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Ecoute en classe !

Ce moyen tout simple pour prendre de meilleures décisions (il y a quand même une condition...)

Publié le 04 juin 2018
Selon une recherche d'Albert Costa, professeur de psychologie à l'Université Pompeu Fabra de Barcelone, lorsque les gens passent des tests de raisonnement dans une langue étrangère, ils semblent prendre plus de distance psychologique, et ont un impact émotionnel moindre et s'engagent dans un processus mental plus analytique.
Florian Cova
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Florian Cova est diplômé de l'ENS, doctorant en philosophie et sciences sociales de l'EHESS
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Selon une recherche d'Albert Costa, professeur de psychologie à l'Université Pompeu Fabra de Barcelone, lorsque les gens passent des tests de raisonnement dans une langue étrangère, ils semblent prendre plus de distance psychologique, et ont un impact émotionnel moindre et s'engagent dans un processus mental plus analytique.

Atlantico : Comment ce processus fonctionne-t-il ? 

Florian Cova : Un phénomène connu dans l'étude de la décision humaine est que le comportement des individus tend à changer selon que leurs décision portent sur des "gains" ou sur des "pertes". Dans certains cas, cela peut mener à des paradoxes. Soit le problème suivant :

 

Une épidémie s'est déclarée et menace de ravager une population. Si aucun traitement n'est administré, 600 000 personnes en mourront. Deux traitements ont été mis au point pour empêcher cette catastrophe. A vous de choisir lequel sera administré à la population :

 

A) Si vous choisissez le traitement A, 200 000 personnes seront sauvées à coup sûr.

B) Si vous choisissez le traitement B, il y a une chance sur trois de sauver 600 000 personnes, et deux chances sur trois de ne sauver personne.

 

Dans ce cas, la plupart des gens choisissent la solution A. Prenez maintenant cet autre problème :

 

Une épidémie s'est déclarée et menace de ravager une population. Si aucun traitement n'est administré, 600 000 personnes en mourront. Deux traitements ont été mis au point pour empêcher cette catastrophe. A vous de choisir lequel sera administré à la population :

 

C) Si vous choisissez le traitement C, 400 000 personnes mourront à coup sûr.

D) Si vous choisissez le traitement D, il y a une chance sur trois pour que personne ne meure, et deux chances sur trois pour que 600 000 personnes meurent.

 

Dans ce cas, la plupart des gens choisissent la solution D.

 

Problème : les deux choix sont identiques, la solution A étant la même que la solution C, et la solution B étant la même que la solution D. De ce fait, le fait que la majorité des gens choisissent A pour le premier problème et D pour le deuxième constitue un paradoxe qui souligne le fait que les décisions des gens ne sont pas cohérentes et donc pas rationnelles.

 

L'explication classique pour ce phénomène est que le premier problème est formulé en termes de gains (sauver des vies) alors que le premier problème est formulé en termes de pertes (personnes qui meurent). Autrement dit : l'idée de perdre quelque chose (ici des vies humaines) suscite des émotions négatives qui poussent les individus à prendre plus de risques pour éviter ces pertes qu'ils n'en prendraient pour obtenir des gains.

 

Dans leur recherche (datant de 2014), Albert Costa et ses collègues sont parties de ce cadre théorique. Certaines études ayant déjà suggéré que lire des scénarios dans une langue étrangère réduisait l'impact émotionnel de ces scénarios, ils ont fait la prédiction que résoudre ce genre de problème en le lisant dans une langue étrangère conduirait à réduire les incohérences dans les réponses des participants. Et c'est effectivement ce qu'ils ont trouvé : quand des gens dont la langue maternelle étaient l'anglais répondaient à ce problème en espagnol, ils étaient moins incohérents que des participants dont la langue maternelle était l'espagnol. Plus précisément, ils continuaient à choisir massivement la réponse A dans la première version du problème, mais ne manifestaient plus de préférence pour la réponse D dans la seconde version du problème (ils étaient divisés à part égale entre C et D).

 

Albert Costa et ses collègues ont ensuite mené une autre série d'études dans lesquelles ils ont encore une fois constaté que les décisions des participants avaient moins tendance à être biaisées par la perspective de pertes (qui suscitent des émotions négatives) quand les termes de la décision étaient présentées dans une langue étrangère.

 

Ainsi, il semble bien que prendre des décisions dans une langue étrangère nous permet de prendre des décisions plus rationnelles en nous permettant de nous distancer des émotions négatives suscitées par la perspective de pertes.

 

On pourrait néanmoins se demander : pourquoi penser que les bénéfices mis en lumière par ces études sont uniquement dus à une mise à distance des affects négatifs ? Pourquoi ne pas penser que décider dans une langue étrangère aurait tout simplement pour effet de nous rendre plus rationnel ?

 

Pour tester cette hypothèse, Albert Costa et ses collègues ont réalisé une dernière étude, dans laquelle ils ont testé l'impact de penser dans une langue étrangère sur la résolution de problèmes qui opposent une réponse intuitive fausse et une réponse réfléchie qui demande réflexion. Par exemple :

 

Pris ensemble, une enveloppe et un timbre coûtent 1 euro et 10 centimes. Le timbre coûte 1 euro de plus que l'enveloppe. Combien coûte l'enveloppe ?

 

Vous aurez surement envie de répondre 10 centimes, mais c'est bien évidemment la mauvaise réponse : la bonne réponse est 5 centimes. Ce genre de problème est utilisé pour mesurer la capacité des individus à inhiber leurs intuitions et premières impressions pour réfléchir de façon plus délibérée. Si penser en une langue étrangère rendait plus rationnel en général, on devrait s'attendre à ce que cela rende les gens meilleurs pour résoudre ce genre de problème. Si, à l'inverse, comme le supposent Albert Costa et ses collègues, l'effet de penser en une langue étrangère est uniquement dû au fait que cela nous permet de nous distancer de nos émotions, on ne devrait observer aucun effet, étant donné que ces problèmes ne mettent en jeu aucune émotion négative.

 

Comme prévu par Albert Costa et ses collègues, penser en langue étrangère n'a eu aucun effet bénéfique sur la résolution de ces problèmes : le bénéfice de penser/décider en langue étrangère se cantonne donc aux problèmes impliquant des émotions négatives, ce qui corrobore l'hypothèse selon laquelle ces bénéfices viennent de la distance que met une langue étrangère entre nous et nos émotions négatives.

 

Les réactions émotionnelles sont donc atténuées par le filtre de la langue étrangère. Dés lors, ce processus opère-t-il toujours si cette seconde langue est apprise très tôt ? 

On pourrait penser que l'effet est dû principalement à l'effort que demande de penser en langue étrangère, et au temps que cela nous prend, et donc que cet effet disparaîtrait chez des gens parfaitement bilingues. Mais en fait non. Ainsi, les participants dans les expériences de Costa et collègues avaient certes pour langue maternelle l'anglais mais pratiquaient l'espagnol depuis leur plus tendre enfance, les rendant de ce fait quasi-bilingues. De plus, d'autres études faites sur des gens complètement bilingues ont montré que ces personnes réagissaient de façon moins négatives quand des mots négatifs étaient présentés dans celle de leurs deux langues qui n'était pas leur langue maternelle.

 

Charles Quint disait : "Je parle espagnol à Dieu, italien aux femmes, français aux hommes et allemand à mon cheval." Peut-on penser qu'exercer un domaine dans une langue serait un avantage par rapport à une autre ? Si un travail nécessite d'être un communicateur rapide et précis, une autre langue pourrai-elle rendre les choses plus ou moins faciles ?

Il est difficile de tirer des leçons générales de ces études : après tout, elles suggèrent que parler n'importe quelle autre langue que notre langue maternelle donnerait les bénéfices décrits.

 

En-dehors de ces études, et plus généralement, c'est une question à laquelle il est difficile de répondre. Quand les hommes ont besoin d'une langue pour une tâche précise, ils ont plutôt tendance à s'en créer une faite pour cette tâche précise. On peut penser aux logiciens qui ont créés leurs propres langages logiques pour pallier aux manquements des langues naturelles. Ou aux scientifiques, qui créent leur propre 'jargon', souvent nécessaire à la recherche. Ou en fait à la plupart des professions, qui créent leurs propres expressions et termes qui leurs permettent de communiquer plus vite.

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