En direct
Best of
Best of du 28 mars au 3 avril
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Vers un grand tremblement de terre ? Et si les deux verrous allemands et français qui bloquent l’Europe étaient en train de céder...

02.

Comment l’éducation de nos parents détermine lourdement notre capacité à devenir leader ou non

03.

Et si Trump avait raison sur la Chine

04.

"Le coronavirus est une maladie de Blancs" ! On a entendu ça à Marseille, Dakar et Abidjan…

05.

Covid-19 : le gouvernement prépare l'opinion à l’utilisation du tracking digital pour sortir du confinement

06.

Le système de santé allemand, privé et concurrentiel, fait beaucoup mieux que les systèmes publics français et anglais

07.

Tout changer dans le monde d’après ? Le scénario noir que cela pourrait bien déclencher

01.

La véritable histoire de Twitter

01.

Belgique : le stock stratégique de masques a été détruit pour faire de la place aux migrants

02.

Philippe Juvin : "Les chefs et petits chefs de l’administration qui nous entravent face à l’urgence devront répondre de leurs actions après cette crise"

03.

Alors que tout s’effondre, l’économie et le moral, une seule bonne nouvelle : les banques ne feront pas faillite

04.

Covid-19 : le gouvernement prépare l'opinion à l’utilisation du tracking digital pour sortir du confinement

05.

Derrière le cas Lallement, l’insupportable infantilisation des Français

06.

Luc Rouban: "Cette crise sanitaire marque la fin du macronisme et le retour du clivage gauche droite"

01.

Ce risque politique énorme que prend le gouvernement en ne limogeant pas le Préfet Lallement

02.

Philippe Juvin : "Les chefs et petits chefs de l’administration qui nous entravent face à l’urgence devront répondre de leurs actions après cette crise"

03.

Crise sanitaire et manque de réactivité : la France est-elle dirigée par des fonctionnaires non élus ?

04.

Crise du coronavirus : Nicolas Sarkozy, le recours silencieux ?

05.

Nombre de morts, manque de moyens, soupçons d’euthanasie : ce qui se passe vraiment dans les Ehpad ?

06.

Covid-19 : les patients en réanimation n’ont "pas respecté le confinement" ? Didier Lallement s’excuse

ça vient d'être publié
light > High-tech
Générosité en cette période difficile
Jack Dorsey, le fondateur de Twitter, donne 1 milliard de dollars pour lutter contre le coronavirus
il y a 7 heures 28 min
light > Culture
Tristesse pour les fans
Coronavirus : l'édition 2020 du festival Hellfest de musique metal, organisé à Clisson, est annulée
il y a 8 heures 36 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Un automne de Flaubert" d'Alexandre Postel : Flaubert se libère du démon de la mélancolie. Un roman captivant

il y a 9 heures 46 min
pépites > France
Joies du confinement en province
Selon l’Insee, un Parisien sur dix a quitté Paris depuis le début du confinement
il y a 10 heures 37 min
pépites > Economie
Nouveau record
Coronavirus : 6,3 millions de salariés sont au chômage partiel en France
il y a 13 heures 14 min
light > Science
Quasar
Event Horizon Telescope : des scientifiques capturent l'image d'un trou noir émettant des jets à haute énergie
il y a 15 heures 21 min
pépites > France
Soulager les services de réanimation
Le Conseil scientifique se prononce pour la prolongation du confinement
il y a 17 heures 11 min
décryptage > Santé
Le mal français

Ces raisons qui empêchent le secteur public français de gérer son argent efficacement

il y a 18 heures 22 min
décryptage > Economie
Production relocalisée

Ces faillites qui détermineront bien plus le monde de demain que tous les Grenelle sur un nouvel avenir...

il y a 19 heures 27 min
décryptage > Environnement
Quel cinéma

Parlementaires à la dérive : leur film s’appelle "Le jour d’après" et c’est un navet !

il y a 20 heures 4 min
light > Justice
Star des 12 Coups de midi
Christian Quesada a été condamné à trois ans de prison ferme pour pédopornographie
il y a 7 heures 55 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Oldyssey, un tour du monde de la vieillesse" de Julia Mourri et Clément Boxebeld : pour déconstruire beaucoup d'idées reçues sur "les vieux" !

il y a 9 heures 21 min
pépites > Politique
Président de la République
Coronavirus : l’Elysée annonce que le confinement sera "prolongé" au-delà du 15 avril
il y a 10 heures 6 min
pépites > International
Boulevard pour Joe Biden ?
Démocrates : Bernie Sanders arrête sa campagne et renonce à la course pour la présidentielle américaine
il y a 12 heures 49 min
pépites > Terrorisme
Enquête en cours
Attaque au couteau à Romans-sur-Isère : l’assaillant a été mis en examen pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste"
il y a 13 heures 39 min
pépites > Europe
Action entravée
Covid-19 : Mauro Ferrari, le président du Conseil européen de la recherche (CER), démissionne
il y a 16 heures 17 min
pépite vidéo > Santé
Mental d'acier
Les conseils de l’aventurier Mike Horn pour surmonter le confinement
il y a 17 heures 45 min
décryptage > Santé
Comparaisons

Le système de santé allemand, privé et concurrentiel, fait beaucoup mieux que les systèmes publics français et anglais

il y a 18 heures 45 min
décryptage > Santé
La bêtise aussi est pandémique

"Le coronavirus est une maladie de Blancs" ! On a entendu ça à Marseille, Dakar et Abidjan…

il y a 19 heures 39 min
décryptage > Société
Petite réflexion de confinement

Comment l’éducation de nos parents détermine lourdement notre capacité à devenir leader ou non

il y a 20 heures 59 min
© LUDOVIC MARIN / AFP
© LUDOVIC MARIN / AFP
Addiction

L’industrie française est-elle en train de devenir trop dépendante aux exportations ?

Publié le 17 décembre 2018
Dans une note publiée ce 14 décembre par l'INSEE, on peut observer que la part exportée de l'industrie française a atteint le seuil de 50% de la production, contre 22% au début des années 80.
Jean-Marc Siroën est économiste. Il enseigne actuellement à l’université Paris Dauphine et est professeur au sein du département Master Sciences des Organisations. Il est spécialiste d’économie internationale. Il participe également au programme de...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Siroën
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Siroën est économiste. Il enseigne actuellement à l’université Paris Dauphine et est professeur au sein du département Master Sciences des Organisations. Il est spécialiste d’économie internationale. Il participe également au programme de...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Dans une note publiée ce 14 décembre par l'INSEE, on peut observer que la part exportée de l'industrie française a atteint le seuil de 50% de la production, contre 22% au début des années 80.

Atlantico: Ne pourrait-on pas se féliciter d'un tel chiffre concernant la capacité exportatrice française ? Au regard de ces chiffres, comment comprendre les chiffres du commerce extérieur français ?

Jean-Marc Siroën : Les chiffres sont trompeurs car, dans le même temps, la part de l'industrie dans la valeur ajoutée de l'ensemble de l'économie a chuté de moitié en passant de 21% à 11%. Comme la part exportée de la production des firmes a un peu plus que doublé en passant de 22% à 50%, l'industrie a pu conserver sa part dans les exportations de biens, qui se situe sur la période autour de 80%.

Ces évolutions en sens opposé sont dues à plusieurs facteurs. D'abord, des entreprises industrielles peu exportatrices et généralement peu compétitives, ont disparu. Les autres se sont davantage internationalisées en profitant de l'ouverture de nouveaux marchés, notamment dans les pays émergents.

Toutefois, il ne faut pas tirer des conclusions trop hâtives de cette internationalisation des firmes industrielles. Même si la part de l'industrie dans les exportations s'est maintenue, leur contenu en services a augmenté, du fait notamment, de leur externalisation car ce qui était autrefois assuré au sein de l'entreprise, l'est plus souvent à l'extérieur, en France ou à l'étranger (recherche-développement, maintenance, nettoyage, comptabilité, restauration, …). Les exportations considérées comme industrielles dans les statistiques dissimulent ainsi des exportations de services, dénaturées par leur incorporation des produits manufacturés.

Par ailleurs, les entreprises industrielles se sont insérées dans des chaines de valeurs mondiales. C'est particulièrement le cas de grands secteurs exportateurs français (aéronautique, automobile, produits pharmaceutiques). Nos exportations industrielles ont donc incorporé davantage de composants ou de biens intermédiaires importés. Dès lors, 100 euros de produits industriels exportés aujourd'hui n'ont pas les mêmes effets sur l'économie que 100 euros exportés dans les années 1980. Plus précisément, la production et les exportations ont moins créé de valeur en France et donc moins contribué à la croissance et à l'emploi. Ainsi, depuis 1990, quand l'économie dans son ensemble gagnait 15% d'emplois, l'industrie en perdait le tiers. De même, l'industrie qui affichait un solde commercial en quasi-équilibre au début des années 2000, a connu en 2017 un déficit qui s'est approché de 60 milliards.

Les exportations industrielles françaises sont passées de 40% de la production en 2009 à 50% en 2017. N'est-ce pas également le signe d'une trop grande morosité de la demande intérieure française ? En quoi une plus forte demande française pourrait profiter au secteur industriel français ?  

Cette évolution n'est pas récente et l'évolution entre 2009 et 2017 poursuit une tendance qui a commencé il y a maintenant une cinquantaine d'années et qui révèle un mouvement profond de spécialisation de notre industrie c'est-à-dire plus d'importations dans certains secteurs et davantage d'exportations dans d'autres. En effet, simultanément à l'augmentation de part des exportations dans la production, la part des importations industrielles dans la demande intérieure finale des firmes, des ménages ou des administrations, a suivi une tendance parallèle. Elle est de 35% aujourd'hui. La France a confirmé sa spécialisation dans des industries très exportatrices comme l'aéronautique, la pharmacie ou les parfums et cosmétiques au détriment d'autres secteurs plus traditionnels comme le textile, l'habillement et dans une moindre mesure, l'automobile. Or les premiers, les "vainqueurs" de la mondialisation, sont beaucoup moins sensibles à la demande intérieure que les seconds.

Dans l'histoire, la compétitivité des industries s'est souvent appuyée sur un marché intérieur vaste afin de bénéficier d'économies d'échelle et d'expérience. Dans un monde "globalisé" cette relation est moins évidente puisque les économies de dimension sont puisées sur un marché mondial rendu plus accessible. De fait, comme nous l'avons vu, la spécialisation française a plutôt privilégié les secteurs où la demande se trouvait davantage dans le Monde que dans le seul hexagone et une stimulation de la demande intérieure se porterait davantage sur les biens importés -vêtements, appareils électroniques, …- ou les services que sur les produits de l'industrie française. Pour nos champions de l'aéronautique, des médicaments ou du luxe la France, même avec une demande plus dynamique, resterait un petit marché.

Ne pourrait-on pas voir un risque d'aller beaucoup plus loin, dans un contexte actuel de retour au protectionnisme, vers l'augmentation de la part exportée de notre industrie ? 

En fait, 60% des exportations françaises de biens sont destinées à nos partenaires de l'Union européenne. Il conviendrait d'y ajouter les pays avec lesquels l'Union européenne est engagée dans des accords qui garantissent le libre-échange (Norvège, Suisse, Turquie, Corée, …). La Chine et les Etats-Unis à eux deux ne représentent d'ailleurs "que" 11% de nos exportations. Le risque est d'autant plus contenu, que la tentation protectionniste, très localisée aux Etats-Unis, est loin d'être aujourd'hui partagée par le reste du Monde.

La spécialisation des économies en général, de l'industrie en particulier, exerce des effets contradictoires. Les exportations permettent de diversifier les marchés et donc d'atténuer le risque global : la diminution des exportations sur un marché en récession, peut ainsi être compensée par le dynamisme d'autres marchés. Le même raisonnement peut être conduit pour la spécialisation sectorielle, les industries pour lesquelles le pays détient un avantage comparatif. Ainsi, la spécialisation française dans l'aéronautique, qui a été globalement favorable à son économie (malgré son fort contenu en importations) nous expose néanmoins aux crises cycliques que le secteur a pu connaitre. L'économie allemande, plus exposée sur la Chine que l'économie française dans ses secteurs clés (automobiles, machines-outils) a certes été portée par l'expansion de son client, mais en 2009, à la suite de la récession mondiale, la chute de la croissance a été deux fois plus forte dans ce pays qu'en France. De même l'Allemagne est davantage exposée aux menaces protectionnistes des Etats-Unis sur ses voitures haut de gamme que la France.

Un autre risque est celui du taux de change qui, d'ailleurs, ne concerne pas nos exportations vers la zone euro. La surévaluation de la monnaie pèse sur la compétitivité de l'industrie alors que la sous-évaluation la stimule. Les pays qui, comme l'Allemagne, exportent des biens hauts de gamme et peu sensibles aux prix sont pourtant moins sensibles au cours de la monnaie. On retrouve ainsi une des faiblesses bien connue de la spécialisation française par rapport à la spécialisation allemande. Elle serait trop fondée sur un moyen de gamme, trop sensible aux prix et aux taux de change et davantage exposée à la concurrence internationale.

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Thématiques :
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Vers un grand tremblement de terre ? Et si les deux verrous allemands et français qui bloquent l’Europe étaient en train de céder...

02.

Comment l’éducation de nos parents détermine lourdement notre capacité à devenir leader ou non

03.

Et si Trump avait raison sur la Chine

04.

"Le coronavirus est une maladie de Blancs" ! On a entendu ça à Marseille, Dakar et Abidjan…

05.

Covid-19 : le gouvernement prépare l'opinion à l’utilisation du tracking digital pour sortir du confinement

06.

Le système de santé allemand, privé et concurrentiel, fait beaucoup mieux que les systèmes publics français et anglais

07.

Tout changer dans le monde d’après ? Le scénario noir que cela pourrait bien déclencher

01.

La véritable histoire de Twitter

01.

Belgique : le stock stratégique de masques a été détruit pour faire de la place aux migrants

02.

Philippe Juvin : "Les chefs et petits chefs de l’administration qui nous entravent face à l’urgence devront répondre de leurs actions après cette crise"

03.

Alors que tout s’effondre, l’économie et le moral, une seule bonne nouvelle : les banques ne feront pas faillite

04.

Covid-19 : le gouvernement prépare l'opinion à l’utilisation du tracking digital pour sortir du confinement

05.

Derrière le cas Lallement, l’insupportable infantilisation des Français

06.

Luc Rouban: "Cette crise sanitaire marque la fin du macronisme et le retour du clivage gauche droite"

01.

Ce risque politique énorme que prend le gouvernement en ne limogeant pas le Préfet Lallement

02.

Philippe Juvin : "Les chefs et petits chefs de l’administration qui nous entravent face à l’urgence devront répondre de leurs actions après cette crise"

03.

Crise sanitaire et manque de réactivité : la France est-elle dirigée par des fonctionnaires non élus ?

04.

Crise du coronavirus : Nicolas Sarkozy, le recours silencieux ?

05.

Nombre de morts, manque de moyens, soupçons d’euthanasie : ce qui se passe vraiment dans les Ehpad ?

06.

Covid-19 : les patients en réanimation n’ont "pas respecté le confinement" ? Didier Lallement s’excuse

Commentaires (2)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Carl Van Eduine
- 18/12/2018 - 08:11
La qualité au prix de la formation
Outre le rapport de force, pour prendre sa place de façon profitable dans la chaîne de valeur il faut être un acteur créateur de ... valeur. La France a-t-elle une école, un lycée, une université à la hauteur de l'enjeu ? Avec des économistes qui comprennent les choses plutôt que des gestionnaires qui les administrent ? Avec des scientifiques qui créent plutôt que des commerciaux qui vendent ? Je ne le crois pas. Parce que derrière la crise des gilets jaunes, derrière le légitime problème de répartition de valeur qu'il illustre? la France, supposée "start-up nation", n'a en réalité aucun projet industriel et technologique porteur d'avenir. Donc pas de main d'oeuvre performante au regard de la concurrence mondiale. D'où notamment ses problèmes sociaux : aujourd'hui, pour gagner sa vie, il ne suffit pas de travailler plus, il faut travailler et créer mieux. Et il faut une formation et un état d'esprit à la hauteur. Grâce à Blanquer, on note bien le retour de l'école. Mais quant à l'état d'esprit, ne fût-ce qu'au travers des prurits des gilets jaunes quand à la destruction répétée des barrières d'autoroutes par le feu, on peut en douter.
ajm
- 18/12/2018 - 00:09
Contradictions.
Article plein de contradictions : si, comme il est dit, la France se spécialise dans l'aéronautique, le luxe, les cosmétiques et la pharmacie, il s'agit donc bien de produits hauts de gamme à fort contenu technologique ou de savoir faire ? Le fonds du problème, c'est surtout que la taille de notre industrie est trop réduite et est aussi trop dépendante de grosses commandes étatiques ( aéronautique, armement...) contrairement aux ventes de grosses limousines allemandes que même les terroristes, fonctionnaires, politiciens corrompus, trafiquants en tout genre dans les pays les plus pauvres achètent cash dans le monde entier.