En direct
Best of
Best of du 15 au 21 février
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Instituteur de Malicornay : à quoi joue l’éducation nationale ?

02.

Patrick Bruel se pète le genou et retrouve l’amour, Britney Spears le pied et reste sous tutelle, Adele les plombs et reste seule; Benjamin Biolay in love d’Anaïs Demoustier, Nicolas S. & Carla B. de leur canapé; Voici sait des trucs sur Benjamin G.

03.

La réaction de la femme de Griveaux

04.

L'ex-rappeuse Diam's ouvre une agence de voyages (réservée aux musulmans)

05.

Nos ancêtres les paysans : mais au fait combien de français ont encore une idée de la vie à la ferme ?

06.

Comment faire sans la Chine ? Le G20 finance tente de sauver la production mondiale du coronavirus

07.

Violences sexuelles : pourquoi il est si complexe d’éduquer au consentement

01.

Instituteur de Malicornay : à quoi joue l’éducation nationale ?

02.

Sos macronie en perdition ? Le poids des (non) mots, le choc des photos

03.

Démocratie représentative en danger : l’extrême gauche en passe de dépasser l’extrême droite

04.

Comment la guerre d’Algérie a fini par ruiner la politique de rayonnement de la France dans le monde arabe

05.

Les suppressions d'emplois chez HSBC annoncent une casse sociale sans précédent dans le secteur bancaire européen

06.

Les gros salaires de plus en plus gros... Mais qu'est ce qui peut justifier de telles extravagances ?

01.

Comment l’Allemagne est devenue le maillon faible de l’Europe

02.

Attentat de Hanau : ce terrible poison que contribuent à répandre les ambiguïtés européennes sur l’immigration

03.

La lutte contre le séparatisme en marche… ou pas

04.

Montée de la contestation radicale, aveuglement gouvernemental, l’étau qui asphyxie insensiblement la démocratie française

05.

La réaction de la femme de Griveaux

06.

Macron exaspère ses ministres; Un tenant de l’Islam politique bientôt maire à Garges les Gonesse ?; Radicalisation : les universités de plus en plus soumises à la censure « bien-pensante »; La CEDH influencée par des ONG financées par George Soros

ça vient d'être publié
light > People
Reconversion
L'ex-rappeuse Diam's ouvre une agence de voyages (réservée aux musulmans)
il y a 11 heures 46 min
pépites > International
Enquête
L’association L’Arche révèle des abus sexuels qu'aurait commis Jean Vanier, son fondateur
il y a 13 heures 16 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Une histoire d’amour" : Intensité discutable

il y a 16 heures 33 sec
décryptage > France
Image d'Epinal

Nos ancêtres les paysans : mais au fait combien de français ont encore une idée de la vie à la ferme ?

il y a 17 heures 59 min
décryptage > Environnement
Absurdité

Nucléaire : au-delà de Fessenheim, un gâchis français

il y a 19 heures 22 min
décryptage > Environnement
Bonnes feuilles

Les distorsions de concurrence qui sont préjudiciables aux agriculteurs français

il y a 19 heures 45 min
décryptage > Société
Bonnes feuilles

Les intellectuels américains et la crise de la civilisation

il y a 19 heures 46 min
décryptage > Société
Bataille à mener

Violences sexuelles : pourquoi il est si complexe d’éduquer au consentement

il y a 20 heures 46 sec
décryptage > Atlantico business
Dialogue

La « Food révolution » pourrait rapprocher le monde agricole et les écologistes...Encore faudrait-il qu’ils le veuillent

il y a 20 heures 15 min
pépites > Politique
Hommage et émotion
Les obsèques de Michel Charasse vont se dérouler le mercredi 26 février à Puy-Guillaume, en présence d’Emmanuel Macron
il y a 1 jour 5 heures
pépites > Société
Profilage
Le PDG de Rynair fait polémique en expliquant que les terroristes sont souvent des hommes seuls musulmans, pas des familles
il y a 12 heures 44 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Le Serpent et la Lance Acte 1" : Un thriller Aztèque comme vous n'en avez jamais vu !

il y a 15 heures 47 min
décryptage > Culture
Too much

Start-up nation oui, anglais à l’eurovision non : qui importe quel mot dans le français d’aujourd’hui ?

il y a 17 heures 34 min
décryptage > Consommation
Evènement

Salon de l'agriculture 2020 : à la découverte de cette agriculture qui "vous tend les bras"

il y a 18 heures 51 min
décryptage > Education
Machine aveugle

Instituteur de Malicornay : à quoi joue l’éducation nationale ?

il y a 19 heures 38 min
décryptage > International
Bonnes feuilles

L’Algérie d’Abdelaziz Bouteflika à l’heure du Printemps arabe

il y a 19 heures 45 min
décryptage > International
Bonnes feuilles

Le choc démographique : trop d’humains, pas assez de ressources

il y a 19 heures 46 min
décryptage > Economie
Economie à l'arrêt

Comment faire sans la Chine ? Le G20 finance tente de sauver la production mondiale du coronavirus

il y a 20 heures 11 min
rendez-vous > Media
Revue de presse people
Patrick Bruel se pète le genou et retrouve l’amour, Britney Spears le pied et reste sous tutelle, Adele les plombs et reste seule; Benjamin Biolay in love d’Anaïs Demoustier, Nicolas S. & Carla B. de leur canapé; Voici sait des trucs sur Benjamin G.
il y a 20 heures 20 min
light > Insolite
Trésor inestimable
Ethiopie : une couronne cachée pendant 21 ans aux Pays-Bas a enfin été restituée
il y a 1 jour 6 heures
© CHRISTOPHE SIMON / AFP
© CHRISTOPHE SIMON / AFP
Cauchemar

La rue Crémieux à Paris n’en peut plus d’Instagram : et voilà pourquoi

Publié le 10 mars 2019
La fameuse rue parisienne est envahie par les utilisateurs d'Instagram. Un cauchemar pour les habitants.
Mariabruna Fabrizi est une architecte, enseignante et commissaire scientifique basée à Paris. Elle a cofondé l’agence Microcities et depuis 2006 mène une recherche architecturale indépendante à travers l'atlas visuel en ligne SOCKS.
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Mariabruna Fabrizi
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Mariabruna Fabrizi est une architecte, enseignante et commissaire scientifique basée à Paris. Elle a cofondé l’agence Microcities et depuis 2006 mène une recherche architecturale indépendante à travers l'atlas visuel en ligne SOCKS.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
La fameuse rue parisienne est envahie par les utilisateurs d'Instagram. Un cauchemar pour les habitants.

Atlantico : A Paris, la rue Crémieux est devenue un lieu envahi d'Instragramers et se retrouve réduite à un emplacement photogénique. De nombreux touristes se mettent en scène afin de poster la photo sur les réseaux sociaux, au grand dam des riverains. Qu'est-ce que cela montre de notre vision de l'architecture et de la photo ?

Mariabruna Fabrizi : Un des phénomènes qui est amené par Instagram, c'est la propagation des stéréotypes visuels. C'est quelque chose qui a été prouvé à travers certaines analyses qui ont été faites d'Instagram. Les gens font tout le temps la même photographie, avec les mêmes proportions, la même relation entre figure et fond, le même type de colorimétrie. Il y a des sortes de clichés qui reviennent tout le temps, des sortes d'habitudes. Il est donc normal que s'il existe un endroit, dans une ville importante comme Paris, qui commence à répondre à toute une série de paramètres (la couleur par exemple, les possibilités de contraste, une image qui contient certains stéréotypes attendus par le photographe), le phénomène continue. Les touristes continuent d'y venir car cela confirme cette modalité de conception de l'image.

Ce n'est pas forcément, néanmoins, selon moi, l'aspect le plus intéressant d'Instagram. Ce qui est plus intéressant, c'est le flou d'Instagram, le fait que les images forment une sorte de cadavre exquis. Sur Instagram, il n'y a pas de narration plus ou moins cohérente, nous ne sommes pas dans l'information telle qu'on était habitué la voir jusqu'à maintenant. Dans un journal, par exemple, il y a une rédaction : on s'occupe à créer une vision cohérente. Sur Instagram, on voit la réalité à travers des fragments qui n'ont rien à voir, parfois, les uns avec les autres. Une image de Paris est confrontée à un dessin, ou à une image d'une ville éloignée dans le monde : dans le temps, cela va développer des imaginaires de ce genre.

Ce qui attire les gens, c'est donc en partie le stéréotype, dans ce cas par exemple, celui du Paris d'Amélie Poulain, celui de Jean-Pierre Jeunet. Est-ce qu'il y a autre chose qui explique ce phénomène ?

Je pense que ce qui attire, c'est aussi l'envie de faire partie d'un monde imaginaire. Quand un instagramer a la vision d'un film, il va la rechercher dans la réalité et va se prendre en photo comme s'il faisait partie de ce monde. Instagram offre la possibilité de faire partie de ce monde imaginaire et de le rendre réel. On peut certes juger négativement ces images stéréotypées, mais d'un autre côté, c'est facile de rester passif par rapport au medium. Il y a ce phénomène qui représente 80% des posts.

Mais si l'on cherche un peu plus loin, il y a un moyen de détourner le medium pour obtenir des choses intéressantes. Certaines personnes écrivent des textes, parlent d'autres endroits de la ville. Ce qui est incroyable à Paris par exemple, il y a d'autres lieux qui sont très photographiés mais qui ne faisaient pas partis initialement de l'imaginaire de la ville. Cela a le mérite de faire ressortir certaines parties de la ville qui n'étaient pas forcément considérées.

Tous ces phénomènes sont liés à l'apparition des réseaux sociaux ou d'Instagram, ou existaient-ils d'une certaine façon auparavant ?

