En direct
Best of
Best of du 12 au 18 janvier
En direct
© Reuters
Il existe clairement de nombreux scénarios assurant Hillary Clinton de devenir la première femme présidente des États-Unis. Pour Donald Trump, les choses sont beaucoup plus difficiles. Il n’a pas, ou très peu, droit à l’erreur.
Cartographie électorale
Jour J aux Etats-Unis : et voici quels Etats Donald Trump et Hillary Clinton ont besoin de remporter pour conquérir la Maison Blanche
Publié le 08 novembre 2016
Celui de Donald Trump ou d’Hillary Clinton qui réunira 270 grands électeurs sera le prochain président des États-Unis. Pour parvenir à ce seuil victorieux, il va leur falloir arriver en tête dans un certain nombre d’États. Voici les différentes combinaisons et scénarios possibles.
Gérald Olivier est journaliste et  partage sa vie entre la France et les États-Unis. Titulaire d’un Master of Arts en Histoire américaine de l’Université de Californie, il a été le correspondant du groupe Valmonde sur la côte ouest dans les années 1990,...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Gérald Olivier
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Gérald Olivier est journaliste et  partage sa vie entre la France et les États-Unis. Titulaire d’un Master of Arts en Histoire américaine de l’Université de Californie, il a été le correspondant du groupe Valmonde sur la côte ouest dans les années 1990,...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Celui de Donald Trump ou d’Hillary Clinton qui réunira 270 grands électeurs sera le prochain président des États-Unis. Pour parvenir à ce seuil victorieux, il va leur falloir arriver en tête dans un certain nombre d’États. Voici les différentes combinaisons et scénarios possibles.

Cette fois, finis les spéculations et pronostics ! Les citoyens américains vont se prononcer. Il va s’agir de compter leurs voix. Au-delà du vote populaire (qui n’est pas déterminant - voir article du 7/11/2016), c’est le résultat au sein du Collège électoral qui est primordial. Il faut réunir la moitié des membres de ce collège, plus un, soit 270 personnes appelées "grands électeurs", pour être élu.

Les votes et les voix s’additionnent État par État selon le candidat arrivé en tête. Voici donc comment les deux candidats espèrent parvenir au seuil victorieux de 270.

Pour Hillary Clinton, plusieurs chemins sont possibles. Elle peut emprunter de nombreux détours et parvenir à son but. Pour Donald Trump au contraire, il n’y a pas d’itinéraire de délestage. Sa route est étroite et le moindre écart lui sera fatal.

Ces routes passent par des États "acquis" aux candidats ; par d’autres ou leur victoire est "probable" et enfin par un petit nombre qu’ils devront absolument emporter pour espérer franchir en vainqueur la ligne d’arrivée.

Hillary Clinton part avec un avantage considérable car les États qu’elle est sûre de gagner lui offrent une base plus élevée que celle de Donald Trump. Il s’agit des Etats suivants (par ordre alphabétique) : la Californie (55), le Connecticut (7), le Delaware (3), Hawaï (4), l’Illinois (20), le Maryland (10), le Massachusetts (11), le New Jersey (14), New York (29), le Nouveau-Mexique (5), l’Oregon (7), le Rhode Island (4), le Vermont (3), Washington (12), et le District of Columbia (3). Soit 187 grands électeurs.

Il lui faudra donc trouver 83 autres grands électeurs pour l’emporter. Pour cela, elle peut compter sur les États où sa victoire est "probable", mais pas assurée. Il s’agit du Colorado (9), du Minnesota (10), de la Virginie (13), du Wisconsin (10), du Michigan (16) et de la Pennsylvanie (20). Soit 78 sièges supplémentaires au Collège électoral.

Dès lors, Hillary ne serait plus qu’à 5 sièges de la victoire (187 + 78 = 265).

Le Nevada (6) pourrait alors la placer "over the top" comme disent les Américains, c’est-à-dire au-delà du seuil nécessaire. Une victoire dans le New Hampshire (4) et dans au moins un des districts du Maine (4) aurait le même résultat. Tandis qu’une victoire en Caroline du Nord (15) lui donnerait une marge de victoire de 10 voix. Remporter la seule Floride (29) lui assurerait une marge de vingt sièges. Quant à gagner tous ces scrutins, ce qui est parfaitement envisageable, elle aurait alors 323 sièges (265 + 58) et son élection prendrait l’allure d’un triomphe.

Il existe clairement de nombreux scénarios assurant Hillary Clinton de devenir la première femme présidente des États-Unis.

Pour Donald Trump, les choses sont beaucoup plus difficiles. Il n’a pas, ou très peu, droit à l’erreur. Et pourtant, la carte électorale lui est plus favorable aujourd’hui qu’à la mi-octobre. Le candidat républicain, considéré comme à la dérive quatre semaines avant le scrutin, a opéré une remontée de dernière minute dans les sondages, profitant à la fois du recul d’Hillary, consécutif à la réouverture de l’enquête du FBI sur ses emails, d’un regain de discipline dans sa campagne, ainsi que d’une volonté tardive mais perceptible des Républicains de serrer les rangs derrière leur candidat, malgré ses innombrables défauts…

Comme tous les candidats républicains depuis Ronald Reagan, Donald Trump peut compter sur la plupart des États des Montagnes Rocheuses et du Sud. Lui sont acquis (par ordre alphabétique) : l’Alabama (9), l’Arkansas (6), le Dakota du Nord (3) et du Sud (3), l’Idaho (4), le Kansas (6), le Kentucky (8), la Louisiane (8), le Mississippi (6), le Missouri (10), le Montana (3), le Nebraska (5), l’Oklahoma (7), le Tennessee (11), la Virginie-Occidentale (5) et le Wyoming (3). Soit 16 États, mais seulement 97 voix au Collège électoral, car il s’agit d’États très peu peuplés.

Cette liste compte néanmoins des absents de marque, tels le Texas, l’Utah ou l’Indiana. C’est d’ailleurs une mesure du trouble jeté par Donald Trump dans les rangs du parti républicain que de constater que certains bastions républicains historiques ne lui sont pas totalement acquis. Certes, il demeure le vainqueur "probable" de ces États et de quelques autres, mais son avantage n’est pas tel à rendre sa victoire assurée. Les États de cette seconde catégorie sont donc (toujours par ordre alphabétique) : l’Alaska (3), l’Arizona (11), la Caroline du Sud (9), la Géorgie (16), l’Indiana (11), le Texas (38) et l’Utah (6), soit 94 voix supplémentaires au Collège électoral.

De sorte qu’entre les États "sûrs" et les États "probables", Donald Trump peut envisager de se retrouver avec un total de 191 (97 + 94 = 191) "grands électeurs". Ce qui signifie qu’il lui manquera encore 79 voix pour parvenir à 270. D’où l’extrême difficulté de la tâche. Une tâche qui serait rendue quasi impossible s’il venait à ne pas remporter tous les États précités. Une défaite en Géorgie par exemple serait à la fois humiliante et mathématiquement rédhibitoire. D’autant qu’elle augurerait sans doute d’autres défaites ailleurs.

Mais à supposer que Trump remplisse son quota d’États acquis et d’États probables. Il lui faudra ensuite remporter pratiquement tous les "Etats-clés" (swing states) pour être élu. Il s’agit de la Caroline du Nord (15), de la Floride (29), de l’Iowa (6), du New Hampshire (4), du Nevada (6) et de l’Ohio (18). Ces six États totalisent 78 sièges. Ce qui le porterait à 269 et une égalité parfaite avec Hillary Clinton si elle remportait tous les autres États. Trump pourrait espérer se retrouver "over the top" en remportant au moins un district du Maine (car cet État n’accorde pas tous ses grands électeurs au vainqueur, mais comporte un élément de proportionnelle dans sa répartition des grands électeurs). Ainsi, avec une voix supplémentaire glanée dans le Maine, Trump aurait 270 grands électeurs et serait élu président des États-Unis.

Il existe pour lui deux scénarios alternatifs, même s’ils demeurent peu probables. Si Trump parvenait à créer la surprise en remportant soit le Wisconsin (10), soit le Michigan (16), deux États de la ceinture de rouille où il espère rallier des électeurs démocrates avec son message protectionniste et nationaliste, alors il pourrait se permettre de ne pas gagner en Caroline du Nord, au New Hampshire ou au Nevada. A la surprise de pas mal d’observateurs, Trump s’est d’ailleurs déplacé dans ces deux Etats, ainsi qu’au New Hampshire, dans les derniers jours de la campagne. Alors même qu’il y accusait de 5 à 7 points de retard sur Hillary Clinton. D’où des interrogations. Soit Donald Trump avaient d’autres sondages en main, soit il bluffait, soit il perdait son temps…

Une victoire de Donald Trump, si elle se concrétise, sera acquise à l’arrachée. Et peut-être sans la majorité du vote populaire. Hillary Clinton, au contraire, peut l’emporter de très peu, ou très largement.

