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© AHMAD AL-RUBAYE / AFP
© AHMAD AL-RUBAYE / AFP
Bombes à retardement

Ces déserteurs de l’Etat islamique qui ne le sont qu’à demi

Publié le 04 mars 2018
Pour les besoins de son nouveau livre consacré aux déserteurs de l'Etat islamique, le journaliste Thomas Dandois a rencontré plusieurs anciens djihadistes. Il prévient : tous ne sont pas repentis.
Thomas Dandois
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Thomas Dandois est un réalisateur et grand reporter. Sa filmographie se compose d'une trentaine d'œuvres.  
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Pour les besoins de son nouveau livre consacré aux déserteurs de l'Etat islamique, le journaliste Thomas Dandois a rencontré plusieurs anciens djihadistes. Il prévient : tous ne sont pas repentis.

Atlantico : Vous venez de publier, avec François-Xavier Trégan, "Daesh, paroles de déserteurs" (éd. Gallimard), une plongée au cœur de la machine État islamique qui dévoile les différentes facettes de l'organisation à travers les mots de ceux qui s'en sont échappés Pourquoi avoir écrit ce livre sur les déserteurs de l'Etat islamique ?

Thomas Dandois : Ce livre est la conclusion logique des deux précédents documentaires que nous avions faits pour Arte et qui traitent des déserteurs de Daech. Le premier portait sur les adultes et nous a conduit naturellement au deuxième qui traitait lui des enfants de l'Etat Islamique (Ashbal – Les lionceaux du califat). Et ces documentaires n'ont pas été réalisés sans peine vu la sensibilité du sujet et la difficulté inhérente à créer des connexions avec les acteurs.

Nous avons d'abord fait trois voyages en Turquie pour essayer de rencontrer le réseau de passeurs qui aide les déserteurs à s'extraire du joug de l'organisation terroriste et nous n'avons rencontré personne. Nous n'avons fait aucune interview, nous nous sentions observé par tout le monde. Il aura fallu attendre le troisième voyage pour commencer à créer des connexions, et de nombreux autres pour rencontrer tous ceux qui sont présents dans les documentaires et pour réunir tous les témoignages contenus dans ce livre.

L'objectif était de  comprendre ce qu'est Daech de l'intérieur. Non pas comme on le voit souvent à travers le biais d'experts à Paris mais en rencontrant directement les ouvriers de la "machine", ceux qui ont vécu la chose de l'intérieur et qui nous racontent leurs parcours respectifs et leurs expériences.

Avec ce livre, nous voulons montrer que l'Etat Islamique, contrairement à ce que l'on a pu et peut encore penser, n'est pas une entité monolithique comme le suggèrent les vidéos de propagande qui ont leurré beaucoup de gens.

Que font concrètement le réseau d'exfiltration des déserteurs Thurwwar Raqqa et ses chefs, Mahmoud et Abou Shouja, que vous avez rencontré et dont vous écrivez en partie l'histoire ?

D'abord, il faut savoir qu'aujourd'hui les contacts que l'on entretient avec eux sont très ténus sans avoir complètement disparu. Nous avons vite compris qu'ils avaient besoin, pour des raisons qui sont les leurs, de mettre leur travail en lumière pendant un temps. Depuis ils sont retourné à une sorte de clandestinité.

Abou Shouja et Mahmoud sont d'anciens combattants de l'ASL (Armée Syrienne Libre), originaires de Raqqa et sont allé sur les lignes de front pendant un temps. Un jour, ils ont pensé que le meilleur moyen d'affaiblir l'Etat islamique était d'aider à faire sortir ceux qui voulaient déserter les rangs de l'organisation terroriste car dégoutés de ce qu'ils y ont fait ou y ont vu.

Ces gens ont compris que toutes les promesses de l'organisation terroriste n'étaient que des mensonges.  Tous les témoignages recueillis dans le livre montrent bien que l'organisation vous accueille à bras ouverts lorsque vous y rentrez mais il s'agit en fait d'un allé simple. Des portes grandes ouvertes à l'arrivée mais closes pour en sortir, et pour ceux qui se font prendre en train d'essayer de déserter, c'est la mort assurée.

Mais un déserteur est-il forcément un repenti ?

Non. Même si la plupart des gens que l'on a interrogés disent qu'ils ont été dégoûtés et promettent que, pour eux, "c'est terminé". On sent que certains sont des déserteurs sans forcément être des repentis. Certains témoignent : "si un jour, un Etat islamique se recréé sans qu'il soit dirigé par des malfrats", ils pourraient de nouveau adhérer au projet. C'est notamment le cas d'Abou Maria, celui qui, au début du livre nous montrait une photo de sa nièce dont le pied reposait sur un cadavre. Lui, le cadavre, il ne le voyait même plus. On sent que cet homme a toujours évolué dans un environnement de violence et il parle aujourd'hui de partir rejoindre ses "frères Rohingyas" en Birmanie. Pour d'autres, la désillusion a été beaucoup plus forte, comme pour ce gamin qui œuvrait dans les services de renseignement de Daech. Le jour où un des dirigeants de l'Etat Islamique l'a violé, c'est tout son monde qui s'est écroulé. Mais, in fine, on ne peut jamais vraiment savoir si un déserteur est vraiment repenti.

Après avoir rencontré tant de déserteurs, aux parcours si différents quel regard portez-vous sur les débats ou plutôt l'absence de débats en France quant à la question de la gestion du retour des djihadistes ?

Dans le livre, les membres de ce réseau de passeurs nous expliquaient que leur stratégie était de faire sortir un maximum de gens pour affaiblir l'EI et de travailler en collaboration avec les occidentaux. Au départ ils se disaient peut-être même naïvement qu'ils allaient pouvoir travailler avec les ambassades en leur donnant des informations sur les ressortissants des pays qui avaient déserté et ce qu'ils avaient fait au sein de l'organisation terroriste.

Mais 90% leurs demandes restaient lettres mortes. Le message était "Ils sont là-bas, gardez les, débrouillez-vous, on ne veut pas savoir". Ce qui exaspère Abou Shouja et Mahmoud car eux, avertissent du fait que ces déserteurs, s'ils ont l'intention de rentrer, finiront par y arriver.

Il faut comprendre que Mahmoud et Abou Shouja disposent d'une mine d'informations grâce à leurs réseaux sur l'organisation Etat Islamique et sur les activités des djihadistes. Avant de faire sortir qui que ce soit de Syrie, ils enquêtent pendant des semaines sur les personnes à exfiltrer -pour leur propre sécurité également- afin de savoir quelles ont été leurs actions et leur degré de dangerosité. Collaborer avec ces gens pourrait être très utile pour nos services de renseignement.

"Daesh, paroles de déserteurs" de Thomas Dandois et François-Xavier Trégan, aux éditions Gallimard

"Daesh, paroles de déserteurs" de Thomas Dandois et François-Xavier Trégan

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Commentaires (4)
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AUSTRAL98
- 06/03/2018 - 05:04
ASL et EI kikif bourricot
Les membres de l'ASL passent dans l'EI et lycée de Versailles, ils sont manipulés pour des intérêts pétroliers mais eux pensent qu'ils combattent pour l'Islam, donc oui ils combattent pour l'Islam et lorsqu'ils seront bien au chaud dans les quartiers des villes européennes , ils reprendront leur activité.
Leurs commanditaires doivent être démasqués et neutralisés.
vangog
- 05/03/2018 - 00:01
Seule solution: des frontières à l’Europe!
avec expulsions strictes des clandestins et assèchement des associations caritativo-gauchistes associées aux mafias de passeurs’...mais là, on rêve d’une liberté que nous ont retirés les techno-fascistes europeistes, n’est-ce pas?...
A M A
- 04/03/2018 - 19:55
Comment peut-on croire un
Comment peut-on croire un seul instant à leur sincérité? En étant c... ou complice.