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SOS idéologie

Solférino, c’est fini, son aile gauche aussi : le PS peut-il encore espérer sortir du coma ?

Publié le 13 octobre 2018
Le conseil national du Parti Socialiste se déroule ce samedi 13 octobre sur fond de départ de membres de l'aile gauche du parti.
Virginie Martin
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Virginie Martin est docteur en sciences politiques, professeure-chercheure à Kedge Business School et présidente du Think Tank Different.
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Le conseil national du Parti Socialiste se déroule ce samedi 13 octobre sur fond de départ de membres de l'aile gauche du parti.

Atlantico : Le conseil national du Parti Socialiste se déroule ce samedi 13 octobre sur fond de départ d'une aile gauche du parti, Emmanuel Maurel en tête, accompagné de militants, cadres et élus de partis, pour rejoindre la France Insoumise de Jean Luc Mélenchon. En cause, le refus du PS de travailler au "rassemblement des forces de gauche". Comment analyser le défi auquel est aujourd'hui confronté le PS ? 

Virginie Martin : Il faut déjà réhabiliter l'idéologie de gauche. On a dit ces dernières années que les idéologies ne sont plus utiles, qu'il suffit d'être pragmatique mais je pense qu'il faut réinjecter de l'idéologie, de l'innovation politique et y croire. Alors que Hollande avait un boulevard vu que les élections intermédiaires se passaient bien on ne pouvait pas dire qu'il n'y avait pas de désir de gauche pendant cette période. Petit à petit la gauche se laisse déstabiliser par les coups de butoir à la fois de la droite et de cette idée générale de "new public management" qui dit qu'il faut du pragmatisme (et qui est aujourd'hui au pouvoir). Il faut aujourd'hui qu'elle retrouve confiance en elle et dans ses matrices.

Elle doit avoir confiance car en fait elle s'est peu trompée. Sur les dérives climatiques, les dérives du capitalisme, la financiarisation de l'économie, des dangers éventuels d'un monde de startup et de la "siliconisation" du monde. Elle s'est peu trompée sur l'Europe, elle voit bien que pour contenir les dérives des États, la réponse doit être une Europe idéologisée. Le PS devrait croire en lui bien plus qu'il ne le fait.

Aujourd'hui le PS est pris en étaux entre la France insoumise et Emmanuel Macron. Il n'y a pas forcément besoin de partir chez Mélenchon. La gauche plus radicale a une matrice qui peut être intéressante (notamment sur l'économie et l'écologie) mais elle manque de cadre de terrain. Elle reste une gauche tribunitienne et peut avoir des réponses sur certains sujets qui ne correspondent pas aux idées historiques de la gauche, comme sur l'immigration par exemple.

Du congrès d'Epinay à la gauche plurielle, la nécessité de "rassembler les forces de gauche" évoquée par Emmanuel Maurel n'est-elle pas le seul chemin vers la victoire de la gauche ? 

Je le pense. Mais il ne faut pas faire preuve de passéisme en pensant que l'on va retrouver le PS et que LFI sera le PC du PS.

J'ai l'impression que l'on pourrait se diriger vers cela mais je ne pense pas probable qu'il y ait un vote pour porter une gauche plus radicale au gouvernement. Je pense que le PS aujourd'hui doit arrêter sa dérive à droite. C'est pour cela que Hamon et Montebourg sont partis. Sans cette dérive "valsiste" de la gauche, on n'en serait pas là aujourd'hui.

Certains personnalités de gauche auraient refusé les avances du premier ministre pour participer au gouvernement qui devrait être annoncé au cours des prochains jours. Faut-il voir ces refus comme une étape à une "gauchisation" du PS, ou plutôt comme une tentative de rependre à Emmanuel Macron le terrain de la social-démocratie ? 

D'abord, on ne peut pas reprendre à Macron ce qu'il n'a pas, c’est-à-dire la social-démocratie. C'est un libéral à tout point de vue. On ne peut pas être social-démocrate avec une telle conception verticale du pouvoir qui nie toutes les tendances aujourd'hui. Il est plus proche de Spinoza que de Rousseau.

Il faut voir ces refus comme un "retour aux sources" avec la réalisation que Macron ne représente pas cette social-démocratie. On sent l'attrait libéralo-empowerment de Macron. Que chacun doit être la start-up de lui-même.

Son gouvernement est composé de ministres issus de la droite pour ceux qui touchent à l'économie (Darmanin, le Maire, Philippe).
 
