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Dracula : Les origines. De Dacre Stoker et J.D Barker
Publié le 16 janvier 2019
Paul Lelievre est chroniqueur pour Culture-Tops. Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).
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LIVRE

Dracula. Les origines 

de Dacre Stoker et J.D Barker

traduction de l’Anglais: Eric Betsch

Ed. Michel Lafon

538 pages.

 

RECOMMANDATION : BON

 

THEME

Cette histoire de vampire se présente comme étant le préquel (l’histoire avant l’histoire) du grand roman de Bram Stoker, le fameux Dracula dont tout le monde a entendu parler sinon lu. 

Bram Stoker est lui-même le héros de cette aventure qui aurait été écrite à partir de ses notes et du premier manuscrit de Dracula, qui a été tronqué en de nombreuses parties par l’éditeur de Bram Stoker. 

Bram et le reste de sa fratrie aurait eu pour « nanny » un vampire qui ne serait autre que la comtesse Dolingen de Gratz dont Dracula en personne aurait été et serait toujours amoureux. 

Bram Stoker très malade étant enfant aurait été sauvé par le sang de cette mort-vivante et serait devenu un type hybride entre l’être humain lambda et le vampire qui aurait allumé l’intérêt de Dracula, d’autant que coulait dans ses veines le sang de celle qu’il aime mais qui le fuit, la fameuse comtesse, qui ne serait autre que le Dearg Due, un vampire de la tradition populaire Irlandaise (Bram Stoker était lui-même irlandais). 

La fratrie des Stoker ayant grandi, elle va se lancer à la recherche de cette « nanny Hellen » qui a disparu sans crier gare un beau jour, ou plutôt lors d’une nuit durant laquelle Bram et sa soeur Matilda commençaient à en savoir un peu trop à propos d’elle et de ses comportements mystérieux.  


POINTS FORTS

Le roman reprend la recette épistolaire du premier Dracula qui permet beaucoup de changements de points de vue sur les diverses situations et retranscrit bien les interrogations et l’effroi des personnages.
Il y a un certain modernisme cinématographique dans les scènes où apparaissent les vampires, ce qui donne des scènes assez faciles à imaginer dans leur effroyable violence, et qui laisse aussi préfigurer une adaptation au cinéma.
L’association de la tradition vampirique irlandaise avec celle de l’Europe de l’Est et des Balkans est judicieuse.

Le supplément des auteurs à la fin du roman est intéressant. La démarche de la création du roman y est décrite et on y apprend aussi ses liens avec la réalité de la vie de Bram Stoker. On y apprend également la véritable origine du caractère vampirique de Dracula qui n’est pas celle traditionnellement donnée: Dracula n’a pas de lien avec Vlad Basarab dit « l’Empaleur » chez Bram Stoker, « il serait plus ancien (…) c’est un produit de Scholomance (…) école perchée dans les montagnes, où le Démon enseigne les mystères de la nature. Seuls dix élèves à la fois, et l’un d’eux reste captif en guise de paiement. Dracul (Dracula) fut un de ces élèves restés captifs. »

 

POINTS FAIBLES

On est moins dans la subtilité du vampire, attirant, ayant une certaine noblesse et une certaine classe, dans ce roman, surtout en ce qui concerne Dracula. Dracula, en effet, « Dracul » dans « les origines », est seulement sanguinaire et méchant, il n’est plus très fascinant. Le Dearg Due (la comtesse nanny) prend le pas sur le « wampire », mais sa légende terrible est assez tordue et plaira aux amateurs d’histoires glauques; alors ce n’est pas complètement un point faible...   

 

EN DEUX MOTS 

Dans ce « Dracul » (titre original de la version anglaise) on ne tombe pas dans la super production hollywoodienne tout en dépoussiérant un peu le roman de vampire, sans verser non plus dans le « Buffy contre les vampires ». On frissonne et on découvre que le vampirisme n’est pas une tradition réservée à l’Europe de l’Est, ce qui donne aux vampires et à leur légende une plus grande réalité. Inquiétant...

 

UN EXTRAIT 

« (…) les monstres ne disparaissent pas tous avec le temps. En vérité, certains ne nous quittent jamais - ils attendent. »

 

LES AUTEURS 

Dacre Stoker est l’arrière petit neveu de Bram Stoker. Il est notamment écrivain et travaille à réhabiliter la véritable version du premier Dracula.
J.D. Barker est un auteur américain de thrillers assez connu des lecteurs de ce genre.

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Mots-clés :
Dracula, bram stoker, vampire, roman
Thématiques :
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JG
- 16/01/2019 - 22:01
Pervers narcissique
Le roman de Bram Stoker est la description allégorique du pervers narcissique très bien décrit par la psychiatrie moderne.
Enfant en général adulé et vivant seul ("le vampire vit seul") , il n'est absolument pas conscient d'être malade psychiatrique ("le vampire ne se voit pas dans le miroir"), sa raison de vivre est la destruction de la personalité d'autrui ("le vampire ne peut survivre qu'en buvant le sang de ses victimes"), la thérapie consiste souvent à mettre à jour la réalité de ses méfaits ("le vampire ne se montre jamais à la lumière du soleil qui a pour effet de le détruire") , les enfants de pervers narcissiques sont soit victimes et ont de forte tendance suicidaire, soit reproduisent le schéma parental ("le vampire peut tuer ses victimes ou les transformer en de nouveaux vampires") et je pourrai multiplier comme cela tous les éléments symboliques représentatifs du comportement du pervers narcissique typique.