Cela a été amplifié par les réseaux sociaux, mais ce n'est pas la cause principale. Auparavant, il y avait déjà des clichés visuels d'un côté, des centres d'intérêt imaginaire de l'autre. Le fait de pouvoir les partager entre autant de personnes et si vite, et le fait que ce soit si facile dans l'utilisation (on n'a pas besoin d'être un photographe pour poster une image), c'est peut-être banal de le dire, mais cela a démultiplié le phénomène de façon exponentielle.

Il y a aussi peut-être un autre changement : la représentation de soi à l'extrême dans les images de l'endroit qu'on est censé découvrir. Est-ce que c'est lié aux réseaux sociaux ?

Bien sûr. C'est lié à la culture du selfie. Le fait d'avoir par exemple sur Facebook un journal personnel, de parler à la première personne, encourage l'exposition de son identité. L'image va toujours se placer dans le journal : donc on décrit ce que l'on fait par l'image dans ce contexte. Pour moi, Instagram, c'est juste une sorte de niveau supérieur où l'image devient encore plus importante et est au premier plan. Pour beaucoup de personnes, Instagram reste un journal personnel et il s'agit de se mettre au centre de ses images.

Est-ce qu'on peut retrouver ce comportement dans d'autres lieux ? Est-ce qu'il est courant d'être dépossédé de son lieu d'habitation par des hordes d'instagramers ou d'usagers d'autres réseaux sociaux ?

Cela a toujours été le cas dans les villes touristiques. Venise est un cas typique : les habitants se plaignent de la dépossession du lieu par les étrangers. Ils disent que les lieux ne leur appartiennent plus, qu'ils sont occupés par les touristes. Mais surtout de nouveaux lieux émergent.

Après je pense qu'il n'y a pas de solution à cela. Il est déjà difficile de mesurer l'impact réel de ces phénomènes. Et de l'autre côté, lorsqu'on prend le cas de Venise, c'est une ville qui vit de plus en plus du tourisme. C'est la seule réelle ressource économique, il est difficile de se plaindre de ce qui fait vivre. Il y a sûrement un problème de gestion, puisque le tourisme a apporté toute une dégradation du commerce et de toute une série d'activités, mais il n'y a pas de solution facile.

Et encore une fois, ces phénomènes sont très compliqués à évaluer actuellement : en quelques mois, un effet de mode d'Instagram peut disparaître. Il y a un effet de concentration : on ne voit que la même image pendant un temps, et cela passe. Je ne pense pas que cela dure dans beaucoup de cas. On est souvent loin du cas de Venise où les gens se plaignent de vivre dans une sorte de Disneyland pour touristes.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Thématiques :
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Instituteur de Malicornay : à quoi joue l’éducation nationale ?

02.

Patrick Bruel se pète le genou et retrouve l’amour, Britney Spears le pied et reste sous tutelle, Adele les plombs et reste seule; Benjamin Biolay in love d’Anaïs Demoustier, Nicolas S. & Carla B. de leur canapé; Voici sait des trucs sur Benjamin G.

03.

La réaction de la femme de Griveaux

04.

L'ex-rappeuse Diam's ouvre une agence de voyages (réservée aux musulmans)

05.

Nos ancêtres les paysans : mais au fait combien de français ont encore une idée de la vie à la ferme ?

06.

Comment faire sans la Chine ? Le G20 finance tente de sauver la production mondiale du coronavirus

07.

Violences sexuelles : pourquoi il est si complexe d’éduquer au consentement

01.

Instituteur de Malicornay : à quoi joue l’éducation nationale ?

02.

Sos macronie en perdition ? Le poids des (non) mots, le choc des photos

03.

Démocratie représentative en danger : l’extrême gauche en passe de dépasser l’extrême droite

04.

Comment la guerre d’Algérie a fini par ruiner la politique de rayonnement de la France dans le monde arabe

05.

Les suppressions d'emplois chez HSBC annoncent une casse sociale sans précédent dans le secteur bancaire européen

06.

Les gros salaires de plus en plus gros... Mais qu'est ce qui peut justifier de telles extravagances ?

01.

Comment l’Allemagne est devenue le maillon faible de l’Europe

02.

Attentat de Hanau : ce terrible poison que contribuent à répandre les ambiguïtés européennes sur l’immigration

03.

La lutte contre le séparatisme en marche… ou pas

04.

Montée de la contestation radicale, aveuglement gouvernemental, l’étau qui asphyxie insensiblement la démocratie française

05.

La réaction de la femme de Griveaux

06.

Macron exaspère ses ministres; Un tenant de l’Islam politique bientôt maire à Garges les Gonesse ?; Radicalisation : les universités de plus en plus soumises à la censure « bien-pensante »; La CEDH influencée par des ONG financées par George Soros

Commentaires (1)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Clodo31
- 10/03/2019 - 22:29
Je suis désolé de devoir
Je suis désolé de devoir rappeler à Atlantico que Paris n'est pas la France et du fond de mon Sud-Ouest, je ne sais toujours pas ce que la rue Crémieux a de particulier et pourquoi elle attire les "Instagrammers".
Merci de relire vos articles !