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Vision of division

Visite aux Nationalistes corses : les États-nations européens face à une nouvelle ère des revendications autonomistes

Publié le 06 février 2018
Le chef de l'Etat se rend ce mardi en Corse dans un contexte de revendications de partis nationalistes. Car la renonciation à tout ou partie de la souveraineté par les Etats conduit naturellement à l’affirmation de mouvements régionalistes forts.
Edouard Husson
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Universitaire, Edouard Husson a dirigé ESCP Europe Business School de 2012 à 2014 puis a été vice-président de l’Université Paris Sciences & Lettres (PSL). Il est actuellement professeur à l’Institut Franco-Allemand d’Etudes Européennes (à l’Université...
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Le chef de l'Etat se rend ce mardi en Corse dans un contexte de revendications de partis nationalistes. Car la renonciation à tout ou partie de la souveraineté par les Etats conduit naturellement à l’affirmation de mouvements régionalistes forts.

Atlantico : Emmanuel Macron entame une visite en Corse ce 6 février, pour les 20 ans de la mort du préfet Erignac, dans un climat de revendications des partis nationalistes. Corse, Catalogne, Flandre, Ecosse, Padanie, etc... Comment analyser l'évolution des mouvements autonomistes en Europe ? Où en sont les Etats nations dans cette tendance qui se dessine ? 

Edouard Husson : Il y a un premier constat à faire. La République, dès la Révolution Française, a posé l’adéquation entre un Etat et  une nation comme une évidence. Or, curieusement, la France est l’un des rares pays où cette correspondance soit vérifiée. Nous sommes entourés de pays où l’on voit, sur un même territoire étatique, s’affirmer de fortes identités régionales ou historiques. L’histoire de France est en fait plus compliquée qu’elle n’en a l’air. Louis XVI, comme tous ses prédécesseurs, parle « des peuples » sur lesquels il règne. La tradition monarchiste a gardé une conscience aiguë des diversités régionales: Maurras combat fortement le jacobinisme dans ses écrits. En fait, c’est assez simple à comprendre, l’incarnation de la souveraineté permet l’union de différents territoires directement à la personne du souverain. Comme disaient les juristes du Moyen-Age, « le roi est empereur en son royaume ».  Un Etat dont la souveraineté repose sur un principe, comme la République, aura tendance à se méfier des particularismes. Rappelez-vous les protestations lorsque Lionel Jospin avait parlé de « peuple corse ». De fait, la République peut difficilement se permettre ce genre de fantaisies. Pour l’emporter politiquement, dans un pays profondément divisé par la lutte entre l’Etat et l’Eglise, tous les pères de la République, de Robespierre à de Gaulle ont dû la proclamer comme « une et indivisible ». Des massacres de masse en Vendée à la difficile réintégration de l’Alsace, après 1918, l’Etat républicain a toujours, dans un premier mouvement, refusé la différence. Vous le voyez aussi dans le fait que, linguistiquement, la France est bien plus homogène que l’Allemagne ou l’Italie. L’école républicaine a imposé à coups de trique le gommage des accents régionaux, un phénomène très français.  A partir des années 1960, paradoxalement, c’est la gauche qui, en partie par conviction idéologique néo-individualisme, en partie par imitation du reste de la gauche européenne, se fait porteuse d’un nouveau régionalisme, plus spécifiquement encouragé à partir de l’élection de Mitterrand (ce maurrassien refoulé !). Mais le naturel reprend vite le dessus: regardez comme Hollande a fait passer le pays de 22 régions à 13 sans susciter de protestations.

Comment faire la part des choses entre une part "d’égoïsme local" et une part de stratégie cohérente pour préserver un héritage historique et une identité ? 

Il y a eu la grande poussée individualiste des années 1960. Elle implique, entre autres composantes, une dénonciation du nationalisme qui a mené aux deux guerres mondiales. En fait, l’histoire est bien plus compliquée que cela puisque, souvent, les régionalistes ont des parents qui se sont compromis dans la collaboration. Le nazisme a été très désireux d’encourager tout ce qui pouvait détruire les Etats et a largement financé les mouvements régionalistes. On notera, en outre, dans le cas de la France, que le mouvement régionaliste et ses traductions concrètes (l’apparition de panneaux de signalisation bilingues en Bretagne ou en Occitanie) sont largement des constructions intellectuelles. Exactement comme au XIXè siècle, les nationalismes ont été largement des inventions savantes avant de diffuser dans les classes moyennes. La poussée européeiste a évidemment encouragé cette tendance. Je pense moins à « l’Europe des régions », cette tarte à la crème, qu’au fait que l’Europe, affaiblissant voire confisquant les souverainetés, elle provoque, en réaction, la poussée de forts mouvements régionalistes. Dans le cas de la Grande-Bretagne, c’est autant l’effet de la mondialisation que de l’Europe qui peut expliquer la poussée écossaise.

Comment se conjuguent les principes d'ouverture grandissante qui ont pu caractériser la construction européenne de ces dernières années et un repli sur soi ?

L’Europe a encouragé, et souvent elle finance les régionalismes, pour affaiblir les Etats nationaux. Plus profondément, la renonciation à tout ou partie de la souveraineté par les Etats conduit assez naturellement à l’affirmation de mouvements régionalistes forts. Et puis vous avez l’effet de l’euro. Contentons-nous de constater que la monnaie unique conduit à de fortes inégalités au sein de la zone euro tout en limitant voire interdisant les transferts financiers compensateurs, qu’ils soient nationaux ou intra-européens. Cela vient justifier l’égoïsme des régions les plus riches. Les mouvements indépendantistes de Catalogne ou de Lombardie se voient justifiés par « le pacte de stabilité » européen dans leur tendance à vouloir larguer les amarres du pacte national. On ajoutera deux autres phénomènes explicatifs. La révolution de l’information rend viable économiquement les petites entités. Il y a un demi-siècle, tout le monde aurait ri au nez des Ecossais indépendantistes: la rareté et le coût de l’information donnaient un avantage aux grosses entités hiérarchiquement organisées. Aujourd’hui, l’information est abondante et quasi-gratuite grâce à la révolution numérique. Effectivement, l’Ecosse, la Catalogne ou la Padanie sont en 2018 viables économiquement. De petites nations comme l’Autriche ou le Danemark sont mieux gérées que la France, dont l’Etat n’en finit pas de procéder, de façon pathétique, à sa propre réforme, décrétée d’en haut par chaque nouveau président au lieu de faire confiance au citoyen muni de son smartphone. Dernier facteur, si l’on envisage la longue durée des sociétés, il y a des substrats anthropologiques qui favorisent plus ou moins une identité régionale forte. Emmanuel Todd vous expliquerait mieux que moi comme la famille souche catalane ou écossaise ou bien la famille communautaire endogame corse favorisent des identités régionales fortes. 

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Deudeuche
- 07/02/2018 - 12:48
@ajm
Oui et ça enmerde le reste du pays avec sa vision déjantée de la société. Son existence n’est due qu’a Une longue spoliation et un détournement des richesses du pays par une caste parasitaire agglutinée autour d’un pylône de l’exposituons universelle de 1889.
ajm
- 06/02/2018 - 16:21
Ile de France
"Franciliens hors sol" : l'Ile de France c'est tout de même 20% de la population française, plus du tiers de son PIB ( équivalent environ au PIB des Pays-Bas) , 40% de la masse fiscale imposable, près de la moitié de la RD du pays. Ce n'est pas la Corse.
Deudeuche
- 06/02/2018 - 12:50
Et oui il n’y a pas que des franciliens hors sols
En France.des régions !