En direct
Best of
Best of du 10 au 16 octobre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Recep Tayyip Erdogan estime qu'Emmanuel Macron veut "régler ses comptes avec l'islam et les musulmans"

02.

Le général Pierre de Villiers estime "qu'il y a désormais un risque de guerre civile en France"

03.

Non, la République ne peut pas protéger les musulmans de l’islam radical et voilà pourquoi

04.

Et Idriss Sihamedi décida d’entrer en guerre contre Gérald Darmanin…

05.

La dette européenne s’arrache comme des petits pains. Mais il y a une très mauvaise nouvelle derrière la bonne

06.

Coronavirus : L’Etat freine-t-il des médicaments français qui pourraient être efficaces ?

07.

Hommage à Samuel Paty : Emmanuel Macron dénonce les lâches qui ont livré le professeur aux barbares mais oublie de cibler le "pas-de-vagues"

01.

Coronavirus : L’Etat freine-t-il des médicaments français qui pourraient être efficaces ?

02.

Gérald Darmanin & Brad Pitt bientôt papas, M. Pokora bientôt marié; Voici pense que le bébé de Laura Smet s'appelle Léo, Closer Jean-Philippe; Adele aurait succombé au charme de l'ex (cogneur) de Rihanna; Kanye West propose l'union libre à Kim Kardashian

03.

Comment les islamistes ont réussi à noyauter la pensée universitaire sur... l’islamisme

04.

Décapitation islamiste : est-il encore temps d’arrêter la spirale infernale… et comment ?

05.

Islamisme : la République de la complaisance

06.

La France maltraite ses profs et devra en payer le prix

01.

Décapitation islamiste : est-il encore temps d’arrêter la spirale infernale… et comment ?

02.

Professeur décapité : voilà ce que nous coûtera notre retard face à l’islamisme

03.

Islamisme : la République de la complaisance

04.

Professeur décapité : souvenons-nous de la phrase d'Arletty

05.

Professeur décapité à Conflans-Sainte-Honorine : "Il a été assassiné parce qu'il apprenait à des élèves la liberté d'expression"

06.

Professeur décapité : "je crains plus le silence des pantoufles que le bruit des bottes"

ça vient d'être publié
décryptage > Environnement
Effet bénéfique ?

Si vous pensez que la pollution des villes va décroître grâce au télétravail cet hiver, vous vous trompez

il y a 20 min 32 sec
décryptage > France
Lutte contre le séparatisme

La nouvelle bataille de France

il y a 35 min 9 sec
décryptage > Economie
Diversions budgétaires

La dette européenne s’arrache comme des petits pains. Mais il y a une très mauvaise nouvelle derrière la bonne

il y a 55 min 57 sec
light > Culture
Enchères
Une oeuvre de Banksy parodiant Monet a été vendue 8,5 millions d'euros chez Sotheby's à Londres
il y a 14 heures 55 min
pépites > Santé
46 millions de personnes concernées
Covid-19 : Jean Castex annonce l'instauration du couvre-feu pour 38 nouveaux départements et la Polynésie dès samedi
il y a 15 heures 57 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Man Ray et la mode" : quand un photographe surréaliste magnifie les femmes... Une exposition d'une suprême élégance

il y a 16 heures 56 min
pépites > International
Réformes attendues
Liban : Saad Hariri a été officiellement désigné Premier ministre
il y a 18 heures 28 min
rendez-vous > Media
Revue de presse des hebdos
Boualem Sansal alerte sur la guérilla islamiste qui nous menace, le recteur de la mosquée de Paris sur l’entrisme des radicaux; Bertrand cherche à s’attirer les bonnes grâces de Sarkozy, Bayrou ménage Le Maire; Le Drian organise les macronistes de gauche
il y a 19 heures 52 min
décryptage > France
Séparatisme

Les impensés de l’attentat terroriste de Conflans

il y a 21 heures 50 min
décryptage > Santé
Coronavirus

Covid-19 : l’Allemagne investit massivement dans un plan de ventilation et la France serait bien inspirée de l’imiter

il y a 22 heures 25 min
pépites > Politique
Immigration
L'ex-ministre de la Justice souhaite supprimer l’acquisition automatique de la nationalité française par mariage
il y a 22 min
décryptage > Politique
Un effort SVP

