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Chroniques allemandes

Retour de l'extrême droite en Allemagne : comment l'Afd est parvenue à dépasser la CDU tout en puisant chez les abstentionnistes et l'ensemble des autres partis

Publié le 15 septembre 2016
La crise de la dette et celle des migrants ont montré à quel point la situation économique et politique prévalant dans les autres pays européens avait des implications en France. Le sort de notre pays apparaît ainsi de plus en plus lié à celui de nos partenaires, au premier rang desquels l’Allemagne.
Jérôme Fourquet est directeur du Département opinion publique à l’Ifop.
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La crise de la dette et celle des migrants ont montré à quel point la situation économique et politique prévalant dans les autres pays européens avait des implications en France. Le sort de notre pays apparaît ainsi de plus en plus lié à celui de nos partenaires, au premier rang desquels l’Allemagne.

Sur tous les grands sujets – fiscalité, compétitivité des entreprises, énergie (sortie du nucléaire par exemple) ou bien encore éducation – l’exemple allemand est désormais systématiquement convoqué dans le débat français soit pour s’en inspirer, soit pour en pointer les limites. Cette tendance, déjà ancienne, s’est renforcée ces dernières années.

C’est dans ce contexte que l’Ifop a décidé de rédiger et publier régulièrement des notes d’analyse (réalisées à partir d’enquêtes de l’Ifop ou d’instituts allemands) sur la situation politique et économique en Allemagne et en Autriche.

Après les élections régionales de mars dernier en Saxe-Anhalt, Bade-Wurtemberg et Rhénanie-Palatinat qui avaient été marquées par la poussée de la formation populiste AfD, ce parti a enregistré un nouveau succès le 4 septembre dernier dans le Land de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale.

Si cette région n’abrite que 2% de la population allemande, ce scrutin revêtait une importance symbolique. Il se déroulait en effet dans le fief électoral d’Angela Merkel et avait lieu un an après que la chancelière eut pris la décision d’ouvrir ses frontières aux flots de réfugiés et prononça sa célèbre phrase "Wir schaffen das" ("nous réussirons" sous-entendu à relever le défi de l’accueil et de l’intégration de ce million de migrants). Depuis lors, la question des migrants est devenue le sujet majeur dans le débat politique outre-Rhin et les problèmes considérables posés par cette situation ont fait le lit de l’AfD. Le coût financier, le défi logistique mais aussi les questions de sécurité (symbolisées par les agressions sexuelles de masse lors de la nuit de la Saint-Sylvestre dans plusieurs villes allemandes) ont généré inquiétude et mécontentement. La crispation est encore montée d’un cran après les attaques terroristes survenues en juillet dernier (attaque au couteau dans un train à Würzburg et explosion d’un kamikaze dans un festival de musique) car ayant été commis par des migrants. C’est dans ce contexte particulièrement tendu que s’est déroulée cette élection régionale.

1- Sous l’effet de la crise des migrants, l’AfD agrège des électeurs venus de différents horizons

Dans ce Land de l’ex-Allemagne de l’Est, traditionnellement ancré à gauche, le SPD a viré en tête avec 30.6% des voix, mais en recul de 5 points par rapport au précédent scrutin de 2011. Mais le principal enseignement est non seulement, le score élevé obtenu par l’AfD qui a recueilli 20.8% des suffrages mais aussi le fait que ce nouveau parti devance la CDU qui n’atteint que 19% des voix (-4 points). C’est la première fois que les chrétiens démocrates sont dépassés lors d’une élection par une formation d’extrême-droite et la claque est d’autant plus cinglante qu’elle s’est produite dans le propre fief électoral d’Angela Merkel[2].

Comme le montre le tableau suivant, cette percée de l’AfD, formation qui n’existait pas il y a encore quelques années, s’est faite au détriment de toutes les formations politiques.


Le parti de la très radicale Frauke Petry a certes mordu sur l’électorat de la CDU mais, comme ce fut le cas lors des scrutins régionaux de mars dernier, la dynamique a aussi été nourrie par des transfuges en provenance de la gauche (SPD et Die Linke) mais aussi du parti néo-nazi NDP, qui voit son score divisé par deux. On notera au passage que même si ce Land connaît une implantation ancienne et non négligeable de l’extrême droite (le NPD avait atteint 7.3% en 2006 par exemple), le score obtenu par l’AfD lors de ce scrutin est sans commune mesure avec l’étiage de l’extrême-droite traditionnelle.

Parallèlement à cette capacité à capter des électorats divers, la formation populiste a également bénéficié d’une hausse significative de la participation (+10 points par rapport à 2011). Il semble que comme lors des autres scrutins régionaux récents, l’AfD soit parvenu à faire revenir dans le jeu électoral de nombreux abstentionnistes. Comme le montrent les données de l’institut Forschungsgruppe Wahlen, ces derniers ont constitué le principal contingent de cet électorat très composite.

L’origine des électeurs de l’AfD

Si cet électorat est très hétérogène du point de vue de ses origines politiques, il présente une très grande cohérence et singularité concernant ses motivations, au premier rang desquelles figure la question des migrants. Dans ce Land ayant recueilli peu de migrants (23.000 pour une population de 1,6 million d’habitants soit un des ratios les plus faibles d’Allemagne) et où le chômage demeure plus élevé que la moyenne nationale, cette question s’est classée en deuxième position des motivations de l’ensemble de l’électorat, derrière la question de l’emploi, avec 49% des électeurs ayant déclaré que le thème des réfugiés avait été important dans leur choix[3], cette proportion grimpant à 82% parmi les soutiens de l’AfD. 90% des électeurs de l’AfD (contre 56% en moyenne) redoutent que la criminalité augmente à cause des réfugiés et 64% (soit deux fois plus que la moyenne) pensent que le gouvernement ne parviendra pas à régler la crise des migrants. La question des migrants et les angoisses qu’elles charrient sont bien au cœur des préoccupations de ce nouvel électorat.

La dimension protestataire est également présente puisque deux tiers de ces électeurs ont voté par rejet des autres partis mais ce mécontentement concerne prioritairement la politique d’immigration menée par la grande coalition CDU/SPD gouvernant au plan national mais aussi dans ce Land. De la même façon, alors que pour une large majorité des électeurs du Mecklembourg-Poméranie occidentale, c’est la dimension locale du scrutin qui était la plus déterminante (38% seulement plaçant en tête la dimension nationale), les électeurs de l’AfD se distinguent par une extrême polarisation sur la dimension nationale de ce scrutin (60%) et sur ce plan 90% d’entre eux déclarent refuser la politique menée par Angela Merkel en matière d’accueil des réfugiés (contre "seulement" 51% des électeurs du Land). Dans son intervention à la suite du scrutin, Frauke Petry, la leader nationale de l’AfD ne s’y est d’ailleurs pas trompée puisqu’elle a déclaré "C’est une raclée pour Angela Merkel. Les électeurs ont clairement rejeté sa politique désastreuse en matière d’immigration."

Si cette question apparaît bien comme le principal ressort de vote en faveur de l’AfD, le ressentiment face aux inégalités économiques et sociales constitue également un puissant levier dans ce Land de l’ex-RDA. 60% des électeurs de l’AfD adhèrent ainsi à l’item "la réunification n’a profité qu’à quelque uns", sentiment qui n’est partagé que par 41% des électeurs du Land en moyenne. On constate d’ailleurs que c’est dans les circonscriptions les plus orientales du Land (à la proximité de la frontière polonaise et où les difficultés économiques sont les plus importantes) que l’AfD a enregistré ses meilleurs résultats : 35.3% dans la circonscription de Vorpommern-Greifswald II ou bien encore 29.3% dans celle de Vorpommern-Greifswald IV.

L’analyse des scores obtenus par l’AfD lors des 9 dernières élections régionales allemandes rend bien compte de l’influence déterminante de ces deux facteurs que sont la crise des migrants d’une part et les difficultés économiques et sociales (notamment plus prégnantes à l’Est) d’autre part. On constate en effet que l’AfD a vu son audience nettement progresser après le pic de la crise des migrants en septembre 2015 et par ailleurs que cette formation enregistre systématiquement de meilleures performances dans les anciens Länder de l’Est.

Scores de l’AfD lors des 9 derniers scrutins régionaux en Allemagne

Le scrutin en Mecklembourg-Poméranie occidentale est également riche d’enseignements car il est le premier à se tenir après l’été 2016 qui a constitué une période charnière pour notre problématique. Les baromètres d’intentions de vote des instituts de sondages allemands avaient tous enregistré un tassement de l’audience de l’AfD au début du mois de juillet sous l’effet à la fois du Brexit, qui a beaucoup inquiété en Allemagne et fait refluer le discours eurosceptique[4], mais aussi des tensions internes au sein de l’AfD provoquées par les révélations sur les écrits et propos antisémites et islamophobes de Wolfgang Gedeon, un des cadres du mouvement dans le Bade-Würtemberg. Mais ce trou d’air n’a été que passager car fin juillet, l’Allemagne était frappée par deux attaques terroristes perpétuées par des migrants. Les intentions de vote en faveur de l’AfD repartirent à la hausse et le scrutin régional dans le Mecklembourg-Poméranie occidentale venait confirmer l’audience croissante du mouvement.

2- Un électorat populaire et peu diplômé

A l’instar du FN en France, et de ce qui avait été observé lors des précédents scrutins régionaux, l’AfD se caractérise également par la sociologie de son électorat marqué par une sur-représentation des catégories populaires et des peu diplômés. Si l’on s’appuie par exemple sur les résultats de l’enquête d’Infratest pour la chaîne ARD, le parti national-populiste a obtenu dans ce Land 33% des voix chez les ouvriers, 29% auprès des chômeurs, mais aussi 27% chez les travailleurs indépendants, 19% chez les retraités et 17% chez les employés et classes moyennes. Comme pour le FN en France ou le FPÖ en Autriche, il s’agit donc d’un électorat interclassiste qui combine une forte implantation ouvrière et parmi les commerçants et artisans avec une présence significative dans le reste du corps social.

Comme en France et en Autriche, mais aussi à l’instar de ce qui a été observé en Grande-Bretagne lors du référendum sur le Brexit, les choix électoraux ont été plus fortement structurés encore par la variable éducative.

 

L’AfD comme ses homologues ailleurs en Europe obtient ses meilleurs résultats parmi les moins diplômés et dans ce Land de l’ex-RDA, il obtient un score trois fois supérieur à Die Linke dans cette partie de la population.

Tout se passe donc comme si la crise des migrants (comme ailleurs l’immigration) avait abouti à l’émergence d’une formation national-populiste en Allemagne. Ce phénomène a pris suffisamment d’ampleur pour que la très puissante CDU soit devancée localement et pour que ses ténors amorcent un durcissement très net de leur programme. Ainsi en août, un mois avant ce scrutin, le Ministre de l’Intérieur et influent membre de la CDU, Thomas de Maizière présentait une série de nouvelles mesures comme des recrutements dans la police, le renforcement des contrôles des réfugiés, des reconductions plus nombreuses à la frontière ou encore la déchéance de leur nationalité pour les djihadistes binationaux. Quelques jours plus tard, c’est le Ministre de l’Intérieur du Mecklembourg-Poméranie occidentale, Lorenz Caffler, par ailleurs en tête de liste de la CDU dans ce Land, qui demandait l’interdiction de la burqa dans les lieux publics, quand certains de ses homologues des autres Länder prônaient l’abolition de la double nationalité dans un contexte de tensions diplomatiques accrues entre l’Allemagne et la Turquie d’Erdogan leur faisant craindre que les 3 millions de citoyens germano-turcs soient à un moment confrontés à un "conflit de loyauté".



[1] Voir à ce sujet chroniques allemandes n° 15

[2]     Dans deux des circonscriptions régionales de Stralsund (fief électoral d’Angela Merkel), l’Afd et la CDU sont au coude à coude, respectivement 21,9% contre 22,2% dans la seconde circonscription et 26,2% contre 26,7% dans la 1ère. La CDU devance en revanche très nettement le parti populiste dans la 3ème circonscription de Stralsund avec 42,8% contre 21,5%.

