En direct
Best of
Best of du 17 au 23 octobre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Rachida Dati souhaite supprimer l’acquisition automatique de la nationalité française par mariage

02.

Et le vilain petit secret des athlètes des épreuves d'ultra-endurance n'est pas de savoir mieux supporter la douleur

03.

La dette européenne s’arrache comme des petits pains. Mais il y a une très mauvaise nouvelle derrière la bonne

04.

La Corée du nord craint que des nuages de sable venant de Chine ne soient porteurs du coronavirus

05.

Stéphane Plaza se fait larguer pour un plus jeune; Laeticia Hallyday plaque Pascal; Sia adopte des adultes; Kylian Mbappé récupère l'ex de Neymar; Marlène Schiappa aime les hommes, Britney Spears profite

06.

COVID-19 : mais où en est la Chine ?

07.

Etrangers fichés S : vers un Guantanamo à la française ?

01.

Coronavirus : L’Etat freine-t-il des médicaments français qui pourraient être efficaces ?

02.

Comment les islamistes ont réussi à noyauter la pensée universitaire sur... l’islamisme

03.

Islamisme : la République de la complaisance

04.

La France maltraite ses profs et devra en payer le prix

05.

Professeur décapité : souvenons-nous de la phrase d'Arletty

06.

Professeur décapité : voilà ce que nous coûtera notre retard face à l’islamisme

01.

Professeur décapité : voilà ce que nous coûtera notre retard face à l’islamisme

02.

Islamisme : la République de la complaisance

03.

Professeur décapité : souvenons-nous de la phrase d'Arletty

04.

Non, la République ne peut pas protéger les musulmans de l’islam radical et voilà pourquoi

05.

Professeur décapité : "je crains plus le silence des pantoufles que le bruit des bottes"

06.

Covid-19 : voilà ce que l’Etat n’a toujours pas compris sur son incapacité à enrayer la deuxième vague

ça vient d'être publié
décryptage > France
Faut que ça saigne

"Jérémy Breaud on va te décapité" : l'odeur du sang attire toujours les hyènes...

il y a 1 heure 7 min
rendez-vous > Société
Zone Franche
Islamo-gauchisme : les lendemains ne chantent plus, c'est interdit
il y a 1 heure 22 min
décryptage > Education
Témoignages

Les dérives islamo-gauchistes de l'Unef vues de l'intérieur

il y a 1 heure 37 min
décryptage > International
A l’insu de son plein gré ou non

Donald Trump a un bilan majeur en matière de politique étrangère et voilà pourquoi

il y a 1 heure 50 min
décryptage > Santé
Bonnes feuilles

Oubliez astéroïdes et guerres nucléaires : au XXIe siècle, le principal danger pour l'humanité est les pandémies et maladies infectieuses

il y a 2 heures 28 min
décryptage > France
Bonnes feuilles

Comment l'idéologie du droit à la différence a fait basculer les banlieues dans le ressentiment identitaire et racial

il y a 2 heures 33 min
décryptage > Politique
On y pense à l’Elysée

Etrangers fichés S : vers un Guantanamo à la française ?

il y a 2 heures 37 min
décryptage > Economie
Phénoménale dette

L‘épargne des Français va nous sauver de la ruine et financer l’argent magique de la relance : démonstration

il y a 2 heures 38 min
light > Politique
"Make America Great Again"
L'expert en sécurité Victor Gevers serait parvenu à se connecter au compte Twitter de Donald Trump en devinant son mot de passe
il y a 16 heures 27 min
pépites > Société
Extension
Congé paternité : l'Assemblée nationale vote le passage à 28 jours
il y a 17 heures 23 min
décryptage > Education
D'un autre temps

Non assistance à institution en danger ? Le discours lunaire d’Emmanuel Macron sur l’école

il y a 1 heure 14 min
décryptage > Santé
Danger

Notre cerveau préfère les histoires qui finissent bien, nous devrions pourtant nous en méfier

il y a 1 heure 25 min
rendez-vous > People
Revue de presse people
Stéphane Plaza se fait larguer pour un plus jeune; Laeticia Hallyday plaque Pascal; Sia adopte des adultes; Kylian Mbappé récupère l'ex de Neymar; Marlène Schiappa aime les hommes, Britney Spears profite
il y a 1 heure 46 min
décryptage > Economie
Bonnes feuilles

L’influence de la fonction publique et des fonctionnaires sur la vie politique : aux racines d'un mal français

il y a 2 heures 25 min
décryptage > Société
Bonnes feuilles

Conseil à l’usage des gens “normaux” en couple avec un surdoué

il y a 2 heures 32 min
décryptage > France
Bonnes feuilles

L’Occident : un coupable idéal aux yeux de la pensée décoloniale

il y a 2 heures 36 min
décryptage > Economie
L'impossible Budget 2021

Récession Covid : le grand écart s'accentue entre ceux qui vont bien et ceux qui coulent

il y a 2 heures 37 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Sublime royaume" de Yaa Gyasi : de la relation mère-fille entre science et spiritualité, un roman qui ne peut laisser indifférent

il y a 15 heures 29 min
pépites > Santé
IHU Mediterranée
Covid-19 : l’Agence du médicament refuse d’autoriser massivement l’hydroxychloroquine
il y a 17 heures 2 min
pépites > Politique
Nouvelles mesures
Jean Castex intensifie la lutte contre la haine en ligne avec le renforcement de la plateforme Pharos et de nouvelles sanctions
il y a 19 heures 19 min
© . REUTERS/Charles Platiau
© . REUTERS/Charles Platiau
Sondages vintage

Flashback 1994 : si une primaire avait eu lieu au mois de novembre précédant la présidentielle, Édouard Balladur l’aurait gagnée contre Jacques Chirac

Publié le 21 octobre 2016
Alors qu'Alain Juppé et Nicolas Sarkozy se livrent un duel au sommet dans le cadre de la primaire de la droite, le précédent de 1994 entre Edouard Balladur et Jacques Chirac nous enseigne la subtile différence entre être vainqueur en novembre et être vainqueur en mai.
Bruno Cautrès
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Bruno Cautrès est chercheur CNRS et a rejoint le CEVIPOF en janvier 2006. Ses recherches portent sur l’analyse des comportements et des attitudes politiques. Au cours des années récentes, il a participé à différentes recherches françaises ou européennes...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Alors qu'Alain Juppé et Nicolas Sarkozy se livrent un duel au sommet dans le cadre de la primaire de la droite, le précédent de 1994 entre Edouard Balladur et Jacques Chirac nous enseigne la subtile différence entre être vainqueur en novembre et être vainqueur en mai.

Atlantico : Alors qu'on assiste aujourd'hui à un duel sondagier entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, la droite a déjà été animée en 1994-1995 par un duel à portée présidentielle entre deux leaders. Quels étaient les rapports de force entre les deux leaders Edouard Balladur et Jacques Chirac entre les mois de septembre et de novembre 1994 ? 

Bruno Cautrès : Pendant l’automne 1994, Edouard Balladur disposait alors toujours d’une avance confortable sur Jacques Chirac dans les intentions de vote : un écart de l’ordre d’une dizaine de points, parfois même allant jusqu’à 14 points. Ainsi, selon l’enquête mensuelle de la Sofres, fin novembre 1994 Edouard Balladur réunissait 25% d’intentions de vote et Jacques Chirac seulement 15%. On observe néanmoins déjà que durant cet automne 1994 les intentions de vote en faveur du premier ont quitté la zone des 30% (début septembre 1994) pour se stabiliser autour de 25%. Mis à part cette tendance, l’automne 1994 est toujours très clairement une période dans laquelle la victoire d’Edouard Balladur à l’élection présidentielle semble irrésistible. 

Longtemps favori des sondages, Édouard Balladur a finalement été devancé au soir du premier tour de la présidentielle 1995 par Lionel Jospin et Jacques Chirac. À quand peut-on dater la bascule entre les deux candidats de droite ? Quelle a été l'intensité des mouvements d'opinion entre la fin du mois de novembre 1994, et l'élection elle-même ?

Bruno Cautrès : La bascule a lieu au cours du premier trimestre 1995 et notamment vers la fin février/début mars 1995. Edouard Balladur n’est plus crédité fin février 1995 que de 23,5% et Jacques Chirac remonte à 19%. Peu de temps après, début mars, c’est la fameuse "inversion de la courbe" : Jacques Chirac 24% et Edouard Balladur 20%. On voit donc une forte évolution des intentions de vote entre l’automne 1994 et l’élection présidentielle du mois de mai 1995. Contrairement à ce que les médias et les entourages politiques pensaient huit ou neuf mois avant, l’élection présidentielle n’était pas "pliée" à l’automne 1994. La prudence doit donc toujours être de mise en matière de commentaires d’intentions de vote mesurées hors du contexte de la campagne électorale. C’est la dynamique d’opinions donnée par la tonalité de la campagne, ses évènements et son contexte qui peuvent expliquer l’écart entre les intentions et le comportement de vote le jour de l’élection. Edouard Balladur n’a jamais semblé trouver son rythme dans la campagne électorale. Sa déclaration de candidature dans un style "vieux jeu" était venue conforter l’image d’un homme politique au style trop guindé ; par ailleurs, il était Premier ministre et avait donc était exposé fortement au vote "sanction" contre le chômage et sa politique, et ce d’autant plus que F. Mitterrand alors président-cohabitant ne se représentait pas : le mécontentement populaire et l’évaluation rétrospective de la politique économique conduite entre 1993 et 1995 ne pouvait donc que se retourner contre Edouard Balladur.

Ne peut-on pas voir ici un "défaut" des primaires, qui peut se matérialiser par le fait que le vainqueur de novembre 1994 n'a pas été le vainqueur du mois de mai 1995 ?

Bruno Cautrès : Il est tentant de comparer les situations de l’époque à celle d’aujourd’hui à propos de la position de favori de l’élection présidentielle d’Alain Juppé et de son opposition avec Nicolas Sarkozy pour la primaire de la fin novembre. Mais avant de le faire, il faut se rappeler quelques importantes différences entre ces deux contextes : pour la présidentielle de 1995 non seulement Edouard Balladur était Premier ministre, mais Premier ministre de cohabitation avec F. Mitterrand comme Président. Par ailleurs, c’est alors le premier tour de la présidentielle qui avait joué la fonction de la primaire puisque le RPR de l’époque n’avait pas organisé de primaire sur le modèle de celle que nous connaissons aujourd’hui. Mais quelques similitudes existent néanmoins entre les deux contextes : ainsi en 1995 les centristes de l’UDF n’ont pas présenté de candidat et avaient le choix de soutenir Edouard Balladur comme aujourd’hui François Bayrou vis-à-vis d’Alain Juppé. De même, comme c’est aujourd’hui le cas pour Alain Juppé, Edouard Balladur semblait survoler la compétition avec son rival pendant de longs mois. Enfin, comme Nicolas Sarkozy aujourd’hui, beaucoup de monde à l’intérieur de sa famille politique considérait Jacques Chirac comme ne pouvant se relever et gagner ce combat.  

De tout ceci on peut engager à la prudence quant à l’effet de "catapulte" que peut jouer la primaire de 2016 : si François Hollande a incontestablement bénéficié de cet effet en 2011, rien ne nous dit qu’il se produira à nouveau en 2016. Que la primaire du mois de novembre désigne Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy, son vainqueur devra ensuite s’engager dans une nouvelle bataille contre Marine Le Pen et contre le vainqueur de la primaire du PS. Et la primaire laissera des traces….Par ailleurs, sous l’effet de la campagne, de la découverte par les électeurs des principales propositions économiques du vainqueur de la primaire, des évolutions dans les intentions de vote sont à attendre. La sociologie électorale montre que si des mouvements d’opinions de fond existent, très structurés dans l’électorat et peu sensibles aux fluctuations de court terme, la dynamique de la campagne électorale compte néanmoins. Une campagne électorale c’est aussi un agenda, une suite d’évènements qui sont très exposés à l’attention des électeurs. La campagne électorale actualise chez les électeurs et parfois réveille en eux leurs "vraies" préférences politiques fondées sur leurs préférences en matière de politiques publiques, que les intentions de vote mesurées des mois avant ne captaient pas bien. Ainsi, peut-on croire sérieusement que les électeurs de gauche, dont pourtant certains disent vouloir aller voter Juppé à la primaire, adhèrent au programme économique de celui-ci ? Les préférences de politiques publiques (dépenser plus ou moins sur tel ou tel domaine de l’action publique) continuent d’être très fortement structurées par le clivage gauche-droite. C’est tout le pari de François Hollande en fait : qu’en cas de victoire d’Alain Juppé à la primaire les électeurs de gauche, même s’ils ont voulu barrer la route à Nicolas Sarkozy, réalisent une fois la primaire passée qu’Alain Juppé a bien un programme économique … de droite.  Si tel était le cas, alors effectivement le vainqueur de novembre 2016 pourrait souffrir un peu plus au cours du printemps 2017….
 
Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires