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© BERTRAND GUAY / AFP
© BERTRAND GUAY / AFP
Potentiel électoral

Nicolas Dupont-Aignan : le vent en poupe mais jusqu’où ?

Publié le 07 octobre 2018
Nicolas Dupont-Aignan est fort de la faiblesse de ses adversaires. Sa popularité est en nette hausse pour atteindre 54% d'opinion positive chez les sympathisants de droite.
Chloé Morin est Chargée de projets internationaux chez IPSOS, ancienne conseillère en charge de l'opinion publique au sein du cabinet du Premier ministre Jean-Marc Ayrault puis Manuel Valls, de 2012 à 2016.
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Chloé Morin est Chargée de projets internationaux chez IPSOS, ancienne conseillère en charge de l'opinion publique au sein du cabinet du Premier ministre Jean-Marc Ayrault puis Manuel Valls, de 2012 à 2016.
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Nicolas Dupont-Aignan est fort de la faiblesse de ses adversaires. Sa popularité est en nette hausse pour atteindre 54% d'opinion positive chez les sympathisants de droite.

Atlantico : Alors que la popularité de Nicolas Dupont-Aignan progresse chez les sympathisants de droite, avec 54% d'opinion positive, comment mesurer le potentiel, non pas du candidat, mais des idées développés par le président de Debout la France auprès des Français ? 

Chloé Morin : Je note que toutes les cotes de popularité ne sont pas convergentes sur ce point. Par exemple, dans le dernier baromètre IPSOS/Le Point, Nicolas Dupont Aignant avait plutôt tendance à perdre du terrain. Auprès des sympathisants LR, il perdait 6 points (29% d’opinions favorables), et même 16 points au sein des sympathisants FN (30%). Reste que dans le premier cas, il est en 16e place du palmarès des leaders politiques les plus appréciés par les Républicains, et même 8e au FN. Il occupe donc une place de choix, que les intentions de vote réalisées par divers instituts en vue des Européennes traduisent également : dans la dernière intention de vote Ifop pour Paris Match, il était à 6,5%, en légère progression par rapport à la mesure effectuée en juin. Cela indique un rapport de force avec le reste de la droite - la même intention de vote donnait 17% au FN et 15 à LR, et 2,5% à l’UDI - qui est loin d’être inintéressant pour le leader de Debout la france, et le place en position de force pour l’échéance à venir. 

Il convient de noter qu’à la différence de certains de ses concurrents à droite, Nicolas Dupont-Aignant bénéficie d’une notoriété importante. Dans le baromètre IPSOS pour Le Point publié à la mi-septembre, 19% des français interrogés ne se prononcent pas sur son compte. C’est autant que Laurent Wauquiez, pourtant leader d’un parti majeur, et c’est moins qu’un Estrosi (27%), une Pécresse (22%), Le Maire (22%) ou Darmanin (35%). Cette notoriété est un atout, dans un contexte où l’on voit bien qu’après le grand renouvellement de 2017, les nouvelles figures politiques peinent à émerger, quel que soit le bord politique auquel elles appartiennent. 

Si l’on cherche à expliquer ces scores de popularité et d’intention de vote assez élevés, il convient de souligner deux choses :

- d’abord, les mesures actuelles tendent à indiquer qu’il n’a pas pâti de son ralliement à Marine Le Pen entre les deux tours. L’association avec le FN eût pu conduire ses électeurs à juger qu’il serait électoralement plus efficace de voter pour un parti plus gros, et donc capable de peser davantage. Or, il a vraisemblablement su expliquer son ralliement de manière suffisamment claire pour conserver sa spécificité, et ne pas se faire siphonner son socle par le FN, ni laisser les erreurs de Marine Le Pen depuis le débat d’entre deux tours déteindre sur lui. 

- ensuite, sa force s’explique sans doute au moins en partie par la faiblesse de la concurrence dans son espace politique. Marine Le Pen, comme on vient de le dire, et bien que cela ne se traduise pas par un effondrement dans les intentions de vote, peine à reprendre pied depuis un an et demi. Quant à Laurent Wauquiez, même si les Républicains se disent « plus audibles » depuis cette rentrée face à la politique menée par Emmanuel Macron, on voit bien qu’il peine à pour le moment à faire taire les doutes et les divergences stratégiques internes, et à imprimer une dynamique propre. 

Evidemment, au delà des éléments liés à la conjoncture politique, l’attrait de Nicolas Dupont Aignant tient sans doute à son discours et à sa posture, qui s’inscrivent dans un paysage idéologique porteur. 

De son positionnement européen à ses déclarations sur l'immigration, quelles sont les principales thématiques qui peuvent expliquer la bonne tenue de NDA dans les sondages ? 

Il est fort de la faiblesse de ses concurrents, à la fois en termes de fond - beaucoup de français peinent encore à voir en quoi LR s’est renouvelé en termes propositionnels, par exemple -, et de cohérence. Il semble en effet tenir la même ligne depuis des années, quand Marine Le Pen ou Laurent Wauquiez ont pu sembler infléchir leurs discours, l’une sur la sortie de l’euro, l’autre sur l’Europe (par rapport à son essai très euro-sceptique sur le sujet, invitant les Français à tout changer). Or, aujourd’hui, le climat de défiance est tel que les électeurs sont à la recherche de transparence, de constance et de cohérence, gages de sincérité. Ils se méfient des carriéristes et opportunistes. Dès lors, ils tendent à faire crédit à ceux qui comme Dupont-Aignant semblent tenir la même ligne sur l’immigration ou sur l’Europe depuis longtemps.

Outre le fait qu’elles s’inscrivent dans une certaine continuité (même s’il en a durci le ton), les déclarations de Nicolas Dupont Aignant sur l’immigration ou sur l’Europe trouvent un écho qui dépasse de loin son socle électoral. Malgré le léger regain d’optimisme apporté par l’élection de Macron, le fond de l’air reste majoritairement décliniste et pessimiste. Dans ce contexte où les gens ont le sentiment individuellement et collectivement de ne plus avoir suffisamment de prise sur leur avenir, l’immigration et l’Europe font partie des boucs émissaires les plus communément désignés. Le discours souverainiste de N. Dupont Aignant trouve à ce titre un écho certain. 

Le fait de « dire ce que l’on pense », y compris lorsque ce n’est pas politiquement correct, est considéré comme une qualité pour un homme politique par 58% des Français - or, on note dans l’expression de Nicolas Dupont Aignant qu’il exploite beaucoup ce registre « cash ». 

Nicolas Dupont Aignant surfe également sur le rejet de la classe politique, qui reste un moteur extrêmement puissant en France : 67% des Français considèrent que le système favorise les riches et les puissants (sondage international IPSOS Global Advisor), et les deux tiers considèrent aussi que la plupart des responsables politiques ne s’intéressent pas aux gens comme eux. 

En outre, ses codes idéologiques et langagiers étant ceux du gaullisme, on voit qu'il cherche à dégager une impression d’autorité et de détermination - quitte à paraître virulent dans ses propos. Ce qui, là encore, entre en raisonnante avec 60% de l’opinion qui considère que la France a besoin d’un leader fort, capable au besoin d’enfreindre les règles. 

Enfin, notons que le fait d’être « radical » n’est peut être pas un handicap aussi important qu’il a pu l’être par le passé, qui plus est dans une élection - les Européennes - où les enjeux perçus sont moins grands que pour une présidentielle. Ainsi, seulement 33% des Français considèrent qu’élire des partis aux idées radicales est un « risque » (toujours selon la même enquête IPSOS, menée dans une trentaine de pays). A l’inverse, se réclamer d’un parti établi, dit « de gouvernement », n’apporte pas de prime majeure : seulement 15% des Français estiment qu’il vaut mieux conserver les partis qui ont déjà exercé le pouvoir. Notre rapport au risque politique a donc changé, et le paysage actuel semble favoriser les acteurs nouveaux et plus radicaux. 

A l'inverse, comment expliquer le décalage existant entre la popularité du candidat et celle des idées qu'il représente ? 

Nicolas Dupont Aignant a beau avoir été candidat à la présidentielle, il reste à ce jour considéré comme un joueur de ligue 2. Les passerelles idéologiques entre ses électeurs et ceux de LR et du FN existent, reste que les mouvements électoraux se font généralement plutôt en faveur des acteurs plus gros ou plus établis, capables d’aller chercher une éventuelle victoire. Son discours consistant à souhaiter « rassembler les droites » joue donc à ce stade sans doute contre lui : tant qu’il n’a pas démontré qu’il pouvait être la principale force à droite, ses appels du pied à ses concurrents risquent de ne faire qu’accentuer les risques de fuites de ses propres électeurs vers les forces qu’il désigne lui-même comme idéologiquement compatibles avec lui. 

En outre, c’est un homme qui paraît seul, sans alliés, et sans troupes connues. Cela peut contribuer à limiter son potentiel de progression...

 

 
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