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Avec qui négocier ?

Les épineux secrets des négociations de paix en Afghanistan

Publié le 05 mars 2018
Le président Afghan Ashraf Ghani a déclaré à la Conférence de Kaboul que "la paix est entre les mains des Afghans". Mais la réalité est peut-être plus complexe que cela.
Kanechka Sorkhabi
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Kanechka Sorkhabi est chercheur associé à l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE), spécialiste de l’Afghanistan.
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Le président Afghan Ashraf Ghani a déclaré à la Conférence de Kaboul que "la paix est entre les mains des Afghans". Mais la réalité est peut-être plus complexe que cela.

Il faut d'abord rappeler que la question des négociations trouve sa source dans la stratégie de sortie américaine qui remonte à la présidence Obama. Cette approche devait différencier les combattants armés nationaux et étrangers. Il fallait faire le distinguo entre les étrangers et des groupes terroristes locaux qui seraient des opposants armés à leur propre Etat, ce qui devait pousser ces derniers à rejoindre la table des négociations. 

Kanechka Sorkhabi : Depuis un ensemble d'éléments ont été créés avec un vocabulaire spécifique, on distingue les terroristes des Talibans des groupes internationaux. Tout un champ sémantique a donc été ouvert.

En Afghanistan un conseil national pour la paix a été créé mais n'a pu arriver à un quelconque résultat. On se rappelle de son premier président qui a été tué par un kamikaze qui devait lui apporter un message de négociation. Le changement majeur c'est que le gouvernement afghan a décidé de lancer un processus à l'initiative de l'Afghanistan pour mettre en avant cette question des négociations de paix. C'est une toute nouvelle stratégie qu'a mise en place le gouvernement d'unité nationale qui résulte des élections de 2016.

Cette nouvelle stratégie a trois buts: clarifier la situation, promouvoir la coopération et enfin que l'Etat afghan soit force de proposition. Ce sont ces trois objectifs qui ont concouru à la création du processus de Kaboul. La première réunion a eu lieu en juin 2017  et il en a résulté un certain nombre de discussions et un début de coopération sur la question des négociations avec les opposants armés avec notamment la réhabilitation de Gulbuddin Hekmatyar du parti Hezb-e-Islami.

La deuxième réunion du processus de Kaboul pour la paix et la sécurité a eu lieu ce mercredi 24 février à l'initiative du gouvernement afghan. Etaient présents à cette conférence des représentants ministériels mais aussi de représentants spéciaux des Etats de la région, de grandes puissances (Russie, Chine notamment) mais aussi d'organisations internationales.

Il y a d'abord eu un effet d'annonce en disant qu'il n'y avait pas de préconditions dans les négociations avec les Talibans. Puis une phase de clarification de la situation  qui est intéressante car un certain nombre de chiffres ont été divulgués. Le ministre de l'Intérieur d'Afghanistan a par exemple annoncé que les revenus des groupes armés s'élevaient à plus de 2,5 milliards de dollars, ce qui provient évidemment de la culture du pavot et de son commerce. Le chef du renseignement a lui annoncé la capture de plus de 650 combattants étrangers, preuves à l'appui, afin de montrer la présence e l'implication de forces étrangères.

Cela pose la question de : "Qui sont ceux qui se battent en Afghanistan?". Le conseiller à la sécurité nationale a indiqué qu'il y avait deux groupes distincts. Un groupe Afghan avec lequel le gouvernement négociera et des éléments étrangers. Pour l'heure il n'y a pas de représentation de ces groupes-là.

Puis, il y a eu la demande de la part de Kaboul de la coopération aussi bien régionale qu'internationale pour soutenir l'Etat afghan autour de son plan de paix.

Ce dernier a essentiellement pour but d'entamer un processus de négociations. Kaboul souhaite et propose que les Talibans soient reconnus comme un groupe politique et non plus comme un groupe armé. De ce fait ils pourraient jouir de représentation à Kaboul ou dans un Etat tiers à la condition que les Talibans reconnaissent l'Etat afghan, sa constitution et qu'il y ait un cessez le feu.

