En direct
Best of
Best of du 14 au 20 septembre
En direct
Flash-actu
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

L’hiver 2020 sera-t-il aussi froid que le prévoit une équipe d’experts météorologistes britanniques ?

02.

L'Ifop révèle une enquête sur la population musulmane en France

03.

Jean-Michel Blanquer êtes-vous tombé sur la tête ? 250.000 "éco-délégués" dans les écoles dont vous avez la charge !

04.

L’imposture psychosomatique comme prétendu diagnostic (de secours) de maladies complexes

05.

SDF : Ophélie Winter à la rue !; Laeticia Hallyday exhibe son nouvel homme à Paris, Valérie Trierweiler le sien dans Match; Rihanna d'humeur bébé, Liane Foly qu’on lui passe tous ses caprices; La reine bat froid à Meghan

06.

Ces 3 questions pièges de tout débat sur l’immigration en France

01.

Grève mondiale pour le climat : ces confusions qui polluent le débat public sur les défis environnementaux

02.

Selon le président la Conférence des Évêques de France, les citoyens "inquiets" du projet de loi bioéthique ont le "devoir" de manifester le 6 octobre

03.

Ces 3 questions pièges de tout débat sur l’immigration en France

04.

Pourquoi LREM pourra difficilement échapper à son destin de “parti bourgeois” quels que soient ses efforts

05.

Le moment Xavier : quel logiciel pour construire le bertrandisme ?

06.

L’hiver 2020 sera-t-il aussi froid que le prévoit une équipe d’experts météorologistes britanniques ?

ça vient d'être publié
light > Culture
Héritage
Plus de 12 millions de visiteurs ont participé aux Journées du patrimoine en France
il y a 4 heures 40 min
pépite vidéo > International
Epicentre
L'Albanie a été touchée par le séisme le plus fort depuis plus de 20 ans
il y a 6 heures 59 min
pépites > Politique
Secret de polichinelle
Municipales à Paris : Anne Hidalgo devrait officialiser sa candidature "dans les prochaines semaines"
il y a 8 heures 28 min
décryptage > Politique
Effet de mode ?

Vraie fausse valeur : de Meghan Markle à Jean-Luc Mélenchon, anatomie de l'insoumission contemporaine

il y a 10 heures 20 min
light > Insolite
"Pleure pas nostalgie"
Didier Barbelivien relate le souvenir du jour où lui et Nicolas Sarkozy ont failli mourir en avion
il y a 11 heures 21 min
pépites > Politique
Vision politique
Valérie Pécresse plaide pour un "choc d'autorité" sur la question de l'immigration
il y a 12 heures 16 min
rendez-vous > Science
Atlantico Sciences
Ovni : l’U.S. Navy dévoile des vidéos de "phénomènes aériens non identifiés" ; Un fossile rare datant de 10 millions d’années éclaire l’évolution de l’Homme
il y a 14 heures 50 min
décryptage > France
Bonnes feuilles

Les aléas financiers : l'épée de Damoclès au-dessus des agriculteurs

il y a 15 heures 4 min
décryptage > Education
Plus vert que ça tu meurs

Jean-Michel Blanquer êtes-vous tombé sur la tête ? 250.000 "éco-délégués" dans les écoles dont vous avez la charge !

il y a 15 heures 14 min
décryptage > Culture
Atlantico Litterati

"Les quatre coins du cœur" : un roman "inédit" de Françoise Sagan, publié aux éditions Plon

il y a 15 heures 31 min
light > Culture
Chiffres pharaoniques
1,42 million de personnes ont visité l'exposition Toutânkhamon
il y a 5 heures 12 min
pépite vidéo > Environnement
Pollution
Journée sans voiture : les images surréalistes des rues de Paris
il y a 7 heures 40 min
pépites > Société
Engagement
Extension de la PMA : Agnès Buzyn ne partage pas les réserves émises par l'Académie de médecine
il y a 9 heures 8 min
pépites > Justice
Cour de justice de la République
Affaire Karachi : Edouard Balladur et François Léotard sous la menace d’un procès
il y a 10 heures 45 min
décryptage > France
Entretien

Camille Beaurain : "Il n’y a pas un responsable mais plusieurs du suicide de mon mari agriculteur"

il y a 12 heures 1 min
pépite vidéo > Politique
Convictions
"ONPC" : François-Xavier Bellamy interpellé sur sa position sur la PMA et l'avortement
il y a 13 heures 23 min
décryptage > Religion
Bonnes feuilles

Le chemin intérieur des prêtres face à la crise des vocations

il y a 14 heures 56 min
décryptage > Finance
Bonnes feuilles

L'opacité de l'utilisation des deniers publics : un véritable fléau français

il y a 15 heures 8 min
décryptage > Société
Etat nounou, Papa Macron

Enfance : ces autres besoins nettement plus urgents que d'accompagner les parents pendant les 1000 premiers jours de leurs bébés

il y a 15 heures 26 min
décryptage > Economie
Etat des lieux

A la suite de politiques de Quantitative Easing, l'ensemble des banques centrales du monde se trouvent dans un corner

il y a 15 heures 46 min
© Reuters
Si la popularité d’Hillary Clinton ne remonte pas et qu’elle gagne quand même l’élection à la fin, ce sera une présidence difficile, puisque la méfiance sera de la partie dès le premier jour.
© Reuters
Si la popularité d’Hillary Clinton ne remonte pas et qu’elle gagne quand même l’élection à la fin, ce sera une présidence difficile, puisque la méfiance sera de la partie dès le premier jour.
Never Hillary

Comment les Américains en sont venus à reprocher à Hillary Clinton l'exact inverse de ce qu’ils lui reprochaient quand Bill était président

Publié le 29 juillet 2016
Si Donald Trump se fait remarquer par son impopularité aux Etats-Unis (en-dehors de ses propres partisans), la cote de popularité de sa rivale Hillary Clinton n'est pas beaucoup plus élevée. Un désamour qui trouve ses racines dans les années 1980, pour des raisons qui ont bien évolué jusqu'à aujourd'hui.
Jean-Eric Branaa est spécialiste des Etats-Unis et maître de conférences à l’université Assas-Paris II. Il est chercheur au centre Thucydide et chercheur associé à l’institut l'IRIS. Il est notamment l'auteur de Hillary, une présidente des Etats-Unis ...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Eric Branaa
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Eric Branaa est spécialiste des Etats-Unis et maître de conférences à l’université Assas-Paris II. Il est chercheur au centre Thucydide et chercheur associé à l’institut l'IRIS. Il est notamment l'auteur de Hillary, une présidente des Etats-Unis ...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Si Donald Trump se fait remarquer par son impopularité aux Etats-Unis (en-dehors de ses propres partisans), la cote de popularité de sa rivale Hillary Clinton n'est pas beaucoup plus élevée. Un désamour qui trouve ses racines dans les années 1980, pour des raisons qui ont bien évolué jusqu'à aujourd'hui.

Atlantico : Depuis son entrée dans le monde de la politique, Hillary Clinton n'a cessé de susciter une forte animosité à son égard. Pour quelles raisons est-elle si impopulaire aujourd'hui ? Ces raisons sont-elles les mêmes que dans les années 1990 ? Les motifs pour lesquels elle est détestée aujourd'hui ne sont-ils pas à l'exact opposé de ce qu'ils étaient à l'époque ?

Jean-Eric Branaa : C’est à l’époque où elle était la Première dame de l’Arkansas que cette mauvaise réputation a commencé à lui coller à la peau. Face à un mari chaleureux et charismatique, elle apparaissait coincée, froide et effacée, faisant religion de toujours laisser son mari prendre la lumière. Mais, peut-être parce qu’elle était trop discrète, la presse a eu vite fait de dresser le portrait d’une femme de tête, dure et sévère. Dès l’accession à la présidence de Bill Clinton, Vanity Fair décrivait par exemple Hillary comme une femme qui contrôlait tout dans la sphère proche de son mari, faisant trembler les conseillers et tout l’entourage du président. On ne compte plus les articles comme celui-là qui se sont multipliés à l’époque. Alors les attaques se sont multipliées, jusqu’à devenir parfois un peu machistes. On peut citer l’exemple de Paul Tsongas, candidat malheureux contre Bill dans les primaires de 1992, qui a dit d’elle : "quand on n’a pas de charisme, on l’épouse".

Les choses ont effectivement évolué et c’est sous les traits d’une moraliste qu’elle a ensuite été dépeinte. Sa religiosité a été mise en avant, on s’est souvenu qu’elle était méthodiste, une église qui prône l’abstinence et interdit la consommation d’alcool. L’Amérique puritaniste a depuis toujours été très active en politique aux Etats-Unis et les ligues féministes n’ont pas forcément été les plus progressistes. On a rapidement assimilé Hillary Clinton à cette attitude et elle est devenue une sorte de mère-la-morale, un peu grincheuse. La gauche du parti démocrate, on s’en doute, l’a alors prise en grippe. C’était d’autant plus facile que ses positions sur des sujets sensibles n’allaient pas dans le sens de cette gauche dite "libérale" : sur les droits des LGBT et le mariage gay en particulier, sur la peine de mort ou sur la consommation du cannabis, on a surtout entendu une parole prudente, voire hostile de la part d’Hillary Clinton.

La difficulté en politique, c'est qu’il est très difficile de changer de position ou de catégorie, une fois qu’on est catalogué ; Hillary Clinton en fait l’amère expérience. Sur tous ces sujets socialement sensibles, elle a finit par faire marche arrière. Hélas ! C’est ce changement d’attitude qui lui a alors été reproché. Les plus gentils lui ont alors reproché son "inconsistance", les moins aimables ont déclaré qu’elle était cynique.

Pour être complet, il faut préciser que le portrait peu flatteur d’Hillary Clinton a eu le temps de s’étoffer : elle cumule quand même plus de trente ans de vie publique, ce qui équivaut à beaucoup de décisions. Chacune d’entre elle a servi à augmenter le total des mécontents, tantôt contre la guerre en Irak – ou pour –, ou contre Keystone XL (un pipeline géant décrié par les écologistes) – ou pour –, ou contre les accords commerciaux internationaux – ou pour –, et ainsi de suite... Car les sujets sont nombreux et les divergences aussi. L’affaire des emails est arrivée dans ce contexte et a surtout servi à établir une règle que certains cherchaient à écrire depuis longtemps : Mme Clinton se moque des lois et fait comme bon lui semble. Il n’en fallait pas plus pour déclencher une crise de confiance et… un nouveau rejet.

Selon un récent sondage réalisé par Morning Consult auprès de répondants détestant Hillary Clinton sur les raisons de leur animosité, 84% étaient d'accord avec la phrase "elle change d'avis lorsque cela l'arrange politiquement" et 82% estiment qu'elle est corrompue. Quels sont les éléments et décisions qui ont donné cette image à Hillary Clinton ? Que devrait-elle faire pour s'en défaire ? Est-ce seulement possible ?

Le contexte que je viens d’évoquer aurait mis certainement fin à la carrière de beaucoup d’hommes politiques. Pourtant, Hillary s’est accrochée et a tenu. Cette façon de s’accrocher au pouvoir, ou à la sphère du pouvoir, a renforcé la mauvaise image que d’aucun pouvait avoir d’elle. Trois événements au moins sont cependant fondateurs pour expliquer cette image d’une femme qui est prête à tout pour arriver et, parce que cela ne nuit pas à la justification, qui serait corrompue.

La première remonte au temps des infidélités de son mari : on imagine que n’importe quelle femme l’aurait laissé choir dans le bureau ovale, peut-être même avec une paire de gifles en prime. Bien au contraire, Hillary a pardonné et est restée, fidèle telle le capitaine du Titanic, affrontant vents et marées et supportant, en prime, l’humiliation mondiale qui lui était infligée. La première réaction de pitié a vite laissé place à une hostilité importante.

La deuxième date de son mandat de sénateur. Il fallait voter pour ou contre l’entrée dans la guerre et Hillary a fait le choix d’apporter son soutien au président Bush, dans un élan d’unité nationale. Ce premier vote n’a pourtant pas été répété en 2007, c’est-à-dire juste avant qu’elle ne se lance dans la course à la Maison-Blanche. A cette époque-là, pourtant, les choses étaient un peu différentes puisqu’il y avait des soldats sur le terrain et que ce volte-face a assez bien ressemblé à un abandon.

Le troisième tient à son rapport à l’argent et à ses attaches en général avec ceux qui sont les plus riches de l’Amérique, voire du monde. Ses détracteurs n’imaginent pas qu’elle pourrait agir contre les intérêts de ces puissants, tant sont forts les liens, et parce qu’elle dépendrait de leurs financements ou qu’elle a besoin d’eux pour le bien de la Fondation Clinton, dirigée par son mari et sa fille. Les conférences, qui sont payées des fortunes et souvent au profit de pays à qui on peut faire des reproches sur le plan des Droits de l’Homme, ont renforcé cette image très négative.

Enfin, son changement de position sur les sujets à controverse précédemment évoqués a encore abîmé davantage une image passablement écornée. Il reste qu’elle doit lutter avec force contre cette dynamique et que c’est parfois très injuste : ainsi, alors que Bernie Sanders lui demandait de venir sur ses positions à lui, en ce qui concerne le salaire minimum (pour le porter à $15), l’engagement d’agir pour mettre fin aux coûts exorbitants pour les études dans le supérieur (au niveau des Colleges) ou pour poursuivre plus en avant la réforme de la santé, elle a accepté l’ensemble de ces mesures : c’est ce que les supporters de Bernie Sanders lui reprochent aujourd’hui en la qualifiant d’opportuniste.

Si Hillary Clinton est impopulaire, il reste fort probable qu'elle soit élue par défaut. Dans quelle mesure l'élection d'une candidate si impopulaire avant même son élection à la présidence pourrait-elle avoir des conséquences politiques désastreuses à la prochaine élection présidentielle en 2020 ? Peut-on imaginer que l'élection d'Hillary Clinton favoriserait l'arrivée à la présidence d'un candidat pire encore que Donald Trump ? 

Elle ne peut pas se permettre de rester impopulaire. Il est vrai que Donald Trump est encore plus impopulaire qu’elle à l’heure actuelle et qu’on peut donc imaginer qu’il y aura un vote par défaut. En réalité, elle n’est pas à l’abri que le groupe qui la rejette le plus, à savoir les moins de trente ans, bascule dans le camp Trump. L’offensive a été lancée avec le discours d’Ivanka, la fille du milliardaire, qui a essayé de "vendre" son père en l’humanisant, et en dressant un portrait de lui qui semblait plutôt coller à… Bernie Sanders. L’offensive sera donc forte pour capter cet électorat et pour se rendre sympathique auprès de lui. Dès ce mercredi, Trump répond, par exemple sur le réseau social Reddit, en live, à "toutes les questions qui seront posées et sans filtre".

Si la popularité d’Hillary Clinton ne remonte pas et qu’elle gagne quand même l’élection à la fin, ce sera une présidence difficile, puisque la méfiance sera de la partie dès le premier jour. En réalité, c’est au Congrès que ce rejet se traduirait immédiatement et, même si elle parvient à récupérer la majorité au Sénat cet automne, elle la perdrait dès le premier renouvellement, c’est-à-dire en 2018 : il ne lui serait alors plus possible de faire passer la moindre réforme dans le pays.

C’est ce garde-fou, prévu par la Constitution, qui fait qu’on ne peut pas prétendre qu’une présidence commencée dans la défiance entraînera forcément une radicalisation à droite aux élections présidentielles suivantes, à savoir en 2020 : les électeurs auront beaucoup voté d’ici-là, renouvelé beaucoup de postes et auront eu le temps de clamer leur colère, si elle existe.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires