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Bonnes feuilles

Le vin, produit de luxe, emblème de la France... et pourtant, la vigne se meurt petit à petit

Publié le 03 mars 2018
Lilian Berillon était un pépiniériste comme les autres. Longtemps il a considéré le cep comme une marchandise : rendement et productivité régissaient son travail. Jusqu’au jour où il a compris qu’il risquait de devenir un trader, un « courtier du végétal », performant et à courte vue …. Aujourd’hui, les plus grands domaines s’arrachent ses conseils et souhaitent lui acheter ses plants. Extrait de "Le jour où il n'y aura plus de vin" de Laure Gasparotto et Lilian Bérillon, aux éditions Grasset (1/2).
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Lilian Berillon était un pépiniériste comme les autres. Longtemps il a considéré le cep comme une marchandise : rendement et productivité régissaient son travail. Jusqu’au jour où il a compris qu’il risquait de devenir un trader, un « courtier du végétal », performant et à courte vue …. Aujourd’hui, les plus grands domaines s’arrachent ses conseils et souhaitent lui acheter ses plants. Extrait de "Le jour où il n'y aura plus de vin" de Laure Gasparotto et Lilian Bérillon, aux éditions Grasset (1/2).

À l’heure où la presse s’extasie devant de nouveaux chais clinquants à plusieurs millions d’euros, imaginés par de célèbres architectes, la vigne se meurt. Chaque année, son espérance de vie diminue. Autrefois on plantait pour cent ans, demain ce sera à peine pour vingt-cinq. Le coupable ? Le réchauffement climatique bien sûr, mais aussi et surtout l’homme, et ses techniques de culture. Dans cinquante ans, si rien n’est entrepris dès à présent, le vin tel que nous le connaissons et l’aimons – avec ses terroirs prestigieux, ses grands crus et ses coteaux qui s’ombrent à l’automne d’un grenat antique – aura disparu…

Lilian Bérillon était un pépiniériste comme les autres. Longtemps, il a considéré le cep comme une marchandise : rendement et productivité régissaient son travail. Jusqu’au jour où il a compris qu’il risquait de devenir un « courtier du végétal », un trader performant et à courte vue…

Aujourd’hui, les plus grands domaines, mais aussi nombre de vignerons qui cherchent à trouver des solutions pour le long terme, s’arrachent ses conseils et souhaitent lui acheter ses plants. Son secret ? Une métamorphose radicale dans la conception de la vigne. Finis, les plants horssol, issus du clonage et des éprouvettes, Lilian Bérillon parcourt le monde à la recherche des sarments qui donneront les raisins de demain, taillés pour affronter le temps qui passe et le climat qui change. Il s’agit avant tout de restituer au vignoble son histoire biologique et de revenir à des méthodes de culture fiable. Car le vin n’est pas une affaire de chimistes ou de pépinières au goutte-à- goutte, mais le fruit du mariage entre l’homme et la nature : le sang de la terre.

Ce récit est celui d’un combat pour la sauvegarde d’un patrimoine vieux de plusieurs millénaires. Des premiers vignobles gallo-romains aux clos fondés par les moines, des cépages bourguignons aux grands châteaux de Bordeaux et de la Napa Valley, c’est un chapitre de notre histoire qui s’effacerait… La France est le premier pays producteur mondial de plants de vigne, avec 225 millions d’unités en 2016. Lilian Bérillon en produit à peine deux millions. Mais sa voix se distingue des autres, parce qu’il est lié à une histoire familiale forte autour du monde de la pépinière. Ses racines sont profondes. Contrairement à nombre de ses contemporains qui grandissent sans connaître leur histoire, Lilian propose un message de bon sens. Il rappelle que la vigne, cette liane des forêts originelles, a tissé depuis toujours un lien avec les hommes. « À bien des égards, comprendre l’histoire de la civilisation, c’est comprendre l’histoire du vin. Du point de vue économique, religieux, social, médical et politique, la vigne domestiquée est liée aux différentes cultures de l’humanité depuis le néolithique au moins, et peut-être même avant », écrit l’archéologue Patrick McGovern dans Naissance de la vigne et du vin 1 . Dans les régions montagneuses du nord du Proche-Orient, un phénomène de « culture du vin » a en effet commencé vers 6 000  ans avant J.-C., d’après ses récentes découvertes en Géorgie. « En domestiquant des variétés de plantes et des animaux, les êtres humains sont devenus maîtres de leur destin », poursuit-il. Or, aujourd’hui, si l’on suit Lilian Bérillon dans ses constats, on peut légitimement se demander de quel destin nous sommes maîtres. Le dépérissement de la vigne est si inquiétant que nous devons reprendre en main l’héritage de nos ancêtres. Allons-nous encore boire du vin si nous ne reprenons pas le fil du processus enclenché il y a des milliers d’années ? Que vont devenir les 10 000 cépages encore produits dans le monde, dont seulement 1 400 sont utilisés pour produire du vin ? Le combat de Lilian Bérillon se situe là, dans la sauvegarde pour la diversité, garante de toute vie.

Extrait de "Le jour où il n'y aura plus de vin" de Laure Gasparotto et Lilian Bérillon, aux éditions Grasset

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Ganesha
- 04/03/2018 - 10:06
Prévisions climatiques
Heureusement, nous avons ici deux ''grands experts'', malheureusement, ils sont anonymes... Le temps qu'il fera dans cinquante ans ? Ni eux, ni moi, ne seront encore vivants pour le constater ! Mais, en général, ce sont ceux qui en savent le moins, qui crient le plus fort !
Borgowrio
- 03/03/2018 - 19:04
Journaliste au "monde" torchon gauchiste "
Encore un chevalier de l'apocalypse en mal de sensation , qui ne prend pas de risque pour dire ce qui va se passer dans cinquante ans ( ce pignouf sera oublié depuis longtemps ) ... C'est en fait tout le contraire , jamais le vin n'a été aussi bon et les vignobles français convoités par les investisseurs du monde entier
moneo
- 03/03/2018 - 16:31
j'ai un doute
http://www.mediatheque-villefranche.com/index.php?option=com_content&view=article&id=232:le-phylloxera&catid=31:decouvertes&Itemid=76

la vigne millénaire a déjà disparu avec le phyloxera .De plus comment de nouveaux cépages non exploités pourraient garder les caractéristiques spécifiques de nos vins ?
le Pinot c'est du pinot il n'a pas le même goût suivant le sol ou l est planté ..si le pinot disparait ou est greffé avec une vigne d'autrefois aurons nous les mêmes bouteilles? j'ai un doute sérieux.

En lisant ce texte j'ai l'impression que nous sommes dans le même style de pensé alarmiste, style religion verte ,surtout que les températures depuis le moyen âge ont joue au yoyo
bref pas convaincu