Et il existe bien un scénario où les deux candidats se retrouveraient à égalité avec 269 grands électeurs chacun. Dans ce cas de figure, la décision reviendrait à la Chambre des Représentants. Or, celle-ci est dominée par les Républicains qui y disposent d’une majorité de trente sièges (247 contre 188). Même en tenant compte de l’abstention possible des élus républicains ayant pris leurs distances avec Donald Trump, on imagine mal le candidat républicain ne pas remporter ce scrutin si les choses en arrivaient là…

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Plus court mais mieux indemnisé : cette réforme de l’assurance chômage qui pourrait offrir une solution aux demandeurs d’emplois
02.
Aix-la-Chapelle ou la dernière illustration en date de l’intimidation morale qui asphyxie la démocratie française
03.
Changement climatique : Alexandria Ocasio-Cortez déclare que "le monde touchera à sa fin dans 12 ans"
04.
La tombe de Marc Antoine et Cléopâtre serait sur le point d'être découverte
05.
Ce biais statistique qui explique pourquoi la redistribution en France est loin d’être aussi efficace qu’on le croyait pour corriger les inégalités
06.
L'étonnante proposition de Brigitte Macron à Valérie Trierweiler et Carla Bruni-Sarkozy
07.
Les patrons américains préfèrent la France de Macron à l’Amérique de Donald Trump et l’idée du « grand débat » leur plait
01.
Glyphosate : l’incroyable manque de rigueur scientifique d’Envoyé Spécial
02.
Plus court mais mieux indemnisé : cette réforme de l’assurance chômage qui pourrait offrir une solution aux demandeurs d’emplois
03.
Comment le Canard Enchaîné a envoyé François Fillon, Jacques Chaban-Delmas et Valéry Giscard d'Estaing au cimetière des éléphants de la politique
04.
Jacques Chirac, ce soudard amateur de bières et de belles femmes qui s'est avéré être un excellent chef des armées
05.
Wauquiez pousse une colère contre la direction de LR, et Thierry Mariani contre Wauquiez ; L'Obs s'inquiète de la crise financière qui vient ; François-Xavier Bellamy en guerre contre le progressisme ; Ces députés LREM attaqués
06.
Emmanuel Macron est brillant, mais il n’est pas le président qu’il faut à la France
07.
Réponse à tout… sauf aux Gilets jaunes ? Pourquoi l’intelligence de Macron participe plus du problème que de la solution à la crise de défiance qui ébranle la société française
01.
Glyphosate : l’incroyable manque de rigueur scientifique d’Envoyé Spécial
02.
Réponse à tout… sauf aux Gilets jaunes ? Pourquoi l’intelligence de Macron participe plus du problème que de la solution à la crise de défiance qui ébranle la société française
03.
Traité d’Aix-la-Chapelle : la France ne vend pas l’Alsace à l’Allemagne mais les deux pays scellent la coupure entre les dirigeants et leurs peuples
04.
Aix-la-Chapelle ou la dernière illustration en date de l’intimidation morale qui asphyxie la démocratie française
05.
Les patrons américains préfèrent la France de Macron à l’Amérique de Donald Trump et l’idée du « grand débat » leur plait
06.
Traité d’Aix-la-Chapelle : la France est-elle en train de renouveler avec l’Allemagne l’erreur de François Mitterrand au moment de la réunification ?
01.
Glyphosate : l’incroyable manque de rigueur scientifique d’Envoyé Spécial
02.
Réponse à tout… sauf aux Gilets jaunes ? Pourquoi l’intelligence de Macron participe plus du problème que de la solution à la crise de défiance qui ébranle la société française
03.
Gilets jaunes : l’inexplicable (et énorme) échec des Républicains
04.
Aix-la-Chapelle ou la dernière illustration en date de l’intimidation morale qui asphyxie la démocratie française
05.
Radioscopie des dépenses de la France : ces nouvelles inégalités qui se cachent derrière la puissance apparente de l'État-providence
06.
Emmanuel Macron est brillant, mais il n’est pas le président qu’il faut à la France
Commentaires (2)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Outre-Vosges
- 08/11/2016 - 20:10
Votez Bouche ou votez Clito
Ces deux-là devraient tout de même pouvoir s'entendre
ikaris
- 08/11/2016 - 09:26
Le diagnostic poind ...
Article un peu plus "engagé" que le précédent sur le résultat ... plus qu'à attendre !