[3] Cette sensibilité extrême de l’opinion allemande à la question des migrants va bien au-delà des seuls rangs de l’AfD et travaille tous les électorats. Prenant acte de cette situation, Erwin Selering, tête de liste SPD dans le Land déclarait le 11 août sur le site du SPIEGEL : "La politique des réfugiés d’Angela Merkel a conduit à une scission de notre société. Le climat en Allemagne a évolué. L’intégration est un défi immense. Cela ne suffit pas que la chancelière dise "je continue"."

[4]  Selon une enquête Ifop réalisée en juillet 2016 pour la Fondation Jean-Jaurès et la FEPS, 69% des Allemands estiment que l’économie de la Grande-Bretagne va être affaiblie par le Brexit, ce pourcentage étant le plus élevé observé dans les 6 pays étudiés.

Déjà publiés

N°1 – Sept. 2005 : Recomposition de la gauche : à l’Est du nouveau ? Retour sur les résultats des élections allemandes de 2005

N°2 – Sept. 2009 : Quand la gauche radicale s’installe en Allemagne. Analyse sur le vote die Linke

N°3 - Mai 2010 Analyse sur les élections régionales de Rhénanie du Nord-Westphalie

N°4 – Oct. 2010 La percée du FPÖ aux élections municipales de Vienne

N°5 – Déc. 2010 Regards franco-allemands sur la crise de l’Euro

N°6 – Avril 2011 Le Bade Wurtemberg passe aux Verts : un effet Fukushima

N°7 – Avril 2012 Fin de la coalition "jamaïcaine" et percée des "Pirates" : retour sur les élections régionales en Sarre

N°8 – Mai 2012 Premier bilan sur les élections régionales en Rhénanie du Nord-Westphalie : cuisant revers pour la CDU et large victoire pour le SPD

N°9 – Juillet 2012 L’opinion publique allemande face à la crise de l’Euro

N°10 – Février 2013 : Regards et attentes sur les relations franco-allemandes 50 ans après le Traité de l'Elysée

N°11 – Septembre 2013 : L’état de l’opinion allemande à la veille du Bundestagswahl

N°12 – Octobre 2013 : Retour sur les résultats des élections législatives allemandes
N°13 – Avril 2014 : Les Allemands et la construction européenne

N°14 – Octobre 2015 : L’opinion allemande face au défi de la crise des migrants

N°15 – Mars 2016 : Mars 2016 : la percée de l’AfD aux élections régionales

N° 16 – Mai 2016 : Présidentielle autrichienne : quand la question des migrants reconfigure le paysage électoral.

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Deudeuche
- 15/09/2016 - 21:56
@Ganesha
oui c'est ça vive l'extrême gauche, une autre saloperie!
Lafayette 68
- 15/09/2016 - 17:27
Extrême droite: relisez vos classiques Monsieur Fourquet
Mettre l'AfD à l'extrême droite et laisser donc sous entendre que les nazis sont de retour depuis leur élimination en 45 en Allemagne (NPD néonazis ensuite) relève excusez-moi de la pure bêtise (volontaire?) ou de l'inculture politique et historique .
lafronde
- 15/09/2016 - 15:57
Article intéressant, malgré son titre discutable.
En effet la catégorisation extrême droite porte à confusion. S'il y a déjà un parti néo-nazi dans l'extreme droite allemande, alors l'AfD parti populiste, démocratique mais patriote ne doit pas être classée dans cette même catégorie. Les sondeurs et les media devraient donc créer des catégories spécifiques pour les partis néonazis ou antisémite, et pourquoi pas les classer avec les parti pro-Charia ! Sinon la catégorisation de l'AfD ou du FN en extrême droite sont une manoeuvre de désinformation mediatico-sondagière. S'agissant des catégories qualifiées-non qualifiées. L'Allemagne des landers de l'Est souffre comme la France d'un chômage structurel de masse. Non-qualifiés désigne la classe ouvrière, qualifié désigne surtout la classe fonctionnaire au vu de ses effectifs. Or je prétends qu'un ouvrier professionnel est plus qualifié (de ses mains et de par son intelligence pratique ) et plus utile à la société (et il le prouve par l'économie de marché) qu'un fonctionnaire, mais qu'il sera moins apte (moins qualifié pour les gouvernants) à gober le politiquement correct ! L'ouvrier, classe dangereuse pour le système !