En direct
Best of
Best of du 16 au 23 mars 2019
En direct
© DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP
Atlantico-Business
« The Times », propriété de Rupert Murdoch, dénonce les milliardaires britanniques qui ont voté pour le Brexit et qui fuient maintenant vers les paradis fiscaux
Publié le 11 mars 2019
The Times a enquêté sur le flux important de milliardaires anglais qui quittent Londres.
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ.Aujourd'hui éditorialiste sur Atlantico.fr, il présente également une émission sur la chaîne BFM Business.Il est aussi l'auteur...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Sylvestre
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ.Aujourd'hui éditorialiste sur Atlantico.fr, il présente également une émission sur la chaîne BFM Business.Il est aussi l'auteur...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
The Times a enquêté sur le flux important de milliardaires anglais qui quittent Londres.

Beaucoup de milliardaires britanniques avaient cru aux avantages du Brexit. Mais à quelques semaines de la date officielle, ils baissent les bras et lâchent Londres, reconnaissant préparer leur expatriation.

C‘est Sir Jim Ratcliffe, le président fondateur du groupe chimique Ineos, qui a déclenché la tempête en reconnaissant qu’il avait choisi de partir àMonaco.

La nouvelle est mal passée dans l’opinion publique, y compris dans les milieux d’affaires de Londres. Jim Ratcliffe est non seulement l’un des hommes les plus riches du Royaume-Uni,décoré par la Reine d’Angleterre elle-même il y a sixmois, mais c’est surtout l'un de ceux qui a défendu dès le départ le projet de Brexit et a encouragé ses compatriotes à voter lors du référendum. Interrogé par la presse britannique, il aurait reconnu qu‘il allait économiser 4 milliards de livres,soit 4,5 milliards d'euros d'impôts, et que surtout, il considérait que la visibilité du Brexit lui paraissait trèsincertaine.

Le grand quotidien londonien « The Times » a donc enquêté sur la façon dont allaient vivre la plupart des milliardaires anglais qui avaient fait campagne pour le Brexit.Lejournal vient de révéler que plus de 28 milliardaires, sur les 93 étudiés, ont choisi ou se préparent à l'exil fiscal.Ces milliardaires font partie des 6.800 Britanniques qui dirigent et contrôlent 12.000 entreprises britanniques depuis des pays à plus faible taux d'imposition comme Jersey, Monaco, Luxembourg, l'Irlande ou les Bahamas.

A l’image de Lord Ashcroft qui réside au Belize en Amérique centrale et qui a reconnu avoir soutenu par un don de 500 000 livres des partisans du Brexit, beaucoup d’expatriés sont des donateurs notoires. Depuis 2009, les dons en provenance de Britanniques résidents à l’étranger auraient dépassé les 5 millions de livres.

La presse britannique s’étonne d’ailleurs que la loi qui interdisait à un non-résident de financer un parti politique n‘ait jamais étépromulguée, ce qui a permis de financer en partie la campagne pro-Brexit.

Rupert Murdoch, le magnat australien, lui-même à la tête d’une fortune estimée à 20 milliards de dollars a donc publié une première liste de ces milliardaires « exilés » mais Brexiter convaincu dela première heure.

Simon Nixon, le fondateur de Moneysupermarket.com, est l’un des plus connus à s’être domicilié à Jersey. D’autres ont choiside partir au Portugal, en Suisse ou aux Bahamas.

Ce qui fait scandale aujourd’hui pour les Anglaisn’est pas d’apprendre que les grandes fortunes britanniques puissent s’exiler à l’étranger dans des pays à la fiscalité plus douce. Après tout, l’optimisation fiscale n’est pas contraire à la loi.Elle est d’ailleurs pratiquée et enseignée dans beaucoup de bureaux londoniens.LaCity a toujours eu cette compétence reconnue mondialement.

Ce qui fait scandale, c’est que la plupart des expatriés depuis deux ans sont aussi ceux qui ont fait campagne pour le Brexit.

A cote du lâchage des hommes d’affaires, la presse britannique (le Guardian) a révélé que Lord Nigel Lawson,député conservateur, ancien ministre (chargé du Trésor) mais surtout ancien leader des Pro-Brexit et du mouvement Leave, avait demandé à la France le permis de résidence dans l’Hexagone. Ce permis devrait lui permettre de garantir ses droits sociaux en France. Nigel Lawson a donc fait le choix d’établir sa résidence principale dans le Gers où il possède un magnifique manoir.

Cette décision est d’autant plus choquante que depuis dix ans, Lord Lawson se battait au parlement britannique contre l’expatriation de ses concitoyens.

Cela dit, Lord Lawson ne fait là que suivre les autres leaders du Brexit comme Boris Johnson ou Nigel Farage, ancien ministre et leader du parti europhobe, qui ont eux aussi abandonné le navire après avoir soutenu de toute leur force le projet lors de la campagne pour le referendum.

A trois semaines du passage au Brexit qui s’annonce très compliqué, la presse de Murdock entre donc dans le débat et pose les questions qui marquent le désarroi et l’inquiétude de l'opinion publique.

Un : les leaders du Brexit ont-ils menti sciemment, et pourquoi ?

Deux : étaient-ils manipulés, et par qui ?

Trois : pourquoi n‘ont-ils rien préparé pour gérer la phase de transition et quelles seront les responsabilités qui leur seront retenues dans les difficultés rencontrées après le 29 mars ?

Ces questions touchent au fonctionnement même de la démocratiebritannique qui a toujoursétéconsidérée comme un modèle d’intégrité, d’éthique et d’efficacité.

Ce sont ces questions que l’on retrouve au cœur de la série télévisée qui sort actuellement en Europe :« Brexit : the uncivilwar » et qui relateles coulisses de la campagne politique menée en 2016, en Grande-Bretagne, par Dominic Cummings au sein de l'organisation "Vote Leave", qui visait à convaincre le peuple britannique de la nécessité, pour le pays, de quitter l'Union européenne. Tout le monde sait que le "Leave" l'a emporté, mais peu de gens aujourd’hui ont connaissance des machineries politiques qui se sont déroulées en arrière-plan.

 

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Mots-clés :
Brexit, The Times, Londres, Murdoch
Thématiques :
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Irascible, exténué et persuadé d’être le meilleur en tout : ce que la personnalité du président coûte à son quinquennat et à la France
02.
Jean Arcelin : “Une large majorité des 700 000 personnes en Ehpad mangera, pour le reste de sa vie, des repas à 1€”
03.
Castaner : l'inconnue n'en était pas une (et peut-être pas la seule); Foresti rit au soleil, Laeticia Hallyday & Paris Jackson dépriment à L.A; Meghan engage un coach "gestion de bébé"; Public voit un enfant pour Jenifer et une joueuse du PSG pour MBappé
04.
Vladimir Poutine est censé quitter le pouvoir en 2024. Certains au Kremlin envisageraient un autre scénario
05.
Acte 19 des Gilets jaunes : victoire sur le terrain pour le gouvernement, incertitude politique maximale
06.
“La révolte du public” : interview exclusive avec Martin Gurri, l'analyste de la CIA qui annonçait la crise des Gilets jaunes dès 2014
07.
Soirée arrosée en boîte : Christophe Castaner filmé en train d'embrasser une inconnue
01.
Irascible, exténué et persuadé d’être le meilleur en tout : ce que la personnalité du président coûte à son quinquennat et à la France
02.
Dégoût, colère, envie de révolution… : l’étude exclusive qui révèle la très sombre humeur des Français relativement aux autres Européens
03.
“La révolte du public” : interview exclusive avec Martin Gurri, l'analyste de la CIA qui annonçait la crise des Gilets jaunes dès 2014
04.
Grand débat en péril ? Les trois erreurs politiques que semble s'apprêter à commettre Emmanuel Macron
05.
MBS, le prince héritier saoudien dépossédé d’une partie de ses pouvoirs par le Roi Salman
06.
Rokhaya Diallo va (peut-être) nous quitter pour les Etats-Unis
01.
Révolution, le retour : le scénario d’un vrai dérapage insurrectionnel est-il en train de devenir possible en France ?
02.
Recours à l’armée face aux Gilets jaunes : la dangereuse fuite en avant du gouvernement
03.
Irascible, exténué et persuadé d’être le meilleur en tout : ce que la personnalité du président coûte à son quinquennat et à la France
04.
Violence inexcusable MAIS aspiration à la justice sociale : la double nature de la contestation des Gilets jaunes dont aucun parti ne parvient à tirer une synthèse convaincante
05.
Profondément convaincus ou en réaction épidermique à Emmanuel Macron ? L’enquête exclusive qui révèle que les Français se disent nettement plus nationalistes et favorables au protectionnisme que les autres Européens ?
06.
Rokhaya Diallo va (peut-être) nous quitter pour les Etats-Unis
Commentaires (4)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
ajm
- 11/03/2019 - 19:34
Britanniques toujours très mobiles.
Deneziere: l'épouse de Farrage est Allemande, ses enfants, a priori sont Allemands de droit. La question serait de savoir si ces enfants peuvent avoir et ont la double nationalité Allemande et Britannique. Sur le fond de l'article , il ne faut pas oublier que beaucoup de Britanniques craignent la venue au pouvoir de Corbyn et des travaillistes dont le programme est très socialiste. Beaucoup d'hommes d'affaires , Brexiters ou pas, anticipent ce risque et prennent leurs dispositions. Il ne faut pas oublier que les Britanniques sont depuis toujours bien moins casaniers que les Français et qu'ils profitent de pouvoir choisir entre beaucoup de pays de langue Anglaise, notamment dans les anciens dominions de l'empire et aux USA.
Xavier bossut
- 11/03/2019 - 18:11
les riches preservent leurs interrets
Grande nouvelle ,les gens de pouvoir s'occupent prioritairement d'eux memes :-) et nous en France,on a pas de Frexit , mais l'argent est dehors ,l'Industrie n'existe plus . En dehors de l'Europe ,ou dedans si on n'est pas riche on l'a dans le Baba . Par contre, Les Anglais qui ont votes pour le Brexit vivent dans les quartiers a forte Immigration ou ils ne sont plus protégés ,on leur explique lorsqu'ils se plaignent qu'ils sont de vilains racistes (moralite des viols de jeunes filles blanches en serie :<Rotheram ,Telford et autres ) .Le peuple n'est plus protégé , l'Europe est un gâchis et les riches s'organisent pour bien vivre entre eux .
zelectron
- 11/03/2019 - 13:42
Faites comme je vous dit, pas comme je fais !
Nigel Farad le gueux hurlant ! Boris Johnson le corrompu haineux et bien d'autres . . .