En direct
Best of
Best of du 11 au 17 janvier
En direct
Flash-actu
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Succès du lait d’amande : les abeilles ne disent pas merci aux bobos bio

02.

Valeurs Actuelles démolit Greta Thunberg, le Point la CGT; Le permis de conduire: truc de vieux; Les secrets de Netflix pour nous rendre addicts; François Baroin & Eric Besson gagnent très bien leur vie, Arnaud Lagardere ses finances virent au rouge vif

03.

Europe post Brexit : et Angela Merkel mit (sans le vouloir) le doigt sur le vrai point de faiblesse de l’Union

04.

Quand certains médicaments changent drastiquement nos personnalités dans l’indifférence totale de l’industrie pharmaceutique et des autorités sanitaires

05.

Et Macron lança : "Vous patachonnez dans la tête"! Souhaitez-vous savoir ce que ça veut dire ?

06.

Grève contre la réforme des retraites : de la guerre de mouvement à la guerre de tranchées

07.

Libye : les occidentaux cumulent naïveté et erreurs géopolitiques en série

01.

Retraite, clap de fin : le compromis va creuser un gouffre financier et précipiter les salariés du privé dans la capitalisation

02.

Succès du lait d’amande : les abeilles ne disent pas merci aux bobos bio

03.

Malgré les difficultés, la génération Y sera la plus riche de tous les temps

04.

Arretmaladie.fr permet d’obtenir un arrêt maladie en 3 minutes sur internet mais déclenche la colère de la sécurité sociale. Sauf que...

05.

Grève sans fin : si les Gilets jaunes ont ébranlé la République, le conflit autour des retraites ébranle la majorité

06.

La manifestation du 9 janvier a été beaucoup plus violente que les médias n’ont pu le raconter

01.

Boeing ukrainien : c’est peut être un déséquilibré radicalisé qui a tiré le missile ?

02.

Ce boulevard qui devrait s’ouvrir au RN… mais ne s’ouvre pas tant que ça

03.

"Les Aristochats véhiculent les valeurs de la bourgeoisie riche". On a entendu ça sur France Culture !

04.

"Des profondeurs de nos cœurs" : un livre qui ébranle l'Eglise

05.

Jeanne Balibar (« Les Misérables ») veut qu'on enseigne les mathématiques en arabe !

06.

Retraite, clap de fin : le compromis va creuser un gouffre financier et précipiter les salariés du privé dans la capitalisation

ça vient d'être publié
light > Culture
Slim shady
Eminen surprend tout le monde et sort un nouvel album
il y a 1 heure 22 min
pépites > Culture
Evènement chez Michelin
Le guide rétrograde le restaurant de Paul Bocuse
il y a 2 heures 18 min
décryptage > Social
Retraites

Grève contre la réforme des retraites : de la guerre de mouvement à la guerre de tranchées

il y a 3 heures 50 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

« La révolution des plantes » : un livre scientifique à la portée de l’homme de la rue

il y a 5 heures 48 min
décryptage > Justice
Euthanasie

Euthanasie : 3 médecins jugés en Belgique dans un procès sans précédent

il y a 6 heures 14 min
décryptage > International
Gorbatchev à la sauce iranienne ?

Glasnost, le retour ? Le président iranien demande de la transparence

il y a 7 heures 23 min
décryptage > International
Copycat

Contagion : Les démocrates trumpisent leur communication

il y a 8 heures 1 min
décryptage > Santé
Drames sanitaires

Quand certains médicaments changent drastiquement nos personnalités dans l’indifférence totale de l’industrie pharmaceutique et des autorités sanitaires

il y a 9 heures 2 min
pépites > Politique
Alliances
Municipales à Paris : Pierre-Yves Bournazel retire sa candidature et soutient Benjamin Griveaux
il y a 1 jour 42 min
light > Justice
Placé sous contrôle judiciaire
Le réalisateur Christophe Ruggia a été mis en examen pour "agressions sexuelles sur mineur de 15 ans" dans le cadre de l'affaire Adèle Haenel
il y a 1 jour 1 heure
L'assassin assassiné
En Inde, un homme arrêté pour le meurtre de son tueur à gages
il y a 1 heure 39 min
pépites > Social
Musée du Louvre
Une grève sauvage provoque la fermeture des portes
il y a 2 heures 24 min
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand l’octogone redéfinit le classicisme et quand l’étrier d’acier fait danser les chiffres : c’est l’actualité des montres en mode pluviôse
il y a 5 heures 16 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

Théâtre : « Un contrat » : Polar psychanalytique entre deux hommes de parole... et de silence

il y a 5 heures 56 min
pépite vidéo > Politique
Invités imprévus
Marlène Schiappa interrompue lors d'une réunion publique
il y a 6 heures 35 min
rendez-vous > International
Géopolitico-scanner
Libye : les occidentaux cumulent naïveté et erreurs géopolitiques en série
il y a 7 heures 27 min
décryptage > Education
Pénurie des profs

Ces recrutements hasardeux que génère la pénurie de profs en France

il y a 8 heures 21 min
décryptage > Europe
Il n’y a pas que l’union qui fait la force

Europe post Brexit : et Angela Merkel mit (sans le vouloir) le doigt sur le vrai point de faiblesse de l’Union

il y a 9 heures 35 min
pépites > Environnement
Risques climatiques et économiques
Davos 2020 : les décideurs mondiaux placent l'inaction climatique au sommet des dangers pour l'humanité
il y a 1 jour 1 heure
pépite vidéo > Politique
Soirées électorales pimentées
Elections municipales : une circulaire de Christophe Castaner pourrait avantager le score national de LREM
il y a 1 jour 2 heures
© REUTERS / Neil Hall
© REUTERS / Neil Hall
No-deal

Ce qu’un Brexit sans accord pourrait bien coûter à la France

Publié le 28 février 2019
Avec Eric Dor
Alors que le scénario d'un Brexit sans accord, le 29 mars prochain, reste d'actualité, les dirigeants du pays affirment que la France se prépare à un tel scénario.
Eric Dor est docteur en sciences économiques. Il est directeur des études économiques à l'IESEG School of Management qui a des campus à Paris et Lille. Ses travaux portent sur la macroéconomie monétaire et financière, ainsi que sur l'analyse...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Eric Dor
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Eric Dor est docteur en sciences économiques. Il est directeur des études économiques à l'IESEG School of Management qui a des campus à Paris et Lille. Ses travaux portent sur la macroéconomie monétaire et financière, ainsi que sur l'analyse...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Alors que le scénario d'un Brexit sans accord, le 29 mars prochain, reste d'actualité, les dirigeants du pays affirment que la France se prépare à un tel scénario.
Avec Eric Dor

Atlantico: Alors que la France affiche une balance commerciale déficitaire à l'égard du reste du monde, celle-ci est excédentaire dans sa relation bilatérale avec le Royaume Uni. Du point de vue commercial, quels seraient les effets d'un No deal sur l'économie française ?

Eric Dor: Il y a effectivement peu de grands pays avec lesquels la France dégage un surplus de balance commerciale des biens. Le Royaume Uni est de ceux-là, c'est pourquoi la relation commerciale entre la France et ce pays est très importante.

Avec un Brexit sans accord, le Royaume Uni va normalement prélever des droits de douane sur ses importations en provenance de France, dès le 29 mars 2019. Le Royaume Uni a déjà notifié à l'OMC son intention, en cas de Brexit sans accord, de prélever sur ses achats aux autres nations, les droits de douane qui sont maintenant appliqués par l'Union Européenne sur ses importations en provenance de pays tiers, sous le régime de la nation la plus favorisée. 

Ces droits de douane sont relativement modérés pour la plupart des produits. Toutefois pour certaines catégories de biens, surtout alimentaires, ces droits de douane peuvent être exorbitants. C'est par exemple le cas pour le beurre, les fromages, le lait, les oeufs, certaines viandes, les céréales, les légumes ou les jus de fruits. Les producteurs français de certaines filières de produits sont donc très inquiets de l’augmentation du prix de leurs biens pour les consommateurs du Royaume Uni, ce qui risque d'en réduire la demande. 

La hausse des droits de douane va se combiner avec la dépréciation de la livre sterling par rapport à l'euro, pour augmenter le prix, au Royaume Uni, des produits français importés. Une forte réduction de la demande britannique pour les produits français est donc à craindre, surtout pour ceux pour lesquels les droits de douanes seront lourds.

Comme toujours avec le Brexit, cela pourrait peut-être encore changer. En effet, des droits de douane importants sur les produits agricoles protégeraient les fermiers britanniques de la concurrence des pays de l'Union Européenne  après un Brexit sans accord, mais augmenterait les prix de l'alimentation pour les Britanniques. Ceux-ci sont donc divisés à ce propos et certains politiciens proposent pluôt d'exonérer l'alimentation de telles taxes à l'importation. Leur argument est que le Brexit a justement pour objectif partiel de permettre au Royaume Uni de renégocier ses accords commerciaux avec le monde entier pour importer moins cher ce dont il a besoin, en échange d'un meilleur accès des produits britanniques aux marchés des pays tiers.

Quoi qu'il en soit, le retour de formalités douanières va impliquer des charges administratives très lourdes pour les exportateurs français vers le Royaume Uni. Le transport va être perturbé également, et les délais allongés, ce qui va compliquer les exportations vers le royaume Uni, par exemple pour les produits frais.

Beaucoup de sites de production français sont insérés dans des chaînes d'approvisionnement internationales complexes comprenant des entités au Royaume Uni. L'efficacité de tels réseaux exige la possibilité de déplacer les biens aisément et très vite d'un pays à l'autre, ce que permet l'appartenance à l'Union Européenne. Après un Brexit sans accord, tout cela va être fortement perturbé et les délais allongés, ce qui va perturber les chaînes de production françaises concernées.

La répartition des quotas qui sont appliqués aux échanges commerciaux de certains produits entre l’Union Européenne à 28 et les pays tiers va également poser problème car on est encore loin d'un accord à l'OMC à ce sujet. L'Union Européenne et le Royaume Uni vont sûrement se les partager entre eux, mais il y aura le risque de recours de pays tiers à l'OMC.

 

Du transport au secteur financier, quels sont les premiers effets à attendre d'un tel Brexit sans accord sur notre économie ? 

Certains secteurs des services français vont être fortement affectés par un Brexit sans accord. On perdrait en effet le bénéfice de tous les arrangements de l'accord qui a été négocié entre l'union Européenne et le Royaume Uni, mais que le parlement britannique éprouve des réticences à voter. Tout dépend des arrangements d'urgence qui peuvent être pris.

Les transporteurs routiers français vont se retrouver brusquement sans licence pour travailler au Royaume Uni et l'inverse est vrai pour les camions britanniques sur le territoire de l'Union Européenne. Juridiquement, il n'y aurait comme solution juridique que de recourir au système multilatéral de quotas de la conférence européenne des ministres des transports. Cet organisme peut octroyer des permis, mais ils sont limités par des quotas décidés à l'unanimité. Les permis qui pourraient être octroyés seraient très insuffisants par rapport à l'intensité du transport entre l'Union Européenne et le Royaume Uni. C'est pour cela qu'il y a maintenant une proposition législative d'urgence de la Commission Européenne pour autoriser pour quelques mois la poursuite du transport entre le Royaume Uni et l’Union Européenne, avec pour principe la réciprocité. 

Le tourisme français a une forte clientèle britannique. Avec un Brexit sans accord, ceux-ci auraient à demander un visa pour se déplacer en France, ce qui pourrait les dissuader. Les dépenses touristiques britanniques en France vont déjà diminuer à cause de la dépréciation de la livre sterling, et ces obligations de visas les réduiraient encore. La Commission propose une législation d'urgence pour exonérer les touristes britanniques de visas pour des durées courtes.

Les activités de beaucoup d'entreprises nécessitent de déplacer des données personnelles de leurs clients d'un pays à l'autre. L'Union Européenne rend obligatoires des normes sévères de confidentialité, comme condition à ces échanges de données. Après un Brexit sans accord, les législations peuvent différer, et l'Union Européenne peut alors être réticente à accepter un accord d'adéquation avec le Royaume Uni qui autoriserait les flux de données personnelles. Cependant, les entre prises seront bien obligées de continuer à fonctionner et donc de déplacer des données. Beaucoup d'entreprises françaises vont donc devoir affronter une situation juridique incertaine et être menacées de recours.

En ce qui concerne le secteur financier, la Commission européenne a été obligée d’offrir des concessions. le but est de limiter les dégâts. Les grandes banques françaises seront autorisées à continuer à régler leurs transactions sur dérivés sur les plates-formes de compensation localisées à Londres. Les obliger à réaliser ces compensations sur le territoire de l'Union Européenne aurait augmenté les coûts à court terme.

