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Triste réalité

Cette France où il n’y a (presque) plus de naissances

Publié le 13 septembre 2018
Selon les chiffres des naissances dévoilés par l'INSEE, des disparités existent entre les départements.
Laurent Chalard est géographe-consultant, membre du think tank European Centre for International Affairs.
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Selon les chiffres des naissances dévoilés par l'INSEE, des disparités existent entre les départements.

Atlantico : Suite à la publication des chiffres des naissances par l'INSEE, quel bilan peut-on dresser concernant les départements ? Quels sont les départements les plus touchés par ce phénomène de baisse des naissances ? Peut-on dresser un profil commun à ces départements ? 

 
Laurent Chalard : Le chiffre des naissances en France Métropolitaine en 2017 étant à peu près semblable (il est légèrement moindre, en l’occurrence de 2 %) à celui de 1999, il paraît intéressant de comparer l’évolution 1999-2017 par département. En effet, si les dynamiques territoriales hexagonales étaient semblables, on devrait avoir un faible écart autour de la moyenne de l’évolution du nombre de naissances entre les départements, les différentiels de fécondité entre les deux dates jouant à la marge. Or, une analyse en détail montre que ce n’est pas du tout le cas puisqu’il existe des variations considérables, allant de + 23 % de naissances en Haute-Garonne entre 1999 et 2017 à – 33 % en Haute-Marne. Autant dire que les dynamiques sont contrastées.
 
Les départements concernés par une baisse des naissances supérieure à la moyenne nationale entre 1999 et 2017 sont très nombreux, soit 62, donc largement plus que la majorité car ce sont des départements relativement peu peuplés, d’où des volumes de naissances moindres. Parmi les départements connaissant les plus fortes diminutions des naissances, se retrouvent principalement des départements ruraux de tradition industrielle comme la Haute-Marne, les Ardennes, les Vosges ou la Nièvre. Se signalent aussi des départements ruraux de tradition agricole au dépeuplement marqué comme la Creuse. 
 
Ce sont des départements en déclin démographique du fait de la désindustrialisation (métallurgie, textile), ce qui a pour conséquence un déficit migratoire conséquent des jeunes actifs en âge d’avoir des enfants, contribuant mécaniquement à la réduction des naissances à fécondité égale. 
 

Peut-on faire un lien entre cette question de la natalité au niveau départemental et la présence d'immigrés dans ces départements ? Les départements à forte natalité sont-ils toujours ceux ayant une plus forte immigration ? 

 
Effectivement, les départements qui voient leurs naissances se réduire le plus fortement sont des départements qui ont été peu attractifs pour les immigrés depuis 1999, pour la même raison qu’ils ont été répulsifs pour leurs habitants, un manque d’emploi. Cependant, ce ne sont pas forcément les départements où la population immigrée était la moins importante. Par exemple, au temps de son apogée économique pendant les Trente Glorieuses, les Ardennes étaient attractives pour les immigrés d’Afrique du Nord. Sur le moyen-terme, le facteur « dynamique de l’emploi » semble plus jouer que le facteur « absence d’immigration » dans l’évolution des naissances de ces départements.
 
Concernant les départements qui ont vu leur nombre de naissances progresser sensiblement de plus de 10 % entre 1999 et 2017, peu nombreux mais très peuplés, si la totalité a connu une immigration importante ces dernières années, par contre, elle n’explique pas forcément l’ensemble de la variation. En effet, autant en Seine-Saint-Denis, dans le Val-d’Oise ou les Bouches-du-Rhône, l’immigration extra-européenne est le moteur quasi-exclusif de cette évolution a contrario de la tendance nationale, autant en Haute-Garonne, dans l’Hérault, en Haute-Savoie ou en Gironde, cette évolution à la hausse est aussi le produit d’une forte immigration interne à la France, les métropoles de ces départements (Toulouse, Bordeaux, Montpellier et la proximité de Genève pour la Haute-Savoie) attirant de nombreux jeunes actifs du reste du pays en âge d’avoir des enfants du fait de leur dynamisme économique. Il convient de garder en tête que les métropoles attractives le sont aussi bien pour les nationaux que les étrangers. 
 

Quels sont les risques de désertification induits par cette tendance de baisse de natalité dans ces départements ? 

 
Dans certains départements qui sont déjà, à l’heure actuelle, faiblement peuplés, le nombre de plus en plus restreint de naissances est l’annonce d’un déclin démographique qui va s’accentuer de manière importante dans les prochaines décennies, sauf baby boom inattendu ou retournement de la balance migratoire pour les jeunes actifs. Par exemple, en Haute-Marne et dans la Creuse, le nombre de naissances actuel pourrait amener leur population respective à se réduire encore de 50 000 personnes dans les prochaines décennies par rapport à 2015, ne comptabilisant plus que respectivement 130 000 et 70 000 habitants à terme. La désertification devrait donc s’accélérer, les villes s’effondrant et les campagnes se vidant, rendant compliqué le maintien des services et des équipements publics. De larges parties du territoire français risquent de devenir comme les secteurs de Châtillon-sur-Seine en Côte d’Or et d’Arc-en-Barrois en Haute-Marne, qui ont décidé d’instaurer un Parc National des forêts de Champagne et de Bourgogne (comme la Vanoise ou les Ecrins), gelant les perspectives d’un éventuel rebond économique, car il n’y a quasiment plus d’habitants. Cependant, il n’est pas sûr que toutes les élites locales des territoires concernés par le déclin démographique souhaitent devenir des réserves pour touristes en manque de nature ! 
 
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