En direct
Best of
Best of du 30 novembre au 6 décembre
En direct
Flash-actu
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Ne parlez pas hébreu dans le métro ! En tout cas, pas à la station Château d'Eau : ça peut être dangereux.

02.

Retraites : les vraies raisons pour lesquelles les chefs syndicaux ne peuvent pas adhérer au projet de réforme en dépit de toutes les garanties apportées et l’oubli très politique des fonds de capitalisation

03.

Jean-Paul Delevoye avale des couleuvres, Marine Le Pen perd cadres et militants, Arnaud Lagardere se fait attaquer par des financiers britanniques, Rachida Dati se rebelle contre Gerard Larcher; Le Qatar derrière les listes communautaires ?

04.

Royaume-Uni : des législatives parties pour marquer l’histoire

05.

Quand les masques tombent : et Greta Thunberg assuma au grand jour la réalité de son idéologie

06.

Retraites : les bénéfices économiques de la réforme auront de la peine à compenser son lourd coût politique de long terme

07.

Retraites : le techno-suicide du gouvernement

01.

DOUBLON DOUBLON Qu'est-ce qu'on a envie de foutre ensemble dans ce pays ?

01.

Une grande majorité de l’opinion croit encore que la France est riche et puissante, alors qu‘elle est complètement fauchée !

02.

Ne parlez pas hébreu dans le métro ! En tout cas, pas à la station Château d'Eau : ça peut être dangereux.

03.

Qwant : "Proie" de la Géopolitique de l’Internet

04.

Derrière la crispation sur les retraites, la génération la plus immature de l’histoire

05.

Entrepreneurs : Tous en grève !! Petite leçon de chose aux Français qui soutiennent le mouvement

06.

L'Insoumis (Jean-Luc Mélenchon) veut se pacser avec l'Insoumise (Marine Le Pen). Et l'Humanité s'étrangle d'indignation

01.

Une grande majorité de l’opinion croit encore que la France est riche et puissante, alors qu‘elle est complètement fauchée !

02.

Retraites : cette spirale infernale qui risque de plomber aussi bien le gouvernement que les syndicats

03.

Grèves : où va le conflit ? Les clés pour se laisser aller à faire de petites prédictions

04.

Retraites : mais au fait, à quoi ressemblera la France de 2040 ?

05.

Egalité (mais juste pour moi) ! Les Français sont-ils les pires tartuffes qui soient en matière d’aspiration à la justice sociale ?

06.

Pourquoi la possibilité de baisser le point de retraite est en fait une mesure de justice sociale

ça vient d'être publié
pépites > People
Urgence
Patrick Balkany hospitalisé pour d'importantes douleurs au dos
il y a 3 heures 57 min
pépite vidéo > Politique
Cohue
Grève : couloirs bondés et scènes improbables dans les transports parisiens
il y a 6 heures 13 min
décryptage > Politique
L'ART DE LA PUNCHLINE

Un 11 décembre en tweets : Jean-Sébastien Ferjou en 280 caractères

il y a 7 heures 3 min
décryptage > Santé
(Art)thérapie

Comment la danse peut aider à lutter contre la dépression, Parkinson et autres troubles neurologiques

il y a 8 heures 52 min
décryptage > Faits divers
Accroche : Ça s'est passé chez nous…

Ne parlez pas hébreu dans le métro ! En tout cas, pas à la station Château d'Eau : ça peut être dangereux.

il y a 12 heures 2 min
décryptage > Politique
Techno-suicide

Retraites : le techno-suicide du gouvernement

il y a 12 heures 13 min
décryptage > Atlantico business
Atlantico-Business

Retraites : les vraies raisons pour lesquelles les chefs syndicaux ne peuvent pas adhérer au projet de réforme en dépit de toutes les garanties apportées et l’oubli très politique des fonds de capitalisation

il y a 12 heures 24 min
pépite vidéo > Politique
Déception
Réforme des retraites : Les syndicats très déçus par les annonces d'Edouard Philippe
il y a 1 jour 32 min
décryptage > Culture
Atlanti-culture

Film : "Docteur ?" : Un duo d'acteurs épatants pour une comédie de Noël, légère, mais pas seulement

il y a 1 jour 3 heures
décryptage > Culture
Atlanti-culture

Livre : "Le ciel par-dessus le toit" de Natacha Appanah : Un roman familial, puissant et émouvant

il y a 1 jour 3 heures
décryptage > Société
Ville de demain

Bâtiment, immobilier, transports : ces vraies initiatives pour une ville plus durable

il y a 6 heures 8 min
décryptage > Economie
Nouvelle ère ?

Première réunion de l’ère Lagarde : la BCE peut-elle se saisir des problèmes structurels qui minent la zone euro ?

il y a 7 heures 2 min
décryptage > Politique
1979 all over again

Royaume-Uni : des législatives parties pour marquer l’histoire

il y a 8 heures 48 min
rendez-vous > Media
Revue de presse des hebdos
Jean-Paul Delevoye avale des couleuvres, Marine Le Pen perd cadres et militants, Arnaud Lagardere se fait attaquer par des financiers britanniques, Rachida Dati se rebelle contre Gerard Larcher; Le Qatar derrière les listes communautaires ?
il y a 10 heures 41 min
décryptage > Sport
Formule magique

PSG/ Galatasaray : Neymar, M’Bappé et les millions : les Parisiens trouvent leur formule magique

il y a 12 heures 6 min
décryptage > Politique
Erreurs de stratégie

Quand LR se transforme en machine à fabriquer des orphelins politiques

il y a 12 heures 24 min
décryptage > Economie
Impact au long cours

Retraites : les bénéfices économiques de la réforme auront de la peine à compenser son lourd coût politique de long terme

il y a 12 heures 26 min
pépites > Politique
Bad news ?
Réforme des retraites : les points principaux du discours d'Edouard Philippe
il y a 1 jour 1 heure
décryptage > Culture
Atlanti-culture

Théâtre : "La vie est belle" : Conte de Noël anti-morosité....

il y a 1 jour 3 heures
décryptage > Politique
Droit du sol ?

Esther Benbassa vous devriez lire François-René de Chateaubriand !

il y a 1 jour 3 heures
© Reuters
© Reuters
Bonnes feuilles

"Je parle donc je suis" : la parole, cet instrument de pouvoir trop souvent négligée

Publié le 14 janvier 2017
Mon seul recours, mon seul secours. Maîtrisant médiocrement les arts sociaux, voire inapte à la plupart, j’ai toujours perçu la parole comme l’unique alliée dont je pouvais disposer. De sorte qu’une fois compris ces manques et cette chance, je n’ai pas cessé de réfléchir sur elle, sa puissance, la preuve d’existence qu’elle procure, le pouvoir qu’elle donne, ses ambiguïtés aussi. Ce superbe et dangereux outil humain. Extrait de "La parole, rien qu'elle" de Philippe Bilger, aux Editions du Cerf (1/2).
Philippe Bilger est président de l'Institut de la parole. Il a exercé pendant plus de vingt ans la fonction d'avocat général à la Cour d'assises de Paris, et est aujourd'hui magistrat honoraire. Il a été amené à requérir dans des grandes affaires qui...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Philippe Bilger
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Philippe Bilger est président de l'Institut de la parole. Il a exercé pendant plus de vingt ans la fonction d'avocat général à la Cour d'assises de Paris, et est aujourd'hui magistrat honoraire. Il a été amené à requérir dans des grandes affaires qui...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Mon seul recours, mon seul secours. Maîtrisant médiocrement les arts sociaux, voire inapte à la plupart, j’ai toujours perçu la parole comme l’unique alliée dont je pouvais disposer. De sorte qu’une fois compris ces manques et cette chance, je n’ai pas cessé de réfléchir sur elle, sa puissance, la preuve d’existence qu’elle procure, le pouvoir qu’elle donne, ses ambiguïtés aussi. Ce superbe et dangereux outil humain. Extrait de "La parole, rien qu'elle" de Philippe Bilger, aux Editions du Cerf (1/2).

D’où, probablement, ce repli sur la parole mais pas n’importe laquelle. Je n’ai jamais été à l’aise avec l’utilitaire, la banale qui est précisément destinée aux échanges de convention et aux amabilités de façade.

En revanche, je me suis attaché à l’autre, celle qui élabore, structure, invente et fait exister qui s’en saisit. La stratégie et la tactique ne renvoient pas qu’à l’art militaire. On a le droit de les utiliser pour gérer le mieux possible, sur son champ intime de bataille, ce qui devra advenir de soi et comment, les aspirations, les rêves comme les modalités et les méthodes.

C’est ce que j’ai tenté de mettre en oeuvre en tirant toutes les conséquences de la sensation, de l’intuition, qui n’ont pas été immédiates mais progressives au fur et à mesure que je me décapais de l’enfance et de ses fragilités, d’une certaine aptitude de la parole, en tout cas d’un goût certain pour l’oralité perçue comme la chance exclusive d’une personnalité qui n’avait pas d’autre choix que cette plongée dans le langage.

À tort ou à raison, si j’ai tellement développé cette thèse que la parole vraie n’était que celle qui surgissait de soi comme une coulée d’être, un flux d’intensité vitale, cela tient au fait que, débarrassé des apparences de la technique et de l’illusion des recettes, je n’ai jamais cessé de m’appliquer à moi-même cette preuve, par un verbe créateur, de ma propre identité.

C’est qu’aussi je ne pouvais faire fond sur rien d’autre comme si, autour de ma parole, il y avait une terre brûlée, un désert rendant toute exploitation impossible. La pluralité des possibles s’était réduite, chez moi, en une seule réalité à laquelle j’avais à m’accrocher. Un peu d’être ou du néant.

Je parle donc je suis : ce détournement de la noblesse cartésienne ne m’a jamais quitté comme si accepter, fût-ce une seconde, de mettre en doute cette évidence si porteuse de sens pouvait me faire disparaître dans les oubliettes et me reléguer loin de ma source.

Cette exigence impérieuse d’extraire de la gangue souvent dérisoire le noyau dur de l’essentiel, cette obsession d’apposer, par le mot rêvant d’être définitif, sur le flot profus des conversations une marque décisive, cette volonté de structurer et de rendre le moins contingent possible le propos naturellement voué à l’absorption par le suivant, m’ont beaucoup nui.

Elles m’ont constitué trop souvent, dans les dîners, dans les scènes de la vie quotidienne à la vocation douce, familière et sans apprêt, comme un personnage abrupt, rogue, trop franc, vite énervé, ne supportant pas la longueur des récits ni l’insignifiance d’anecdotes interminables, prétendant couper court par une phrase d’airain au désordre ennuyeux d’échanges s’enivrant de leur platitude. J’ai de plus en plus perçu cette aspiration à l’emprise comme une infirmité puisqu’elle m’interdisait d’éprouver le moindre plaisir là où les autres trouvaient leur miel, jouissaient de l’opportunité de se sentir fraternels et rassemblés.

Il y avait cependant des moments de grâce quand soudain, au détour d’une pensée et d’une expression, le particulier s’enrichissait, s’alourdissait d’une forme d’universel qui créait un partage alors que le plus souvent on ne sait parler, même dans une sphère collective, que pour quelqu’un et pas pour tous.

Cette conception de la parole comme un pouvoir ne m’a jamais déserté. Sans doute n’ai-je pu satisfaire qu’ainsi, grâce à elle, la hantise d’une domination qui offrait le grand avantage de tout exiger de moi en me garantissant une emprise sur laquelle je n’aurais jamais à m’expliquer. Solitude, passion de la généralité surgissant du singulier, pour ouvrir des perspectives et imposer la rigueur d’une règle au réel fragmenté par chacun, désir de maîtrise et de conquête, mais par des moyens que la timidité n’entravait pas puisque la parole constituait la multitude, les personnes à convaincre en un être unique dont le visage était abstrait car fusionnant, en lui, l’infinité des faces ostensibles, indéchiffrables.

Cette manière d’être et de parler, si je consens à l’appréhender dans sa plénitude, m’a probablement réduit à la plus simple expression de moi-même.

Elle m’a contraint – je me suis abandonné avec délice à cette obligation – à fuir le badinage qui aurait rendu ridicules, inadaptés mes décrets péremptoires, ma forme désireuse d’identifier, sous l’éparpillement vain, le nécessaire. Elle m’a surtout condamné à une pauvreté affligeante pour le choix de mes sujets de prédilection ou de ceux qui, de la part des autres, étaient susceptibles de m’intéresser, m’impliquer. Art dans sa généralité, littérature, politique, justice, psychologie, analyse des êtres : c’était vraiment peu par rapport aux multiples sollicitations de la quotidienneté, au bagage utilitaire et opératoire dans lequel la plupart allaient puiser leur substance : voitures, appartements, gastronomie, cuisine, vins. La matière d’une quotidienneté, sur laquelle, par indifférence ou incompétence, je n’avais rigoureusement rien à affirmer, à expliquer.

Contrairement à la passion de l’homme d’aujourd’hui tout empressé à se vautrer dans le contingent parce qu’il trouve que le fondamental a un visage austère, presque rébarbatif.

La seule parole dont j’étais capable m’a toujours privé de la douce présence de la futilité.

Et mon sentiment d’ennui a été à la hauteur de ce manque.

Extrait de "La parole, rien qu'elle" de Philippe Bilger, aux Editions du Cerf

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Thématiques :
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Ne parlez pas hébreu dans le métro ! En tout cas, pas à la station Château d'Eau : ça peut être dangereux.

02.

Retraites : les vraies raisons pour lesquelles les chefs syndicaux ne peuvent pas adhérer au projet de réforme en dépit de toutes les garanties apportées et l’oubli très politique des fonds de capitalisation

03.

Jean-Paul Delevoye avale des couleuvres, Marine Le Pen perd cadres et militants, Arnaud Lagardere se fait attaquer par des financiers britanniques, Rachida Dati se rebelle contre Gerard Larcher; Le Qatar derrière les listes communautaires ?

04.

Royaume-Uni : des législatives parties pour marquer l’histoire

05.

Quand les masques tombent : et Greta Thunberg assuma au grand jour la réalité de son idéologie

06.

Retraites : les bénéfices économiques de la réforme auront de la peine à compenser son lourd coût politique de long terme

07.

Retraites : le techno-suicide du gouvernement

01.

DOUBLON DOUBLON Qu'est-ce qu'on a envie de foutre ensemble dans ce pays ?

01.

Une grande majorité de l’opinion croit encore que la France est riche et puissante, alors qu‘elle est complètement fauchée !

02.

Ne parlez pas hébreu dans le métro ! En tout cas, pas à la station Château d'Eau : ça peut être dangereux.

03.

Qwant : "Proie" de la Géopolitique de l’Internet

04.

Derrière la crispation sur les retraites, la génération la plus immature de l’histoire

05.

Entrepreneurs : Tous en grève !! Petite leçon de chose aux Français qui soutiennent le mouvement

06.

L'Insoumis (Jean-Luc Mélenchon) veut se pacser avec l'Insoumise (Marine Le Pen). Et l'Humanité s'étrangle d'indignation

01.

Une grande majorité de l’opinion croit encore que la France est riche et puissante, alors qu‘elle est complètement fauchée !

02.

Retraites : cette spirale infernale qui risque de plomber aussi bien le gouvernement que les syndicats

03.

Grèves : où va le conflit ? Les clés pour se laisser aller à faire de petites prédictions

04.

Retraites : mais au fait, à quoi ressemblera la France de 2040 ?

05.

Egalité (mais juste pour moi) ! Les Français sont-ils les pires tartuffes qui soient en matière d’aspiration à la justice sociale ?

06.

Pourquoi la possibilité de baisser le point de retraite est en fait une mesure de justice sociale

Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires