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Pays-Bas : à quoi sert le mythe de la vague populiste en Europe ?

Publié le 16 mars 2017
Les élections aux Pays-Bas ont confirmé la vivacité d’un mythe qui ressort à chaque élection dans un pays d’Europe occidentale: celui de la vague populiste qui risque de submerger les résultats et de balayer l’héritage démocratique.
Éric Verhaeghe
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Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr Il vient de créer un nouveau site : www...
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Les élections aux Pays-Bas ont confirmé la vivacité d’un mythe qui ressort à chaque élection dans un pays d’Europe occidentale: celui de la vague populiste qui risque de submerger les résultats et de balayer l’héritage démocratique.

Lors des élections régionales en Allemagne, mais aussi lors des élections en Autriche ou, hier, lors des élections hollandaises, la bien-pensance française met chaque fois les résultats sous tension, exprimant en réalité ses propres angoisses intérieures: l’extrême-droite est soupçonnée de pouvoir gagner haut-la-main les élections. Et puis patatras, les résultats tombent: la vague n’arrive pas et l’extrême-droite reste minoritaire.

Dans le cas des Pays-Bas, le parti des libertés de Geert Wilders obtiendra probablement 20 sièges au Parlement, et rien de plus. Mais pourquoi avoir agité ce mythe de la vague alors?

Une sémantique de la diabolisation

On notera d’abord tout le registre sémantique dans lequel puise les bien-pensants qui adorent parler de cette "vague populiste". L’objectif est forcément de représenter la vie politique européenne menacée par une force incontrôlable et volontiers irrationnelle. C’est le principe de la "vague" ou du "raz-de-marée". Ce vocabulaire exprime bien l’angoisse des élites européennes face à un mouvement populaire qui les remettrait en cause.

On peut d’ailleurs se demander qui est le moins rationnel dans cette compréhension du jeu politique. Sont-ce ces prétendus "populistes" (mot fourre-tout qui permet de se dire démocrate tout en méprise le "peuple" qui devrait avoir le pouvoir), ces mouvements "d’extrême-droite" qui montent en puissance, ou ces partis traditionnels dont l’argumentation se résume à dénoncer le risque d’une "vague populiste", sans aucune proposition sérieuse pour l’éviter? Comme au moment du Brexit, on retrouve bien cette dénonciation officielle de la bêtise, de la vulgarité, selon un schéma binaire qui laisse perplexe sur le degré de compréhension de la réalité dans les élites.

Ce que nous dit la "vague populiste", c’est d’abord la prostration de nos élites face à un monde qui change et qu’elles diabolisent faute de la comprendre.

Une stratégie de mise au pas de nos démocraties

Mais l’expression de vague populiste n’est pas seulement une façon de trahir ses angoisses. C’est aussi, comme toujours, une manière grossière de tenir les opinions publiques, à travers la menace du "jeu de l’extrême-droite".

C’est particulièrement vrai en France où les élites dirigeantes ont usé et abusent de la ficelle. Il n’est pas si loin le temps où des représentants des partis n’hésitaient pas à expliquer dans des débats publics que l’appel au renouvellement des élites, ou à leur démocratisation "faisait le jeu du Front National". Cette vilaine manie a confiné à l’absurdité: tout est devenu prétexte à invoquer le diable populiste comme inspirateur de toute volonté de renforcement de la démocratie.

En 2013, par exemple, Claude Bartolone avait lutté contre la publication du patrimoine des députés en déclarant: "ce serait céder à ce syndrome du populisme contre lequel je me bats". Il avait même poussé la provocation jusqu’à soutenir: "vu les messages que je reçois, je pense que ma position est majoritaire. Certains m’encouragent aussi, car ce n’est pas si facile de se positionner avec autant de liberté de ton. Mais c’est mon rôle […]. En fait, plus ça avance, plus je me pense renforcé".

On vient bien la mise sous pression constante de la revendication démocratique rendue possible par l’appel au diable populiste. Si tu n’entres pas dans la combine des élites, c’est que tu es au lieux un allié objectif de l’extrême-droite, au pire l’un de ses représentants actifs.

L’élite française ou l’éloge de l’absurdité

Ce faisant, les contempteurs du populisme ne manquent pas d’air. Ils sont en effet capables, dans le même raisonnement, de dépeindre sous les mêmes vocables la menace fasciste qui est à nos portes et les revendications démocratiques portées par une frange désormais majoritaire de l’opinion publique. Celle-ci veut en profondeur une transparence sur la vie publique prévue par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Son article 15 prévoit en effet:

La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration.

L’application de cet article est largement qualifiée de "populiste" par l’élite française, qui accepte éventuellement de rendre compte à ses pairs, à des représentants qu’elle a nommés, mais surtout pas à la "société", rebaptisée aujourd’hui société civile. Dans le mouvement de prise en otage de la démocratie que la noblesse contemporaine mène quotidiennement, l’extrême-droite et la société civile demandeuse de transparence sont systématiquement mises dans le même sac.

Ce renvoi dos-à-dos est en réalité la première cause de la montée des "populismes" en Europe: à force de ne rien vouloir changer aux démocraties représentatives vieillissantes, à force de stigmatiser l’aspiration à un approfondissement des pratiques démocratiques, les élites européennes ont convaincu une grande partie de l’opinion publique qu’une alliance tactique avec l’extrême-droite était inévitable pour secouer un système qui se crispe sur ses privilèges.

La réaction nobiliaire met la démocratie en danger

On le voit, le vrai risque aujourd’hui n’est pas dans une fantasmatique vague populiste, mais bien du côté de ceux qui agitent ce fantasme comme un repoussoir pour asservir les opinions publiques. La technique est d’ailleurs vieille comme le monde: elle s’appelle la fièvre obsidionale. Elle fut largement pratiquée par tous les régimes totalitaires. Elle consiste à inventer une menace permanente, omnipotente, invasive, létale, pour appeler à la discipline, à l’unité nationale, c’est-à-dire à l’acceptation de tout.

Toute la difficulté, en France, c’est la réaction nobiliaire qui avance derrière le masque de la vague populiste pour justifier l’injustifiable. Vous devez accepter les connivences, les conflits d’intérêt, le népotisme, la reproduction des élites, la spoliation par un Etat inefficace, sinon vous êtes populiste. La société française ne se débloquera et ne retrouvera la prospérité que lorsqu’elle aura dépassé cette réaction de la noblesse française face au progrès.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (7)
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adroitetoutemaintenant
- 16/03/2017 - 19:00
@Anguerrand
Combien de gens ont été tué par le FN ? Mais vous préférez voir des complices d’assassins se balader avec un t-shirt au portrait de Che Guevara ou des esclaves voilées alors que ces deux groupes ont 400 millions de morts à leur actif. Aucune personne du FN n’a distribué la légion d’honneur à ces génocidaires alors qu’ils ont été récompensés à tour de bras par les salauds pour lesquels vous votez.
Anguerrand
- 16/03/2017 - 17:06
Le populisme fait peur tout simplement
Hier une émission d'une chaîne privée, C8 , nous donnait l'historique du FN et de MLP. N'étant pas fait par le service dit publique et bourré de textes internes nous révélait la vraie politique de MLP. Elle est entourée des vieux du GUD ( groupe fascistes interdit car hitlerien) . Elle leur a demandé par note de service d'éviter certaines idées avec des mots crus mais en disant comment dire la même chose d'une manière allusive, en clair de ne rien changer de leurs idées fascistes.. Les anciens expulsés ont tous raconté les mêmes choses sur les dessous du FN et dès documents internes venait prouver ces témoignages. Le FN n'a changé que sur la forme mais pas sur le fond. Pour les sceptiques regardez l'emmission en REPLAY beaucoup, comme moi tomberont sur leur cul ! Jamais je n'aurais pensé que le FN etait resté si fasciste sur le fond tout en donnant une image de "France apaisée" son slogan.
2bout
- 16/03/2017 - 16:20
Attention Michèle
à ne pas se laisser trahir par le choix de son vocabulaire, car celui-ci renvoie souvent à son éducation. Ex: astre, espace, cosmos ou taikong.