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© NIKLAS HALLE'N / POOL / AFP
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No-deal ?

Vers une mini crise à la 2008 en cas de Brexit sans accord, pour le Royaume-Uni comme l’Union européenne

Publié le 20 décembre 2018
Blocage des marchandises des personnes et des routes, rupture des chaînes de valeur, crise financière, les deux parties de la négociation du Brexit ne semblent pas se rendre compte des conséquences que pourrait avoir une absence d'accord au lendemain du 29 mars.
Alexandre Delaigue est professeur d'économie à l'université de Lille. Il est le co-auteur avec Stéphane Ménia des livres Nos phobies économiques et Sexe, drogue... et économie : pas de sujet tabou pour les économistes (parus chez Pearson). Son...
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Alexandre Delaigue
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Alexandre Delaigue est professeur d'économie à l'université de Lille. Il est le co-auteur avec Stéphane Ménia des livres Nos phobies économiques et Sexe, drogue... et économie : pas de sujet tabou pour les économistes (parus chez Pearson). Son...
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Blocage des marchandises des personnes et des routes, rupture des chaînes de valeur, crise financière, les deux parties de la négociation du Brexit ne semblent pas se rendre compte des conséquences que pourrait avoir une absence d'accord au lendemain du 29 mars.

Atlantico : Alors que la perspective d'un "No Deal" concernant le Brexit devient une réelle probabilité pour l'année 2019, le risque encouru peut-il réellement être mesuré, aussi bien pour le Royaume Uni que pour l'Europe ?  

Alexandre Delaigue : Il est extrêmement difficile de dire si le risque peut être mesuré puisque nous sommes face à un événement unique et l'essentiel de ce qui est susceptible de se passer dépendra de décisions qui pourraient être prises au dernier moment. Il y a donc énormément de volatilité et de variabilité et on peut tout à fait se retrouver avec une décision de dernier moment de prolongation de l'existant. Mais pour l'instant, et si rien n'est fait avant le 29 mars, la Grande Bretagne sortira de l'Union européenne. Cette sortie aura des effets instantanés.

La première est que toutes les marchandises qui arrivent en Europe depuis la Grande Bretagne, alors que celles-ci arrivent aujourd'hui sans frontières, devront automatiquement faire l'objet de contrôles. Les douanes françaises, belges, néerlandaises devront examiner l'intégralité des marchandises en provenance du Royaume Uni. Cela créera un blocage immédiat parce qu'il ne faut pas oublier que la Grande Bretagne est entièrement intégrée à l'union européenne. On peut aussi poser la question des chaînes de valeur. Si on prend l'exemple des constructeurs automobiles, des pièces passent d'un côté et de l'autre, des véhicules sont assemblés en Grande Bretagne pour être commercialisés de l'autre côté, et tout cela va s'arrêter. Il peut également y avoir des problèmes en ce qui concerne les pièces détachées, et là encore il s'agit de problèmes de réglementations. Parce que même si les pièces restent strictement identiques, une pièce de moteur fabriquée par un sous-traitant en Grande Bretagne et utilisée par les constructeurs européens par exemple, devra obligatoirement être arrêtée. Toutes les chaines de valeur vont être stoppées. Du côté anglais, on peut très bien dire qu'on accepte toujours toutes les marchandises européennes, cela n'aurait rien de compliqué. Par contre, du côté européen, les pays frontaliers n'ont légalement pas le droit d'accepter les produits britanniques sans contrôle. Il sera interdit aux Français de faire entrer des marchandises, même s'ils le voulaient, sans faire de contrôles et les procédures administratives qui sont prévues, et celles-ci sont assez lourdes.

L'autre élément qui est lui aussi très problématique concerne tout ce qui touche les transactions financières. Parce que légalement, tous les produits dérivés, tous les contrats signés avec des banques situées en Grande Bretagne posent problème. On ne sera plus quel est le statut de ces contrats parce que de façon instantanée, ils ne seront plus réglementés par la loi européenne. Dans ces conditions, il y a une grande incertitude sur ces contrats et cela pourrait bien provoquer le même type de crise que celle que nous avons connu en 2008, lorsque l'inquiétude sur certains types de contrats (subprimes) avait tari le marché interbancaire. Dans le cas d'espèce, les banques européennes ne sauront plus quel est le statut exact de tous ces contrats qu'elles ont avec des banques britanniques. Ce qui pourrait également causer une paralysie. La différence est qu'en 2008, on ne s'y attendait pas, tout le monde avait été pris par surprise, alors que dans la situation actuelle, au fur et à mesure que l'on se rapproche d'une absence d'accord, on a peu de temps pour se préparer. Notamment sur la question des contrats financiers ou il est possible de trouver des expédients temporaires. Mais pour le moment, on ne sait pas du tout ce qui pourrait se passer.  

Qu'en est-il du niveau de préparation des acteurs économiques à un tel événement ?

On peut imaginer que les banques vont commencer à regarder un peu ce qui se passe en ce qui concerne leurs contrats. Elles ont encore du temps pour anticiper, cela ressemble un peu au bug de l'an 2000. Malgré tout, il reste encore beaucoup d'incertitudes avec beaucoup de choses qui risquent d'être découvertes au dernier moment. D'autant plus que nous attendons qu'un accord de dernière minute intervienne.  

Mais indépendamment de cela, il y a des préparations très concrètes qui sont un peu faites du côté britannique. Ils commencent à construire d'énormes parkings le long de l'autoroute vers Douvres qui est le point de passage de tous les camions, afin de préparer une situation ou des milliers de camions viendraient bloquer la route. Mais cela n'est pas du tout le cas du côté français en ce qui concerne le transport des marchandises. Du côté de Calais, je n'ai pas l'impression que la moindre préparation ait été imaginée pour faire face à cette problématique du trafic de marchandises et de passagers. Aux Pays-Bas, certains préparatifs sont en cours notamment pour les procédures portuaires, même si ce n'est certainement pas le cas dans tous les ports. Nous risquons d'avoir pas mal de surprises.

Ne peut-on pas voir un problème de sur confiance des acteurs, imaginant qu'un accord aura lieu ?

Tout le monde se dit qu'il y aura un accord au dernier moment, et que tout se passera bien. Mais ici on sous-estime la désorganisation que cela pourrait provoquer sur le moment. Si cela est mal préparé, encore une fois, cela peut être un choc de l'ordre de 2008. Et il pourrait y avoir d'autres chocs en même temps, parce qu'il y a beaucoup d'incertitudes qui se cumulent. On ne peut pas du tout exclure par exemple que les Etats-Unis imposent des taxes à 20% sur les voitures européennes. On peut véritablement se retrouver dans une situation de tempête. Et tout cela nécessitera des opérations d'urgence, notamment de la part de la Banque centrale européenne pour continuer de maintenir la liquidité sur le marché monétaire. S'il n'y a pas d'accord, tous les pompiers vont devoir éteindre l'incendie. Ce qui empêchera ces ressources de pouvoir traiter d'autres problèmes.

On peut toujours discuter des conséquences du Brexit à long terme, et là on peut avoir un débat pour savoir comment la Grande Bretagne va s'en sortir. Mais là nous sommes face à une autre question qui est celle de la crise ponctuelle que causerait une absence d'accord entre l'union européenne et la Grande Bretagne mais aussi de la période d'anticipation qui va se passer avant. On peut faire ici un parallèle avec les veilles de négociation avec la Grèce ou on tombait sur un accord à 2h00 du matin. Mais ici, au fur et à mesure que nous allons nous approcher de l'échéance, cela aura des conséquences concrètes et la Grande Bretagne est un pays dont le poids est beaucoup plus important que celui de la Grèce. Les problèmes instantanés posés par une absence d'accord, l'incertitude pour toute une série de gens – tous les européens qui sont dans le pays ou les britanniques qui sont dans l'Union peuvent se poser des questions sur l'avenir de leurs assurances santé par exemple -tout cela peut provoquer une crise importante. 

 

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philippe de commynes
- 20/12/2018 - 19:48
comme dit
plus haut dans les commentaires, la Suisse n'est pas membre de l'UE, mais elle a une industrie nationale haut de gamme (machine-outils, horlogerie, pharmacie, chimie, agro-alimentaire) qui n'a pas besoin de l'UE pour exister , tandis que la Grande-Bretagne a reconstitué son industrie dans les années 80 grâce aux délocalisations asiatiques ( la plupart des voitures produites sont des japonaises destinées à l'exportation vers le continent), de plus si la Grande -Bretagne a un secteur financier hypertrophié ( 20% du pib, 12 pour la city et 8 pour le reste (comptables, etc)c'est parce que les opérations financières regardant le continent pouvaient jusqu'ici se faire avec plus de flexibilité que sur le continent.
Enfin, tout çà c'est de la théorie, parce qu'en pratique la G-B est allié très proche des USA et que l'Europe fait toujours ( pour les GAFA, l'OTAN, les sanctions contre la Russie, etc) ce que les USA lui intimide de faire.
vangog
- 20/12/2018 - 13:33
Étonnant contrat!
Un contrat qui ne prévoit pas de clause de sortie est un contrat très étonnant et très dangereux! A ma connaissance,il n‘en existe pas en droit public, où toute rupture de contrat est prévue par ses clauses. L’UE a innové dans l’absurde en inventant ce type de contrat borgne, qui suppose (la supposition n’existe pas en droit contractuel), de façon très orgueilleuse et très dictatoriale, que personne n’aurait l’idée de sortir de l’UE!!! Plutôt que réécrire tous les contrats de droits communs et prendre le risque d’une nouvelle crise financière, J’estime que les technocrates europeistes auraient été mieux inspirés de réécrire les traités de l’UE en prévoyant une clause de sortie, sur la base des négociations déjà réalisées avec la GB...mais ça, c’est si on avait des technocrates europeistes responsables ...
Ceolwyn
- 20/12/2018 - 11:31
Survie
Et le miracle va s'operer de lui même, tout continuera comme avant sans changement...
La Suisse n'a jamais sombree de ne pas etre dans EU.