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Serait-il plus facile de devenir britannique que français ?

Publié le 09 octobre 2016
Avec Guy Sorman
Au départ de ce livre, une indignation. En 2015, les réfugiés du Proche-Orient se sont présentés aux portes de l'Europe et nous avons entendu pour ne pas les accueillir les mêmes arguments que ceux qui furent opposés en son temps au père de l'auteur. Guy Sorman se livre ici à un exercice inédit : le tressage serré de l'autobiographie et de l'essai. Ce Franco-américain raconte ici avec entrain et cocasserie les épisodes les plus marquants d’une vie à cheval entre deux nations. Extrait de "J'aurais voulu être français", de Guy Sorman, aux éditions Grasset 2/2
Auteur d'une trentaine d'ouvrages traduits du Japon à l'Amérique latine, de la Corée à la Turquie et la Russie, élu en France et entrepreneur aux Etats-Unis, chroniqueur pour Le Point, Le Monde et de nombreux journaux étrangers, Guy Sorman...
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Auteur d'une trentaine d'ouvrages traduits du Japon à l'Amérique latine, de la Corée à la Turquie et la Russie, élu en France et entrepreneur aux Etats-Unis, chroniqueur pour Le Point, Le Monde et de nombreux journaux étrangers, Guy Sorman...
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Au départ de ce livre, une indignation. En 2015, les réfugiés du Proche-Orient se sont présentés aux portes de l'Europe et nous avons entendu pour ne pas les accueillir les mêmes arguments que ceux qui furent opposés en son temps au père de l'auteur. Guy Sorman se livre ici à un exercice inédit : le tressage serré de l'autobiographie et de l'essai. Ce Franco-américain raconte ici avec entrain et cocasserie les épisodes les plus marquants d’une vie à cheval entre deux nations. Extrait de "J'aurais voulu être français", de Guy Sorman, aux éditions Grasset 2/2
Avec Guy Sorman

La France ? Des polémistes, excessifs, craignent que l’immigration ne remplace un peuple par un autre, que la France ne devienne l’Arabistan. Les Gaulois eurent-ils ce sentiment quand les Romains les envahirent ? Il me semble, je ne ferai pas recette, que la France est la France parce que métisse. Plus encore, en admettant sa diversité passée, présente et à venir comme un privilège, notre pays échapperait à ses querelles subalternes, marginaliserait les mouvements xénophobes, « intégrerait » les nouveaux venus ; ceux-ci, comme par le passé, changeront la France qui, à son tour, les changera eux-mêmes. Cessant de jouer aux Gaulois, nous retrouverons dignité, grandeur et attrait plutôt que de faire fuir les meilleurs d’entre nous, vers l’Amérique en premier.

L’identité juive ? Elle est plus fragile. Qu’un peuple survive, vingt siècles, sans territoire, sans frontières, sans chef religieux ni temporel, en fait la communauté la plus imaginaire qui soit. Yohanan ben Zakkaï l’aurait inventée : assistant à la prise de Jérusalem par les Romains, ce prêtre proposa que les Hébreux survivent à la perte de leur territoire et du Temple, en substituant l’étude de la Torah à leur terre et la Prière aux Sacrifices. Ben Zakkaï n’exclut pas le retour des Hébreux en Palestine mais il se garde de le dater : les Juifs attendent le Messie, comme on attend Godot, l’attente seule est intéressante. À ce jour, les Juifs sont plus nombreux à vivre loin d’Israël qu’en Israël. Nombre d’entre eux ne sont pas croyants, a-sionistes, voire antisionistes ; ils n’en sont pas moins juifs. Vingt siècles ont passé : les héritiers de Ben Zakkaï, dont je suis, sont menacés, non par la haine mais par l’amour, la moitié des Juifs en diaspora épousent des non-Juifs, leur descendance se dissout dans d’autres communautés imaginaires. À terme, il restera des Israéliens, mais des Juifs ? Peut-être leur œuvre de grand dérangement par le questionnement perpétuel est-elle parvenue à son terme ?

Les États-Unis sont-ils aussi achevés qu’ils le paraissent ? Le territoire est stable, la Constitution aussi, mais pas le peuplement. Sachant qu’il entre chaque année aux États-Unis environ deux millions d’immigrés, ce que sera, d’ici deux générations, la « race américaine », pour reprendre l’expression de Saint John de Crèvecœur, nul ne peut l’anticiper. Cette nouvelle « race » perpétuera-t-elle la tolérance, l’égalitarisme des « premiers occupants » (plutôt des seconds après les Indiens) ? Quelles seront sa langue ou ses langues dominantes  ? Cette Amérique accueillera-t-elle toujours « [les] pauvres, [les] exténués, qui en rangs serrés aspirent à vivre libres, le rebut [des] rivages surpeuplés rejetés par la tempête », comme il est écrit sur le socle de la Statue de la Liberté ? Persistera-t-elle à dispenser le capitalisme libéral et la démocratie, à rester le gendarme du monde plus ou moins libre ? Ou se repliera-t-elle sur elle-même, comme dans les années 1920, ce qui autorisa le fascisme, le communisme et le nazisme à profiter de cette absence ? La campagne électorale de 2016 n’est-elle pas préoccupante, qui exploite la peur de l’« autre » comme si l’immigré devenait une menace pour une nation tout entière ? Mais une élection radicalise les zones d’ombre, elle n’éclaire pas le centre. Par-delà ces péripéties, il appert que les institutions continueront à définir les États-Unis plus que n’y parviendra jamais son peuplement. Comme je l’ai fait, des futurs Américains persisteront à passer un contrat avec les États-Unis, celui-ci restera la Constitution et ils deviendront, comme l’énonce le serment d’allégeance, des « citoyens », pas des sujets. Toute l’histoire des États-Unis illustre combien cette Constitution définit la « race américaine », et pas l’inverse.

Au terme du voyage, vaut-il mieux avoir deux passeports qu’un seul ? Sur la ligne de départ, j’imaginais qu’en posséder deux guérirait mon insécurité face à toute autorité. Je redoute maintenant deux États au lieu d’un, je suis deux fois immigré, j’ai deux fois le mal du pays au lieu d’un, mais deux États aussi me protègent. Ce nomadisme entre des identités multiples exige une adaptation incessante. On passe d’une langue à l’autre, mais il advient parfois qu’un terme américain s’immisce dans votre français ou l’inverse, comme une arête coincée dans la gorge. Il convient, à Paris, d’afficher sa mauvaise humeur, d’attribuer au gouvernement tous les malheurs du temps, de se montrer irascible, de ne pas saluer ses voisins ou à peine. De retour à New York, il importe de s’extasier sur tout, de tout juger awesome ou super, de saluer le concierge de votre immeuble d’un retentissant How are you today ? qui n’appelle pas de réponse, quelles que soient son humeur et la vôtre. Cette marelle océanique interdit de s’assoupir, même si, parfois, on aspire à la sérénité du sédentaire ; je comprends que la plupart préfèrent l’enracinement, à condition d’avoir des racines et « d’être né quelque part ».

Oxford, 1996, All Souls College, certainement la plus prestigieuse université au monde. Je vais à la rencontre d’Isaiah Berlin, philosophe libéral et historien de l’intelligentsia russe, accompagné par un cousin britannique. Diplômé de ce collège, David Aukin est un éminent producteur de cinéma anglais. Ses parents, comme les miens, ont fui l’Allemagne en 1933, mais choisirent d’immigrer en Grande-Bretagne. Voici qu’en une génération, leurs enfants, mes cousins, sont devenus d’authentiques Anglais. Serait-ce plus aisé que de devenir français ? Il me prend, un instant, le désir d’être britannique…

À Isaiah Berlin, je demande s’il se sent de Lettonie où il naquit, d’Angleterre où il enseigne, britannique ou encore américain puisqu’il possède ces deux nationalités, français par son épouse, ou d’Israël où il souhaitait achever sa vie ? Il me réplique : « Question sans intérêt. Je ne suis, nous ne sommes jamais que des citoyens de notre temps. »

Isaiah Berlin avait raison : le temps est notre identité profonde. Sur nos « papiers », la date d’émission est aussi significative que l’État qui les émet.

Nous croyons être d’un lieu, nous sommes d’une époque.

Extrait de J'aurais voulu être français, de Guy Sorman, publié aux éditions Grasset, octobre 2016. Pour acheter ce livre, cliquez ici

 

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