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© SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
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Son ennemie

La financiarisation du capitalisme nous condamne-t-elle a une croissance faible (attention, une surprise figure dans la réponse) ?

Publié le 09 mars 2017
Selon une étude publiée en ce début d'année 2017, il existerait bien un lien entre affaiblissement de la croissance et l'accroissement déraisonné du secteur financier...mais sans doute dans un sens opposé à celui qui est le plus couramment proposé.
Nicolas Goetzmann est responsable du pôle Economie pour Atlantico.fr. Il est l'auteur chez Atlantico Editions de l'ouvrage :
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Selon une étude publiée en ce début d'année 2017, il existerait bien un lien entre affaiblissement de la croissance et l'accroissement déraisonné du secteur financier...mais sans doute dans un sens opposé à celui qui est le plus couramment proposé.

Atlantico : Dans un article publié le 17 janvier, trois économistes de l'Université de Princeton, ​Eilyn Yee Lin Chong, Ashoka Mody et Francisco Varela Sandoval, émettent l'hypothèse que l'expansion de la finance, à partir d'un certain seuil, serait liée à un affaiblissement de la croissance. Par quels mécanismes une telle situation peut-elle se produire ?

Nicolas Goetzmann : Dans un premier temps, et pour éviter toute caricature d'une finance intrinsèquement nuisible, les auteurs de cette étude rappellent une évidence fondamentale : la finance, l'intermédiation, les banques, les marchés etc…permettent de fluidifier les rapports économiques, en allouant le capital aux entrepreneurs, et forment ainsi un moteur indépassable du développement économique.

Puis, dans un second temps est envisagée la question des "excès de la finance". Ici, les auteurs remarquent qu'à partir d'un niveau de crédit privé équivalent à 90% du PIB d'un pays, la finance ne semble plus "profiter" au développement économique, et serait même liée à l'affaiblissement de la croissance. Pour en arriver à une telle conclusion, les économistes ont testé les données de 58 pays sur une durée de plus de 50 ans. Schématiquement, ils constatent que si les pays émergents ont vu leur développement être porté par celui de la finance, dans une trajectoire parallèle, les pays développés les plus financiarisés (au-delà de 90% de crédit privé par rapport au PIB) ont connu, de leur côté, un ralentissement de leur croissance.

Mais le point fondamental évoqué par les auteurs est la causalité du phénomène, qui n'est pas clairement identifiée. Est-ce le développement de la finance qui affaiblit la croissance ou est-ce l'affaiblissement de la croissance qui stimule le développement de la finance ? Parce que si la réponse paraît "évidente" dans le débat public - "c'est la faute de la finance" - la question est loin d'être tranchée, et la réponse pourrait même être contrintuitive. En l'occurrence, Chong, Mody et Sandoval traitent spécifiquement la question des pays de la zone euro, dont ils font un cas d'école parce qu'ils constatent que cette zone est encore plus fortement frappée par le paradigme "croissance faible, finance forte", et ce, même avant d'atteindre le seuil de 90% de crédit privé. Ce qui serait un élément permettant d'envisager le retournement du lieu commun, pour en conclure que c'est la faible croissance qui nourrit l'expansion de la finance. Et non l'inverse. Et les auteurs expliquent très bien le processus :

"Un mécanisme par lequel cette demande pourrait apparaître a été proposé par Gennaioli et al. (2014). Parce qu'en général les taux d'épargne ne chutent pas lors d'une croissance plus lente, dès lors, l'épargne accumulée croît plus vite que le PIB. Par conséquent, le ratio richesse / PIB augmente (proposition que Piketty et Zucman (2014) ont documenté). Mais cette augmentation du ratio richesse / PIB crée une demande de finance, les ménages cherchant à préserver leur richesse. Les ménages utilisent le système financier pour stocker leurs économies et emprunter pour la consommation et l'achat de maisons neuves. Le système financier se développe alors même que la croissance économique continue de baisser."

Et cette explication permet de répondre à une question essentielle, celle de la cause de l'accroissement du secteur financier. Parce que ce ne sont pas les financiers, tous seuls dans leur coin, qui sont parvenus à hisser leur secteur au sommet. Pour qu'un tel résultat se produise, il fallait une demande. Et c'est à cette question que les auteurs répondent : c'est la faible croissance qui, le plus probablement, alimente les "bulles" financières.

Peut-on en conclure que les dérèglements économiques subis au cours des dernières années sont bien la conséquence des excès de la finance ?

Je ne le crois pas. Les "excès" de la finance sont plus un symptôme de la situation plutôt qu'une cause. Cela ne signifie pas que la finance ne porte aucune responsabilité, mais celle-ci est sans doute exagérée dans le déroulé de la grande crise de 2008. L'alimentation de la finance par la faible croissance, évoquée par les auteurs de l'étude, que l'on peut également lier au développement des inégalités, qui ont-elles mêmes alimenté les excès d'épargne mondiaux, ont été le moteur de l'accroissement de la taille du secteur financier, et ce, au moment même où la dérégulation financière (sous le mandat de Bill Clinton) était mise en place. C'est ce qui a favorisé la naissance du risque financier sur l'économie mondiale. Mais lorsque l'on regarde le déroulé de la crise, on peut se rendre compte que le premier évènement est la chute des prix immobiliers américains, dès l'année 2006. Cette chute du secteur immobilier a progressivement pesé sur l'ensemble de l'économie, avant d'entraîner une rapide chute du PIB dès le 1er semestre 2008. Et c'est en septembre 2008 que la faillite de Lehman Brothers est intervenue. Il y a donc bien quelque chose qui ne va pas dans l'idée d'une crise provoquée par la finance.

Et ce qui ne va pas est en fait tout à fait identifié. Au sein d'une économie, une Banque centrale a un rôle de stabilisateur, son action consiste à rectifier le tir lorsque l'économie déraille, soit dans une période de boom, soit dans une période de ralentissement. Dès lors, le récit de la crise se trouve modifié. Le ralentissement économique provoqué par la crise immobilière de 2006 aurait dû trouver une réponse par une action des autorités monétaires, or, celle-ci a été trop tardive aux États Unis, et inexistante en Europe. L'absence de réponse adéquate de la part des Banques centrales a conduit ce simple ralentissement sectoriel à se propager sur l'ensemble de l'économie dès la fin du 1er semestre 2008, et c'est cette propagation qui a entrainé l'explosion d'un secteur financier qui, il est vrai, était surdimensionné. Ce qui amplifié la crise, mais sans en être la cause. Ce qui, en réalité, fait peser une responsabilité gigantesque sur les épaules des banquiers centraux. D'une part, ils ont alimenté le surdimensionnement de la finance en menant des politiques trop contraignantes, qui sont associées à une trop faible croissance. Et d'autre part, ils ont été incapables de lutter contre le ralentissement économique avant sa propagation à l'ensemble de l'économie. En réalité, au cours de cette période, les banquiers centraux ont cru qu'ils avaient à faire face à une menace de crise financière, alors qu'ils étaient eux-mêmes en cause dans celle-ci.

Dès lors, quels sont les remèdes à appliquer ?

Une régulation financière plus stricte est indispensable, mais le cœur du problème est surtout une réforme des politiques monétaires. Depuis les années 1980, celles-ci ont eu tendance à être systématiquement trop strictes, ce qui conduit à des faibles taux de croissance, un chômage élevé, donc des inégalités, des excès financiers etc… Ces politiques déséquilibrent totalement le développement économique. Depuis le "tournant de la rigueur" de 1983, la moyenne trimestrielle du taux de chômage en France est de 8,7%. S'il est tout à fait possible de louer les effets de cette politique à ses débuts, dans son rôle de lutte contre l'inflation, c'est sa perpétuation, à travers le "Franc fort" des années 1990 et la mauvaise gestion de la politique monétaire européenne durant la grande crise de 2008, qui a conduit à produire de tels résultats.

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Carl Van Eduine
- 27/06/2017 - 07:59
Si jamais j'ai bien compris l'article ...
Je thésaurise et emprunte pour acheter de l'immobilier car avec une croissance molle et une innovation faible, je ne consomme pas surtout si mon revenu stagne. La macro restant "flat" soit je ne peux rembourser, soit il y a trop d'immobilier ce qui rend le secteur financier surdimensionné. D'où crise financière. Et si la banque centrale ne relance pas la tendance macro, alors la crise s'auto-alimente en spirale. La réponse inflationniste semble une réponse (anticipation ?) , de même semble-t-il des "new deals keynésiens" dans chacune des grandes régions du monde, si elles portent sur des facteurs de croissance réelle : la R&D, la formation, le gain énergétique, le gain de santé environnemental, la bio ... et le localvore, qui redistribue une part de la plus-value en local et pas seulement dans les banques offshore. Car l'article qui me paraît assez juste oublie le facteur de la concentration des richesses entre peu de mains. Or un mec richissime, d'un facteur de quelques milliards de fois par rapport à un lambda comme vous et moi ne consomme pas par milliards des petites baguettes de plus, même de pain complet. Article intéressant mais ce point me semble manquer.
Olivier K.
- 07/03/2017 - 19:34
Est ce que
la solution proposée dans cet article consiste à relancer l'inflation?
Deneziere
- 07/03/2017 - 13:06
Trop de macro, pas assez de micro
Les économistes n'utilisent pas assez de micro-économie dans leur raisonnement. Ils ont tort, car cela les vulgariserait auprès du grand public. Dans ce cas précis, il suffit de constater que, aujourd'hui, on gagne plus à manipuler de l'argent qu'à vendre - et à plus forte raison fabriquer, des biens ou des services nouveaux. Ou qu'un ingénieur gagne deux fois plus à se destiner à la finance qu'à l'industrie. On arrive alors à la même conclusion que l'étude sans avoir à s'infliger du Piketty.