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Bonnes feuilles

Mai 68 : quand les "nouveaux" rapports profs/élèves se terminaient en drames...

Publié le 19 février 2018
Mai 1968 a affranchi la sexualité de ses tabous et de ses archaïsmes. Pour le meilleur, mais aussi pour le pire, car avec cette « révolution », les plus jeunes ont été entraînés dans une sexualité prématurée, reconnue aujourd’hui comme violente. Historienne, féministe engagée, Malka Marcovich a été témoin de ce qu’a représenté Mai 1968 pour toute une génération. Forte de cet héritage de liberté, mais aussi consciente des dérives, elle est allée à la rencontre de femmes et d’hommes qui ont souffert d’un climat d’abus sexuel, insidieux ou manifeste. Extrait de "L'Autre héritage de 68" de Malka Marcovich, publié aux Editions Albin Michel (1/2)
Malka Marcovich
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Malka Marcovich est historienne et féministe engagée
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Mai 1968 a affranchi la sexualité de ses tabous et de ses archaïsmes. Pour le meilleur, mais aussi pour le pire, car avec cette « révolution », les plus jeunes ont été entraînés dans une sexualité prématurée, reconnue aujourd’hui comme violente. Historienne, féministe engagée, Malka Marcovich a été témoin de ce qu’a représenté Mai 1968 pour toute une génération. Forte de cet héritage de liberté, mais aussi consciente des dérives, elle est allée à la rencontre de femmes et d’hommes qui ont souffert d’un climat d’abus sexuel, insidieux ou manifeste. Extrait de "L'Autre héritage de 68" de Malka Marcovich, publié aux Editions Albin Michel (1/2)

L'éducation alternative anti-autoritaire et/ou libertaire, voilà le slogan éducatif des nouveaux enseignants qui ont fait la révolution en 1968, ont obtenu leurs diplômes et se passionnent pour les nouveaux best-sellers pédagogiques : Libres enfants de Summerhill, publié en 1971, et Une société sans école. Ils affirment, mêlent de manière péremptoire des phrases issues des réflexions de Reich, Guattari, Deleuze, Foucault. L'éditeur Maspero est un des plus engagés dans l'émergence de cette pensée par la réédition d'anciens auteurs jusqu'alors interdits ou non traduits et de nouveaux écrivains de talent, tel Georges Perec. Jean-Paul Sartre signe nombre de préfaces. Un tourbillon intellectuel indéniable et prolifique dont les adolescents ne saisissent pas grand-chose et qui se transforme en un grand bazar mental qu'infligent certains professeurs à leurs élèves. Les classiques – sauf Rousseau – ne trouvent pas grâce à leurs yeux. Aux ados subjugués par tant de paroles pop, les vieux profs croûtons, qui semblent d'un autre siècle, peinent à enseigner Corneille, Racine et même Molière. Les collèges et les lycées ont aboli les frontières générationnelles.

Les profs et les élèves se voient en dehors des cours. Ceci est parfaitement illustré par Mourir d'aimer, d'André Cayatte, en 1970, qui bouleverse toute une génération. Le film a pour ambition de montrer l'histoire tragique de Gabrielle Russier, incarnée par Annie Girardot. Cependant, le message semble ailleurs lorsque l'on y regarde de plus près : images subliminales dans l'appartement de l'enseignante qui partage des moments de grande amitié – y compris les vacances – avec ses élèves et dont les murs du salon sont décorés de mots d'ordre de Mai 1968, dont un grand poster avec le visage de Cohn-Bendit – « Nous sommes tous des indésirables » – et une photo de nu de Jean-François Bauret. Céline, quinze ans en 1975, lycéenne parisienne, se souvient :

« Chaque week-end, nous organisions des boums avec les profs les plus sympas, parfois même à la campagne, où nous restions la nuit. Nous fumions du haschich avec ces profs que nous trouvions super.

« Des couples se formaient entre profs et élèves le temps de la boum. M. T., que nous appelions hors du lycée par son prénom, avait un sex-appeal incroyable et dansait génialement. Je ne sais pas combien de filles ont succombé à ses avances. Un jour il m'a choisie en s'approchant de mon oreille durant un slow : “Tu es adorablement perverse !” Sa femme, prof d'allemand qui draguait les garçons, était là. J'ai craqué. Je ne pouvais pas reculer. On aurait pensé que j'étais coincée. Il m'a emmenée dans le jardin et nous avons eu une relation sexuelle. Je faisais semblant d'avoir du plaisir. En fait, je ne ressentais rien. Je simulais. Il continuait de répéter : “Tu es une adorable perverse, petit vagin de sucre !”

« Arnaud était un copain formidable, très drogué, très drôle, très intelligent et malheureusement pour lui très laid. Il a essayé avec la femme de T., la prof d'allemand. Elle était très jolie, un mélange d'Anna Karina et de Twiggy en brune. Elle n'a pas voulu d'Arnaud. Il en a été très affecté. Quelques mois plus tard, il s'ouvrait les veines.

« J'avais l'impression que les profs nous disaient : “Regardez comme la vie est belle, regardez par la fenêtre, la vie est à vous.” Et quand on se jetait par la fenêtre, il n'y avait personne pour nous rattraper. »

Parmi les nouvelles expériences pédagogiques, l'une allait défrayer la chronique après 2010, celle qui avait été initiée par l'instituteur-psychologue Léonide Kameneff – L'École en bateau – à partir de 1969. Durant vingt-cinq ans, et jusqu'à la fermeture de l'école au tournant des années 1990, 500 jeunes de onze à seize ans ont sillonné les mers du globe. La première plainte pour agression sexuelle a été déposée en 1994. En raison des délais de prescription, seules les violences subies entre 1979 et 1992 pourront encore faire l'objet d'une plainte.

Extrait de "L'Autre héritage de 68" de Malka Marcovich, publié aux Editions Albin Michel

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"L'Autre héritage de 68" de Malka Marcovich

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