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Bras de fer diplomatique

Disparition de Jamal Khashoggi : le moment de se fâcher avec l’Arabie Saoudite est-il venu pour Washington et les Européens ?

Publié le 09 octobre 2018
Mardi 2 octobre, le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, exilé aux Etats-Unis depuis 2017 par crainte des effets de ses désaccords avec le prince héritier Mohammed Ben Salman, entre au consulat saoudien à Istanbul, pour n'en jamais ressortir. Disparu depuis lors, des sources anonymes de la police turques affirment qu'un commando saoudien l'aurait assassiné sur place. Aucun pouvoir officiel n'a encore confirmé des faits qui paraissent suffisants pour mettre en crise la position de centralité occupée par l'Arabie Saoudite au Moyen-Orient.
Ardavan Amir-Aslani
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Ardavan Amir-Aslani est avocat et essayiste, spécialiste du Moyen-Orient. Il tient par ailleurs un blog www.amir-aslani.com, et alimente régulièrement son compte Twitter: @a_amir_aslani.
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Mardi 2 octobre, le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, exilé aux Etats-Unis depuis 2017 par crainte des effets de ses désaccords avec le prince héritier Mohammed Ben Salman, entre au consulat saoudien à Istanbul, pour n'en jamais ressortir. Disparu depuis lors, des sources anonymes de la police turques affirment qu'un commando saoudien l'aurait assassiné sur place. Aucun pouvoir officiel n'a encore confirmé des faits qui paraissent suffisants pour mettre en crise la position de centralité occupée par l'Arabie Saoudite au Moyen-Orient.

Atlantico : Au regard du contexte actuel, la disparition de Jamal Khashoggi pourrait-elle entraîner une réelle dégradation des relations entre Riyad et Washington ? Quels sont les risques pris par le régime saoudien, avec de telles pratiques, si celles-ci venaient à être confirmées ?

 
Maître Ardavan Amir-Aslani : Avec cette affaire, l’Arabie Saoudite du prince héritier Mohammad Bin Salman vient de franchir une nouvelle étape dans la violence gratuite. Il est vrai que ce prince héritier se croit tout permis. En effet, il aurait suffi d’une déclaration banale du Ministre canadien des affaires étrangères appelant à la libération d’une femme, militante des droits de l’homme, pour que non seulement Riyad rompe toute relation diplomatique avec Ottawa mais que de surcroît ce pays rappelle ses étudiants inscrits dans les universités canadiennes et y retire tous ses investissements. On n’est plus dans une démarche fondée sur la diplomatie du portefeuille mais sur celle du chantage. Et ceci n’est qu’un petit aspect des initiatives hasardeuses auxquelles ce prince a habitué le monde. Un tel sentiment d’impunité est la conséquence du silence américain et européen. 
 
Or, avec la composition actuelle de la Maison Blanche, totalement obnubilée par l‘Iran, il est peu probable que l’administration américaine fasse un cas d’école de cette affaire. Rappelons que Donald Trump a choisi Riyad pour son premier déplacement à l‘étranger en qualité de Président élu alors que traditionnellement un tel premier voyage d’un Président américain fraichement élu est réservé pour Mexico City ou Ottawa, les deux voisins des Etats-Unis. Cette situation traduit la complaisance de Washington à l’égard de l’Arabie Saoudite. Cette attitude américaine n’est pas passée inaperçue à Riyad puisque ce pays participe impunément à la perturbation de l’ordre mondial et du droit international. Qu’il suffise de citer la guerre tragique menée contre le peuple yéménite, le blocus du Qatar, le kidnapping du premier ministre libanais…
 
Washington, aujourd’hui totalement dominé sur la question iranienne par l’aile dure du Likoud et l’argent saoudien, n’est donc pas près de bouger. Ceci n’est pas en revanche le cas de la société civile américaine qui, fermement décidée à se faire entendre, agit avec vigueur et appelle à une refonte de la relation américano-saoudienne. Le fait que ce journaliste disparu saoudien ait été un éditorialiste à Washington Post contribue au grand sentiment de malaise qui prévaut chez une partie de la société américaine. En fait, la polarisation de la vie politique américaine est devenue telle qu’un véritable gouffre sépare les republicains des démocrates. Cette bipolarisation, en cas de victoire des démocrates au mois de novembre, pourrait avoir une conséquence sérieuse sur la position américaine face à Riyad.
 

