En direct
Best of
Best of du 21 au 27 novembre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

"Covid partouze" dans le centre de Bruxelles: la police a interpellé 25 personnes dont un député européen qui a tenté de fuir

02.

Emmanuel Macron et la majorité sont-ils en train de perdre à vitesse grand V l’argument de leur supériorité morale et démocratique face au RN ?

03.

Explosif : la dette française, 2700 milliards à la fin 2020. Mais qui va payer, quand et comment ?

04.

Coronavirus : hausse des ventes en ligne, des livreurs meurent de surmenage en Corée du Sud

05.

Et l’Italie fut le premier pays à demander l’annulation d’une partie des dettes européennes... voilà pourquoi il faut prendre sa demande au sérieux

06.

Julien Bayou, le patron de EELV, avait osé parler de « lynchages de policiers ». Cet affreux suprémaciste blanc avait oublié que le terme « lynchage » est réservé aux Noirs !

07.

Nouvelle ruée vers l’or vers un lithium « vert » (et la France a des réserves)

01.

Elections américaines : derrière les suspicions de fraude, une lutte totale opposant "Patriotes" et "mondialistes" à l'échelle occidentale?

02.

Le veganisme bon pour la santé ? Pas pour les os en tous cas, une large étude révèle un risque nettement supérieur de fracture

03.

PSG-LEIPZIG : 1-0 Les Parisiens préservent leurs chances en remportant une victoire inquiétante

04.

Elon Musk est devenu le 2ème homme le plus riche au monde et voilà pourquoi la France aurait singulièrement besoin de s'en inspirer

05.

Migrants de la place de la République : "damned if you do, damned if you don't"

06.

Karine Le Marchand & Stéphane Plaza s’installent ensemble (elle pète, il ronfle); Jalil & Laeticia Hallyday aussi (mais sont moins bruyants); Yannick Noah retrouve l’amour; Geneviève de Fontenay : petite retraite mais grosse dent (contre Sylvie Tellier)

01.

Immigration : les dernières statistiques révèlent l'ampleur des flux vers la France. Mais qui saurait les contrôler ?

02.

Covid-19 : Emmanuel Macron annonce enfin (et sans en avoir l’air) un changement de stratégie

03.

Violences et police : quand la droite confond l'ordre et les libertés et se tire une balle dans le pied (électoral)

04.

Elon Musk est devenu le 2ème homme le plus riche au monde et voilà pourquoi la France aurait singulièrement besoin de s'en inspirer

05.

Filmés en train de violenter un producteur de musique dans l'entrée d'un studio 3 policiers parisiens (qui l'ont accusé, à tort, de rébellion) suspendus

06.

Migrants de la place de la République : "damned if you do, damned if you don't"

ça vient d'être publié
pépites > Santé
Investigations
Covid-19 : l'OMS « fera tout » pour connaître l'origine du virus
il y a 33 min 34 sec
light > Media
Nouveaux projets
Jean-Pierre Pernaut va lancer un « Netflix des régions » le 18 décembre prochain
il y a 1 heure 24 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Femmes de fer, elles ont incarné la saga Wendel" de Alain Missoffe et Philippe Franchini : de la Révolution à la Ve République, portraits de quinze femmes d'exception au cœur d'une dynastie prestigieuse. Un récit captivant

il y a 1 heure 57 min
pépites > Santé
Espoir contre la pandémie
Covid-19 : Emmanuel Macron annonce qu'il envisage une campagne de vaccination grand public « entre avril et juin »
il y a 4 heures 8 min
light > Culture
Grande dame de la chanson française
Mort de la chanteuse Anne Sylvestre à l’âge de 86 ans
il y a 4 heures 52 min
décryptage > Environnement
Energie

Nouvelle ruée vers l’or vers un lithium « vert » (et la France a des réserves)

il y a 6 heures 21 min
pépites > High-tech
Bug
iPhone résistant à l'eau : publicité mensongère estime l'autorité italienne de la concurrence, amende de 10 millions d'euros pour Apple
il y a 6 heures 53 min
pépites > Consommation
Le travail peut tuer
Coronavirus : hausse des ventes en ligne, des livreurs meurent de surmenage en Corée du Sud
il y a 8 heures 1 min
pépite vidéo > France
Forces de l'ordre
Linda Kebbab : "On est le pays des lois post-faits divers"
il y a 8 heures 24 min
décryptage > Politique
Libertés publiques

Emmanuel Macron et la majorité sont-ils en train de perdre à vitesse grand V l’argument de leur supériorité morale et démocratique face au RN ?

il y a 8 heures 53 min
pépites > Media
Entretien avec le chef de l’Etat
Emmanuel Macron sera interviewé ce jeudi 3 décembre en direct sur Brut
il y a 57 min 30 sec
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"La Grande épreuve" de Etienne de Montety : Grand Prix du roman de l'Académie Française 2020 - Une religion chasse l’autre… Inspirée par l’assassinat du père Hamel

il y a 1 heure 43 min
pépites > France
Effet boule de neige
Noël : Emmanuel Macron envisage des « mesures restrictives et dissuasives » pour les Français qui voudraient skier à l'étranger
il y a 2 heures 40 min
pépites > Europe
Enquête en cours
Allemagne : une voiture percute des passants dans une zone piétonne à Trèves
il y a 4 heures 40 min
décryptage > Economie
Impact du confinement

Productivité : les salariés travaillent plus depuis le début de la pandémie. Oui, mais pas tous

il y a 6 heures 11 min
pépites > International
Licencieux
"Covid partouze" dans le centre de Bruxelles: la police a interpellé 25 personnes dont un député européen qui a tenté de fuir
il y a 6 heures 23 min
décryptage > International
Otan

La Turquie et l’Occident : l’« éléphant noir » dans la pièce

il y a 7 heures 56 min
décryptage > International
Diplomatie

Sanctions internationales Russie – Etats-Unis – Europe : état des lieux et bilan au crépuscule de la première présidence Trump

il y a 8 heures 12 min
pépites > Economie
Social
Selon l'OCDE, la France est en tête en matière de dépenses publiques sociales
il y a 8 heures 32 min
décryptage > International
Le point de vue de Dov Zerah

Montée en puissance de la Chine : la dynamique du cygne noir

il y a 8 heures 59 min
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Best of Atlantico 2017

La décroissance, ce dangereux fantasme de riches dans un monde pauvre et inégalitaire

Publié le 31 décembre 2017
A l'occasion des fêtes, Atlantico republie les articles marquants de l'année qui s'achève. Branko Milanovic, ancien directeur de la recherche économique de la Banque mondiale, nous expliquait en novembre que pour réduire les inégalités, la décroissance est tout sauf la solution miraculeuse.
Branko Milanovic
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Branko Milanovic est chercheur de premier plan sur les questions relatives aux inégalités, notamment de revenus. Ancien économiste en chef du département de recherches économiques de la Banque mondiale, il a rejoint en juin 2014 le Graduate Center en...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
A l'occasion des fêtes, Atlantico republie les articles marquants de l'année qui s'achève. Branko Milanovic, ancien directeur de la recherche économique de la Banque mondiale, nous expliquait en novembre que pour réduire les inégalités, la décroissance est tout sauf la solution miraculeuse.

Article publié initialement le 23 novembre 2017

J'ai eu récemment une discussion par email et sur Twitter avec quelques personnes qui sont de forts soutiens de l'idée de la décroissance. De ces échanges, j'ai eu l'impression qu'ils n'étaient pas conscients de l'état d'inégalité et de pauvreté (oui, pauvreté) du monde aujourd'hui et de quels seraient les effets si nous décidions de figer le volume de biens et services produits dans le monde à son niveau actuel.

Il ne s'agit ici que de présenter des calculs d'arrière-plan, qui devront être grandement améliorés, dans une tentative sérieuse d'examiner les solutions de rechange.

Supposons, pour le bien de l'argument, que nous interprétons le terme "décroissance" comme la décision de figer le PIB global à son niveau actuel (en considérant pour le moment que le montant des émissions est également figé à son niveau actuel). Puis, à moins que nous changions la distribution des revenus, nous condamnons à une situation de pauvreté abjecte environ 15% de la population qui gagne actuellement moins de 1.90$ par jour, et un quart de l'humanité qui gagne moins de 2.50$ par jour. (Tous les montants en dollars sont à considérés en parité de pouvoir d'achat, ce qui correspond, en dollars, à une égalité de pouvoir d'achat à travers le monde, basé sur le International Comparison Project de 2011).

Maintenir autant de gens dans une pauvreté abjecte pour que les riches puissent continuer de jouir de leur niveau de vie actuel est évidemment quelque chose que les défenseurs de la décroissance ne toléreraient pas. Un de mes correspondants a explicitement rejeté ce scénario. Alors, que fait-on ? Bien sûr, nous pourrions, disent-ils, accroître le revenu des pauvres et réduire le revenu des riches afin de rester dans l'enveloppe actuelle du PIB global. Supposons que nous décidions de "permettre" à tout le monde d'atteindre le niveau de revenu médian existant actuellement dans les pays occidentaux, et, puisque les personnes qui se situent en dessous de ce niveau se rapprochent de la cible, nous réduisons graduellement les revenus des riches (en considérant pour simplifier qu'ils vivent tous dans le monde occidental).

Le "problème" est que le revenu médian après impôts en Occident (environ 14 600 $ par personne et par an) correspond au 91e centile de la distribution globale des revenus. De toute évidence, si nous laissons 90% de la population accroître ses revenus à ce niveau, cela va faire éclater plusieurs fois notre enveloppe globale de PIB (2.7 fois pour être exact). Nous ne pouvons pas être si "généreux". Supposons ensuite que nous laissions tout le monde atteindre un niveau de revenu qui serait légèrement supérieur que le 10e centile occidental, plus exactement celui du 13e centile occidental (soit 5500$ par personne et par an). Par un "heureux hasard", ce 13e centile occidental coïncide avec le revenu global moyen, qui est le 73e centile global. Nous pourrions tirer vers le haut les 72% du bas, mais nous devrions alors réduire les revenus de tous ceux qui sont au-dessus de ce niveau, pour que le monde entier puisse vivre au niveau moyen.

Quelle est l'ampleur de cette réduction impliquée par la baisse des revenus des 27% du haut (ceux qui vivent au-dessus de la moyenne mondiale) ? Leurs revenus devraient être amputés d'environ deux tiers. La plupart d'entre eux vivent en Occident. La paupérisation de l'Occident ne se réaliserait pas par des transferts aux pauvres : nous les laisserions produire et gagner plus. La paupérisation de l'Occident se réaliserait au travers d'une réduction graduelle et constante de la production et du revenu jusqu'à ce que les "riches" perdent suffisamment de revenus pour tomber au niveau du revenu moyen. En moyenne, comme cela a été indiqué, cela représente environ deux tiers des revenus, mais les plus riches devront perdre plus : le décile le plus élevé devra perdre 80% de ses revenus, les 5% les plus riches perdront 84% de leurs revenus, et ainsi de suite.

Les usines, les trains, les aéroports, les écoles ne pourront fonctionner qu'un tiers du temps, l'électricité, le chauffage et l'eau chaude ne seront disponibles que 8 heures par jour, les voitures ne pourront être utilisées qu'un jour sur trois, nous ne travaillerons que 13 heures par semaine (ce qui rendra Keynes heureux d'avoir su le prévoir correctement dans ses "possibilités économiques pour nos petits enfants") etc…- tout cela pour en arriver à ne produire qu'un tiers des biens et services que l'Occident produit actuellement.

Arrêtons-nous un moment et considérons l'énormité de ce qui est proposé ici. L'indice global de Gini arriverait à 0, en partant du niveau actuel de 65. Le monde devrait évoluer d'un niveau d'inégalités qui est plus élevé que celui de l'Afrique du Sud pour en arriver à un niveau d'égalité qui n'a jamais existé dans une aucune société répertoriée.

Les pays ont des difficultés pour mettre en place des politiques publiques qui réduisent l'indice de Gini de 2 ou 3 points, et nous proposons ici de l'abattre de 65 points.

En plus de cela, la population mondiale devrait progresser de plusieurs milliards d'habitants. Notre enveloppe fixe dans son montant absolu devra permettre de soutenir plus de gens, en d'autres termes, la moyenne des revenus devra baisser.

Cependant, le bon côté des choses est qu'une telle compression de la distribution des revenus changera les habitudes de consommation.

Nous savons que les riches produisent plus d'émissions par dollar dépensé​ (AED-average emission per dollar spent) que les pauvres. Cela est la conséquence du fait qu'ils consomment bien plus de biens et services intenses en émissions comme des voyages en avion ou de la viande que les pauvres. Compresser tout le monde pour arriver au même niveau signifierait que le total des émissions produites par le nouveau PIB (qui resterait le même en valeur mais changerait dans sa composition) serait moindre. Il y aurait donc un « relâchement » dans notre enveloppe qui pourrait nous permettre soit de laisser certaines personnes un peu mieux loties, soit d'amener tout le monde à un revenu moyen légèrement supérieur à celui du 13e centile occidental.

Admettons que la progression de la population et que le déclin de l'AED s'annulent l'un l'autre, nous serions alors de retour au scénario original décrit précédemment lorsque tout le monde devait vivre au niveau du 13e centile occidental et que les riches devaient perdre deux tiers de leurs revenus.

Il ne me semble pas que ce résultat, bien que nous puissions en modifier les hypothèses, soit vaguement susceptible de trouver un quelconque soutien politique, y compris parmi les partisans de la décroissance, dont beaucoup devraient réduire leur consommation d'environ 80 à 90 pour cent. Il serait plus logique de réfléchir sérieusement à la manière de réduire les émissions, de ne pas se faire d'illusion dans un monde très pauvre et inégal, mais de penser comment les biens et services les plus polluants pourraient être taxés pour réduire leur consommation. L'augmentation de leurs prix relatifs réduirait le revenu réel des riches (qui les consomment) et réduirait, même légèrement, l'inégalité mondiale. De toute évidence, nous devons réfléchir à la manière dont les nouvelles technologies peuvent être exploitées pour rendre le monde plus respectueux de l'environnement. Mais la décroissance n'est pas la voie à suivre.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires