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Et maintenant le ralliement de sénateurs UDI à Emmanuel Macron : les risques d'un paysage politique où le seul clivage serait entre centristes et extrêmes

Publié le 31 mars 2017
Derrière la position centrale d'Emmanuel Macron se cache une puissante remise en question non seulement du clivage gauche-droite mais aussi des fondements idéologiques de la politique, au nom d'une certaine "modération".
Virginie Martin
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Virginie Martin est docteur en sciences politiques, professeure-chercheure à Kedge Business School et présidente du Think Tank Different.
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Derrière la position centrale d'Emmanuel Macron se cache une puissante remise en question non seulement du clivage gauche-droite mais aussi des fondements idéologiques de la politique, au nom d'une certaine "modération".

Atlantico : L'annonce du ralliement de 10 sénateurs de l'UDI - dont l'ancien garde des Sceaux de François Fillon Michel Mercier -  à Emmanuel Macron dans une tribune du JDD du 26 mars répond à celui de l'aile droite du Parti Socialiste (Le Drian, Delanoë, de Rugy...). Le vortex idéologique d'En Marche semble déstabiliser profondément l'assise des deux grands partis traditionnels et les alliances avec leurs mouvances centristes. N'encourage-t-il pas la mise en place d'un seul clivage paradigmatique en France : "modérés" contre "extrêmes" ?

Virginie Martin : C'est le problème et l'enjeu de la volonté d'Emmanuel Macron d'occuper au maximum l'espace "central" en "mangeant" abondement sur sa droite et sur sa gauche. On sait pourtant combien l'alternance est quelque chose de classique dans la vie politique française  : il faut bien que les avis contraires puissent être exprimés, que de nombreuses personnes différentes puissent avoir accès au pouvoir. Cela correspond soit aux différentes conjonctures soit à la volonté démocratique des citoyens. L'alternance tient de la respiration démocratique. Ce balancement gauche-droite n'est pas que mécanique et n'est pas là pour faire plaisir aux uns puis aux autres. Dans une démocratie, il n'est en fait simplement pas possible que certains soient exclus du pouvoir ad vitam æternam ! 

L'enjeu est donc pour Emmanuel Macron d'occuper cet espace central, et non centriste. Central, car il n'a pas beaucoup à voir avec le logiciel centriste d'un point de vue programmatique. On ne sait pas vraiment où le situer d'ailleurs, en tout cas pas autrement qu'au centre du paysage politique. Il déstabilise par cela la droite et la gauche. Mais le besoin d'alternance existe toujours : on veut toujours passer de gauche à droite et vice versa. La campagne d'Emmanuel Macron laisse apparaître le risque qu'un clivage se substitue à un autre clivage. Ce clivage aujourd'hui, c'est celui qui oppose une position centrale, modérée versus extrémismes. 

Le problème est qu'il y a une espèce de privation démocratique : quand on passe de Robert Hue à Le Drian puis aux Hollandais historiques, puis aux vrais centristes type Bayrou, puis par des post-écolos soixante-huitards type Cohn-Bendit, puis par des grands influenceurs type Alain Minc ou Attali, puis, comme aujourd'hui, à des gens de la droite classique (UDI), on crée de la frustration ! Parce que finalement, à trop étreindre, on finit par mal étreindre. Combien va-t-il y avoir de frustrations politiques en voyant tout s'appliquer et rien ne s'appliquer non plus ? De voir un peu d'Europe sans vraiment la changer ?

Une remarque : Si le but d'Emmanuel Macron est de faire exploser définitivement ce clivage gauche-droite, il manque quelque chose dans son programme. Quelque chose d'essentiel pour accompagner ce changement paradigmatique. Car de fait on conserve toujours la vision gauche-droite quand on analyse son programme aujourd'hui : quand il parle d'une Europe à la Merkel, on se dit qu'il est plutôt à droite. Quand il parle de donner une autonomie à l'Université, c'est plutôt à droite ! Quand il parle d'accord d'entreprise ou par branche, c'est à droite ! C'est souvent à droite d'ailleurs ! Comme Marine Le Pen, il est un candidat "attrape-tout". Dans son cas, il est entre le centre droit et la gauche qui a abandonné la sociale-démocratie pour le social-libéralisme. Le pragmatisme dont fait preuve Macron dans cette manœuvre est d'ailleurs une valeur de droite.

Il lui manque donc quelque chose d'important ; il dit que le modèle a vécu : il devrait donc proposer un modèle à l'allemande avec un tel programme et une telle équipe. On est au contraire face à une campagne présidentielle très Ve République, très verticale, très personnalisée, avec un mouvement qui a les mêmes initiales que celle de son leader ! Mais ce leader rassemble sur un projet qui est peu politique : il n'explique  pas comment il va gouverner, et avec quelles institutions. Il ne parle pas de politique de coalitions, comme Jean-Luc Mélenchon. Il fait une campagne de Ve République avec des soutiens qui lui permettrait de gouverner avec un constitution à l'allemande.

 

A l'aube de ce nouveau clivage, n'y a-t-il pas un risque de voir Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon s'affirmer comme les seuls fers de lance de l'opposition ?

C'est le Front National qui est le challenger le plus sérieux. J'évacue Mélenchon qui ne fera pas 30% à cette élection et sera un peu plus âgé dans cinq ans. On voit pour lui le vrai problème aujourd'hui. Le risque est donc surtout de voir un clivage Macron-Le Pen. C'est très déstabilisant pour notre habitus politique. On l'impression qu'il y a surtout du côté des modérés la volonté de conserver son pouvoir. Les modérés forment un mouvement de conquête de pouvoir, et c'est assez troublant, au point qu'il y a vraiment un risque de radicalisation. Et ce sans parler nécessairement de Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon : si on regarde les Hamonistes ou les Fillonistes, ils peuvent aujourd'hui se radicaliser devant cette forteresse centrale qui a visiblement envie de tout et surtout de gouverner.

Benoît Hamon disait qu'En marche ! est un putatif "marche-pied" au Front National, parce qu'un clivage en remplace un autre. Et il me semble qu'il a raison.

En Marche ! ne vient-il pas cristalliser tous les espoirs de former un "parti du barrage", qui ne se définirait plus que contre les idées des autres (contre l'antilibéralisme de gauche, l'utopisme du PS, le populisme de l'extrême-droite et l'affairisme de la droite) ?

Il s'agit certes de politique, mais En Marche ! a bénéficié de vents favorables comme il n'en existe jamais ! Un candidat inquiété à ce point-là dans des timings que l'on connaît qui résiste et qui bénéficie de sa légitimité de vainqueur de la primaire... mais il n'aurait jamais pu rester en place s'il n'avait pas eu ce statut ! Le Politburo des Républicains l'aurait immédiatement remplacé ! Mais désormais c'est impossible, il est financé, il est vent debout, et il semble favoriser la conquête du centre-droit à Emmanuel Macron. 

Que dire aussi du story-telling médiatique qui a fait du programme de Benoît Hamon quelque chose d'enfantin ou de naïf ("Peter Pan"!). Mais Bill Gates est d'accord avec le revenu universel, et il est loin d'être le seul ! Mais l'écologie est sur toutes les bouches ! Et le programme de Hamon est soutenu par ceux qu'on considérait il y a peu comme les plus grands économistes... Thomas Piketty, Michel Wievorka, Dominique Meda... tous se mettaient à genoux devant eux il y a un an, et désormais il sont traités comme fous ! On vit quoi ? La bataille des énarques contre les chercheurs ? Parce que les énarques sauraient mieux ce qu'ils font que les chercheurs qui, eux, auraient perdus la tête ? C'est une mascarade. Ce story-telling est très violent. On peut le voir aussi dans l'amour soudain qu'expriment aujourd'hui les médias pour Mélenchon, alors qu'ils le détestait jusque-là. On a vraiment l'impression qu'ils aiment Mélenchon pour casser la dynamique du candidat de gauche, pour ne rien dire évidemment du candidat de droite ! Et pendant ce temps-là, où sont les autres candidats ? Où est Dupont-Aignan, où est Asselineau, où est Lassalle ? Il y a une privation du débat démocratique, cette élection est une honte ! Des candidats qui discutent à cinq au nom des sondages ? Mais le verdict des sondages n'a jamais eu la légitimité de celui des urnes ! Quelle est la légitimité des urnes quand on parle d'Emmanuel Macron ? Il n'existe que grâce aux sondages. 

La violence démocratique de cette élection est donc inouïe ! Sans prendre la défense de qui que ce soit, il y a de quoi nous faire réfléchir. Dernier exemple : quand on voit que Terra Nova se bat pour des primaires pendant des années mais décide, quand Hamon est élu, d'aller soutenir Macron qui n'y a pas participé, on ne peut être qu'atterré. 

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Commentaires (14)
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lafronde
- 28/03/2017 - 15:47
Clivages : ne pas perdre le Nord !
Si le clivage Gauche-Droite est incertain, c'est que la Gauche depuis Mitterrand a troqué le progressisme économique - le socialisme - contre le progressisme sociétal - l'immigration de créanciers. Le combat vital devient la résistance des patriotes contre le progressisme migratoire. Macron se dit progressiste et veut que l"a France accueille autant que l'Allemagne", l'UDI de JC Lagarde s'avère progressiste. De l'UDI au PC en passant pas le PS tout ce monde est progressiste. Les intentions de votent cumulées font 50%. A Droite (ou non-Gauche), dans le camp non progressiste (logiquement conservateur) et patriote. DLR+LR+FN font 50%. le clivage principal n'est donc pas centre contre extrème, mais progressiste contre conservatisme. Il est certain qu'un mode de scrutin décentralisé donne une représentation plus fidèle de l'état de l'opinion.Pour les français, suivre aux Législatives le vote présidentiel sur un prétexte utilitariste, serait une faute. Puisque la campagne présidentielle peut être truquée par les medias.
ISABLEUE
- 28/03/2017 - 09:29
Sénateurs UDI
mais cela n'étonne nullement. C'est tout à fait leur place. Ils n'ont jamais su où ils se situaient exactement.
Donc, là , quelle chance pour eux, un parti GRAND FLOU. C'est exactement ce à quoi ils s'attendaient. c'est leur place.
Anouman
- 27/03/2017 - 19:09
Gauche-droite vs centre-extrêmes?
Personnellement il y a longtemps que je ne me soucie plus de savoir qui est à gauche, au centre ou à droite, cela ne présente aucun intérêt, ces appellations n'étant pas définies et déposées. Je ne fais que regarder les propositions de chacun et il est difficile de trouver un candidat avec un ensemble de propositions satisfaisantes (de mon point de vue) et susceptibles de nous sortir (un peu seulement) du merdier ambiant. Beaucoup de gens se diront ça je n'en veux pas, ou ça peut aller ou encore c'est génial (mais là je n'y crois pas trop). A la fin celui qui sera élu sera un choix par défaut, encore plus que d'habitude. En 2002 Sarkozy faisait 31% au premier tour et en 2007 Hollande 28%. Cette fois on nous parle de 25/26 pour le mieux placé. On voit comment les deux précédents se sont retrouvés rejetés par l'opinion rapidement. Ce sera encore plus rapide cette fois.