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Attachez vos ceintures, la troisième phase de la mondialisation débute et elle sera la plus perturbatrice de toutes

Publié le 23 décembre 2016
Selon l'économiste américain Richard Baldwin, sous l'effet de la technologie, le secteur des services connaîtra de profonds bouleversements dans les pays développés. Alors que la désindustrialisation a déjà fait de nombreux perdants, la troisième mondialisation - qui ne fait que commencer - pourrait être bien plus violente que la précédente.
Jean-Marc Siroën est économiste. Il enseigne actuellement à l’université Paris Dauphine et est professeur au sein du département Master Sciences des Organisations. Il est spécialiste d’économie internationale. Il participe également au programme de...
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Jean-Paul Betbeze est président de Betbeze Conseil SAS. Il a également  été Chef économiste et directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu'en 2012.Il a notamment publié Crise une chance pour la France ; Crise : par ici la sortie ;...
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Jean-Paul Betbeze
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Selon l'économiste américain Richard Baldwin, sous l'effet de la technologie, le secteur des services connaîtra de profonds bouleversements dans les pays développés. Alors que la désindustrialisation a déjà fait de nombreux perdants, la troisième mondialisation - qui ne fait que commencer - pourrait être bien plus violente que la précédente.

Atlantico : L'économiste Richard Baldwin a mis en avant dans son dernier ouvrage, The Great Convergence: Information Technology and the New Globalization, le rôle de la technologie au cours de la troisième phase de la mondialisation qui se profile. Comment se caractérise-t-elle ? Dans quelle mesure peut-on considérer qu'il s'agit de la phase la plus perturbatrice de toutes les vagues de mondialisation ? 

Jean-Marc Siroën : Avant d’évoquer la prochaine vague de mondialisation, il convient de s’interroger sur l’achèvement de l’actuelle. L’expérience historique montre qu’une nouvelle vague de mondialisation ne succède à la précédente qu’après une longue période de stagnation ou de régression. Ce fut le cas après la période marchande du Moyen-Age au XIIIème siècle, après les grandes découvertes du XVIème siècle. Ce que Baldwin appelle - à tort - la première mondialisation du XIXème siècle s’achèvera avec la Première Guerre mondiale. Il faut attendre la fin du XXème siècle pour qu’apparaisse une nouvelle vague de mondialisation "perturbante" avec les transformations que nous constatons, et parfois déplorons, aujourd’hui. Si l’Histoire ne se répète pas toujours, la question mérite d’être posée : comment se fera la transition entre la "deuxième" et la "troisième" mondialisation si, toutefois, troisième mondialisation il y a ? Bien que l’actuelle mondialisation semble s’essouffler, elle a tissé des interdépendances et des réseaux qui ne se dénoueront pas aisément. Il faut bien avoir conscience que si les épisodes de mondialisation sont perturbateurs, économiquement mais aussi politiquement, les vagues de démondialisation le sont encore davantage. Rappelons-nous des années 1920 et 1930 et des 25% de chômeurs aux Etats-Unis. 

La troisième mondialisation de Baldwin ne relève-t-elle pas plutôt de l’approfondissement de la précédente ? Cela fait déjà longtemps que la mobilité physique du travail a laissé la place à une mobilité "virtuelle". La délocalisation des call centers a, par exemple, plusieurs dizaines d’années derrière elle. Certes, cette forme de délocalisation des services est appelée à se sophistiquer et à se généraliser, mais il n’est pas acquis qu’elle change la nature de la mondialisation.

Jean-Paul Betbeze : La thèse de Baldwin a l’avantage d’être simple et provocatrice. Elle divise l’histoire du poids des pays développés, du G7 en fait, en quatre périodes selon la nature et l’importance des échanges. Au début et pendant des siècles, jusqu’en 1820 en fait, il y a peu de croissance car pas ou peu d’échanges. C’est, pour l’essentiel, l’autarcie qui domine, tant les coûts de transport sont élevés. Puis se développe l’échange des biens, avec les progrès des transports qui diminuent les coûts et permettent ainsi les usines, la révolution industrielle et les économies d’échelle. Puis, selon Baldwin viennent les échanges d’informations. Alors, il ne s’agit pas pour le G7 de faire, mais de faire faire, de délocaliser. Le G7 profite ainsi des coûts de production très bas des pays sous-développés. La part mondiale du G7 baisse, la mondialisation s’étend, les pays sous-développés deviennent émergents, et le chômage s’étend au sein du G7.

Croissance par échange des biens, puis croissance par échanges des idées, méthodes et savoir-faire, nous en sommes désormais à une troisième étape, plus complète et plus perturbatrice encore : celle des échanges des hommes. Il ne s’agit pas des migrants, mais de la possibilité pour des experts de télétravailler sans bouger et pour des personnels des pays à bas salaires de gérer des machines et des robots dans les pays à salaires élevés, sans bouger non plus. Cette migration sur place est évidemment la plus perturbatrice de toutes car elle freine la montée des qualifications et des salaires dans les pays émergents et entretient un chômage de masse dans les pays industrialisés pour les moins qualifiés. C’est donc le risque d’une croissance plus lente et plus moyenne, quitte à être plus égalitaire. 

Quels rôles joueront les technologies dans cette troisième phase de mondialisation ? Quel impact auront-elles sur l'emploi ? Quels seront les pays les plus touchés ? 

Jean-Marc Siroën : Cette fois encore, l’Histoire est pleine d’enseignements. Rares sont les technologies anticipées qui se réalisent effectivement. Si les prévisionnistes d’autrefois avaient eu raison, les piétons circuleraient depuis longtemps sur des tapis roulants, les automobiles seraient volantes et la traversée de l’Atlantique se ferait par ballons dirigeables ! Les technologies qui déclenchent de véritables révolutions s’imposent souvent par surprise, voire par hasard, erreur ou négligence… Qui dans les années 1960 et 1970 avait prévu la miniaturisation des ordinateurs, l’avènement des téléphones cellulaires, et les implications d’Internet ? La robotisation remplit les livres de science-fiction et de futurologie, et la question du sort réservé au travail quand la machine remplace l’homme est sans doute un des thèmes le plus anciennement discuté. Croire que les technologies puissent totalement abolir la distance est une illusion. Le télétravail, promu dès les années 1970, est ainsi loin de s’être généralisé au rythme prévu…

La vraie question qui est posée est celle de la relation entre la mondialisation et la technologie. Sont-elles indépendantes ou inter-reliées ? Les nouvelles technologies "tombent-elles" du ciel ou sont-elles induites par la mondialisation ? Dans le premier cas, les défis ne viennent pas de la mondialisation, mais de la révolution technologique qui va déclasser certains types d’emplois. Celle-ci peut certes favoriser la mondialisation mais il serait alors injuste - et dangereux - d’en faire un bouc-émissaire. Dans le second cas, ce serait la mondialisation qui induirait la révolution technologique et donc la précéderait. Mais on s’attend alors à ce qu’une nouvelle vague de mondialisation déclasse les anciennes technologies. De fait, la "téléprésence" et la "télérobotique", qui sont pour Baldwin les changements technologiques majeurs, caractérisaient aussi bien des aspects de la mondialisation actuelle. Comme toutes celles qu’a connues l’humanité, ces mutationsn dont l’ampleur et les directions restent difficiles à estimer, atteindront l’emploi quantitativement, mais aussi qualitativement. Les destructions nettes d’emplois ne doivent pourtant pas être exagérées. Toute la maintenance ne pourra être réalisée à distance avant longtemps et les nouvelles technologies exigeront le développement de nombreux services. D’un point de vue macroéconomique, les gains de productivité doivent induire à la fois une croissance créatrice d’emplois et une réduction du temps de travail. Encore faut-il que les emplois ne se déplacent pas vers certaines régions du monde. Les nouvelles technologies devraient impliquer une demande de travailleurs qualifiés et c’est sans doute là que se situe le plus grand défi, qui n’a pas été relevé jusqu’à maintenant : assurer une formation adaptée aux exigences des nouvelles techniques.

Jean-Paul Betbeze : Les deux technologies qui feront cette troisième période de l’échange, celle des hommes après celles des biens et des idées, sont le skype de grande taille et les progrès de la robotisation. Le skype de taille humaine permettra, avec des microphones plus modernes selon Baldwin d’oublier que la ou les personnes ne sont pas dans la pièce. Le robot permettra de télésurveiller et même, selon Baldwin toujours, d’aspirer une chambre d’hôtel à des milliers de kilomètres de distance. Ceci parait de la science-fiction, sauf que la télésurveillance se produit partout. Il s’agit là du domaine qui peut se développer le plus aisément, où il est le plus utile, et permettant de libérer ici des personnels de police dans des activités où la présence physique est décisive. On ne peut raisonner mécaniquement, en disant qu’un télé-surveillant très éloigné supprime l’emploi d’un télé-surveillant proche si le risque diminue, réel et pressenti. Par exemple, la vague terroriste a pesé sur la consommation en France et plus encore sur le tourisme. Un pays plus sûr est celui qui consomme et investit plus, et qui reçoit plus de touristes. Cette télésurveillance crée de l’emploi. En plus, il ne faut pas imaginer que le télétravailleur lointain va tuer le proche : il faudra qu’il connaisse la langue et la culture du pays. Pour la France, les pays francophones d’Afrique seront donc favorisés, renforçant les liens avec la France, et y soutenant l’emploi. Il faut donc cesser de voir la globalisation comme "tueuse" d’emplois. Elle en crée au contraire, notamment dans le domaine crucial de la sécurité : il n’y a pas substitution mais complémentarité.

Est-il possible de limiter politiquement les effets de cette troisième vague de mondialisation sur l'emploi ? Quelles mesures permettraient d'atténuer le choc ? 

Jean-Marc Siroën : La réponse économique évidente est d’accroître la qualification des travailleurs en repérant finement les nouveaux besoins. Mais cela prendra du temps. L’idée selon laquelle les gains de la mondialisation pouvaient être redistribués aux perdants n’a pas fonctionné car ce sont moins les gagnants qui y ont contribué que l’ensemble de la classe moyenne dont la situation s’est ainsi dégradée. Ces perdants "indirects" se sont alors ajoutés aux "perdants" directement heurtés par la perte de leur emploi. Il faut plutôt raisonner sur la redistribution des gains de la révolution technologique et qui peuvent être considérables puisqu’ils permettent de produire plus avec les mêmes ressources (mais aussi autant avec moins de ressources…). Cette redistribution ne doit pas se limiter à des indemnisations financières qui deviennent dégradantes si elles se pérennisent. Un des premiers axes serait la réduction du temps de travail qui est d’ores et déjà une tendance longue et qui a pris plusieurs formes : diminution de la durée légale à la française, généralisation du travail partiel, travaux d’appoints. Mais, pour ne pas être une forme de chômage déguisé, cette diminution du temps de travail devra être consentie et répondre à un choix. De ce point de vue, l’expérimentation d’un revenu universel, qui pourrait prendre la forme d’un impôt négatif, apparaît aujourd’hui nécessaire même si les modalités de son financement suscitent des interrogations. Enfin, contrairement à ce que semble penser Baldwin, pour de nombreux emplois - la majorité sans doute - le choix n’est pas entre le robot et le travailleur indien. Ce n’est pas demain qu’on acceptera d’être servi à la terrasse d’un café par un robot contrôlé depuis Bengalore… Il sera donc nécessaire d’encourager les investissements dans des activités intensives en emplois non délocalisables : tourisme, santé, loisirs, accompagnement, éducation, rénovation des bâtiments….

Jean-Paul Betbeze : Sans réagir de manière protectionniste, il faut d’abord savoir que cette troisième globalisation, cette télé-migration, posera aussi des problèmes de responsabilité. Quand un expert par Skype donne un mauvais conseil, technique ou financier, qui est responsable ? Baldwin oublie totalement ce problème dans son analyse des coûts : les "télé-assurances" vont nécessairement se développer et augmenter de prix. En même temps, des télé-conseillers, télé-ingénieurs, docteurs, réparateurs, enseignants vont se développer. Contre les déserts médicaux ou de formation, n’y-a-t-il pas là bien des aspects très positifs. Là encore, la bonne réponse est la formation : formation des "émetteurs", des "accompagnateurs" et des "récepteurs". Là encore, il s’agit de ne pas se crisper (socialement ou syndicalement) au risque de prendre encore du retard en France. Il s’agit d’expliquer et d’aider, pour avancer encore. Baldwin est porté par sa thèse et par les avancées technologiques qui la permettent et la permettront. Il passe sous silence les risques qu’elle apporte, comme il oublie son apport majeur, la réduction de nos risques économiques et sociaux. Il ne s’agit pas d’atténuer le choc mais plutôt d’en profiter, en l’anticipant.

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Ganesha
- 20/12/2016 - 04:56
L'Enclume
L'Enclume, effectivement, le Revenu Universel, n'est pas une idée de ''droite ou de gauche''. Cela se voit très bien en consultant la ''liste des partisans'' de Wikipédia. Ce qui fait la différence, ce sont les gens pour qui le mot ''Fraternité'' a un sens. Voilà une notion qui échappe totalement à beaucoup de ''papys Atlantico'', emmurés dans un égoïsme répugnant !
pierre de robion
- 19/12/2016 - 22:46
La solution?
c'est bien sûr: taxons les robots (quelqu'un l'a mis à son programme), mais souvenez-vous de la "cerisette", cette taxe sur les investissements, abolie vu le retard que prenait le pays! Toutefois, sans doute la pente était-elle trop forte, car nous ne l'avons jamais remontée! Au contraire!
Anouman
- 19/12/2016 - 20:33
On peut rêver
On peut rêver de formation, c'est un rêve qui permet déjà de faire vivre les organismes de formation (on a donc au moins un rôle social). Mais la vérité c'est qu'il y a plein de gens qui ne veulent pas se former ou même n'en sont pas capables. Il suffit de voir le nombre d'illettrés avec l'école obligatoire jusqu'à 16 ans. La solution est donc ailleurs.
Quant aux robots serveur de café contrôlés par les indiens c'est parfaitement débile. Les recherches en intelligence artificielles permettront rapidement de faire des serveurs de café synthétiques sans aucune intervention humaine. Et si on peut faire des serveurs de café on doit pouvoir faire tout un tas d'emplois déqualifiés du secteur privé et aussi du secteur public ou l'emploi consiste principalement à contrôler des dispositions réglementaires (souvent discutables mais pas forcément).
Et le pire c'est que les robots pourront aussi faire des emplois qualifiés...