Cela permettrait de mettre en places les bases d'une négociation. Dans cette continuité l'Afghanistan propose également la liberté de déplacement, de regroupement des familles de Talibans pour pouvoir négocier avec l'Etat qui s'engagerait à assurer leur protection.

Il y a aussi la question de la liste noire des Nations-Unies. S'il y a un processus de paix accepté par les deux partis il y aura dans ce processus la libération des prisonniers talibans et la suppression des noms des personnes qui sont actuellement sur la liste noire des Nations-Unies.

La situation actuelle est-elle favorable aux pourparlers pour le gouvernement afghan ?  

Oui car cette conférence est intervenue à un moment où il y a une vraie accentuation de la pression militaire économique et politique sur les Talibans et leurs soutiens.

Une pression qui s'illustre à travers des offensives importantes en Afghanistan par les forces de sécurité afghanes, des opérations aériennes menées par les Etats-Unis le tout conjugué aux pressions diplomatiques sur le Pakistan (avec la menace de le placer sur la liste des Etats financeurs du terrorisme). C'est toute cette pression qui a poussé les Talibans à envoyer une lettre ouverte aux Etats-Unis pour demander la négociation entre les Talibans et les Etats-Unis.

C'est dans ce contexte que les autorités afghanes ont décidé de prendre le leadership des négociations en demandant le soutien de la communauté internationale.

Le journaliste Sami Yousafzai qui couvre le conflit depuis 15 ans avance que la ligne des Talibans de "pas de négociation de paix tant qu'il restera des soldats des Etats-Unis sur le territoire" ne semble pas si absolu. Qu'en pensez-vous ?

Il y a plusieurs éléments. Le premier c'est, on l'a dit, l'existence de cette lettre envoyée aux Etats-Unis pour demander des négociations directes. C'est un élément majeur car il n'y avait pas de communication de ce type là avant les pressions que l'on a évoqué ci-dessus. Maintenant il est difficile de répondre à votre question car il est difficile de savoir qui sont les Talibans. S'agit-il d'un groupe autonome, structuré, organisé qui se nommerait comme tel avec un leadership afghan? Dans ce cas, ce groupe, ou est-il, comment fonctionne-t-il ?

Ce n'est pas clair car même si l'on note la présence d'éléments nationaux, la présence de groupes qui laissent à penser qu'il y aurait des Talibans organisés on constate  la présence d'influences étrangères (ce n'est pas pour rien que les deux shura importantes sont situées au Pakistan) et que ce conflit a une dimension internationale. On ne prend pas trop de risques à supposer que les groupes locaux sont financer et coordonnés par des forces qui seraient extérieures au pays.

Difficile dans ce contexte, d'abord de définir un interlocuteur avec qui discuter et de savoir quelles sont ses "lignes rouges".

Quel est l'impact de l'apparent renforcement de l'Etat islamique en Afghanistan sur ces négociations ?

La question de Daech est une question qu'il faut prendre avec beaucoup de prudence. La présence de l'Etat Islamique sur le territoire est liée principalement à la question du retour des combattants après les déroutes de l'organisation terroriste en Irak et en Syrie. Sur le sol afghan il y a eu un temps des groupes armés qui se sont labellisé "Daech" et des affrontements assez importants entre ceux qui les Talibans et ces derniers. Mais c'était un affrontement pour les ressources puisqu'il s'agissait de prendre le contrôle de certains territoires ou de certaines routes pour maîtriser le trafic de drogue plus qu'autre chose.

Aujourd'hui il y aurait peut-être un accord de cessez-le-feu et un rapprochement  mais il faut se rendre compte que ces réseaux sont extrêmement proches, il y a souvent des combattants qui  passent d'un groupe à l'autre et les questions idéologiques relèvent plus de l'aspect marketing.

La vraie question à poser dans le cadre de possibles négociations avec les Talibans est : "Jusqu'où négocier ?" Si l'on fait la paix avec des Talibans et qu'un autre groupe armé survient, jusqu'où le principe des négociations tiendra ?

 

 

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