En direct
Best of
Best of du 25 au 31 juillet
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Savez-vous pourquoi des centaines de "jeunes" se sont affrontés à Etampes ? Parce qu’ils étaient empêchés d’aller au bled !

02.

Liban : les images de la catastrophe et des explosions au port de Beyrouth

03.

Loi bioéthique : le naufrage moral de l’amendement sur l’interruption médicale de grossesse

04.

Edwy Plenel est en très, très grande forme : il assimile la police d'aujourd'hui à celle de Vichy en 1942 !

05.

La Turquie d’Erdogan ne cache plus ses ambitions de dominer le monde musulman en fondant le califat rêvé par les Frères musulmans

06.

Dérèglement climatique : une nouvelle étude écarte le scénario du pire. Mais aussi le meilleur…

07.

Une nouvelle souche plus contagieuse du coronavirus aurait été identifiée au Vietnam

01.

Ce que son opposition au projet ITER révèle de la véritable nature de Greenpeace

02.

Marc Lavoine se marie; La fille de Mick Jagger s'éprend du fils de Marc Levy, Blanche Gardin d'une star américaine; Jean Dujardin se saisit des fesses de Nathalie, Baptiste Giabiconi expose les siennes; Charlene de Monaco traverse la Méditerranée à vélo

03.

Savez-vous pourquoi des centaines de "jeunes" se sont affrontés à Etampes ? Parce qu’ils étaient empêchés d’aller au bled !

04.

Vers une 3ème guerre mondiale ? Pourquoi Xi Jinping pourrait bien commettre la même erreur que le Kaiser en 1914

05.

Jerusalema : ça fait longtemps que ça n’était pas arrivé mais 2020 s’est trouvée un tube de l’été planétaire

06.

Pères et maris dangereux ? Quand Alice Coffin oublie opportunément les guerres judiciaires sans fondements menées par des mères sans scrupules

01.

Les dangereux arguments employés par les soutiens de la PMA pour toutes

02.

Marine Le Pen est bien partie pour devenir présidente des Républicains

03.

Loi bioéthique : le naufrage moral de l’amendement sur l’interruption médicale de grossesse

04.

Vers une 3ème guerre mondiale ? Pourquoi Xi Jinping pourrait bien commettre la même erreur que le Kaiser en 1914

05.

Quelles mesures rapides pour stopper la multiplications des violences au quotidien ?

06.

Statues déboulonnées : la Martinique est-elle encore en France ?

ça vient d'être publié
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Lectures d'été" : "Eva" de Simon Liberati

il y a 9 heures 32 min
pépites > International
Catastrophe
Liban : des dégâts importants et de nombreux morts après deux fortes explosions au port de Beyrouth
il y a 11 heures 22 min
pépites > Politique
Travaux parlementaires
Benjamin Griveaux sera chargé d'une mission parlementaire sur l'alimentation des jeunes
il y a 15 heures 6 min
pépites > High-tech
Failles exploitées
Covid-19 : Interpol alerte sur une hausse des cyberattaques "exploitant la peur"
il y a 16 heures 59 sec
décryptage > International
Tensions entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan

Haut-Karabagh : plaidoyer d’un député français pour la paix et l’avenir

il y a 17 heures 20 min
décryptage > Culture
À la recherche du tube de l'été

Foxylight, avec son dernier titre "Past Vision", ouvre la voie au rock néo-psychédélique français. Et c'est très réussi

il y a 19 heures 37 min
décryptage > France
C’est la faute du confinement

Savez-vous pourquoi des centaines de "jeunes" se sont affrontés à Etampes ? Parce qu’ils étaient empêchés d’aller au bled !

il y a 20 heures 18 min
décryptage > Europe
Politique migratoire

Immigration illégale : traduire Matteo Salvini devant les tribunaux est-il vraiment une bonne idée ?

il y a 21 heures 6 min
décryptage > Economie
Atlantico Business

Malgré la pandémie, les entreprises françaises devraient maintenir les projets d’augmentations de salaires prévues avant le Covid

il y a 21 heures 49 min
décryptage > Société
IMG

Loi bioéthique : le naufrage moral de l’amendement sur l’interruption médicale de grossesse

il y a 22 heures 23 min
pépite vidéo > International
Scènes de chaos
Liban : les images de la catastrophe et des explosions au port de Beyrouth
il y a 10 heures 21 min
light > Media
Délai supplémentaire
France Télévisions : confirmation de l'arrêt de France Ô "à compter du 23 août", la fin de France 4 est reportée d'un an
il y a 14 heures 25 min
pépite vidéo > Europe
Deux ans après le drame
Italie : les images de l'inauguration du nouveau pont de Gênes
il y a 15 heures 41 min
pépites > Politique
Soutien du chef de l'Etat
Emmanuel Macron annonce le versement de la prime Covid pour les aides à domicile
il y a 16 heures 37 min
décryptage > Politique
Antifascisme de pacotille

Edwy Plenel est en très, très grande forme : il assimile la police d'aujourd'hui à celle de Vichy en 1942 !

il y a 18 heures 28 min
décryptage > Santé
Bienfaits salvateurs

Au temps du Covid, le sourire aussi est contagieux, mais pour notre plaisir !

il y a 19 heures 57 min
décryptage > Consommation
COCKTAIL & TERROIR

Les idées cocktails originales de l’été : avec le Cassis Colosseum, la crème de cassis trouve sa place au premier rang de la photo de classe

il y a 20 heures 47 min
décryptage > High-tech
Données personnelles

Pourquoi TikTok vous menace même si vous ne l’utilisez jamais

il y a 21 heures 22 min
décryptage > Environnement
Politiques énergétiques

Dérèglement climatique : une nouvelle étude écarte le scénario du pire. Mais aussi le meilleur…

il y a 22 heures 6 min
pépites > Santé
Lutte contre la pandémie
Une nouvelle souche plus contagieuse du coronavirus aurait été identifiée au Vietnam
il y a 1 jour 8 heures
© OLIVIER LABAN-MATTEI / AFP
© OLIVIER LABAN-MATTEI / AFP
Fléau

Inégalités en France : comment les jeunes sont devenus les premières victimes de la pauvreté

Publié le 12 octobre 2018
L'Observatoire des inégalités publiait son rapport sur la pauvreté ce 11 octobre, alors que l'INSEE révélait en début de semaine la stabilité de ce taux à 14% entre 2016 et 2017.
Noam Leandri
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Noam Leandri est président de l'Observatoire des inégalités.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
L'Observatoire des inégalités publiait son rapport sur la pauvreté ce 11 octobre, alors que l'INSEE révélait en début de semaine la stabilité de ce taux à 14% entre 2016 et 2017.

Atlantico : Quelles sont les populations proportionnellement les plus touchées par un phénomène, qui, comme l'écrivez, ne "frappe pas au hasard" ?

 
Noam Leandri : Nous sortons ce premier rapport sur le taux de la pauvreté en France parce qu'il n'existe malheureusement pas de portrait général de cette question en dehors des statistiques publiées régulièrement par l'INSEE. Qui est concerné ? Comment la pauvreté évolue dans le temps ? sont des questions qui ne sont pas traitées par une vision "annuelle" des statistiques. Or, nous savons très bien que les commentaires relatifs à l'évolution de la pauvreté d'une année sur l'autre ne peuvent révéler des changements plus fondamentaux sur le long terme. Comme le fait que,, depuis 10 ans, le nombre de personnes pauvres vivant avec un revenu inférieur à 50% du revenu médian, soit 855 euros, a augmenté de plus d'un demi-million. C'est un phénomène beaucoup plus parlant que le fait de dire que le taux de pauvreté stagne d'une année sur l'autre, comme vient de le faire l'INSEE.
 
Le portrait type de la personne pauvre en France est quelqu'un qui a peu ou pas de diplômes. 64% des personnes pauvres ont au plus un CAP. Ce sont aussi des personnes qui vivent dans des grandes villes ou dans leurs banlieues, pour 67% d'entre elles. C'est donc principalement en ville que l'on trouve les personnes pauvres et non pas majoritairement à la campagne. Le phénomène marquant est que ce sont beaucoup des jeunes de moins de 20 ans, soit 35% des personnes pauvres. Un quart des pauvres vivent dans une famille monoparentale. Nous avons dressé ce panorama qui montre que si nous voulons cibler des politiques contre la pauvreté, c'est vers ces profils là qu'il faut viser.   
 
