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© CHRISTOPHE SIMON / AFP
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Cauchemar

La rue Crémieux à Paris n’en peut plus d’Instagram : et voilà pourquoi

Publié le 10 mars 2019
La fameuse rue parisienne est envahie par les utilisateurs d'Instagram. Un cauchemar pour les habitants.
Mariabruna Fabrizi est une architecte, enseignante et commissaire scientifique basée à Paris. Elle a cofondé l’agence Microcities et depuis 2006 mène une recherche architecturale indépendante à travers l'atlas visuel en ligne SOCKS.
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Mariabruna Fabrizi
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Mariabruna Fabrizi est une architecte, enseignante et commissaire scientifique basée à Paris. Elle a cofondé l’agence Microcities et depuis 2006 mène une recherche architecturale indépendante à travers l'atlas visuel en ligne SOCKS.
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La fameuse rue parisienne est envahie par les utilisateurs d'Instagram. Un cauchemar pour les habitants.

Atlantico : A Paris, la rue Crémieux est devenue un lieu envahi d'Instragramers et se retrouve réduite à un emplacement photogénique. De nombreux touristes se mettent en scène afin de poster la photo sur les réseaux sociaux, au grand dam des riverains. Qu'est-ce que cela montre de notre vision de l'architecture et de la photo ?

Mariabruna Fabrizi : Un des phénomènes qui est amené par Instagram, c'est la propagation des stéréotypes visuels. C'est quelque chose qui a été prouvé à travers certaines analyses qui ont été faites d'Instagram. Les gens font tout le temps la même photographie, avec les mêmes proportions, la même relation entre figure et fond, le même type de colorimétrie. Il y a des sortes de clichés qui reviennent tout le temps, des sortes d'habitudes. Il est donc normal que s'il existe un endroit, dans une ville importante comme Paris, qui commence à répondre à toute une série de paramètres (la couleur par exemple, les possibilités de contraste, une image qui contient certains stéréotypes attendus par le photographe), le phénomène continue. Les touristes continuent d'y venir car cela confirme cette modalité de conception de l'image.

Ce n'est pas forcément, néanmoins, selon moi, l'aspect le plus intéressant d'Instagram. Ce qui est plus intéressant, c'est le flou d'Instagram, le fait que les images forment une sorte de cadavre exquis. Sur Instagram, il n'y a pas de narration plus ou moins cohérente, nous ne sommes pas dans l'information telle qu'on était habitué la voir jusqu'à maintenant. Dans un journal, par exemple, il y a une rédaction : on s'occupe à créer une vision cohérente. Sur Instagram, on voit la réalité à travers des fragments qui n'ont rien à voir, parfois, les uns avec les autres. Une image de Paris est confrontée à un dessin, ou à une image d'une ville éloignée dans le monde : dans le temps, cela va développer des imaginaires de ce genre.

Ce qui attire les gens, c'est donc en partie le stéréotype, dans ce cas par exemple, celui du Paris d'Amélie Poulain, celui de Jean-Pierre Jeunet. Est-ce qu'il y a autre chose qui explique ce phénomène ?

Je pense que ce qui attire, c'est aussi l'envie de faire partie d'un monde imaginaire. Quand un instagramer a la vision d'un film, il va la rechercher dans la réalité et va se prendre en photo comme s'il faisait partie de ce monde. Instagram offre la possibilité de faire partie de ce monde imaginaire et de le rendre réel. On peut certes juger négativement ces images stéréotypées, mais d'un autre côté, c'est facile de rester passif par rapport au medium. Il y a ce phénomène qui représente 80% des posts.

Mais si l'on cherche un peu plus loin, il y a un moyen de détourner le medium pour obtenir des choses intéressantes. Certaines personnes écrivent des textes, parlent d'autres endroits de la ville. Ce qui est incroyable à Paris par exemple, il y a d'autres lieux qui sont très photographiés mais qui ne faisaient pas partis initialement de l'imaginaire de la ville. Cela a le mérite de faire ressortir certaines parties de la ville qui n'étaient pas forcément considérées.

Tous ces phénomènes sont liés à l'apparition des réseaux sociaux ou d'Instagram, ou existaient-ils d'une certaine façon auparavant ?

Cela a été amplifié par les réseaux sociaux, mais ce n'est pas la cause principale. Auparavant, il y avait déjà des clichés visuels d'un côté, des centres d'intérêt imaginaire de l'autre. Le fait de pouvoir les partager entre autant de personnes et si vite, et le fait que ce soit si facile dans l'utilisation (on n'a pas besoin d'être un photographe pour poster une image), c'est peut-être banal de le dire, mais cela a démultiplié le phénomène de façon exponentielle.

Il y a aussi peut-être un autre changement : la représentation de soi à l'extrême dans les images de l'endroit qu'on est censé découvrir. Est-ce que c'est lié aux réseaux sociaux ?

Bien sûr. C'est lié à la culture du selfie. Le fait d'avoir par exemple sur Facebook un journal personnel, de parler à la première personne, encourage l'exposition de son identité. L'image va toujours se placer dans le journal : donc on décrit ce que l'on fait par l'image dans ce contexte. Pour moi, Instagram, c'est juste une sorte de niveau supérieur où l'image devient encore plus importante et est au premier plan. Pour beaucoup de personnes, Instagram reste un journal personnel et il s'agit de se mettre au centre de ses images.

Est-ce qu'on peut retrouver ce comportement dans d'autres lieux ? Est-ce qu'il est courant d'être dépossédé de son lieu d'habitation par des hordes d'instagramers ou d'usagers d'autres réseaux sociaux ?

Cela a toujours été le cas dans les villes touristiques. Venise est un cas typique : les habitants se plaignent de la dépossession du lieu par les étrangers. Ils disent que les lieux ne leur appartiennent plus, qu'ils sont occupés par les touristes. Mais surtout de nouveaux lieux émergent.

Après je pense qu'il n'y a pas de solution à cela. Il est déjà difficile de mesurer l'impact réel de ces phénomènes. Et de l'autre côté, lorsqu'on prend le cas de Venise, c'est une ville qui vit de plus en plus du tourisme. C'est la seule réelle ressource économique, il est difficile de se plaindre de ce qui fait vivre. Il y a sûrement un problème de gestion, puisque le tourisme a apporté toute une dégradation du commerce et de toute une série d'activités, mais il n'y a pas de solution facile.

Et encore une fois, ces phénomènes sont très compliqués à évaluer actuellement : en quelques mois, un effet de mode d'Instagram peut disparaître. Il y a un effet de concentration : on ne voit que la même image pendant un temps, et cela passe. Je ne pense pas que cela dure dans beaucoup de cas. On est souvent loin du cas de Venise où les gens se plaignent de vivre dans une sorte de Disneyland pour touristes.

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Clodo31
- 10/03/2019 - 22:29
Je suis désolé de devoir
Je suis désolé de devoir rappeler à Atlantico que Paris n'est pas la France et du fond de mon Sud-Ouest, je ne sais toujours pas ce que la rue Crémieux a de particulier et pourquoi elle attire les "Instagrammers".
Merci de relire vos articles !