En direct
Best of
Best of du 12 au 18 septembre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

"L'islam est la religion avec laquelle la République a eu le moins de problèmes dans l'Histoire". Là, Darmanin en fait un peu trop

02.

Polémique : un lycée de Rome demande à des élèves de ne pas porter de mini-jupes pour ne pas troubler les professeurs

03.

Les chirurgiens dentistes font face à une épidémie de dents cassées depuis le confinement

04.

Le (presque) dernier cri d’Olivier Véran : "ave Macron morituri te salutant" !

05.

Séparatisme : cachez moi cet islamisme que je ne saurais nommer

06.

Voilà les techniques les plus utilisées par les escrocs en ligne et autres pirates informatiques

07.

Sophie Davant joliment au top (mais plus topless), Cyril Hanouna méchamment tapé (par la concurrence); Mylène Farmer achète plus grand, Laeticia Hallyday vend pour payer ses dettes; Lio a renoncé au sexe, Johnny Depp y reprend goût avec une jeunette

01.

Lettre au Professeur Raoult d'un "petit" médecin généraliste

02.

Freeze Corleone, le rappeur qui dit tout haut ce que même les cacochymes du RN n’osent plus penser tout bas

03.

Les Milices islamistes internationales de la Turquie d'Erdogan

04.

Le (presque) dernier cri d’Olivier Véran : "ave Macron morituri te salutant" !

05.

Capitalisme de connivence : d’Edouard Philippe à Jean-Marie Le Guen, tous administrateurs

06.

Comment les industries pétrolières nous ont fait croire que le plastique serait recyclé

01.

Lettre au Professeur Raoult d'un "petit" médecin généraliste

02.

Le (presque) dernier cri d’Olivier Véran : "ave Macron morituri te salutant" !

03.

Mort d'un cousin d'Adama Traoré : la famille envisage de porter plainte

04.

Freeze Corleone, le rappeur qui dit tout haut ce que même les cacochymes du RN n’osent plus penser tout bas

05.

L'Europe gruyère d'Ursula von der Leyen

06.

55% des Français favorables au rétablissement de la peine de mort : il est terrible ce sondage mais à qui la faute ?

ça vient d'être publié
pépites > Politique
Bérézina
Déroute de la République en Marche au premier tour des élections législatives partielles
il y a 2 min 57 sec
rendez-vous > High-tech
La minute tech
Comment choisir l'iPad qu'il vous faut parmi tous les modèles qui existent désormais ?
il y a 1 heure 1 min
pépite vidéo > Politique
Campagne électorale
Marine Le Pen "réfléchit" à quitter la présidence du Rassemblement national avant la présidentielle
il y a 1 heure 40 min
light > Politique
Etourdi
Pressé, le député Jean Lassalle se gare sur un passage à niveau et bloque un train
il y a 2 heures 15 min
décryptage > Justice
Horizons et moyens limités

Insécurité : pourquoi les ministères régaliens sont condamnés à l’esbroufe

il y a 2 heures 51 min
décryptage > Santé
Avec parcimonie

Pourquoi reprendre le sport trop vite n’est pas une bonne idée quand on a eu la Covid-19

il y a 3 heures 24 min
pépites > Politique
Tension
Pierre Person délégué général adjoint de La République en marche démissionne et invite Guerini à l'imiter
il y a 3 heures 56 min
pépite vidéo > Insolite
La tour infernale
Rennes : les habitants d'un immeuble dont le bardage émet un bruit de scie circulaire vivent un enfer
il y a 20 heures 11 min
décryptage > Religion
Tribune

Séparatisme : cachez moi cet islamisme que je ne saurais nommer

il y a 22 heures 27 min
rendez-vous > Science
Atlantico Sciences
Feu vert pour la construction de la mission de défense planétaire Hera ; La Nasa envisage une mission pour rechercher la vie dans les nuages de vénus en 2027
il y a 22 heures 55 min
décryptage > Economie
Evolution de l'épidémie

COVID-19 : les derniers chiffres en France ne sont pas bons. Nous allons le payer

il y a 30 min 16 sec
décryptage > Politique
Assemblée nationale

Séparatisme : LREM pris dans les phares de la voiture de l’islam politique

il y a 1 heure 15 min
décryptage > Santé
Le bouclier du sommeil profond

Journée mondiale d’Alzheimer : comment nos rythmes de sommeil peuvent prédire le moment de l'apparition de la maladie

il y a 2 heures 10 min
décryptage > Europe
Camp de Moria

Névrose collective : l’Europe pétrifiée face à la crise des migrants qui se noue à ses portes

il y a 2 heures 45 min
décryptage > Religion
Quand faut y aller, il y va très fort

"L'islam est la religion avec laquelle la République a eu le moins de problèmes dans l'Histoire". Là, Darmanin en fait un peu trop

il y a 3 heures 19 min
décryptage > Economie
Atlantico Business

Le Sénat veut empêcher les sociétés d’autoroutes d’augmenter les tarifs pour compenser l’effondrement des recettes liées au Covid-19

il y a 3 heures 30 min
pépites > Politique
Laïcité
Loi sur le séparatisme : pour Jean-Luc Mélenchon, "ce qui est visé, c'est l'islam"
il y a 17 heures 52 min
pépites > Politique
Lui aussi
2022 : Jean-Christophe Cambadélis est "vraiment" intéressé par la présidentielle
il y a 21 heures 9 min
pépite vidéo > France
Catastrophe
Inondations dans le Gard : deux personnes disparues et d'importants dégâts
il y a 22 heures 38 min
pépites > Politique
Il y pense en se rasant
Présidentielle : Xavier Bertrand se dit "plus déterminé que jamais"
il y a 23 heures 52 min
Niantic est le véritable fabriquant du jeu et Niantic est aujourd'hui la filiale de Google spécialisée dans la réalité virtuelle.
Niantic est le véritable fabriquant du jeu et Niantic est aujourd'hui la filiale de Google spécialisée dans la réalité virtuelle.
Atlantico Business

Pokémon Go va gagner des milliards de dollars mais Nintendo ne va pas en profiter, c'est Google qui va ramasser la mise

Publié le 26 juillet 2016
La folie Pokémon a envahi la France. Depuis ce dimanche 24 juillet, sur Android et sur iPhone, l'application a déjà fait des millions d'adeptes, mais le plus étonnant c'est que Nintendo ne va pas en profiter. Les boursiers grognent et demandent des explications.
Jean-Marc Sylvestre
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ. ...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
La folie Pokémon a envahi la France. Depuis ce dimanche 24 juillet, sur Android et sur iPhone, l'application a déjà fait des millions d'adeptes, mais le plus étonnant c'est que Nintendo ne va pas en profiter. Les boursiers grognent et demandent des explications.

Nintendo a dérapé en bourse de près de 18% à Tokyo ce dimanche, après avoir indiqué que le jeu pour smartphones Pokémon Go, qui connaît un énorme succès dans le monde, n'aurait qu'un impact limité sur ses résultats.

Dans un communiqué, le groupe japonais a dit avoir déjà intégré les revenus anticipés de son Pokémon Go Plus - un accessoire porté au poignet et qui avertit de la présence de monstres à chasser dans les environs - et a ajouté qu'il ne prévoyait pas de modifier ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice. Grosse déception !

Nintendo a ajouté que sa filiale Pokémon Co recevait des royalties du concepteur du jeu, Niantic, mais que ces revenus seraient limités. Parce que Niantic est le véritable fabriquant du jeu et Niantic est aujourd'hui la filiale de Google spécialisée dans la réalité virtuelle.

En clair, les actionnaires de Nintendo, qui ne connaissaient pas ces détails et qui s'étaient précipités sur le titre, en sont pour leurs frais. Il va y avoir des explications de gravures entre la société et les autorités boursières parce que la communication de Nintendo n'avait jamais donné ce type de précisions. La spéculation a dû profiter à quelques-uns. Mais passons.

Cette déconvenue boursière n'enlève rien au potentiel de revenus de ce nouveau jeu. Mais dont le fonctionnement préfigure un changement radical sur le marché de la publicité.

Pokémon a en effet déclenché très vite un déferlement mondial puisque le jeu est désormais praticable dans plus de 200 pays sur la planète. Sur tous les continents, des millions de joueurs ont chargé l'application de jeu (couplée à un système de géolocalisation), sur iPhone et Android. Cette appli Pokémon Go est bâtie sur la plate-forme de jeu en monde réel de Niantic et utilise des emplacements réels pour encourager les joueurs à découvrir des Pokémon dans leur région.

Le concept est connu. Avec cette appli, le joueur va à l'extérieur pour trouver et attraper des Pokémons sauvages. Il peut explorer les villes et les villages autour de chez lui où même dans le monde entier pour capturer autant de Pokémons que possible.

Quand on approche de la petite bestiole, le smartphone se met à vibrer. Après avoir aperçu un Pokémon, on le vise avec l'écran tactile du smartphone et on lance une Pokéball pour l'attraper. On peut aussi rechercher des Pokémons situés près de certains endroits tels que des créations artistiques publiques et des monuments historiques, où vous pouvez obtenir des Pokéballs et autres objets.

A partir de ce fonctionnement de base, le joueur peut accéder à une multitude d'options ou de formules, jouer en équipe, acquérir des points qui lui permettent d'acheter des super Pokéballs, des munitions qui seront plus efficaces, etc.

Un monde virtuel se crée dans un décor et un environnement réel.

La chasse au Pokémon est partout : en ville, en campagne, sur la plage, dans le métro, dans les magasins ou les restaurants, les musées ou les lieux touristiques. Bref, la folie ludique n'a ni barrières ni frontières, à partir du moment où il y a du réseau et si possible de la 4G.

Ce qui est étonnant, c'est que si le jeu est gratuit, il va rapporter énormément d'argent. D'où la spéculation sur le titre.

Le jeu rapporte déjà des millions de dollars en bourse. On croyait Nintendo, la firme japonaise, condamnée, parce qu'on croyait le jeu vidéo classique sur console fatigué et passé de mode... Nintendo a prouvé en quelques semaines qu'en distribuant le jeu dans la rue, on pouvait convertir des masses de joueurs nouveaux.

L'enthousiasme mondial a été tellement rapide que le cours de bourse a explosé. La capitalisation boursière, qui était tombée à 17 milliards de dollars, est remontée à plus 40 milliards en juillet. Jusqu'à aujourd'hui, où l'on vient d'apprendre que Nintendo ne sera pas le premier bénéficiaire.

Le pactole ira aux petits génies de Niantic, c'est-à-dire dans la poche de Google.

Ce qui est extraordinaire, c'est qu'en dépit de sa gratuité, le jeu est un porte-avion capable de générer de vraies sources cachées de revenus.

D'abord, il y a des achats intégrés ou dérivés. En bref, on peut, moyennant quelques euros, acheter des pokepièces qui permettent d'acheter du matériel de chasse, afin de capturer plus facilement les bestioles virtuelles. Au moins 2 millions de dollars par jour, en ventes de produits intégrés ou annexes.

Ensuite, il y a comme, dans toute application Internet, la vente de bannières publicitaires, mais les joueurs n'aiment pas, parce que ces bannières retardent le jeu et occultent l'écran. Niantic devrait donc les abandonner.

Surtout, et c'est la troisième source de revenus, Pokémon a commencé à monétiser son audience par des emplacements qui seront sponsorisés.

C'est l'idée qui vaut de l'or.

Dans la plupart des cas, les Pokestops ou les arènes (dans la langue Pokémon, ce sont des stades virtuels où sont stockés des armées de Pokémon) sont des lieux publics. Le parvis d'une église, le hall d'une gare, un carrefour de la ville... Mais on peut très bien imaginer que les Pokémons soient cachés dans des magasins, des restaurants, ou des musées. Dans ce cas, le magasin, le restaurant ou le musée paiera une redevance.

McDonald's est la première chaîne de restauration rapide à avoir signé avec Pokémon. L'idée n'est pas seulement d'attirer les joueurs dans les McDo, mais aussi de les inciter à commander tel ou tel menu.

Les grands musées comme le MoMA ou le Louvre étudient des contrats pour abriter et cacher des Pokémons dans leurs salles.

Rien n'empêche aussi un annonceur de glisser des panneaux publicitaires dans le décor où le joueur évolue pour le diriger vers un repère de Pokémons.

Cette nouvelle forme de publicité n'apparaît pas comme telle pour le joueur, et pourtant c'est bien le cas.

D'après les spécialistes de la publicité, cette forme insidieuse a un potentiel considérable. Plusieurs milliards de dollars. Il ne s'agit plus de coller au consommateur comme dans la relation client digitale classique, il s'agit de l'attirer vers le produit.

Dans un modèle classique, l'annonceur vous géolocalise et vous envoie une publicité vous prévenant qu'à proximité, il existe un magasin qui vous intéressera directement. C'est ce que fait déjà Google.

Avec le modèle Pokémon, on vous entraîne vers une cible qui est, en fait, commerciale alors que vous étiez dans un jeu.

On peut s'étonner d'une telle innovation, on peut s'en inquiéter aussi, mais on ne peut pas l'ignorer. Les Pokémons sont partout. Et si les Pokémons sont la ligne avancée des troupes de Google, on peut penser que ça ne va pas s'arrêter là.

Ce n'est pas un jeu vidéo que Nintendo a mis en ligne, c'est une véritable révolution sur le marché de la publicité que Google a initiée.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (5)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
C3H5.NO3.3
- 27/07/2016 - 02:03
Reretard
"Avec le modèle Pokémon, on vous entraîne vers une cible qui est, en fait, commerciale alors que vous étiez dans un jeu.

On peut s'étonner d'une telle innovation, on peut s'en inquiéter aussi, mais on ne peut pas l'ignorer."

Innovation ? Bonjour Madame. Vous avez gagné un superbe service à poisson. Mais pour le recevoir, il faut venir dans notre magasin, ou on va vous enfermer des heures jusqu'à ce que vous achetiez le canapé en faux cuir à 8 000 euros.
C3H5.NO3.3
- 27/07/2016 - 02:00
En retard Jean-Marc
"Ce qui est extraordinaire, c'est qu'en dépit de sa gratuité, le jeu est un porte-avion capable de générer de vraies sources cachées de revenus.

D'abord, il y a des achats intégrés ou dérivés. En bref, on peut, moyennant quelques euros, acheter des pokepièces qui permettent d'acheter du matériel de chasse, afin de capturer plus facilement les bestioles virtuelles"

ou : comment JM Sylvestre découvrit le Free-to-Play.
C3H5.NO3.3
- 27/07/2016 - 01:58
Non et non
"Nintendo a prouvé en quelques semaines qu'en distribuant le jeu dans la rue, on pouvait convertir des masses de joueurs nouveaux."

Non, c'est à reculons que Nintendo à quitté sa niche, et ils ne s'attendaient certes pas à ce succès. D'ailleurs, il n'est toujours pas question de porter ses licences sur smartphone.