La stabilité du soutien américain est-il surestimé à Riyad ? Quelles pourraient être les conséquences d'un affaiblissement du soutien américain à l'Arabie ?

 
L’Arabie Saoudite est un monstre aux pieds d’argiles. Seulement un tiers des 14 millions de nationaux saoudiens appartient à l’école wahhabite, la plus radicale des écoles musulmanes, servant d’idéologie à Daech et autres mouvements terroristes. Les deux tiers restants sont quasiment à parts égales composés de chiites et de membres d’autres écoles sunnites, plus modérées. Cette disparité prive la société saoudienne d’une unité sociale. Les Chiites en particulier, exclus du pouvoir et de la prospérité économique sont particulièrement maltraités. Ils n’espèrent qu’une chose, une autonomie accrue. Le pouvoir saoudien ne tient que par la répression de toute forme d’opposition et par une alliance presque centenaire entre la famille Saoud et le clergé Wahhabite. Cette alliance est aujourd’hui mise à mal par la volonté du prince héritier de tout contrôler y compris les imams wahhabites. Le pays est financièrement aux abois avec une dilapidation grandissante de ses réserves de devises. C’est cette situation qui a incité le prince héritier à regrouper 400 princes et personnalités saoudiennes de l’ère du précèdent Roi Abdallah afin de leur extorquer leur fortune pour pallier aux besoins financiers de plus en plus pressants du pouvoir.
 
 
En, l’absence du soutien américain, le pouvoir saoudien ne tiendrait pas « deux semaines » d’après Donald Trump qui  s’est autorisé à rappeler cette vérité à Riyad, il y a une dizaine de jours. La dépendance saoudienne envers les Etats-Unis s’est d’autant plus renforcée que l’Amérique n’a plus besoin du pétrole saoudien. Les Etats-Unis produisent aujourd’hui plus de pétrole que l‘Arabie Saoudite. C’est dire que sans les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite ne manquera pas d’être scindée en trois parties distinctes. Les Chiites sur les zones pétrolières de provinces de l‘est, les Wahhabites dans le Nejd, aux pourtours de Riyad et un sud dominé par les Ismaéliens.
 

Les Etats-Unis seraient-ils finalement plus proches d'une condamnation des méthodes de MBS que les européens ? Comment expliquer une telle situation ?

 
Effectivement. Parce que les Etats-Unis sont aujourd’hui énergétiquement indépendants, ils peuvent imposer leurs volontés à Riyad. Ceci n’est pas le cas des Européens qui doivent chaque année acheter pour plus de 300 milliards de dollars de pétrole pour leur consommation interne. C’est d’ailleurs cette indépendance énergétique qui a permis à l‘ancien Président Obama d’imposer à Riyad l’accord nucléaire avec l’Iran en 2015 ; accord qui est devenu de fait caduc avec le retrait de Washington le 6 mai dernier. Il suffirait qu’un Président démocrate soit élu pour que, de par cette bipolarisation de la vie politique américaine, l’ossature du pouvoir saoudien commence à se fissurer. 
 
Les Européens pour leur part, ont déjà témoigné de leur incapacité à se défendre face au dictat saoudien. Souvenons-nous de l’absence de la solidarité entre les Européens lors de la crise politique intervenue entre Riyad et Berlin au mois de mai dernier suie aux déclarations critiques du ministre des affaires étrangères d’alors. L’absence d’unité entre les pays européens prive l’Europe de sa puissance diplomatique. Il ne peut y avoir une politique européenne concertée quand le Président polonais appelle de ses vœux la création d’un base militaire américaine sur son territoire qui pourrait s’appeler « Fort Trump » au même moment que l’Europe se bat contre la thèse américaine menaçant le multilatéralisme.
 
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