Il faut aussi noter l'amateurisme de ce gouvernement. Les gens de gauche qui ont refusé les appels du pied se rendent compte que finalement c'est Macron qui peut être pris en étau entre la gauche qui reviendrait au bercail et les gens de droite qui feraient de même. De facto, ils rendraient du sens politique en opposition avec cette coquille vide qu'est le macronisme.

Depuis l'affaire Benalla et la gauche et la droite étant sortis un peu du chaos se rendent compte que c'est de nouveau possible.

Ce vendredi 12 octobre, Raphael Glucksmann déclarait au micro de France Inter : "Aujourd’hui Salvini fait plus de la politique que les progressistes. Ils pensent et ils disent que la Cité peut inverser le cours des choses, que la volonté générale peut avoir son mot à dire sur les évolutions du monde. Si la politique, c’est juste épouser l’air du temps, on n’a pas besoin de politique. La politique, c’est quand un peuple se réunit et peut inverser le cours des choses". Partagez-vous ce constat d'un progressisme qui aurait oublié de proposer une politique permettant d'inverser le cours de choses ? 

Je le partage. Cela fait longtemps que l'on alerte sur le fait que le Front National fait de la politique, pense le monde et essaye de renverser le cours des choses (comme LFI).

Généralement quand on n'est pas aux manettes, on a tendance à le faire aussi. Mais du moment que l'on entre en fonction, on s'agenouille devant le "pragmatisme". Mais le pragmatisme ne fait pas de politique, ce n'est pas comme cela que l'on fait bouger un peuple, que l'on donne envie. Le pragmatisme n'est qu'un management mou au contraire des populismes qui eux, redonnent du sens.

Il suffit de voir ce que fait le nouveau gouvernement pour lutter contre le chômage pour se convaincre du fait que le pragmatisme n'est pas la solution et ne fait pas de politique.

Là où il y a une limite c'est qu'après il faut savoir être audible. Si l'on prend l'exemple de Hamon, ce dernier a refait de la politique en réinventant la politique et en s'attaquant à des thèmes qui n'étaient pas abordés jusqu'alors. Mais pour se faire, il faut, pour se faire, avoir une grande caisse de résonnance. Son problème est qu'il n'a pas su traverser les écrans et les images pour toucher les gens.

Quel est ce chemin à suivre pour rétablir le socialisme comme une idéologie ayant vocation à véritablement "inverser le cours de choses" ?

Déjà on fait attention à la Balkanisation, à la groupusculisation, à la confettisation de la gauche. La tendance actuelle c'est quand même un homme un parti, une femme, un parti. Un homme : un club, une femme : un think tank. Il faut faire attention à cette ultra-individualisation du politique. C'est un très gros danger parce que faire de la politique qui nécessite du collectif en étant chacun sur son petit confettisme, ça ne pourra pas marcher. Et l'individualisation est par définition incompatible avec le collectif qu'est le politique. Ca c'est déjà pour moi un énorme danger. Donc refaire du collectif quitte à trouver évidemment un leader aussi puisqu'il en faut, je pense. Mais arrêter cette espèce de mise en scène de soi-même, « oui moi aussi je veux la lumière, moi aussi », on ne peut pas faire du selfie politique quand on veut du collectif, ça ne marche pas. Donc le risque de confettisation est quand même là.

C'est un premier problème qu'il faut absolument résoudre. Trouver des leaders, qui soient audibles, crédibles, dont les messages arrivent à passer, ça me paraît aussi excessivement important.

Quand au fond, je pense que c'est la chose la plus simple. Parce que la gauche a pensé beaucoup de choses comme je l'ai dit tout à l'heure. La gauche a pensé un capitalisme modéré. La gauche a pensé des finances responsables. La gauche a pensé l'environnement, l'écologie. La gauche a pensé la réduction du temps de travail qui va quand même dans le sens de l'Histoire contrairement à ce que beaucoup veulent dire aujourd'hui. La gauche a pensé aussi l'égalité entre tous les citoyens : hommes, femmes, d'ici ou d'ailleurs, l'immigration, le vivre-ensemble, etc.. La gauche a pensé la société. La gauche a poussé pour une liberté de conscience, de parole. La gauche a beaucoup travaillé pour la société, la culture, la création. Cette matrice, la gauche l'a. Il faut maintenant penser le futur et dire quel message a envie de donner la France au monde entier. C'est le plus important aujourd'hui.

Alors aujourd'hui on fanfaronne avec un président qui n'est pas un populiste. Très bien mais ça ne suffit pas. Aujourd'hui il faut aussi que la France montre une certaine voie.

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