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© LOUISA GOULIAMAKI / AFP
A contre-courants

L’Espagne tente de se bricoler une stratégie d’urgence face à un afflux de migrants cet été

Publié le 31 juillet 2018
Cette année l'Espagne est devenue la première porte d'entrée des migrants clandestins en Europe, devant l'Italie. En deux jours, le pays a secouru plus de 1200 migrants en mer et fait désormais appel à l'aide de l'Union Européenne afin de trouver une solution commune à la crise migratoire.
Florent Parmentier
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Florent Parmentier est enseignant à Sciences Po et chercheur associé au Centre de géopolitique de HEC. Il a récemment publié La Moldavie à la croisée des mondes (avec Josette Durrieu) ainsi que Les chemins de l’Etat de droit, la voie étroite des pays...
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Cette année l'Espagne est devenue la première porte d'entrée des migrants clandestins en Europe, devant l'Italie. En deux jours, le pays a secouru plus de 1200 migrants en mer et fait désormais appel à l'aide de l'Union Européenne afin de trouver une solution commune à la crise migratoire.

Atlantico : Si les autorités espagnoles ouvrent de nouveaux centres d'hébergement, quelles solutions peuvent-elles mettre en place pour réguler la situation au long terme ? Comment se sont-elles retrouvées dans cette situation ? Le refus italien d'accueillir les migrants en est-il l'explication principale ?

Florent Parmentier : La situation de l'Espagne évolue à la fois grâce à des facteurs internes - l'alternance politique - mais aussi des facteurs externes, liés à la politique italienne. De fait, les nouvelles routes migratoires passent par l'Espagne, traversant le détroit de Gibraltar et Ceuta (ville sous administration espagnole située au nord du Maroc) : ce sont près de 22 000 migrants qui sont arrivés en Espagne en 2017, mais déjà 21 000 entre janvier et juillet 2018, soit presque 40% des arrivées en Europe. Pour autant, le Ministre des affaires étrangères Josep Borrell, ancien Président du Parlement européen, refuse l'idée de subversion migratoire en évoquant la situation de son pays. 

Le plus sûr moyen de régler la situation sur le long terme ne consiste pas seulement à contrôler la frontière extérieure de l'Union européenne, mais aussi à définir des règles communes. Le développement prévisible et souhaitable de la périphérie européenne ne devrait paradoxalement pas réduire les migrations à court terme, et même avoir l'effet inverse dans un premier temps.

 

Le gouvernement espagnol fait désormais appel à l'Union Européenne. Que peut faire l'UE pour réguler la situation en Espagne ? La prise de position espagnole menace-t-elle la stabilité de l'Union Européenne, en d'autres termes s'attend-on à de nouvelles polémiques sur la question migratoire ?  

 
Effectivement, pour l'actuel gouvernement espagnol, les migrants sont un problème européen, ce qui appelle à une réponse européenne. L'expérience de ses élites politiques explique en partie ce prisme : tout comme son Ministre des affaires étrangères qui a eu des fonctions européennes, Pedro Sanchez a également été assistant parlementaire au Parlement européen. Et pour les Espagnols, la fin de la dictature s'est accompagnée de l'intégration européenne, l'attente d'Europe y existe donc toujours, consolidant un cadre national en proie aux fortes identités régionales. L'Espagne souhaite suivre le plan européen, qui reposait sur une conception qui était celle du partage du fardeau .
La position européenne de l'Espagne ne changera pas l'orientation d'autres pays européens, dont les opinions publiques sont très rétives à l'accueil de migrants. Cette position illustrera peut-être davantage la diversité des positions que l'on trouve actuellement en Europe, mais l'Europe n'avait pas trouvé de stabilité sur ce point - on ne peut donc affirmer que l'Espagne déstabilise la position de l'UE. Les polémiques migratoires ne sont en effet pas terminées. 
 

Face à la Hongrie, l'Autriche ou la Pologne qui ont des positions très fermes sur la question de l'immigration, l'Espagne cherche-t-elle à se montrer comme un modèle alternatif ? Est-ce un acte politique ? 

 
Oui, l'Espagne, avec l'affaire de l'Aquarius et son positionnement politique, joue clairement à contre-courant des trois Etats précédemment mentionnés et, dans une moindre mesure, de l'Italie depuis la formation du gouvernement hétéroclite incluant des formations de droite et du mouvement 5 étoiles. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a clairement dit qu'il ne souhaitait pas "une Union européenne dirigée par la France" avec l'argent de l'Allemagne, les sujets de différends avec la Pologne sont multiples, tandis que la jeunesse du chancelier autrichien Sebastian Kurz ne suffit pas à rapprocher les vues avec le Président français. En accueillant Emmanuel Macron à Madrid, son premier déplacement au-delà des Pyrénées depuis son élection, le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez a voulu rehausser son prestige international. 
Dans cette démarche, il y a donc clairement une visée politique européenne, mais aussi à dimension nationale, à un moment où le Parti populaire espagnol se dote avec Pablo Casado d'un leader affirmant son souhait d'effectuer un virage à droite. Le gouvernement espagnol joue donc, assez courageusement, la carte européenne contre le parti de la peur. Accessoirement, cela permet de renvoyer la faute sur l'ancien gouvernement qui n'avait pas anticipé une telle situation. 

 

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