En direct
Best of
Best of du 7 au 13 septembre
En direct
© Flickr - Recuerdos de Pandora
Bonnes feuilles

Les dernières paroles d’Hitler avant son suicide : "Si j’avais la chance de vivre encore et de diriger l’Etat, je prendrais toujours exemple sur Staline"

Publié le 30 avril 2017
Avec Jean Lopez
Les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale en Europe sont les plus sanglants et les plus destructeurs de tout le conflit. Chaque jour, en moyenne, 30 000 êtres humains perdent la vie. De cette orgie de mort, Hitler est le grand responsable. Diminué par la maladie, traqué, contesté ou haï par son peuple même, réduit à vivre sous les bombes dans un trou humide, il continue néanmoins à alimenter le brasier. Extrait de "Les cent derniers jours d'Hitler", de Jean Lopez, aux Éditions Perrin (2/2).
Jean Lopez, directeur de la rédaction de Guerres et Histoire, s’est signalé par une série d’ouvrages revisitant le front germano-soviétique dont, avec Lasha Otkhmezuri, une biographie de Joukov unanimement saluée. Il a en outre codirigé, avec Olivier...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean Lopez
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean Lopez, directeur de la rédaction de Guerres et Histoire, s’est signalé par une série d’ouvrages revisitant le front germano-soviétique dont, avec Lasha Otkhmezuri, une biographie de Joukov unanimement saluée. Il a en outre codirigé, avec Olivier...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale en Europe sont les plus sanglants et les plus destructeurs de tout le conflit. Chaque jour, en moyenne, 30 000 êtres humains perdent la vie. De cette orgie de mort, Hitler est le grand responsable. Diminué par la maladie, traqué, contesté ou haï par son peuple même, réduit à vivre sous les bombes dans un trou humide, il continue néanmoins à alimenter le brasier. Extrait de "Les cent derniers jours d'Hitler", de Jean Lopez, aux Éditions Perrin (2/2).
Avec Jean Lopez

À minuit, Hitler commence à faire ses adieux à son entourage, une trentaine de personnes au total. Il remercie d’abord son majordome, Heinz Linge, à son service depuis dix ans. Il lui confie une dernière mission : « Préparez dans ma chambre des couvertures de laine et assez d’essence pour deux crémations. Je vais me tuer avec Eva Braun. Vous envelopperez nos cadavres dans les couvertures, vous les monterez dans le jardin et les brûlerez. » Il ajoute que tous ses biens personnels présents dans le bunker doivent disparaître, sauf le tableau de Frédéric le Grand dont il fait don à Hans Baur, son chef pilote. 

À 1 h 30, Hitler réunit ses collaborateurs et tient un petit discours d’adieu. Il les délie de leur serment de fidélité à son égard et leur conseille de percer vers les lignes américaines ou britanniques. À 2 heures, il salue les médecins et les infirmières qui officient jour et nuit dans les abris souterrains publics de la chancellerie. 

À 2 h 30, Keitel et Jodl scellent le destin d’Hitler en répondant à son dernier message. « 1) Les pointes de Wenck sont immobilisées au sud du lac de Schwielow. Violentes attaques soviétiques sur tout son flanc est. 2) De ce fait, la 12e  armée ne peut pas continuer son attaque vers Berlin. 3) La masse de la 9e armée est encerclée […]. 4) Le corps Holste est contraint à la défensive de Brandebourg à Kremmen en passant par Rathenow. » 

Les jeux sont faits. Aucun espoir, aucune illusion ne demeure. Néanmoins, soupçonnant une trahison de Keitel et Jodl – pourtant fidèles entre les fidèles –, Hitler fait envoyer par Bormann un message à Dönitz lui demandant de sévir sans pitié contre tous les traîtres, aussi haut soient-ils placés. 

A lire également sur notre site : "Gauche et révisionnisme: non, Hitler n'est pas arrivé au pouvoir grâce au suffrage universel !"

À 6  heures, Hitler fait venir le général Mohnke qui commande les SS chargés de défendre l’accès à la chancellerie. Il le reçoit en pyjama et pantoufles, une robe de chambre de soie noire sur les épaules. « Combien de temps pouvez-vous encore tenir ? » lui demande-t-il. « Vingt-quatre heures, mon Führer, pas plus. » Puis l’officier fait un état exact de la situation : « Les Russes ont atteint la Wilhelmstrasse, ils sont dans les tunnels du métro sous la Friedrichstrasse et aussi sous la Vossstrasse [où se trouve la chancellerie], la plus grande partie du Tiergarten est entre leurs mains et ils combattent sur la Potsdamer Platz à trois cents mètres de nous. » Quatre heures plus tard, Weidling, qui commande l’ensemble des forces à Berlin, provoque une réunion secrète de ses chefs d’unité et décide, avec leur accord, de tenter une percée le soir même, en violation des ordres du Führer. À la fin de la réunion, à sa grande surprise, un officier SS se présente à lui et l’informe que le Führer lui donne carte blanche. Cet ordre sera contremandé par le général Krebs deux heures après la mort d’Hitler. 

À midi, Hitler répète à Otto Günsche, son aide de camp SS, qu’il « ne veut pas que son cadavre soit exhibé par les Russes dans un musée de cire ». Et il lui confie la mission – brûler son corps jusqu’au dernier fragment – dont il a déjà chargé son majordome, Heinz Linge, et son chef pilote, Hans Baur. À 13 heures, Hitler prend son dernier repas – des spaghettis à la tomate – avec les deux secrétaires et, peut-être, la cuisinière, mais sans son épouse. 

À 13 h 30, Günsche appelle Kempka, le chauffeur d’Hitler, et lui ordonne de trouver immédiatement deux cents litres d’essence. Kempka siphonne les réservoirs des véhicules du garage souterrain de la chancellerie. 

À 13 h 50, l’infanterie soviétique donne l’assaut au Reichstag. Le premier drapeau soviétique sera hissé sur le monument vers 20 h 50. 

À 14 heures, Hitler fait une dernière série d’adieux, d’abord aux Goebbels et à Hans Baur, puis à tous ceux qui sont restés autour de lui. Baur lui tend une dernière perche : « Il y a encore des machines pour vous emmener en Argentine, au Japon, ou bien vous pourriez disparaître chez un de ces cheiks du Sahara qui ont toujours été bien disposés à votre égard du fait de la question juive et qui, durant la guerre, nous ont souvent approvisionnés en café. » Hitler répond : « J’ai encore deux possibilités  : aller dans les montagnes ou chez Dönitz, à Flensburg. Dans quinze jours, j’en serais au même point qu’aujourd’hui. […] La guerre se termine avec Berlin, je demeure et je tombe avec Berlin. On doit avoir le courage d’en tirer les conséquences – j’en finis ! […] Les Russes savent exactement que je suis dans le bunker et je crains qu’ils ne tirent des obus à gaz. Nous avons développé durant la guerre un gaz qui anesthésie durant vingt-quatre heures. Nous savons par nos services de renseignements que les Russes aussi ont ce gaz. Il est inimaginable qu’ils me prennent vivant. […] Alors j’en finis aujourd’hui ! » Hitler accorde un entretien de dix minutes à Magda Goebbels et la salue en lui offrant son insigne d’or du parti nazi. Goebbels arrive à ce moment et supplie Hitler de se laisser exfiltrer par un groupe de Jeunes hitlériens. Il essuie un refus poli. 

À 14 h 30, Hitler fait ses adieux au contre-amiral Voss et, à travers lui, à Dönitz, son successeur. Au cours de dix minutes de conversation, il livre une déclaration étonnante, du moins si l’on en croit les sources soviétiques. « J’ai compris quelle erreur fatale j’ai commise en attaquant l’Union soviétique. Je n’aurais jamais imaginé que Staline pouvait à ce point inoculer ses idées à son peuple. Il faut être un génie de la politique et de la stratégie pour pouvoir organiser son peuple dans des conditions si défavorables et au milieu d’un combat sans précédent, comme ça a été le cas à Moscou, Stalingrad et Leningrad. Et Staline s’est révélé l’homme capable de faire ça. Si j’avais la chance de vivre encore et de diriger l’État, je prendrais toujours exemple sur lui. » Hitler prie Voss de « transmettre par tous les moyens à Dönitz » sa volonté de ne traiter qu’avec Staline. Devant Mohnke, le matin même, il avait aussi tressé des louanges au bolchevisme : « Les démocraties occidentales sont décadentes et elles ne sauront pas être à la hauteur de ce jeune peuple intact de l’Est auquel convient exactement la dure main du système communiste. » 

À 15 h 15, Hitler rappelle encore à son majordome ce qu’il a à faire de son cadavre. Il lui conseille de tenter une percée vers l’ouest « avec tous les autres ». Linge s’enhardit à lui demander  : « Mais pour qui maintenant devons-nous percer ? » « Pour celui qui viendra », répond Hitler. Il serre enfin la main de son majordome et, pour la dernière fois, fait le salut nazi. Linge ferme la porte de l’appartement privé et Otto Günsche, aide de camp SS du Führer, en barre l’accès. 

Aux alentours de 15 h 30, Eva Braun se donne la mort par le poison et Hitler se tire une balle dans la tempe droite. Selon les témoignages de Linge et d’Axmann, les deux corps demeurent assis, les yeux mi-clos, sur le sofa à fleurs, dans le petit salon attenant à la chambre du Führer. À terre, les deux armes personnelles d’Hitler, un Walther PPK 7,65 mm (celle qui l’a tué) et un Walther 6,35 mm. Linge et Bormann pénètrent les premiers dans la pièce, suivi de Günsche. Avec une douzaine de SS, ils évacuent les deux cadavres, celui d’Hitler enroulé dans la couverture prévue. Au passage des dépouilles, Axmann, Goebbels, Krebs et Burgdorf lèvent le bras. 

À 15 h 50, au milieu des salves d’artillerie soviétiques, Günsche fait déposer les deux cadavres à trois ou quatre mètres de l’entrée du bunker. Il les fait arroser d’essence et y met le feu. Les corps brûleront durant quatre heures, moyennant deux cents litres d’essence supplémentaires. Vers 20 heures, les restes seront hâtivement enterrés à proximité du foyer, dans un trou d’obus. 

À 16 heures, la 7e armée américaine entre dans Munich, siège officiel de la chancellerie du parti nazi, où Hitler avait commencé sa carrière politique, vingt-cinq ans plus tôt.

Extrait de Les cent derniers jours d'Hitler, de Jean Lopez, aux Éditions Perrin 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Patrick Bruel : une deuxième masseuse l'accuse ; Adieu Sebastien Farran, bonjour Pascal, Laeticia Hallyday retrouve enfin l’amour ! ; Lily-Rose Depp & Timothée Chalamet squelettiques mais heureux, Céline Dion juste maigre...;

02.

Les conditions de la détention de l’actrice Felicity Huffman dévoilées par la presse américaine

03.

Comment Facebook entend bénéficier du malaise général des utilisateurs de Tinder et autres applications de rencontres

04.

Les avantages et les bienfaits d'une éducation conservatrice pour nos enfants face à la faillite éducative contemporaine

05.

Laeticia Hallyday aurait retrouvé l’amour

06.

Patatras : l’étude phare qui niait l’existence de notre libre arbitre à son tour remise en question

07.

Nicole Belloubet estime que l’incarcération de Patrick Balkany n’a rien "d’exceptionnel"

01.

Patrick Bruel : une deuxième masseuse l'accuse ; Adieu Sebastien Farran, bonjour Pascal, Laeticia Hallyday retrouve enfin l’amour ! ; Lily-Rose Depp & Timothée Chalamet squelettiques mais heureux, Céline Dion juste maigre...;

02.

Le chef de l’organisation météorologique mondiale s’en prend de manière virulente aux extrémistes du changement climatique

03.

Insécurité : la sombre réalité française dans le match des criminalités européennes

04.

Syrie : les vraies raisons derrière l’avertissement d’Erdogan à l’Europe sur une nouvelle vague de migrants

05.

L’insécurité, grenade dégoupillée pour la fin du quinquennat Macron ?

06.

Retraites : ces trois questions pièges souvent oubliées des grands discours

01.

​La déliquescence de la pensée (Gérard Noiriel) contre « la pensée délinquante » (Éric Zemmour)

02.

Peurs sur la consommation : bienvenue dans l’ère de l’irrationalité

03.

PMA / GPA : la guerre idéologique est-elle perdue ?

04.

Reconnaissance de la filiation des enfants par GPA : grand flou sur sujet clair

05.

Le chef de l’organisation météorologique mondiale s’en prend de manière virulente aux extrémistes du changement climatique

06.

Université d'Evergreen (États-Unis) : une terrifiante vidéo qui montre le vrai visage de la nouvelle bête immonde

Commentaires (21)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Deudeuche
- 02/05/2017 - 18:57
@bd Macron
En plein délire Heil Godwin!
SOMUA
- 02/05/2017 - 13:04
Vangog revoyez votre histoire
les lois de vichy n'ont pas été votées, le parlement étant suspendu il s'agit d'actes législatifs emanant du Gvt de Vichy
MIMINE 95
- 01/05/2017 - 14:14
A bd
consultez au plus vite....