec les Etats-Unis ou avec tout autre pays, il se lancerait bravement dans la bataille électorale en soulignant que les négociations transatlantiques constituent l’amorce d’une relance bienvenue du commerce mondial, d’une relance créatrice d’emplois en France. Or il sait bien que c’est peine perdue de se lancer dans une telle démonstration vu l’état du corps électoral français, d’où sa tentation de sursoir, et surtout de ne pas débattre de ce sujet pendant la campagne électorale des européennes.

Ce genre d’évitement cadre cependant mal avec la rhétorique officielle du «Grand débat », où les Français ont été invités à discuter des orientations majeures du pays. Pour ne prendre qu’un seul exemple, c’est tout de même bien contradictoire de faire réfléchir d’un côté les Français à la transition environnementale dans le cadre « Grand Débat », et, de l’autre, de laisser ouverte la possibilité de négocier un approfondissement du libre-échange avec les Etats-Unis de Donald Trump, dont la vision économique se situe pourtant à l’antithèse exacte de ce qu’il faudrait faire pour réduire les émissions de gaz à effets de serre. Sauf erreur de ma part, D. Trump a retiré son pays des « Accords de Paris » signés à la COP 21. Ou alors, est-ce que les Européens, dont notre propre gouvernement, pensent sérieusement qu’ils pourraient imposer leur vision de la transition environnementale, inscrite dans ces mêmes Accords,  à un Donald Trump ? Les négociations commerciales engagées avec les Etats-Unis ressemblent tout de même fort à un chantage de D. Trump à notre égard. Est-ce bien sérieux d’y aller sans exercer un contre-chantage si l’on se veut le défenseur des intérêts européens –dont celui environnemental réaffirmé il y a peu lors de la tournée africaine d’Emmanuel Macron ? Mais alors il faudrait assumer le conflit avec le dit Trump, et là je doute que les Européens soient aussi unis qu’ils le prétendent.

Cependant, si l’on prend de manière plus réaliste le « Grand Débat » pour ce qu’il est jusqu’ici, un immense exercice de pédagogie de l’action gouvernementale, qui, d’ailleurs, ne semble avoir mobilisé que les milieux sociaux les plus proches de sa base électorale, il est assez logique que le commerce international soit exclu de la discussion. Il est, je le répète, de notoriété publique désormais que les Français y sont « réfractaires ».

La question du commerce international est-elle une exception en ce sens ? Quels sont les sujets qui ont pu être considérés comme "trop importants" pour être débattus durant la campagne ? En quoi s'agit-il d'une opportunité pour les oppositions ?

L’autre sujet sur lequel on voit bien que le gouvernement actuel cherche à temporiser n’est autre que la réforme promise des retraites. Le mouvement des « Gilets jaunes » a commencé, entre autres doléances, sur la question de l’augmentation de la CSG pour les retraités. Il y a eu un recul partiel sur cette mesure au mois de décembre 2018, mais le gouvernement maintient la non-indexation de fait des retraites en 2019 et en 2020. En fait, cette question des retraites est largement liée au dysfonctionnement de l’économie française et à sa désindustrialisation dans le cadre de la zone Euro. Remettre la réforme des retraites à plus tard permet donc déjà au gouvernement de ne pas lier les aspects macroéconomiques du financement des retraites et l’insertion de la France dans l’économie européenne. Bien sûr, cela évite aussi de donner aux partis d’opposition un motif de mobilisation. En effet, tout montre que la réforme des retraites ira vers une détérioration rapide du statut économique des retraités, alors même que déjà une partie d’entre eux sont en grande difficulté.  Dans le fond, le gouvernement reste largement maître de l’agenda médiatique des européennes. Ce sont ses propres réformes qui font nouvelle et débat. Les oppositions ne sont pas vraiment en mesure d’imposer leurs propres thèmes. 

Plus généralement, aussi paradoxal que cela puisse paraître s’agissant d’une élection européenne, le gouvernement a tout intérêt  à ne pas avoir trop à préciser ce qu’il veut faire au niveau européen. En effet, les deux premières années du quinquennat Macron ont montré qu’il n’existait pas de volonté très affirmée de réformes en Europe. La nouvelle direction de la CDU vient ainsi d’enterrer tous les beaux projets de mutualisation budgétaire portés par Emmanuel Macron, mais ce n’est qu’un épisode d’une série de refus venant de nombreux dirigeants européens. En réalité, le plus probable est qu’après mai 2019 et avec la nouvelle Commission européenne, tout continue, lentement et sans inspiration, comme actuellement. Il est plus facile pour le gouvernement de monter tout un barnum autour des valeurs européennes menacée, surtout face au Rassemblement national, pas très technique sur les dossiers, que de dire de manière réaliste ce qu’on pourra réellement modifier.

 

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