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Clairvoyance

Cette histoire des idées qui nous fait (follement) percevoir la nature comme nécessairement bienveillante en France

Publié le 31 août 2018
La démission de Nicolas Hulot ce mardi 28 août remet en évidence les difficultés politiques liées à cette question de l'environnement.
Bertrand Vergely est philosophe et théologien.Il est l'auteur de plusieurs livres dont La Mort interdite (J.-C. Lattès, 2001) ou Une vie pour se mettre au monde (Carnet Nord, 2010), La tentation de l'Homme-Dieu (Le Passeur Editeur, 2015).  
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Bertrand Vergely est philosophe et théologien.Il est l'auteur de plusieurs livres dont La Mort interdite (J.-C. Lattès, 2001) ou Une vie pour se mettre au monde (Carnet Nord, 2010), La tentation de l'Homme-Dieu (Le Passeur Editeur, 2015).  
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La démission de Nicolas Hulot ce mardi 28 août remet en évidence les difficultés politiques liées à cette question de l'environnement.

Atlantico : Ne peut-on pas estimer que la vision de la nature est idéalisée en France, dans un sens d'une nature docile et pacifiée, qui serait bonne par essence ? Cette vision d'une nature bienveillante n'est-elle justement pas le signe d'un manque d'humilité, voir d'une méconnaissance ? 

Bertrand Vergely : Depuis le XVIème siècle la France a développé quatre conceptions de la Nature. 

La première est rabelaisienne  et réside dans une vision généreuse où la Nature est aimée parce qu’elle est vue comme une mère nourricière bien illustrée par le salon de l’Agriculture, qualifié de plus grande ferme de France, qui rassemble chaque année  hommes,  produits de la terre et animaux.  Toujours présente, cette conception  constitue le fond de la relation de la France à la Nature et s’exprime à travers l’attachement que les Français peuvent avoir pour la vigne et le vin, la mer et le poisson, le gibier et la forêt, la campagne, le pain, les légumes, les fruits et la viande, la montagne et le fromage etc … 

 

La seconde conception de la Nature est cartésienne et réside dans une vision mécanique où la Nature se ramène à l’intelligence que l’esprit peut découvrir dans les choses. Si Rabelais apprécie la générosité de la Nature, Descartes apprécie l’ingéniosité de l’esprit humain capable de démêler sa complexité. Cette vision totalement intellectualisée  exprime parfaitement la vision de  l’âge classique avec les jardins à la Française où, toute trace de sauvagerie étant éliminée, la Nature plaît parce qu’elle est totalement humanisée, civilisée et socialisée. Par sa vision civilisée de la Nature la France fascine le monde qui vient par millions visiter Versailles. Reste que Descartes avec sa vision de la Nature comme machine a horrifié et continue d’horrifier les amoureux de la Nature et ses défenseurs, Descartes étant considéré comme le responsable de la domination moderne de la nature par la technique. 

 

Troisième conception de la Nature, la conception rousseauiste. Si Descartes pense la Nature de façon insensible comme une machine, Rousseau la pense  comme une grande âme hyper-sensible. Comme le classicisme Rousseau défend une vision humaine de la Nature. Mais, contre le classicisme, par humanisation de la Nature il n’entend pas la civilisation mais la sensibilité. D’où  chez Rousseau le bon sauvage et non les jardins à la française comme modèle de vie naturelle, le bon sauvage désignant l’homme qui sait vivre simplement avec lui-même. Rousseau a pensé que la Nature étant humaine, l’humanité est naturelle. Il a vu de ce fait cette humanité s’exprimer chez les animaux et le peuple. Cette vision est aujourd’hui présente dans le projet de donner des droits aux animaux comme dans le fait de faire des réseaux sociaux, cette nouvelle image de l’expression populaire,  le fondement de la démocratie. 

 

La quatrième vision de  la Nature  enfin est bergsonienne et vitaliste. Bergson pensait que la Nature est un élan vital évoluant de façon de plus en plus créatrice. Dans notre postmodernité, quand il s’agit de penser le sens de la vie ainsi que la condition humaine c’est à cet élan créateur que l’on se rattache,  l’homme étant vu comme venant d’une création afin de devenir lui-même un créateur. 

Aujourd’hui où la question écologique est au centre de la vie politique et de l’inquiétude collective, on s’interroge. La vision qu’a la France de la Nature n’est-elle pas très idéaliste et cet idéalisme quelque peu arrogant n’explique-t-il pas la relation difficile entre écologie et politique ? 

 

La France a une vision idéale de la Nature, c’est vrai, mais n’oublions pas que cet idéal a quatre visages et pas simplement un seul. Quand donc on parle de la vision française de la Nature il importe de se demander : laquelle ? On pense que la France est rousseauiste. Quand elle est révolutionnaire, certainement. Mais, fondamentalement, celle-ci a une vision rabelaisienne et cartésienne oscillant entre la fascination pour la maîtrise scientifique de la Nature et le souci rabelaisien de profiter des bonnes choses que celle-ci produit.  La conception de Rousseau est-elle idéale ? Pas tellement. Derrière sa vision de la Nature comme humanité, bonté et sensibilité c’est surtout le tragique qui caractérise la Nature, humanité, bonté et sensibilité étant refoulées par la société.  Du fait de son idéalité, cette vision est-elle arrogante et sans humilité ? Elle peut l’être.  La position de Rousseau étant  celle de la victime opprimée, elle peut déboucher sur la révolte qui se donne tous les droits au nom de la lutte contre l’oppression. On a pu s’en rendre compte à l’occasion de la lutte farouche des écologistes contre le projet de création d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes près de Nantes. Cet idéalisme intransigeant est-il propre à la France ?  Non. L’écologiste rebelle luttant contre le système en estimant qu’il a tous les doits parce qu’il exprime la pureté de la Nature contre l’impureté du capitalisme et de la consommation est aujourd’hui une figure mondiale. Il y a des tensions entre écologie et politique. D’où viennent-elles ? Du manque d’humilité des écologistes ? Pas vraiment, mais plutôt d’une contradiction interne au mouvement écologique.  On ne peut pas être à la fois contre le système et dans le système. Il faut choisir. On ne peut pas vouloir que l’écologie fasse de la politique et qu’elle soit en même temps contre le système. Quand on choisit de faire de la politique il faut savoir que celle-ci consistant à prendre le pouvoir et à diriger le monde, pour conquérir le pouvoir et le garder, elle sera nécessairement  amenée à faire des compromis. Donc à ne pas être pure. Donc à décevoir les écologistes purs et durs.  Quand à l’inverse on choisit d’être un écologiste, il faut savoir que l’écologie consistant à lutter pour préserver la Nature, cette lutte est incompatible avec la politique, le pouvoir et la gestion du pouvoir  qui ne cessent de faire des compromis. 

Il importe d’ouvrir les yeux : pourquoi tous les écologistes qui deviennent ministres finissent-ils par quitter le gouvernement, dans lequel ils sont entrés, en claquant la porte ? Parce que devant faire des compromis ils ont le sentiment de se trahir. Est-ce à dire que l’écologie est vouée à l’échec et qu’en matière d’écologie on ne peut rien faire ? Nullement. En faisant de l’information comme elle le fait depuis des années, en étant une culture, une éthique, un mode de vie, l’écologie fait bien plus  bouger les choses que n’importe quelle politique. Elle a  bien plus de pouvoir qu’un ministre n’en a.   

A l'inverse, la littérature américaine traite en profondeur le rapport violent qu'entretien l'homme avec la nature. Comment comprendre ces différences de perception, entre une humilité américaine réelle et un sentiment de domination telle, en France, que celle semble aboutir à une croyance d'une nature bonne par essence ?

L’Amérique a une vision marquée, elle aussi, par quatre éléments. 

 

Le premier réside dans l’espace. Pour l’Amérique,  l’Amérique ce n’est pas la Nature américaine. C’est l’espace américain, l’espace étant synonyme de liberté et la liberté  synonyme  de nouveau monde. Là où les autres pays sont des pays, l’Amérique est un continent. C’est ce qui fait la force de son mythe, le mythe américain, un mythe fondateur. Quand on aspire à être libre, que veut-on ? De l’espace. Or, que fait l’Amérique ? De l’espace elle en donne. Au propre comme au figuré, l’espace physique ouvrant sur l’espace social à travers le projet de bâtir un monde où tout le monde a une place pour peu qu’il soit prêt à travailler.

 

Deuxième élément : la puissance. Dans l’espace qui est le sien l’Amérique voit se déployer une Nature extrêmement puissante. Les Grecs anciens entendaient par Nature une apparition divine, apparition divine qu’ils appelaient du nom de phénomène. En Amérique  la Nature est de l’ordre du phénomène  non pas tant divin que cosmique.  Témoin les amplitudes thermiques que l’on peut trouver sur son territoire qui va des déserts brûlants de la frontière mexicaine aux glaces de l’Alaska. Témoins les catastrophes naturelles spectaculaires qui, sous la forme de cyclones impressionnants la dévastent chaque année.  Témoin les chutes du Niagara, le Grand Canyon, la vallée de la mort, la forêt de séquoias géants au Nord de San Francisco, Monument Valley et ses décors de western, etc… Puissance exprimée par des animaux emblématiques comme le cheval, le bison, le taureau et l’aigle.

 

Troisième élément : les Indiens. Qui a le sens de la Nature aux Etats-Unis ? Qui va l’apprendre aux pionniers venus d’Europe ? Ce sont les Indiens dont on oublie qu’ils sont les premiers américains.  D’où leur appellation Native Amrericans. Si chez Rousseau le modèle de la vie naturelle se trouve chez le bon sauvage, pour les Américains il se trouve chez les Indiens qu’ils ont copieusement opprimés avant de redécouvrir leur sagesse. 

 

Quatrième élément enfin : la Bible. Quand les colons débarquent du Mayflower pour aller à la recherche d’une vie nouvelle dans un monde nouveau, s’ils ont la cognée avec eux pour abattre les arbres  ils ont aussi la Bible et avec la Bible le rêve protestant de revenir à un christianisme originel ressuscitant  les prophètes d’Israël. Dans les années 70 le mouvement hippy qui s’empare de la jeunesse américaine avant de se développer en Europe s’est directement inspiré de ce prophétisme en le revisitant à travers la mémoire indienne d’Amérique et la sagesse de l’inde. Qui était Timthy Leary à qui on doit l’usage du LSD pour ouvrir les « portes de la conscience », terme inventé par Aldous Huxley dans son livre Les portes de la perception et qui va donner son nom à un groupe de pop emblématique des années 70 Les Doors ? Un pasteur protestant. 

 

 

L’Amérique donne l’impression d’être humble à l’égard de la Nature. L’est-elle ? Elle donne également l’impression d’être différente de la France. L’est-elle là encore ? On se trompe quand on pense que l’Amérique a une vision violente de la Nature. Elle a surtout une culture puissante de l’homme. Quand on veut conquérir on se heurte à une résistance. L’Amérique voulant conquérir, celle-ci a forcément en face d’elle la Nature qui lui résiste. C’est donc l’homme et non la Nature qui est violent en Amérique. Aussi est-il difficile de dire que celle-ci est humble à son égard. . Témoin sa difficulté  à freiner sa croissance afin de respecter les normes écologiques mondiales. Quand on a le sens de la conquête inscrit dans sa mémoire on ne réfrène pas comme ça son appétit de puissance.  Ainsi,  quoi qu’elle fasse l’Amérique est toujours dans une quête de puissance. Quand, par exemple, le mouvement hippy s’est développé, qu’a-t-il fait ? Il a conquis le monde. Si bien que, prêchant le refus du pouvoir et du système il a pris le pouvoir. Notamment à travers l’habillement, la coiffure, la musique, la drogue et la fraternité universelle pleine de paix et d’amour comme valeur. Comme toute l’Europe la France a été touchée par ce phénomène. Avec des différences toutefois et c’est là qu’il convient de parler de celles-ci. 

 

Se pensant comme une victime opprimée par un système l’écologiste est un révolté qui mène une lutte politique en espérant changer les mentalités, la vie quotidienne et le mode d’être des nations. En Amérique et en France ce combat n’a pas les mêmes formes. En France, l’écologie est marquée par l’extrême gauche sur la base d’une idée simple : le capitalisme étant responsable de la pollution, si l’on veut pouvoir faire cesser celle-ci il n’y a qu’un moyen, renverser le capitalisme. D’où une écologie  de type  révolutionnaire et gauchiste totalement politique et totalement politisée parlant peu voire pas du tout de  Nature et beaucoup de politique.  En Amérique, il en va autrement. Quand les Américains sont écologistes ils le sont sur le mode mythique du retour à la pureté originelle des Indiens avant l’homme blanc et de la Bible avant le catholicisme et Rome. Si l’écologie française parle beaucoup de politique et peu ou pas de Nature, l’écologie américaine parle, elle, beaucoup de Nature et beaucoup moins de politique. De sorte que, pour changer les choses l’Amérique crée un monde parallèle alors que la France rêve de faire la révolution afin d’établir une société juste dirigée par un État juste. 

 

Comment faire la part des choses et entretenir une relation "clairvoyante" avec la nature ? 

 

Il faut arrêter de parler de la Nature en termes d’environnement. La Nature n’est pas ce qui nous entoure en étant extérieure à nous.  Elle n’est pas un cercle avec nous au centre. Il n’y a pas la Nature d’un côté et nous de l’autre. La Nature étant le principe vivant essentiel qui donne à chaque chose son noyau d’être,  celle-ci est en nous comme nous sommes en elle. Développons cette vision vivante de la Nature, voyons en elle un milieu c’est-à-dire une vie en transition et nous comme un milieu dans ce milieu, comme une vie en transition dans la vie en transition, tout change. La Nature devenant ce que l’on vit dans un apport de vie à vie on se met à la vivre. Et se mettant à la vivre on commence à découvrir ce quelle est à savoir une énergie spirituelle comme le dit Bergson, composée de mille manières nuancées et subtiles de se tenir en équilibre de façon harmonieuse. D’où l’ouverture à un trésor d’enseignements. On s’en rend compte quand il s’agit de bâtir une maison écologique. Que de savoirs ingénieux, subtils et profonds il faut pour cela.  L’écologie est un état de conscience, un état de conscience tout à fait extraordinaire. Il est possible de parvenir à une relation équilibrée avec  l’écologie. En entreprenant une révolution spirituelle consistant à devenir sérieusement vivant. Les abbayes chrétiennes au moyen-âge ont su développer un art de la vie naturelle. La sagesse chinoise du Tao est l’exemple même d’un art d’être sérieusement vivant. L’acupuncture également. Les méthodes et les sagesses pour vivre en harmonie avec la Nature existent et ce depuis longtemps. À nous de les utiliser. 

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