Le déterminisme social est réel. Ce sont en général des personnes qui sont elles-mêmes issues d'un milieu modeste, dont les parents étaient également pauvres ou modestes, c'est également ce que montrait le dernier rapport de l'OCDE sur la question de l'ascenseur social. Il faut également noter l'influence de phénomènes sociaux comme la question des familles monoparentales qui sont  souvent des femmes qui élèvent seules leurs enfants, qui sont touchées par la pauvreté de façon disproportionnée.
 
Ce qui doit nous alerter, c'est que le regain d'activité et la baisse du chômage connus depuis 2015 n'a pas permis une baisse du niveau de la pauvreté. Depuis 20 ans nous sommes dans une phase de stagnation avec une hausse sur 10 ans après la crise économique et financière. La France s'est stabilisée avec un niveau élevé du taux de pauvreté qui n'arrive plus à être endigué par le retour à l'emploi.
 
 

Vous signalez notamment la surreprésentation des jeunes dans ces statistiques avec un taux de 19.8% pour les moins de 18 ans, représentant un tiers du total des 5 millions de pauvres vivant avec moins de 855 euros par mois (50% du revenu médian). En quoi cette réalité de la pauvreté des enfants est-elle particulière, et en quoi est-elle minorée dans notre représentation ? 

 
Cela n'est pas vraiment une nouveauté…les enfants pauvres vivent dans des familles pauvres. Cela est la conséquence du fait qu'il y a de plus en plus de familles pauvres, notamment monoparentales, ce qui est un phénomène relativement nouveau à l'échelle de la société française. Lorsqu'une mère célibataire parvient à décrocher un mi-temps au SMIC, cela fait 600 euros par mois, ce qui est bien en dessous du seuil de pauvreté et même si elle peut obtenir des revenus complémentaires, du type RSA, cela ne suffit pas à sortir ces familles de la pauvreté. Le RSA est de 550 euros par mois alors que le seuil de pauvreté utilisé par le gouvernement est de 1000 euros par mois pour une personne seule.
 
Ce qui est préoccupant, c'est que lorsque nous naissez pauvre, vous risquez de rester pauvre longtemps au cours de votre vie, et vos enfants auront une probabilité plus élevée d'être pauvre. C'est cette reproduction sociale qui est inquiétante. Ce qu'a dit le président de la République est juste à ce propos, c'est ici que l'accent doit être mis , mais il ne faut pas oublier que cela n'est pas en donnant des petits déjeuners gratuits à l'école qu'on va résoudre la situation de leurs parents qui sont eux-mêmes pauvres. C'est en sortant leurs parents de la pauvreté que les enfants ne le seront plus.
 

 

Comment évaluer la réponse gouvernementale à cette pauvreté des jeunes, que ceux-ci soient des enfants, des adolescents, que de jeunes adultes ?

 
 
Il est important de traiter le problème de la pauvreté pour les plus jeunes  mais cela n'est pas uniquement en ciblant ces catégories que nous arriverons à résoudre leurs problèmes. C'est donc un traitement d'ensemble de la pauvreté qui doit être mis en place, en touchant les adultes et les plus jeunes. Cependant, en considérant cette problématique des jeunes, il faut relever le double discours qui consiste à évoquer la pauvreté des jeunes tout en les excluant d'un revenu minimum, le RSA aujourd'hui ouvert qu'à partir de 25 ans. Il y une expérience qui est menée actuellement, qui est réservée à quelques dizaines de milliers de personnes de moins de 25 ans dans une situation de précarité très préoccupante, mais cela n'est pas généralisé. Il y a une forme de majorité au revenu minimum qui paraît aujourd'hui assez étrange alors que le discours politique désigne la pauvreté des jeunes comme une priorité. Le gouvernement qui abaissera ce seuil à 18 ans marquera l'histoire sociale du pays. 
Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires