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Minorité parlementaire
Sondage exclusif : et les deux formations politiques considérées comme les plus capables de soutenir leur candidat s’il était élu Président sont… En Marche! et le FN
Publié le 17 février 2017
Un rapport IFOP pour Atlantico concernant la capacité perçue des grandes formations politiques à constituer une majorité parlementaire livre un constat clair : aujourd'hui, aux yeux des Français, pas un seul parti politique n'est en mesure de rafler la majorité aux législatives.
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Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble depuis 1999. Il est spécialiste à la fois de la vie politique italienne, et de la vie politique européenne, en particulier sous l’angle des partis.
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Un rapport IFOP pour Atlantico concernant la capacité perçue des grandes formations politiques à constituer une majorité parlementaire livre un constat clair : aujourd'hui, aux yeux des Français, pas un seul parti politique n'est en mesure de rafler la majorité aux législatives.

Quels enseignements généraux peut-on tirer de cette étude ?

François Kraus : Ce sondage confirme la défiance qu'ont les Français vis-à-vis des partis politique. Y compris dans leurs fonctions strictement partisanes à savoir la conquête de l'électorat et le soutien gouvernemental. Il n'y a pas une seule force politique qui apparaît aux yeux des Français en mesure de soutenir efficacement son candidat et d'assurer une majorité. Dans cette enquête on mesure la capacité à soutenir fidèlement un Président qui serait élu et de l'autre on mesure sa capacité à avoir une majorité. On voit qu'il n'y a aucune force politique actuelle qui est perçue par une majorité de Français comme capable de constituer une majorité parlementaire. C'est une constante qu'on observe depuis plusieurs décennies à l'égard des partis politique. Aujourd'hui, et contrairement aux partis des années 60/70 l'apparition des frondeurs et de lignes différentes au sein d'un même parti font qu'il n'y a plus forcément aujourd'hui une solidarité de parti infaillible. L'autre enseignement de l'enquête c'est que le parti qui convainc le moins les électeurs tant dans le soutien qu'il peut apporter au candidat qu'en sa capacité à obtenir la majorité parlementaire, c'est le Parti socialiste.

Christophe Bouillaud : On voit que les gens sont très partisans. Lorsque vous soutenez un parti vous pensez de facto que vous allez gagner et arriver à avoir la majorité parlementaire. Chaque fois que vous êtes proche d’un parti, si ce dernier gagne la présidentielle, vous pensez qu’il va gagner les législatives. L’électorat a une lecture présidentialiste du régime. Si vous avez une proximité ou êtes adhérents au Front de Gauche, il y a 87% de chance que vous croyez qu’un Président FDG puisse avoir la majorité parlementaire. Pareil du côté du FN, 91% des gens pensent que si le candidat FN est élu, il y aura majorité à l’Assemblée. Les seuls que l’on voit dubitatif par rapport à cela c’est les proches du MODEM. Là effectivement les gens qui en sont proches ont eux même ont un doute sur la possibilité d’une majorité.

N'est pas étonnant qu'un candidat sans parti politique, arrive en tête d'un sondage sur la capacité à réunir une majorité parlementaire ? Est-ce qu'il n'y a pas une confusion entre le candidat et le parti pour les électeurs?

François Kraus : C'est possible. Mais vu que c'est un parti dans lequel aucune tête ne dépasse, on peut penser que les partisans de "En Marche !" seront à la botte d'Emmanuel Macron. Un parti dans lequel les divisions apparaîtront moins clairement et qui pour l'instant ne s'exprime que par une seule voix. Pour l'instant est-il en mesure de soutenir efficacement le candidat Macron? On voit mal qui ils pourraient soutenir d'autre. En Marche apparaît comme un parti neuf, unifié capable de bénéficier de l'effet d'entrainement d'un leader présenté aujourd'hui comme le favori pour l'Elysée.

Christophe Bouillaud : Si on se place dans la réalité de la législative qui suis la présidentielle, de fait les forces politiques qui bénéficient d’une implantation locale à travers les sortants ou bien les structures partisanes qui existent de longue date sur le terrain ont bien sûr un énorme avantage par rapport à des structures comme En Marche !  Qui pour l’instant n’ont pas de structure locale affirmée. La législative c’est un mélange de vague d’assentiment pour qu’il y ait majorité mais aussi la résistance de toute une série de fiefs locaux qui peuvent s’opposer à cette vague majoritaire. De facto les partis « traditionnels » ont un énorme avantage sur les autres concurrents ans la mesure où ils ont un réseau de députés et d’élus sans commune mesure avec ce qu’il y a ailleurs. Le cas d’«En Marche !» est ambigu dans la mesure où on ne sait pas s’il faut le considérer comme un nouveau parti ou comme une scission de la droite du PS et appuyé par un certain nombre de personnalités du centre. Il pourrait jouer sur le ralliement de tous les centres à son panache avec effectivement des reclassements de la droite du PS de l’UDI… Le véritable obstacle pourrait être la répartition des places. Emmanuel Macron a promis qu’il réserverait la moitié de ses investitures à des nouveaux en politique Du coup il ne pourra investir que la moitié de 577 députés. Il peut y avoir un effet d’embouteillage des ambitions des uns et des autres qui peut être assez difficile à gérer pour Emmanuel Macron.

Marine Le Pen toujours selon ce sondage arriverait aussi à réunir la majorité parlementaire. N'est ce pas étonnant alors que le système tel qu'il est fait actuellement n'est pas du tout favorable au Front National ?

François Kraus : Au front National d'abord, même s'il y a plusieurs sensibilités, cela reste un parti plutôt autocratique où il n'y a pas vraiment de débats internes comme on a pu en voir lors des primaires de la gauche ou de la droite. Ce qui est intéressant après au niveau de la majorité parlementaire, c'est que les gens qui pensent dur comme fer que c'est possible d'acquérir la majorité sont surtout des gens avec un niveau de diplôme inférieur à la moyenne, d'un milieu populaire; qui sont naturellement situés à la droite de la droite. C'est un électorat de "fans" qui y croient et une partie de la population qui est la moins informée sur les particularismes du système électorat pour les élections législatives. C'est étonnant surtout au vu des exemples des régionales et cantonales par exemple, c'est difficile pour le FN de passer au-dessus de la barre des 50% ou même de gagner en triangulaire. Dans les faits, on voit mal comment le FN pourrait s'octroyer la majorité parlementaire.

Christophe Bouillaud : Le FN lui est limité par son absence d’un réseau d’élus. Il leur faudra passer de 3 élus à plusieurs centaines ce qui paraît un exploit irréalisable dans la configuration actuelle, il y a deux hypothèses : La première, la FN réussit à remporter une majorité avec des élus FN, auquel cas cela sera facile à gérer. Ou au contraire, pas de majorité et à ce moment-là on se retrouve dans une situation de cohabitation. L’isolement du FN sur la scène politique nationale

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clint
- 18/02/2017 - 13:21
@ikaris : oui les pays les plus froids sont devenus la solution
Grosse économie d'énergie car ils se donnent tous une composante très verte ! Comme quoi l'Europe a du bon pour les données !
zouk
- 17/02/2017 - 16:20
Partis et futur Parlement
Pauvre France
ikaris
- 17/02/2017 - 16:07
@clint : les pieds dans le cloud
on a déjà une obligation comme ça pour les traitements d'un certains nombres de données personnelles qui doivent être stockées et traitées en Europe ... c'est une directive UE. Les Google et autre ont des datacentres un peu partout dans le monde derrière le nom de domaine qui apparait dans le navigateur in fine on est traité par des machines physiques situées au plus près de l'utilisateur. Par exemple je me souviens d'un Datacentre situé en Scandinavie parceque là bas le refroidissement coute moins cher