Monsieur le président, pourriez vous - de temps en temps au moins - dire "France" au lieu de "République" ?

il y a 43 min 41 sec
décryptage > Politique
Maison Blanche

Trump Biden : vers une élection beaucoup plus serrée qu’il n’y paraît ?

il y a 1 heure 12 min
pépites > Politique
Calendrier électoral
François Bayrou, haut-commissaire au Plan, est favorable à un report des élections régionales
il y a 15 heures 18 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Féministe pour Homme" de Noémie de Lattre : rira bien qui rira la dernière

il y a 16 heures 34 min
pépites > International
Tensions
Recep Tayyip Erdogan estime qu'Emmanuel Macron veut "régler ses comptes avec l'islam et les musulmans"
il y a 17 heures 59 min
pépite vidéo > Politique
Idéologie
Jean-Michel Blanquer : "Ce qu'on appelle l'islamo-gauchisme fait des ravages"
il y a 19 heures 16 min
décryptage > International
Campagne électorale

Election présidentielle en Côte d’Ivoire : ne pas rejouer les luttes du passé

il y a 21 heures 33 min
décryptage > Politique
A l’Ouest, rien de nouveau

Le terrorisme fait-il encore bouger les lignes chez les électeurs ?

il y a 22 heures 14 min
décryptage > High-tech
Menace incontrôlable en vue ?

Ces deepfakes de photos de (vraies) femmes nues que des bots génèrent à la chaîne

il y a 22 heures 35 min
© Pixabay
© Pixabay
Bonnes feuilles

L'eau française, une des plus abordables d'Europe ? Pas si sûr…

Publié le 22 février 2018
Le marché de l'eau en France demeure opaque. Pour la plupart des habitants des plus grandes villes, la facture est souvent invisible, car noyée dans les charges collectives. Sait-on pourtant que le véritable prix du mètre cube d'eau en France est de 1,50 euro, quand le prix moyen payé par les abonnés en France est de 3,98 euro par m3 ? Une enquête édifiante sur une situation intolérable à l'heure où, avec le changement climatique et l'apparition de nouvelles pollutions chimiques, la gestion de l'eau devient cruciale. Extrait de "Plongée en eau trouble" de Thierry Gadault, publié aux Editions Michalon (2/2)
Thierry Gadault
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Thierry Gadault, journaliste économique indépendant, a travaillé pour La Tribune, l'Expansion et le Nouvel Économiste. Il est co auteur d’"Henri Proglio, une réussite bien française. Enquête sur le président d'EDF et ses réseaux, les plus...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Le marché de l'eau en France demeure opaque. Pour la plupart des habitants des plus grandes villes, la facture est souvent invisible, car noyée dans les charges collectives. Sait-on pourtant que le véritable prix du mètre cube d'eau en France est de 1,50 euro, quand le prix moyen payé par les abonnés en France est de 3,98 euro par m3 ? Une enquête édifiante sur une situation intolérable à l'heure où, avec le changement climatique et l'apparition de nouvelles pollutions chimiques, la gestion de l'eau devient cruciale. Extrait de "Plongée en eau trouble" de Thierry Gadault, publié aux Editions Michalon (2/2)

Cocorico! Soyons fiers, nous les Français, le tarif moyen de l’eau et de l’assainissement collectif en vigueur dans le pays est l’un des moins élevés d’Europe. « L’eau et l’assainissement coûtent 11 % moins cher en France qu’en Europe », trompète France Info le 27 novembre 2017. « La France reste un des pays d’Europe où l’eau est la moins chère », confirme, le 28 novembre 2017, le quotidien économique Les Échos. « L’eau courante est plutôt bon marché », ajoute, le même jour, Le Figaro.

Une nouvelle fois, une grande partie de la presse est tombée dans le piège tendu par la FP2E, le lobby patronal des entreprises privées du secteur. Si tout le monde a bien signalé que le baromètre NUS Consulting était publié par la fédération professionnelle, rares sont les journaux qui, comme La Tribune, ont signalé, dès les premières lignes, que ce baromètre se contentait d’étudier les tarifs de cinq grandes villes dans chacun des pays européens. Il ne s’agit donc pas d’une étude sérieuse sur la moyenne tarifaire dans chacun des pays.

Et puis, quel sens cela a de comparer un pseudo tarif moyen en France (3,56 euros selon cette étude) et au Danemark (6,61 euros)? Pour ceux qui ne le sauraient pas, l’eau potable distribuée dans l’Hexagone est pompée soit dans les nappes phréatiques, soit dans les cours d’eau. Dans la plupart des cas, les usines de production utilisent très peu de traitement pour la rendre potable. Ce qui n’est pas le cas au Danemark : selon Eurostat (l’office européen de statistiques), ce pays prélève, chaque année, plusieurs milliards de m3 d’eau de mer pour sa consommation en eau potable. Transformer cette eau salée et polluée en eau consommable coûte logiquement bien plus cher que pomper une nappe phréatique dont la qualité de l’eau est quasi impeccable…

Pas grave pour la FP2E, l’objectif visé par la publication de cette étude, pour le moins guère crédible, a été atteint: faire croire que le prix de l’eau n’est pas cher en France, et enterrer ainsi toute nouvelle polémique sur le sujet. Depuis une dizaine d’années, le lobby de l’eau sait que les tarifs de l’eau provoquent des réactions épidermiques. Tout a commencé en janvier 2006 avec la publication de la première étude de l’association de consommateurs UFC Que Choisir. Consacrée aux villes de plus de 300 000 habitants, elle montrait que les opérateurs privés dé- gageaient des marges très élevées: pour le Sedif, le syndicat intercommunal de l’eau qui dessert 150 municipalités d’Ile-de-France et qui a confié le contrat à Veolia depuis 1923, la marge nette était ainsi évaluée à 59 % ! L’étude affirmait également que le prix de l’eau était 1,7 fois plus cher que son coût réel à Lyon (une ville Veolia). À l’époque, les géants de l’eau et leur association professionnelle avaient dénoncé cette enquête jugée non sérieuse et le Sedif promettait un procès qui n’a jamais été intenté…

Un an plus tard, UFC Que Choisir publiait une deuxième enquête sur le sujet et comparait la situation dans les villes qui avaient conservé l’eau et l’assainissement dans le giron public à celles qui les avaient délégués au privé. « Avec la deuxième liste de villes, l’étude porte désormais sur 19 communes et syndicats de communes. Commençons par la bonne nouvelle. Certaines collectivités locales facturent l’eau au juste prix. C’est le cas d’Annecy, Chambéry, Clermont-Ferrand et Grenoble. Leur marge se situe entre 10 et 19 %, ce qui n’a rien d’excessif même si le coût de l’assainissement facturé à Grenoble et Annecy paraît un peu élevé. Cette tête de classement pourrait chagriner les multinationales de l’eau. Ces quatre villes ont en effet un point commun: elles gèrent le service de l’eau en direct, sans recourir au privé », expliquait l’association dans son communiqué de presse. Si d’autres régies publiques affichaient des tarifs très élevés, l’association notait que « la palme des excès tarifaires revient au Sedif, au syndicat des eaux de la presqu’île de Gennevilliers (92) et à Marseille, qui ont confié la distribution à un délégataire privé. 60 % de marge sur ce service, c’est exorbitant. »

Dix ans plus tard, la situation n’a guère évolué, malgré les baisses de prix imposées aux acteurs privés pour pouvoir conserver leur contrat de délégation de service public. Le baromètre de la FP2E, qui en est à sa onzième édition, tombait d’ailleurs à point nommé pour faire taire de nouvelles accusations selon lesquelles les prix en France sont bien trop chers. Les accusations ont été relancées par la publication, au cours du premier semestre 2017, de plusieurs rapports de la Cour des comptes concernant la gestion de l’eau en Ile-de-France.

Extrait de "Plongée en eau trouble" de Thierry Gadault, publié aux Editions Michalon

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires