En direct
Best of
Best of du 21 au 27 novembre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Record de cagnotte pour l’EuroMillions : et au fait, voilà ce que font les vrais riches quand ils ont 200 millions devant eux

02.

Macron skie français

03.

Pour une Charte de l'Islam de France : la primauté des lois françaises sur la charia n'est pas négociable

04.

L'Union européenne envisage d'exclure la Hongrie et la Pologne du fonds européen de relance

05.

Trois étranges monolithes métalliques de 3 m de haut sont apparus aux Etats-Unis et en Roumanie

06.

Loi de Dieu ou loi de la République ? Ce que Jean-Luc Mélenchon feint de ne pas comprendre sur la différence entre l’islam politique et les autres religions

07.

Crise économique : l'OCDE prévoit que la planète va se redresser en 2021... sauf l'Europe qui restera à la traîne. Mais pas par hasard

01.

"Covid partouze" dans le centre de Bruxelles: la police a interpellé 25 personnes dont un député européen qui a tenté de fuir

02.

Karine Le Marchand & Stéphane Plaza s’installent ensemble (elle pète, il ronfle); Jalil & Laeticia Hallyday aussi (mais sont moins bruyants); Yannick Noah retrouve l’amour; Geneviève de Fontenay : petite retraite mais grosse dent (contre Sylvie Tellier)

03.

Emmanuel Macron et la majorité sont-ils en train de perdre à vitesse grand V l’argument de leur supériorité morale et démocratique face au RN ?

04.

Violences et police : quand la droite confond l'ordre et les libertés et se tire une balle dans le pied (électoral)

05.

Explosif : la dette française, 2700 milliards à la fin 2020. Mais qui va payer, quand et comment ?

06.

Pour une Charte de l'Islam de France : la primauté des lois françaises sur la charia n'est pas négociable

01.

Valéry Giscard d’Estaing, le plus grand président de la Ve République après De Gaulle

02.

Violences et police : quand la droite confond l'ordre et les libertés et se tire une balle dans le pied (électoral)

03.

Covid-19 : Et si la première cible à convaincre de l’efficacité du vaccin étaient les médecins et soignants eux-mêmes ?

04.

Noël : Emmanuel Macron envisage des « mesures restrictives et dissuasives » pour les Français qui voudraient skier à l'étranger

05.

Emmanuel Macron et la majorité sont-ils en train de perdre à vitesse grand V l’argument de leur supériorité morale et démocratique face au RN ?

06.

Socle citoyen : l’Assemblée nationale vote pour l’exploration d’un revenu universel qui ne dit pas son nom mais demeure une très bonne idée

ça vient d'être publié
pépites > Politique
Brut.
Emmanuel Macron : « Je n'ai pas de problème à répéter le terme de violences policières mais je le déconstruis »
il y a 2 heures 1 min
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand les bracelets se noient dans le marc de raisin et quand les tortues ont l’accent italien : c’est l’actualité décembriste des montres
il y a 3 heures 30 min
light > Loisirs
Bingo
La popularité croissante de “All I Want for Christmas is You” montre que l'industrie de la musique valorise les vieilles chansons
il y a 6 heures 2 min
light > Insolite
Bizarre
Trois étranges monolithes métalliques de 3 m de haut sont apparus aux Etats-Unis et en Roumanie
il y a 8 heures 5 min
light > Social
Convivial et efficace
Une recherche en psychologie montre l'intérêt des discussions devant la machine à café
il y a 8 heures 33 min
pépites > Economie
Coronavirus
Le Fonds de solidarité universel s'arrêtera le 31 décembre annonce Bruno Le Maire
il y a 9 heures 16 min
décryptage > France
Vive nous

Macron skie français

il y a 9 heures 33 min
décryptage > Société
Placements privilégiés

Record de cagnotte pour l’EuroMillions : et au fait, voilà ce que font les vrais riches quand ils ont 200 millions devant eux

il y a 9 heures 43 min
décryptage > Politique
Héritage politique

Mort de VGE : mais qu’est devenue la droite libérale en France ?

il y a 10 heures 20 min
décryptage > Religion
Séparatisme

Loi de Dieu ou loi de la République ? Ce que Jean-Luc Mélenchon feint de ne pas comprendre sur la différence entre l’islam politique et les autres religions

il y a 10 heures 58 min
pépites > International
Rebondissement
Ziad Takieddine a été arrêté au Liban
il y a 3 heures 9 min
décryptage > Europe
Négociations

Brexit : qui de Londres ou de Bruxelles (et de Paris...) prend le plus grand risque dans le bras de fer ?

il y a 4 heures 58 min
décryptage > France
Article 24

Police, manifestants et libertés publiques : les images de violence servent-elles la Vérité... ou de munitions aux combattants de nos guerres idéologiques ?

il y a 7 heures 57 min
pépite vidéo > Economie
Commerçants face à la crise
Nouveau calendrier : Bruno Le Maire confirme le report des soldes d'hiver au 20 janvier prochain
il y a 8 heures 25 min
rendez-vous > Religion
Géopolitico-scanner
Pour une Charte de l'Islam de France : la primauté des lois françaises sur la charia n'est pas négociable
il y a 9 heures 9 min
pépites > Economie
Voyage moins cher
La SNCF envisage de plafonner le prix des billets de TGV en seconde classe
il y a 9 heures 28 min
pépites > Politique
Scandale
Dominique Strauss-Kahn annonce la sortie d'un documentaire sur sa vie à l'automne 2021
il y a 9 heures 42 min
décryptage > Science
Espace

ClearSpace-1 : l’opération anti-débris spatiaux qui sauvera nos satellites (et nos GPS)

il y a 10 heures 38 sec
décryptage > High-tech
Course aux vaccins

IBM détecte des cyber-attaques en cours contre la distribution des vaccins anti-Covid dans le monde : alerte écarlate ou rouge pâle ?

il y a 10 heures 41 min
Montrer l’exemple
Covid-19 : les anciens présidents américains Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton sont prêts à se faire vacciner en direct
il y a 21 heures 16 min
© Pixabay
© Pixabay
Bonnes feuilles

Et arriva 1968 et la fin de l'école vue comme un héritage : la "déséducation" nationale pouvait commencer

Publié le 29 décembre 2017
La démagogie et l’hypocrisie sont les deux mamelles de la déséducation nationale. C’est peu de dire que l’école se porte mal. Elle constitue la principale caisse de résonance d’un malaise qui la dépasse et qui gangrène la société. Elle souffre surtout d’une entreprise de destruction massive orchestrée par une administration ministérielle aux mains d’idéologues pédagogistes qui ne sont pas seulement de naïfs Trissotins. Extrait du livre "Témoin de la déséducation nationale" de Jean-Noël Robert aux éditions Les Belles Lettres (1/2).
Jean-Noël Robert
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Noël Robert est latiniste et historien de Rome. Auteur de nombreux livres sur l’antiquité romaine, dont Pompéi, De Rome à la Chine et Les plaisirs romains, il est aussi directeur de collections aux Belles Lettres. 
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
La démagogie et l’hypocrisie sont les deux mamelles de la déséducation nationale. C’est peu de dire que l’école se porte mal. Elle constitue la principale caisse de résonance d’un malaise qui la dépasse et qui gangrène la société. Elle souffre surtout d’une entreprise de destruction massive orchestrée par une administration ministérielle aux mains d’idéologues pédagogistes qui ne sont pas seulement de naïfs Trissotins. Extrait du livre "Témoin de la déséducation nationale" de Jean-Noël Robert aux éditions Les Belles Lettres (1/2).

« P…, quel beau cul ! »

Une de mes collègues, voici quelques années, se trouvait en visite dans un collège d’une zone sensible (pour je ne sais plus quelle raison) et bavardait avec le principal dans le couloir de l’administration quand un élève de sixième qui passait par là ne put retenir cette exclamation flatteuse. Devant l’air ahuri et choqué de la visiteuse, le chef d’établissement s’empressa de la rassurer en lui faisant remarquer qu’elle ne devait point se formaliser d’un langage propre à tous les jeunes de la cité et que, tout compte fait, le propos délivré sur la partie la plus charnue de sa personne relevait de l’éloge. Cet exemple, qui réunit l’impertinence naturelle et sans retenue d’un gamin de 12 ans et la réaction valorisante du directeur du collège, me semble assez révélateur de l’état de dégradation dans lequel se trouve notre école à la fin de l’année 2017.

À titre de comparaison, reportons-nous exactement soixante ans en arrière et relisons un extrait de la lettre qu’Albert Camus, après la réception de son prix Nobel en 1957, rédige à l’attention de M. Germain, son instituteur qui a pressenti son talent et convaincu sa famille de lui faire suivre des études. « Quand j’ai appris la nouvelle, ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé. » Et il ajoute que l’honneur reçu est pour lui « une occasion pour vous dire ce que vous avez été, et êtes toujours pour moi, et pour vous assurer que vos efforts, votre travail et le cœur généreux que vous y mettiez sont toujours vivants chez un de vos petits écoliers qui, malgré l’âge, n’a pas cessé d’être votre reconnaissant élève. »

Voici un demi-siècle, l’école de Jules Ferry était le lieu de la promotion sociale, et ses maîtres demeuraient souvent dans les cœurs et les esprits comme des femmes et des hommes dévoués qui accomplissaient une mission et répondaient à une vocation plus souvent qu’ils n’exerçaient un métier. Chacun sait que leur train de vie était modeste, et un mot du célèbre Hercule Poirot dans un roman d’Agatha Christie en dit assez sur ce point : « Les petits professeurs qui inculquent le latin aux enfants n’ont pas des fins de mois somptueuses. » Mais peu importait, car le maître inspirait le respect ; il était celui qui transmettait un savoir indispensable pour s’élever au-dessus de la condition souvent difficile dans laquelle vivaient les familles modestes. Aujourd’hui, la situation a changé. L’école est un produit de consommation, les élèves et les parents en sont en quelque sorte les clients, qui, comme chacun sait, sont les rois, et les maîtres ont été ravalés au rang d’employés ou de prestataires de services auxquels le respect n’est pas forcément dû puisqu’ils sont « payés pour ça ».

 

Le changement des mentalités s’explique aisément par l’évolution de la société, mais aussi par le tourbillon politique qui est né des affres de la seconde guerre mondiale. En réalité, et sans refaire l’histoire de notre système éducatif, il faut retenir une date-clé : 1968. C’est principalement dans les années qui ont suivi qu’une épidémie a commencé à sévir, celle du grand bouleversement. Il n’était plus question de considérer l’école comme un héritage, comme un patrimoine qui formait le socle sur lequel avait pu s’édifier notre République. Il fallait tout changer. Le temps des réformes profondes et révolutionnaires pour abattre l’ancien monde et construire le nouveau était venu. Malheureusement, avec un peu de recul, on s’aperçoit que ces quarante dernières années ont vu naître puis disparaître au gré des modes pédagogiques un florilège de réformes dont la principale caractéristique fut de se contredire les unes les autres. Le vieux navire de l’école, habitué à tracer sa route au milieu des tempêtes, tanguait soudain sous les coups de boutoir d’une politisation effrénée. L’esprit de liberté et d’égalité voulu depuis Condorcet et Jules Ferry pour faire de l’école le creuset de la formation des hommes et des citoyens se trouvait alors asservi par les réformateurs pour promouvoir leur idéologie politique. En 1977, dans le quotidien Le Monde, on pouvait lire le projet pour l’école de la FEN (Fédération de l’Éducation nationale) avec ces mots : « La FEN a fait un choix essentiel : celui d’une société socialiste. » L’école, instrumentalisée par le pouvoir politique, devenait la chambre d’enregistrement de toutes les élucubrations des auteurs des nombreuses réformes qui s’ensuivirent, ceux-là mêmes qui inventeront toutes les méthodes destinées à formater les futurs citoyens, j’ai nommé les pédagogistes. Ces personnages font depuis lors la pluie et le beau temps au ministère de l’Éducation, entraînant, par leur démagogie et sous le couvert de propos hypocrites, le vieux navire vers le fond dans un délire permanent. Mais, avec lui, c’est notre école républicaine qui sombre corps et biens et l’acharnement de ceux dont l’honneur voudrait au contraire qu’ils missent tout en œuvre pour le renflouer est exemplaire. C’est cette époque, ces quarante années de déséducation massive que j’ai vécues de l’intérieur et dont je souhaite témoigner. Je ne cache pas que je veux me tenir hors de toute idéologie politique, mais que j’ai souffert de cette entreprise de démolition, surtout dans l’enseignement secondaire, mais aussi partiellement dans le supérieur (même si je ne désire traiter ici principalement que des enseignements primaire et secondaire parce qu’ils représentent les fondements des études postérieures). Je dirai simplement que je suis issu d’une famille dans laquelle on trouve des enseignants qui sont les héritiers des hussards noirs de la République, des femmes et des hommes profondément attachés à l’école laïque, serviteurs d’un esprit républicain de la trempe de l’instituteur d’Albert Camus ; j’ai été nourri de ce lait-là et j’ai toujours voulu servir cet idéal laïque tout au long de ma carrière de professeur de lettres classiques au lycée (et de latiniste plus spécifiquement à l’université). Pour moi, la politique doit être au service de la cité ; l’école, elle, au service de l’homme et du citoyen. Profiter du chambardement de mai 1968 pour récupérer politiquement l’école au service de doctrines dont l’essoufflement était manifeste ne pouvait que provoquer une crise profonde.

Extrait du livre "Témoin de la déséducation nationale" de Jean-Noël Robert, aux éditions Les Belles Lettres

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (3)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Paulquiroulenamassepasmousse
- 30/12/2017 - 10:44
L'EN ne dispense aujourd'hui
L'EN ne dispense aujourd'hui même plus le minimum vital (lire, écrire, compter) ...
J'interviens bénévolement dans une école publique dans le cadre de "l'aide à la lecture"
et je suis obligé de constater que certains enfants de CE1 maîtrisent moins bien la lecture que mon petit fils au bout de 3 mois en préparatoire dans une école privée....
vangog
- 29/12/2017 - 20:48
Et pourtant...les khmers rouges avaient les mêmes méthodes...
de de-cerebration des cerveaux mous (appris au Parti communiste français et à la Sorbonne), afin de ré-éduquer les « anti-sociaux » au socialisme. La France ne peut pas dire qu’elle « ne savait pas » face à ce nouveau fascisme qui émerge.."
Liberte5
- 29/12/2017 - 20:12
Le constat est établi: la gauche et les pédagogistes .....
ont tué l'école.L'école avant 68, était l’instrument idéal pour permettre la promotion de tous élèves quelque soit leur origine sociale. Cela permettait à l'ascenseur social de fonctionner. Aujourd'hui cela a été cassé par l'idéologie folle de cette gauche qui partout où elle à sévit a crée la misère,le malheur, désastre.