En direct
Best of
Best of du 7 au 13 septembre
En direct
Flash-actu
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Patrick Bruel : une deuxième masseuse l'accuse ; Adieu Sebastien Farran, bonjour Pascal, Laeticia Hallyday retrouve enfin l’amour ! ; Lily-Rose Depp & Timothée Chalamet squelettiques mais heureux, Céline Dion juste maigre...;

02.

Le chef de l’organisation météorologique mondiale s’en prend de manière virulente aux extrémistes du changement climatique

03.

Syrie : les vraies raisons derrière l’avertissement d’Erdogan à l’Europe sur une nouvelle vague de migrants

04.

Retraites : ces trois questions pièges souvent oubliées des grands discours

05.

Laeticia Hallyday aurait retrouvé l’amour

06.

Pourquoi nier l’existence du racisme anti-blancs en prouve en fait l’existence

01.

Patatras : l’étude phare qui niait l’existence de notre libre arbitre à son tour remise en question

02.

​La déliquescence de la pensée (Gérard Noiriel) contre « la pensée délinquante » (Éric Zemmour)

03.

PMA / GPA : la guerre idéologique est-elle perdue ?

04.

Reconnaissance de la filiation des enfants par GPA : grand flou sur sujet clair

05.

"Le communisme est l’avenir de l’humanité"… Eh oui on a lu ça !

06.

Le chef de l’organisation météorologique mondiale s’en prend de manière virulente aux extrémistes du changement climatique

ça vient d'être publié
pépite vidéo > International
Preuve en image
Des navires de guerres vendus par la France impliqués dans le blocus yéménite
il y a 7 heures 22 min
pépites > France
plus de reports possibles
Evacuation d’un millier de migrants à Grande-Synthe
il y a 8 heures 8 min
pépite vidéo > Justice
une énième confrontation
Un CRS frappe violemment un Gilet Jaune
il y a 9 heures 27 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"LECTURES D'ETE": "Marcher jusqu'au soir" de Lydie Salvayre

il y a 10 heures 54 min
pépites > Société
PMA pour toutes
Selon le président la Conférence des Évêques de France, les citoyens "inquiets" du projet de loi bioéthique ont le "devoir" de manifester le 6 octobre
il y a 12 heures 9 min
décryptage > Société
Youpi ?

Vous allez pouvoir décrocher les portraits de Macron : un juge de Lyon vous y autorise

il y a 13 heures 31 min
décryptage > International
Union européenne VS Russie

Politique énergétique : avec Nordstream, c’est l’indépendance de l’Europe qui est en jeu

il y a 14 heures 14 min
décryptage > International
élections législatives

Petits repères pour comprendre les élections en Israël

il y a 15 heures 42 min
décryptage > France
Atlantico-Business

La France continue de créer des emplois industriels alors qu’elle n’ouvre plus d’usine. Bizarre

il y a 16 heures 16 min
décryptage > International
Spectre de la guerre

De l’Arabie saoudite à Gaza, le Moyen-Orient est-il au bord de la conflagration généralisée ?

il y a 16 heures 37 min
light > Insolite
Du costume à la tenue de cirque
L’ex-conseiller de Donald Trump participe à l’émission Danse avec les Stars
il y a 7 heures 49 min
de la moquerie dans l'air
Justin Trudeau va réenregistrer son hymne en français
il y a 8 heures 25 min
light > Société
nouveau système de don
L'arrondi sur salaire de plus en plus répandu en France
il y a 10 heures 3 min
pépites > Société
La recherche s'affine
La fraude des numéros de sécurité sociale est estimée entre 117 et 139 millions d'euros
il y a 11 heures 2 min
pépite vidéo > Société
démenti
Alexandre Moix se confie sur la violence de son frère Yann dans leur enfance
il y a 12 heures 53 min
décryptage > Europe
documents de yellowhammer

Brexit : petit rappel des prédictions apocalyptiques prédites au Royaume-Uni lorsqu’il choisit de garder la Livre sterling plutôt que d’adopter l’Euro

il y a 13 heures 55 min
décryptage > Economie
risque de récession ?

Déficits publics : la zone euro souffre-t-elle d’anorexie budgétaire ?

il y a 15 heures 27 min
décryptage > Science
maladies cardiovasculaires

Surmortalité et boissons sucrées : pourquoi l'étude européenne qui rend responsable les édulcorants n’est pas valable

il y a 15 heures 57 min
décryptage > Politique
élections municipales 2020

LREM, cette coalition qui s’ignore

il y a 16 heures 24 min
pépite vidéo > International
Flammes massives
Sites pétroliers attaqués en Arabie Saoudite : la production mondiale de pétrole ralentie
il y a 1 jour 6 heures
Bonnes Feuilles

La froide “estime” de De Gaulle pour Joseph Darnand, le chef de la Cagoule qu’il envoya à l’échafaud

Publié le 14 avril 2018
Dès les années 1940, avant même la libération de Paris et la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'épineuse question de l'épuration s'impose : Comment sanctionner ceux qui ont collaboré avec l'Allemagne nazie ? La France se déchire entre les défenseurs du pardon et les partisans d'une justice punitive pour les soutiens de Vichy. Brossant un tableau de la France de l'après-guerre couvrant tous les milieux – intellectuels, politiques, ecclésiastiques, etc. Emmanuel Pierrat dépeint dans "La France des vaincus passe à la barre - Une histoire judiciaire de l'épuration en France. 1943-1953" (First Editions) un pays au bord de la rupture et analyse les tourments d'une société qui cherche à sortir d'une situation d'exception, violente et chaotique.
Emmanuel Pierrat est avocat au Barreau de Paris et écrivain.
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Emmanuel Pierrat
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Emmanuel Pierrat est avocat au Barreau de Paris et écrivain.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Dès les années 1940, avant même la libération de Paris et la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'épineuse question de l'épuration s'impose : Comment sanctionner ceux qui ont collaboré avec l'Allemagne nazie ? La France se déchire entre les défenseurs du pardon et les partisans d'une justice punitive pour les soutiens de Vichy. Brossant un tableau de la France de l'après-guerre couvrant tous les milieux – intellectuels, politiques, ecclésiastiques, etc. Emmanuel Pierrat dépeint dans "La France des vaincus passe à la barre - Une histoire judiciaire de l'épuration en France. 1943-1953" (First Editions) un pays au bord de la rupture et analyse les tourments d'une société qui cherche à sortir d'une situation d'exception, violente et chaotique.

Son procès a lieu le 3 octobre 1945. Il ne dure que quelques heures. Un seul témoin se présente pour la défense, rappelant son passé héroïque, mais l’accusé est indéfendable. Et d’ailleurs il ne cherche pas à se justifier, il assume. Quand on lui demande d’expliquer sa participation à la Cagoule, il répond par exemple :

« Je ne pense pas qu’on fasse grief aux chefs militaires qui étaient à la tête de cette organisation d’être actuellement dans la Résistance. Ce sont les mêmes, monsieur le Président. »

Son seul regret sera d’avoir été désavoué, à la fin, par Pétain : « L’ingratitude n’est pas que le fait des démocraties », ironisera-t-il.

Quant au réquisitoire, il est sans appel : « Trêve d’hypocrisie, Darnand, soyons francs : ce n’était pas parce que c’étaient des terroristes ou des brigands que vous traquiez les maquisards […] dans toute la France : c’est uniquement parce que c’étaient des patriotes, uniquement pour obéir aux ordres de vos maîtres allemands et uniquement parce qu’ils voulaient empêcher la victoire de l’Allemagne. Dans ces conditions, j’ai le droit, quant à moi, de déclarer en mon âme et conscience que Darnand a du sang français sur les mains, et du meilleur. […] Ce que j’ai entendu, c’est la voix de ma conscience qui me disait : “Tu peux tuer cet homme en toute tranquillité.” Mesdames et messieurs les jurés, non sans émotion, je le reconnais, ni sans tristesse en pensant au passé militaire de Darnand, mais c’est très fermement, au nom de la patrie, au nom de la justice, que je viens vous demander de prononcer le châtiment suprême à l’encontre de ce traître et de cet assassin qu’est Darnand. »

Il est sans surprise condamné à mort. Il ne formule pas de recours en grâce auprès du général de Gaulle. Toutefois, quelqu’un s’en charge à sa place (et contre sa volonté). Il est évidemment rejeté, le 7 octobre. Le lendemain, Darnand écrit à de Gaulle pour solliciter la grâce, non pas de sa personne, mais des miliciens qui l’ont accompagné dans sa lutte contre le bolchevisme et la démocratie. Le chef de la France libre lui fera savoir sa réponse :

« Vous direz à Darnand que j’ai lu sa lettre. Je n’ai pas le temps d’y répondre. Dites-lui en tout cas que je suis obligé de le faire fusiller par raison d’État, mais que de soldat à soldat, je lui garde toute mon estime. »

Dans ses mémoires, il ajoutera :

« Rien, mieux que la conduite de ce grand dévoyé de l’action, ne démontrait la forfaiture d’un régime qui avait détourné de la patrie des hommes faits pour la servir. »

Le surlendemain, le 10 octobre 1945, Darnand est conduit au fort de Châtillon et il est fusillé. Ses dernières paroles sont un extrait du Chant des cohortes, qui servait d’hymne à la Milice :

« À genoux, nous fîmes le serment, de mourir en chantant, s’il le faut, pour la France nouvelle. »

Extrait de "La France des vaincus passe à la barre - Une histoire judiciaire de l'épuration en France. 1943-1953" publié aux Editions First.

Pour commander cet ouvrage cliquez sur sa couverture ci-dessous

"La France des vaincus passe à la barre  Une histoire judiciaire de l'épuration en France. 1943-1953" d'Emmanuel Pierrat

 

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires