En direct
Best of
Best of du 11 au 17 janvier
En direct
Flash-actu
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Retraite, clap de fin : le compromis va creuser un gouffre financier et précipiter les salariés du privé dans la capitalisation

02.

Succès du lait d’amande : les abeilles ne disent pas merci aux bobos bio

03.

Malgré les difficultés, la génération Y sera la plus riche de tous les temps

04.

Arretmaladie.fr permet d’obtenir un arrêt maladie en 3 minutes sur internet mais déclenche la colère de la sécurité sociale. Sauf que...

05.

Epidémie de gastro-entérites : tout ce qu’il faut savoir pour éviter d’attraper le norovirus

06.

La manifestation du 9 janvier a été beaucoup plus violente que les médias n’ont pu le raconter

01.

Boeing ukrainien : c’est peut être un déséquilibré radicalisé qui a tiré le missile ?

02.

Ce boulevard qui devrait s’ouvrir au RN… mais ne s’ouvre pas tant que ça

03.

"Les Aristochats véhiculent les valeurs de la bourgeoisie riche". On a entendu ça sur France Culture !

04.

"Des profondeurs de nos cœurs" : un livre qui ébranle l'Eglise

05.

Retraite, clap de fin : le compromis va creuser un gouffre financier et précipiter les salariés du privé dans la capitalisation

06.

LR : le tigre de papier

ça vient d'être publié
light > Culture
Slim shady
Eminen surprend tout le monde et sort un nouvel album
il y a 6 heures 44 min
pépites > Culture
Evènement chez Michelin
Le guide rétrograde le restaurant de Paul Bocuse
il y a 7 heures 40 min
décryptage > Social
Retraites

Grève contre la réforme des retraites : de la guerre de mouvement à la guerre de tranchées

il y a 9 heures 13 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

« La révolution des plantes » : un livre scientifique à la portée de l’homme de la rue

il y a 11 heures 10 min
décryptage > Justice
Euthanasie

Euthanasie : 3 médecins jugés en Belgique dans un procès sans précédent

il y a 11 heures 36 min
décryptage > International
Gorbatchev à la sauce iranienne ?

Glasnost, le retour ? Le président iranien demande de la transparence

il y a 12 heures 45 min
décryptage > International
Copycat

Contagion : Les démocrates trumpisent leur communication

il y a 13 heures 23 min
décryptage > Santé
Drames sanitaires

Quand certains médicaments changent drastiquement nos personnalités dans l’indifférence totale de l’industrie pharmaceutique et des autorités sanitaires

il y a 14 heures 24 min
pépites > Politique
Alliances
Municipales à Paris : Pierre-Yves Bournazel retire sa candidature et soutient Benjamin Griveaux
il y a 1 jour 6 heures
light > Justice
Placé sous contrôle judiciaire
Le réalisateur Christophe Ruggia a été mis en examen pour "agressions sexuelles sur mineur de 15 ans" dans le cadre de l'affaire Adèle Haenel
il y a 1 jour 7 heures
L'assassin assassiné
En Inde, un homme arrêté pour le meurtre de son tueur à gages
il y a 7 heures 1 min
pépites > Social
Musée du Louvre
Une grève sauvage provoque la fermeture des portes
il y a 7 heures 47 min
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand l’octogone redéfinit le classicisme et quand l’étrier d’acier fait danser les chiffres : c’est l’actualité des montres en mode pluviôse
il y a 10 heures 38 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

Théâtre : « Un contrat » : Polar psychanalytique entre deux hommes de parole... et de silence

il y a 11 heures 18 min
pépite vidéo > Politique
Invités imprévus
Marlène Schiappa interrompue lors d'une réunion publique
il y a 11 heures 57 min
rendez-vous > International
Géopolitico-scanner
Libye : les occidentaux cumulent naïveté et erreurs géopolitiques en série
il y a 12 heures 49 min
décryptage > Education
Pénurie des profs

Ces recrutements hasardeux que génère la pénurie de profs en France

il y a 13 heures 43 min
décryptage > Europe
Il n’y a pas que l’union qui fait la force

Europe post Brexit : et Angela Merkel mit (sans le vouloir) le doigt sur le vrai point de faiblesse de l’Union

il y a 14 heures 58 min
pépites > Environnement
Risques climatiques et économiques
Davos 2020 : les décideurs mondiaux placent l'inaction climatique au sommet des dangers pour l'humanité
il y a 1 jour 6 heures
pépite vidéo > Politique
Soirées électorales pimentées
Elections municipales : une circulaire de Christophe Castaner pourrait avantager le score national de LREM
il y a 1 jour 7 heures
© Reuters
© Reuters
Bonnes feuilles

Comment les pouvoirs publics comptent sur la paupérisation relatives des retraités pour lancer des promesses réconfortantes

Publié le 21 janvier 2017
1930 : la IIIe République instaure un système obligatoire de retraites par capitalisation. 1941 : une loi de Vichy officialise sa transformation en un régime « par répartition » calqué sur les « chaînes d’argent » de l’escroc Charles Ponzi. Sous la Ve République, inégalités et rigidités bureaucratiques se durcissent. Aujourd’hui, notre système de retraite doit être non seulement réformé, mais restructuré, pour devenir viable, gouvernable et respectueux des choix individuels. Extrait de "La retraite en liberté" de Jacques Bichot, aux Editions cherche-midi (1/2).
Jacques Bichot est Professeur émérite d’économie de l’Université Jean Moulin (Lyon 3), et membre honoraire du Conseil économique et social.Ses derniers ouvrages parus sont : Le Labyrinthe aux éditions des Belles Lettres en 2015, Retraites : le...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jacques Bichot
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jacques Bichot est Professeur émérite d’économie de l’Université Jean Moulin (Lyon 3), et membre honoraire du Conseil économique et social.Ses derniers ouvrages parus sont : Le Labyrinthe aux éditions des Belles Lettres en 2015, Retraites : le...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
1930 : la IIIe République instaure un système obligatoire de retraites par capitalisation. 1941 : une loi de Vichy officialise sa transformation en un régime « par répartition » calqué sur les « chaînes d’argent » de l’escroc Charles Ponzi. Sous la Ve République, inégalités et rigidités bureaucratiques se durcissent. Aujourd’hui, notre système de retraite doit être non seulement réformé, mais restructuré, pour devenir viable, gouvernable et respectueux des choix individuels. Extrait de "La retraite en liberté" de Jacques Bichot, aux Editions cherche-midi (1/2).

Ce qui précède montre que notre système de retraites par répartition est mal parti. Pourtant, le Conseil d’orientation des retraites (COR), organisme public chargé de faire des prévisions en matière de retraites en fonction de diverses hypothèses – ce qu’on appelle des projections – a fait récemment des annonces jugées plutôt réconfortantes par les responsables politiques: si la croissance, même modeste, est au rendez-vous, il ne devrait plus y avoir de déficit dans quelques décennies.

Un vrai miracle ! Jetons donc un coup d’oeil sur le rapport annuel du COR de l’année 2015.

Ce document présente d’abord l’évolution du rapport entre le nombre de cotisants et le nombre de retraités. Ce rapport a chuté de 2,12 en 2000 à 1,7 en 2010. Ensuite, selon les hypothèses de fécondité et d’emploi, il tomberait en 2060 à un niveau compris entre 1,35 et 1,45 : baisse sérieuse, mais pas absolument catastrophique, parce que la possibilité d’un recul de la fécondité qui amènerait la France au niveau actuel de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon et de quelques autres pays (environ 1,4 enfant par femme) n’a pas été envisagée. Deuxième facteur, les cotisations et autres ressources du système. Le taux de ce prélèvement sur la masse des revenus d’activité a progressé de 26 % en l’an 2000 à 32 % en 2013 – ce qui, soit dit en passant, montre en quoi a principalement consisté le traitement du problème par les pouvoirs publics : augmenter les cotisations et les impôts.

Mais ensuite, le COR mise sur un léger recul, suivi d’une stabilisation à 29 % ou 30 % dans les années 2030 à 2060.

Comment cela est-il possible ?

Le COR a beau ne pas utiliser, pour ses projections, les hypothèses les plus pessimistes, il prévoit que la pension moyenne des retraités français, en pourcentage du revenu d’activité, va redescendre des 52 % actuels à 45 % dans la meilleure des hypothèses, et 35 % dans la pire de celles qu’il envisage, qui n’est pas, tant s’en faut, la plus catastrophique que l’on puisse raisonnablement explorer…

Le plus intéressant pour notre sujet est que les scenarii qui débouchent sur une sortie du déficit chronique de l’ensemble des régimes de retraites par répartition sont basés sur une hypothèse d’augmentation des salaires bruts, par exemple 1,5 % par an en euros constants, et une stabilité des pensions annuelles (toujours en euros constants).

Bien entendu, après dix ou vingt années de ce régime, l’équilibre financier serait rétabli, mais au prix d’un fort recul du niveau de vie relatif des retraités : c’est ce que signifie dans le scénario moyen la chute des pensions par rapport aux revenus d’activité de 52 % à 40 %. Le taux de remplacement du revenu professionnel par la ou les pensions diminuerait donc fortement. Telle est la perspective que nous ouvre l’impéritie des politiques menées depuis des décennies en matière de retraites par répartition.

 

La paupérisation des retraités par rapport aux actifs est inéluctable si la gestion calamiteuse de nos retraites par répartition perdure, et si la capitalisation ne se développe pas plus rapidement que ce n’est aujourd’hui le cas.

Extrait de "La retraite en liberté" de Jacques Bichot, aux Editions cherche-midi

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (3)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Stargate53
- 22/01/2017 - 09:06
Et les syndicats complices se taisent !
Pendant que les retraités vont subir une baisse programmée de leur revenu, les syndicats (tous confondus) se taisent et continuent d'être présent aux AG et délibérations sur ces décisions. Pire, ils entérinent tous ces reculs inéquitables programmés par nos politiques. Il est vraiment temps que les retraités s'organisent en mouvement indépendant (cela existe ailleurs et fassent du lobbying auprès des élus pour faire entendre leurs attentes. Les prix augmentent contrairement à ce que les statistiques annoncent (faites vos courses, payer l'énergie etc et vous verrez) alors les retraites doivent évoluer intelligemment pour garantir un pouvoir d'achat, gage de consommation !
lexxis
- 21/01/2017 - 23:15
LA CAPITALISATION COMMENT?
Il reste qu'il ne suffit pas de prôner l'avénement de la capitalisation, il faut encore trouver les ressources pour l'amorcer sans les prendre à la répartition déjà fort mal en point. Alors, on fait quoi? La transition notionnelle à la suédoise sur vingt ans paraît peu probable en France, car là-bas ils ont des syndicats qui ont dépassé les vieilles lunes de la lutte des classes et dont l'objet prioritaire n'est pas de conserver tous ses privilèges au secteur public, quoi qu'il en coûte au secteur privé. Or chez nous, les syndicats dont l'essentiel des troupes se recrute dans le secteur public n'ont absolument aucun intérêt au moindre changement qui mettrait en péril tous les avantages accumulés par les fonctionnaires et assimilés.
C'est aux salariés du privé d'exiger la révolution de la représentation, il n'y a aucune raison que dans un pays où le secteur privé représente les trois quart des populations active et retraitée, ce soit le secteur public ultra-minoritaire qui impose toujours ses lois et qui pousse toujours ses propres pions.
Pourquoi-pas31
- 21/01/2017 - 20:15
Et pendant ce temps là .......
nos hommes politiques cumuleront de bonnes grosses et grasses retraites. Bien sur, elles seront versées par des caisses que nous alimenterons avec nos impots.