La situation juridique reste cependant incertaine concernant les contrats de dérivés qui sont traités hors chambres de compensations, par exemple conclus directement entre une entreprise d’un pays qui reste dans l’Union Européenne et une entreprise du Royaume Uni. 

Les fonds de pension et de placement collectif français resteront autorisés, en cas de Brexit sans accord, à continuer à localiser leur staff de trading au Royaume Uni.

Il y a encore de gros problème pour la continuité des activités sur les marchés d'actions et d'obligations car, après un Brexit sans accord, le Royaume Uni sera libre d'ignorer la directive MIFID 2. Or les implications de celles-ci sont obligatoires en France, ce qui pourrait compromettre certaines activités avec le Royaume Uni. 

 

Au regard de ces éléments, quelle serait la solution la plus souhaitable, du point de vue Français, concernant le scénario du Brexit ? 

Le mieux, pour les intérêts économiques français, serait que le Royaume Uni change d'avis et reste dans l'Union Européenne, à l'occasion d'un nouveau vote populaire. Autrement, un Brexit avec accord est évidemment le meilleur scénario. L'exigence de permettre la continuité des activités explique pourquoi.

 

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Succès du lait d’amande : les abeilles ne disent pas merci aux bobos bio

02.

Valeurs Actuelles démolit Greta Thunberg, le Point la CGT; Le permis de conduire: truc de vieux; Les secrets de Netflix pour nous rendre addicts; François Baroin & Eric Besson gagnent très bien leur vie, Arnaud Lagardere ses finances virent au rouge vif

03.

Europe post Brexit : et Angela Merkel mit (sans le vouloir) le doigt sur le vrai point de faiblesse de l’Union

04.

Quand certains médicaments changent drastiquement nos personnalités dans l’indifférence totale de l’industrie pharmaceutique et des autorités sanitaires

05.

Et Macron lança : "Vous patachonnez dans la tête"! Souhaitez-vous savoir ce que ça veut dire ?

06.

Grève contre la réforme des retraites : de la guerre de mouvement à la guerre de tranchées

07.

Libye : les occidentaux cumulent naïveté et erreurs géopolitiques en série

01.

Retraite, clap de fin : le compromis va creuser un gouffre financier et précipiter les salariés du privé dans la capitalisation

02.

Succès du lait d’amande : les abeilles ne disent pas merci aux bobos bio

03.

Malgré les difficultés, la génération Y sera la plus riche de tous les temps

04.

Arretmaladie.fr permet d’obtenir un arrêt maladie en 3 minutes sur internet mais déclenche la colère de la sécurité sociale. Sauf que...

05.

Grève sans fin : si les Gilets jaunes ont ébranlé la République, le conflit autour des retraites ébranle la majorité

06.

La manifestation du 9 janvier a été beaucoup plus violente que les médias n’ont pu le raconter

01.

Boeing ukrainien : c’est peut être un déséquilibré radicalisé qui a tiré le missile ?

02.

Ce boulevard qui devrait s’ouvrir au RN… mais ne s’ouvre pas tant que ça

03.

"Les Aristochats véhiculent les valeurs de la bourgeoisie riche". On a entendu ça sur France Culture !

04.

"Des profondeurs de nos cœurs" : un livre qui ébranle l'Eglise

05.

Jeanne Balibar (« Les Misérables ») veut qu'on enseigne les mathématiques en arabe !

06.

Retraite, clap de fin : le compromis va creuser un gouffre financier et précipiter les salariés du privé dans la capitalisation

Commentaires (4)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
gerint
- 28/02/2019 - 23:16
C’est aux Britanniques de décider
Même si j’espère bien qu’il vont quitter plutôt sans accord la putride UE sans payer les quelques 40 milliards d’Euros qu’on leur réclame. Même si cela nous coûte cher mais on peut envisager un Frexit
jurgio
- 28/02/2019 - 15:57
L'enjeu réel du Brexit
est de savoir celui des deux qui perdra le plus et de se mettre du bon côté.
Benvoyons
- 28/02/2019 - 10:41
Il faut ajouter
qu'il me semble que le parlement de l’Écosse peut décider des taxes d'importations sur son territoire. Mais les Britanniques peuvent bloquer.
Bonjour l’ambiance dans le RU