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Dr Quinn femme médecin
C’est désormais prouvé, si vous êtes très malade, vous avez vraiment intérêt à vous choisir un médecin femme
Publié le 23 décembre 2016
Une étude des chercheurs d'Harvard prouve que les femmes sont meilleures médecins que les hommes. Le taux de décès et de réadmissions de leurs patients est faible, particulièrement chez les plus de 65 ans. L'attention qu'elles portent à leurs patients notamment au niveau de l'écoute créerait une réelle différence en terme de résultats.
Valérie Colin Simard est l'auteur de sept ouvrages. Dernier en date : "Masculin, Féminin, la grande réconciliation" chez Albin Michel. Elle pratique la psychothérapie depuis plus de dix ans. Coach en entreprise, elle a déposé sa marque intitulée ...
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Valérie Colin Simard est l'auteur de sept ouvrages. Dernier en date : "Masculin, Féminin, la grande réconciliation" chez Albin Michel. Elle pratique la psychothérapie depuis plus de dix ans. Coach en entreprise, elle a déposé sa marque intitulée ...
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Une étude des chercheurs d'Harvard prouve que les femmes sont meilleures médecins que les hommes. Le taux de décès et de réadmissions de leurs patients est faible, particulièrement chez les plus de 65 ans. L'attention qu'elles portent à leurs patients notamment au niveau de l'écoute créerait une réelle différence en terme de résultats.

Atlantico : D’après une étude d’Harvard réalisée dans les hôpitaux, lorsque les patients sont traités par des femmes, ils ont des taux de réadmissions et de décès particulièrement faibles. Comment expliquer ce phénomène ? Les femmes médecins prodiguent-elles des soins de meilleurs qualités ?

Valérie Colin-Simard : Ma première explication est sociologique. Nous sommes encore dans une dynamique féministe qui reste importante dans les esprits. Les femmes sont dans une réaction aux hommes, elles veulent toujours prouver qu’elles sont capables de faire aussi bien qu’eux. Cet élan est un inconvénient mais aussi un avantage. Les femmes se donnent les moyens de cette réussite. De façon générale (bien sûr il y a des exceptions), les femmes vont s’investir beaucoup plus que les hommes dans leur travail pour prouver qu’elles sont capables du meilleur.  

Ma seconde approche est historique. Pendant des siècles, l’humanité était séparée en deux, d’une part les valeurs des hommes et leurs activités tournées vers l'extérieur, en opposition au féminin qui restait à l'intérieur. Ces valeurs de l’intérieur aujourd’hui manquent beaucoup à notre société, c’est-à-dire les valeurs d’amour, d’empathie, de lien à l’autre. Beaucoup d’études en médecine montrent la toute-puissance du médecin quand les femmes se tournent vers l’humilité. Beaucoup de médecins hommes sont dans une relation impersonnelle envers leurs patients et manquent d’empathie. De nombreuses études montrent l’importance du lien entre le médecin et le malade, ce lien contribuant fortement à la guérison. Beaucoup d’hommes sont moins portés sur la relation avec leur patient, ou vont tout du moins se protéger de ce relationnel. Ils préfèrent un lien objectif impersonnel et scientifique alors que les femmes y ajoutent cette dimension affective mais au sens positif du terme. Il est important de trouver un équilibre dans la pratique de la médecine, toutes ces femmes médecins ont fait au minimum 7 ans d’études et sont hautement qualifiées et performantes. L’empathie, l’amour et le lien contribuent à la guérison des patients.

Si cette étude démontre que la qualité des soins des femmes médecins est meilleure pour toutes les catégories de personnes, c’est encore plus vrai chez les patients de plus de 65 ans. Selon-vous, pourquoi les femmes arrivent à particulièrement mieux soigner les personnes âgées ?

Pour les mêmes raisons que les femmes soignent mieux les autres patients : elles sont plus portées vers la patience, cela leur vient notamment de la maternité. Bien sûr, ceci est une généralité, et nous connaissons tous des femmes qui se sont durcies, qui veulent agir comme les hommes et qui se coupent volontairement de leur féminin.

Les personnes âgées sont beaucoup plus lentes et nécessitent des soins plus longs. Nous pouvons imaginer que les médecins pressés par le temps qui ont une liste d’attente importante et qui en plus ne sont pas très bien payés sont probablement plus rigoureux dans le respect du temps de la consultation.

Généralement, les femmes donnent plus de leur temps gratuitement pour des personnes âgées et réussissent à être plus à l’écoute grâce à leur patience, ce qui favorise la guérison.

Selon vous, est-il possible que les hommes puissent atteindre cette qualité de soins prodigués par les femmes médecins ? Comment pourraient-ils s’inspirer de cette réussite féminine ?

Les hommes ont des leçons à tirer de la pratique de la médecine des femmes. Aujourd’hui, les femmes se réapproprient les valeurs du masculin et elles le font très bien. Elles vont même parfois trop loin et se coupent de leur féminin. Les hommes aussi aux côtés de leurs valeurs masculines ont besoin de s’approprier ces valeurs du féminin qui sont encore beaucoup méprisées par la société. Notre société respecte l’intellect, la force, les chiffres. Cependant l’amour et l’empathie restent des valeurs importantes mais déconsidérées, bien qu’elle soient toutes équivalentes.

D’ailleurs, beaucoup de femmes sont allées trop loin dans l’adoption des valeurs du masculin dans la médecine et en général, et doivent rééquilibrer leur échelle de valeurs. Toutes ces valeurs dans les soins médicaux ne doivent plus appartenir à une catégorie et être réservées aux hommes ou aux femmes. La difficulté, c'est que les hommes sont souvent formatés à la volonté d’une perfection rapide et ont du mal à prendre leur temps pour écouter les patients. Les femmes se remettent en question beaucoup plus sur leurs pratiques et c’est quelque chose que les hommes ont du mal à assimiler. L’empathie, comme le placebo, aide à la guérison. Les hommes ont besoin de cette empathie et de cette confiance pour que le patient accepte son traitement et donc sa guérison.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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J'accuse
- 23/12/2016 - 23:11
Au risque d'être traité de macho
Est-ce que l'étude prend en compte la gravité des maladies, ainsi que le nombre de malades pris en charge, pour comparer ce qui est comparable? Se fonder sur des pourcentages peut être très trompeur. Les hommes se réservent les cas les plus "intéressants", les plus valorisants et les plus rémunérateurs, c'est-à-dire les plus difficiles et les plus graves: qu'ils aient plus de complications avec leurs malades est donc simple à comprendre, sans invoquer une supposée supériorité naturelle des femmes dans la médecine.
gerint
- 23/12/2016 - 15:55
Pour moi l'étude de Harvard est sans doute fantaisiste
La compétence n'est pas affaire de sexe et s'il n'y a pas de bonne Médecine sans écoute du patient c'est l'expérience qui tire le meilleur parti de cette écoute, qui fait poser les bonnes questions au patient et obtenir les bonnes réponses, et le savoir qui permet de diriger les enquêtes diagnostiques et le traitement. Tout cela est lié à la quantité de travail avec un apprentissage long et complexe, à l'entretien fourni et à l'actualisation permanente des connaissances. Il faut à la base une aptitude intellectuelle, des qualités humaines et une psychologie solides que les deux sexes peuvent avoir.
Flobio_21
- 23/12/2016 - 13:28
he bien messieurs...
Au vu des commentaires précédents, les hommes ont vraiment du mal à reconnaître le travail féminin, tout ce qui est différent n'est pas forcement inférieur, ni même supérieur d'ailleurs.
Il y a des exceptions partout Olivier K. , on peut même trouver des hommes empathiques, ça ne veux pas dire qu'ils soient moins bons...