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Médecine
Ce retard français qui s’accumule dans la prise en charge de la santé mentale des enfants
Publié le 04 mai 2018
Selon une étude, si les problèmes de santé physique concernant les enfants ont tendance à reculer dans le monde, les problèmes de santé mentale infantile (5-14 ans) devraient probablement devenir l'un des principaux challenges en termes de santé publique pour le XXIe siècle, en termes d'impact sur la vie et ce qualitativement comme quantitativement.
Marie-Laure Baranne est interne de santé publique, hôpitaux de Saint-Maurice.
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Selon une étude, si les problèmes de santé physique concernant les enfants ont tendance à reculer dans le monde, les problèmes de santé mentale infantile (5-14 ans) devraient probablement devenir l'un des principaux challenges en termes de santé publique pour le XXIe siècle, en termes d'impact sur la vie et ce qualitativement comme quantitativement.

Atlantico : Votre étude affirme que si les problèmes de santé physique concernant les enfants ont tendance à reculer dans le monde, les problèmes de santé mentale infantile (5-14 ans) devraient probablement devenir l'un des principaux challenges en termes de santé publique pour le XXIe siècle, en termes d'impact sur la vie et ce qualitativement comme quantitativement. Comment l'expliquez-vous ?

 
Marie-Laure Baranne : On a assisté à une évolution globalement importante des traitements, avec une amélioration concernant notamment les maladies infectieuses. On peut même imaginer qu'on avance vers une meilleure prise en charge des maladies endocrinologiques. En revanche, pour ce qui est des perspectives de la prise en charge des maladies mentales, on note déjà qu'il y a une relative stagnation dans le temps. Comme les autres maladies diminuent, on constate mécaniquement que ces questions mentales prennent de plus en plus de place dans le domaine de la santé chez les enfants.  
 

Votre étude part de l'étude d'un "panier global de maladie mentale". Le terme de maladie mentale, santé mentale ou de mal-être sont des termes qui peuvent paraître fourre-tout. Quand vous parlez de maladies mentales dans votre étude, qu'est-ce que cela représente concrètement ?

 
L'étude OMS que nous avons exploité pour notre étude se base sur une classification internationale des maladies organisant les principales catégories d'états pathologiques dont les troubles mentaux que nous avons retenues. Nous avions étudié donc le fardeau global que portaient tel type de maladie ou tel autre sur notre société.
 
On retrouve dans les maladies mentales des maladies de type trouble anxieux, ou des syndromes de type Asperger, des troubles de conduite, qui rentre dans cette classification. Et sans surprise, on ne retrouve pas certains types de maladies mentales chez les 5-14 ans. Notamment les pathologies liées à la drogue ou l'alcool.
 
Notre indicateur DALY mesure à la fois l'aspect mortalité et les années perdues de vie en bonne santé. Mais quand on se penche uniquement sur la question "des années perdues de vie en bonne santé", on voit bien que ce qui va jouer en parallèle, c'est bien la mortalité. Quand on diminue la mortalité, les maladies mentales qui sont moins mortelles à ces âges-là prennent plus d'importance proportionnellement. On l'observe par exemple dans le cas de la zone Maghreb et Monde arabe, où la part des maladies mentales dans notre classement a baissé – probablement par l'augmentation des morts liées aux conflits, alors que les problèmes mentaux sont restés en termes de pertes d'années de vie en bonne santé à une importance identique entre 2000 et 2015. On voit bien ici que c'est une question de mortalité.
 

Vous recommandez aux politiques de prendre en compte vos résultats pour agir efficacement dans leurs politiques de santé. Qu'est-ce que cela impliquerait par exemple dans le cas des enfants européens ? Et ceux des pays en développement ?

 
Aujourd'hui, l'idée est plutôt d'anticiper ce qu'on observe déjà dans certaines parties du monde. On sait déjà qu'il y a des carences en termes d'accompagnement des enfants concernés par ces maladies mentales et leurs familles. Profitons de ces données pour appuyer la nécessité d'agir ici et anticiper ailleurs la ou les problématiques vont s'accroître d'autant plus. Dans ce domaine, on sait qu'il ne faudra pas penser en termes d'économie de moyen dans les années à venir, au contraire. Il faudra penser à réallouer les ressources de façon plus effective, et accompagner les transitions.
 
Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Atlante13
- 04/05/2018 - 11:07
Normal,
tout le monde n'a pas la chance d'avoir une SS universelle fonctionnarisée et gratuite.