En direct
Best of
Best of du 1er au 7 août
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

La dégringolade de la France dans le top 10 des puissances économiques mondiales est-il purement mécanique (lié à notre démographie et au développement des pays sous-développés à forte population) ou le reflet d’un déclin ?

02.

Zemmour est « sous-humain » (c'est à dire un sous-homme) ! Et c’est un surhomme qui le dit…

03.

Canicule : petite liste des aliments les plus risqués à la consommation quand le thermomètre monte

04.

L’Iran pourrait sortir vainqueur de la crise libanaise

05.

Être contaminé dans la rue... ou agressé : Anne Hidalgo et la préfecture de police sont-ils capables de déterminer le plus grand risque statistique à Paris ?

06.

Du glyphosate concentré utilisé comme arme chimique pour détruire une exploitation bio

07.

Coronavirus : ces mesures prises ailleurs dont la France aurait grand besoin pour maîtriser une rentrée à risques

01.

Pourquoi le Coronavirus ne repartira plus jamais

02.

La dégringolade de la France dans le top 10 des puissances économiques mondiales est-il purement mécanique (lié à notre démographie et au développement des pays sous-développés à forte population) ou le reflet d’un déclin ?

03.

Explosion de la violence en France : comment expliquer la faillite de l’Etat (puisque le Hezbollah n’y est pour rien ici...) ?

04.

Covid-19 : ce que les bonnes nouvelles en provenance de Suède et d’Italie pourraient nous apprendre pour maîtriser le retour du virus

05.

Du glyphosate concentré utilisé comme arme chimique pour détruire une exploitation bio

06.

Le télétravail va-t-il provoquer la fin de l'invulnérabilité des cadres sur le marché mondial du travail ?

01.

Explosion de la violence en France : comment expliquer la faillite de l’Etat (puisque le Hezbollah n’y est pour rien ici...) ?

02.

La morphologie des dingos, des chiens sauvages d’Australie, a fortement évolué au cours des 80 dernières années, les pesticides seraient en cause notamment

03.

Covid-19 : ce que les bonnes nouvelles en provenance de Suède et d’Italie pourraient nous apprendre pour maîtriser le retour du virus

04.

Orange mécanique, le retour : mais que cachent ces tabassages en série pour des histoires de masques ?

05.

Relocaliser l’alimentation : une vraie bonne idée ?

06.

Liban : Emmanuel Macron lance un appel à un "profond changement" auprès de la classe politique

ça vient d'être publié
pépites > Santé
CORONAVIRUS
Les chiffres qui inquiètent en Ile-de-France
il y a 11 heures 28 min
pépites > Consommation
BILAN MITIGÉ
Soldes : un résultat décevant
il y a 12 heures 29 min
pépites > Faits divers
VAL-DE-MARNE
Vincennes : deux morts dans un incendie
il y a 13 heures 4 min
light > Loisirs
MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS
Elle se fait tatouer à 103 ans
il y a 14 heures 55 min
pépites > France
MOUVEMENT DE FOULE
Cannes : crise de panique après une rumeur de fusillade
il y a 15 heures 32 min
pépite vidéo > International
NIGER
Six humanitaires français tués au Niger
il y a 16 heures 27 min
décryptage > Santé
PANDÉMIE ET INSÉCURITÉ

Être contaminé dans la rue... ou agressé : Anne Hidalgo et la préfecture de police sont-ils capables de déterminer le plus grand risque statistique à Paris ?

il y a 17 heures 55 min
décryptage > Style de vie
ALIMENTATION

Canicule : petite liste des aliments les plus risqués à la consommation quand le thermomètre monte

il y a 18 heures 30 min
décryptage > Politique
LIBAN ET BIÉLORUSSIE

L’Europe face au dilemme biélorusse

il y a 19 heures 8 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Lectures d'été" : "La Panthère des neiges" de Sylvain Tesson, le prix Renaudot 2019 vient récompenser ce très beau et rafraîchissant vagabondage philosophique sur le toit du monde

il y a 1 jour 6 heures
décryptage > Société
Des mots qui viennent d’ailleurs

Zemmour est « sous-humain » (c'est à dire un sous-homme) ! Et c’est un surhomme qui le dit…

il y a 12 heures 16 min
pépites > France
DÉJÀ !
Les vendanges débutent avec plusieurs semaines d'avance
il y a 12 heures 48 min
light > France
AÏE
Méditerranée : un poisson mord les mollets des vacanciers
il y a 14 heures 39 min
pépites > Santé
VRAIMENT ?
Selon Poutine, la Russie aurait développé le "premier vaccin" contre le coronavirus
il y a 15 heures 15 min
pépites > France
ATTAQUE ARMÉE
Niger : qui étaient les victimes ?
il y a 15 heures 57 min
décryptage > Economie
ASSURANCES

L’autre test du Covid : les assurances seront-elles à la hauteur des promesses d’indemnisation de leurs polices face aux dégâts de l’épidémie

il y a 17 heures 45 min
décryptage > International
DOSSIER LIBANAIS

L’Iran pourrait sortir vainqueur de la crise libanaise

il y a 18 heures 16 min
décryptage > Economie
ATLANTICO BUSINESS

Bilan du tourisme français : bienvenue à Corona-beach, entre 30 et 45 milliards d’euros de pertes pour la saison 2020

il y a 18 heures 50 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Lectures d'été" : "Lumière noire" de Lisa Gardner, bel hymne à l'instinct absolu de survie

il y a 1 jour 6 heures
pépites > France
Violents orages
Plusieurs blessés, dont deux graves, dans le funiculaire reliant Lourdes au Pic du Jer après une panne d'électricité
il y a 1 jour 7 heures
© wikipédia
© wikipédia
Tendance inversée

Coup de tabac sur les négociations entre Europe et Canada : le glas du libre-échange est-il en train de sonner ?

Publié le 12 août 2016
Après 7 ans de négociation, l'accord économique et commercial global entre l'Union européenne et le Canada pourrait bien ne jamais voir le jour. Cet échec s'inscrirait dans une tendance générale de remise en question du libre-échange, de dénonciation des inégalités dues à la mondialisation, d'appels au protectionnisme : après plusieurs décennies d'ouverture, la mondialisation pourrait être à un tournant.
Jean-Marc Siroën
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Siroën est économiste. Il enseigne actuellement à l’université Paris Dauphine et est professeur au sein du département Master Sciences des Organisations. Il est spécialiste d’économie internationale. Il participe également au programme de...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Après 7 ans de négociation, l'accord économique et commercial global entre l'Union européenne et le Canada pourrait bien ne jamais voir le jour. Cet échec s'inscrirait dans une tendance générale de remise en question du libre-échange, de dénonciation des inégalités dues à la mondialisation, d'appels au protectionnisme : après plusieurs décennies d'ouverture, la mondialisation pourrait être à un tournant.

Atlantico : Après 7 ans de négociation, la conclusion de l'accord de libre-échange entre l'UE et le Canada (qui doit être approuvé par les 38 parlements nationaux et régionaux avant d'être signé par le Canada) pourrait échouer. Selon Jean-Luc Demarty, directeur général du Commerce à la Commission européenne, l'échec de cet accord signerait la "mort de la politique commerciale européenne". Remise en question du libre-échange, inégalités dues à la mondialisation, appels au protectionnisme : la mondialisation est-elle à un tournant ? Se dirige-t-on vers une "nouvelle" mondialisation ?

Jean-Marc Siroen : Comme son intitulé le laisse entendre, l’"Accord Économique et Commercial Global" entre l’UE et le Canada n’est pas un simple accord de libre-échange qui viserait à éliminer les droits de douane entre les partenaires. Il inclut d’autres dispositions qui ne concernent qu’indirectement le commerce comme l’investissement, la propriété intellectuelle, le droit des travailleurs et bien d’autres thèmes encore. En effet, les droits de douane sont d’ores et déjà très faibles et leur élimination pose d’autant moins de problèmes qu’elle ne sera que partielle dans l’agriculture. C’est sur les autres dispositions que porte le débat. Il s’agit alors moins d’un refus du libre-échange, que d'un rejet d’une globalisation approfondie et généralisée qui échapperait aux citoyens. L’opacité des négociations n’a fait que renforcer ces inquiétudes, quitte parfois à générer des fantasmes. La crise vient du fond, mais aussi de la forme. Il n’en est pas moins vrai que la possibilité donnée aux firmes multinationales d’obtenir des compensations en cas de nouvelles règlementations contraires à leurs intérêts justifie un débat indépendant de la seule question du libre-échange. Le fait que l’accord ait substitué in extremis un tribunal ad hoc à l’arbitrage privé initialement prévu, ne remet pas en cause la légitime question de souveraineté. De même, le renforcement des droits d’auteur est vu comme une atteinte au libre accès à l’information et à la culture. C’est donc moins l’ouverture au commerce qui est ici remise en cause que d’autres formes de la mondialisation d’autant plus, d’ailleurs, que le Canada n’est pas un pays qui pratique un dumping social remettant en cause l’emploi et les salaires des travailleurs européens…. Néanmoins, ces initiatives - l’accord avec le Canada, comme celui avec les Etats-Unis- mal conduites, ont entretenu une ambiance anxiogène sur laquelle naviguent les courants populistes qui pratiquent l’amalgame et entretiennent la tentation d’un repli sur soi.

A quand peut-on faire remonter ce phénomène ? La cause vous semble-t-elle plutôt liée à des facteurs politiques (angoisses culturelles, refus du brassage des cultures) ou fondée sur des réalités économiques ?

L’adhésion des pays industriels au libre-échange et la promesse d’une mondialisation "heureuse" n’ont jamais été consensuelles. Aux élections présidentielles américaines de 1992, le candidat indépendant Ross Perot obtenait 19% des suffrages sur un programme protectionniste et deux ans plus tard, le Président Clinton avait dû batailler ferme pour obtenir de justesse la ratification de l’ALENA (traité de libre-échange avec le Canada et le Mexique) et de l’accord de Marrakech qui instituait l’Organisation Mondiale du Commerce. En même temps, se développait et s’organisait une société civile anti ou alter-mondialiste. Le fait nouveau est plutôt la consolidation de courants populistes et nationalistes qui se sont appropriés, ou plutôt ré-appropriés avec succès, les thèmes protectionnistes en flattant les victimes réelles ou supposées de la mondialisation. Ce courant s’est d’ailleurs durci. En France, le Front National est ainsi passé de la défense d’un protectionnisme européen contre les pays à faibles coûts salariaux, à un protectionnisme national contre tous, y compris, le cas échéant contre les autres pays européens. Cette dérive doit sans doute beaucoup à la crise de 2008 qui, huit ans après, n’a toujours pas été maitrisée ce qui a décrédibilisé les systèmes politiques en place. Ce choc post-traumatique, qui n’a pas été traité, favorise les réactions irrationnelles, la désignation de boucs émissaires et une hyper-sensibilité aux discours les plus décalés.

De Donald Trump aux Etats-Unis qui souhaite renégocier certains accords de libre-échange s'il obtient la présidence à l'hostilité des populations européenne contre le TATFA : après deux décennies d'ouverture et de croyance dans les bienfaits du libéralisme, jusqu'où à votre avis ce processus pourrait-il aller ? La disparition pure et simple du libre-échange ne semble pas se dessiner pour autant... A quoi un libre-échange "ajusté" pourrait-il ressembler ?

Historiquement, les crises économiques se sont toujours traduites par des politiques protectionnistes à une exception près : la crise de 2008. Le monde est aujourd’hui moins protectionniste qu’il ne l’était encore au début des années 2000. Cette solidité du libre-échange est donc en décalage avec le déclin de l’adhésion des opinions publiques, signe supplémentaire de rupture entre les citoyens et leurs dirigeants. De fait, sauf peut-être dans l’agriculture, les lobbies industriels traditionnellement protectionnistes –automobile, textile,…- se sont adaptés à la mondialisation en internationalisant leur chaîne de production, quitte à débaucher massivement leurs salariés dans le pays d’origine. De protectionnistes, certains lobbies sont donc devenus libre-échangistes. Comment l’industrie automobile défendrait-elle aujourd’hui une hausse des droits de douane à l’encontre des biens intermédiaires, composants ou véhicules importés de leurs sous-traitants ou filiales ? Comment les Etats-Unis pourraient-ils taxer les importations d’iPod produits en Chine sans remettre en cause l’existence même d’Apple ? Ce retrait des lobbies protectionnistes encore très actifs dans les années 1990, a pu néanmoins être considéré comme une trahison par les salariés et favoriser ainsi l’audience des discours radicaux. Certes, le libre-échange est un acquis qui ne peut être remis en cause sans coûts d’ajustement importants car une fermeture radicale des frontières remettrait en cause la structure même du système productif mondial tel qu’elle s’est dessinée depuis vingt ans. Mais l’irrationalité est toujours possible et, de toute façon, cet acquis ne signifie pas que le processus de libéralisation se poursuive. L’échec du cycle de Doha, les difficultés des accords trans-pacifiques et transatlantiques, montrent qu’il n’y aura pas avant longtemps de progrès notables dans la libéralisation des échanges ce qui n’est pas en soi un drame car les gains attendus sont relativement faibles. De plus, un approfondissement de la mondialisation qui, sur le fond, comme sur la forme, remettrait en cause la souveraineté des Etats violerait aujourd’hui des opinions publiques désorientées et serait du pain-béni pour les courants radicaux et populistes. Certes, les négociations réussies doivent préserver une certaine confidentialité pour aboutir à des compromis mutuellement favorables. Mais, n’en déplaise à la Commission et, particulièrement, à la direction générale du commerce qui pourrait être à son tour tenter de trouver des boucs émissaires pour justifier ses propres erreurs, l’Union européenne devra certainement revoir ses objectifs et ses méthodes, attacher plus d’importance à la souveraineté des Etats et des citoyens, mieux prendre en compte les inévitables "perdants" et plus clairement protéger les valeurs européennes, même si celles-ci peuvent conduire à renoncer à certains gains économiques.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires