En direct
Best of
Best of du 8 au 14 juin
En direct
© Reuters
Ni dehors ni dedans
Toujours en marche ou déjà en panne ? Ce que peut encore espérer Emmanuel Macron (ou pas) après avoir annoncé ne pas être candidat à la présidentielle maintenant
Publié le 18 juin 2016
Alors que les ambitions personnelles d'Emmanuel Macron font beaucoup parler depuis plusieurs semaines, le ministre de l'Economie a affirmé vendredi ne pas être candidat "aujourd'hui" à l'élection présidentielle.
Frédéric Métézeau est journaliste depuis 15 ans. Il a été journaliste pour France Bleu Nord, basé à Lille, et a présenté les informations sur France Inter avant devenir chef du service politique sur France Culture. Depuis août 2015, il est chef du...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Frédéric Métézeau
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Frédéric Métézeau est journaliste depuis 15 ans. Il a été journaliste pour France Bleu Nord, basé à Lille, et a présenté les informations sur France Inter avant devenir chef du service politique sur France Culture. Depuis août 2015, il est chef du...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Alors que les ambitions personnelles d'Emmanuel Macron font beaucoup parler depuis plusieurs semaines, le ministre de l'Economie a affirmé vendredi ne pas être candidat "aujourd'hui" à l'élection présidentielle.

Atlantico : Ce vendredi, au micro de RTL, Emmanuel Macron a déclaré qu'il n'était pas "aujourd'hui" candidat à l'élection présidentielle, tout en rappelant une nouvelle fois que l'offre politique actuelle était insuffisante selon lui. Comment peut-on interpréter cette sortie ? Emmanuel Macron est-il vraiment rentré dans le rang ?

Frédéric Métézeau : Il n'y a rien de neuf sous le soleil. Aujourd'hui, Emmanuel Macron est ministre de l'Economie. S'il ne s'est pas déclaré, il précise bien qu'il n'est pas candidat "aujourd'hui" pour ne se fermer aucune porte. Mais il ne s'agit pas forcément de rentrer dans le rang, puisqu'il n'en est jamais véritablement sorti. Il détonne par sa façon de penser, mais fondamentalement, il est toujours là. Il ne se ferme aucune porte, mais ne va pas non plus franchir le Rubicon.

Pour ce qui est de son mouvement En Marche!, il n'est pas le premier à lancer un mouvement, un cénacle, un club de reflexion, un think tank, quel que soit le nom qu'on lui donne. Il y en a toujours eu à droite comme à gauche. Ensuite, quelle est la réalité de cette mobilisation sur le terrain ? J'aimerais bien pouvoir la mesurer. C'est un mouvement pour lequel on peut adhérer gratuitement. S'il suffit de cliquer pour être considéré comme un membre... Au-delà de la communication médiatique, quelle est la réalité de ce mouvement ?

Avec En Marche!, Emmanuel Macron assure vouloir faire exister le débat d'idées. En réalité, il n'y a pas grand-chose de neuf dans la façon de faire. Dire que l'on va rencontrer des gens pour constater ce qui ne va pas et essayer de trouver des solutions, c'est la démocratie participative de Ségolène Royal, et ça a quaisment dix ans.

J'ajoute qu'Emmanuel Macron a besoin d'exister, et les médias l'aident en cela. Quoi qu'il en dise, il est comptable des résultats économiques de la France. Il a été conseiller économique de François Hollande, puis son ministre de l'Economie. S'il y a donc bien quelqu'un qui personnifie la politique économique du quinquennat, c'est bien lui. Contrairement à Montebourg, il n'est pas parti.

Si jamais Emmanuel Macron décidait effectivement de ne pas être candidat, quel avenir s'offrirait à lui à court terme ? Pourrait-il rester à Bercy jusqu'à la fin du quinquennat ? Serait-il dans son intérêt de quitter le gouvernement prochainement ? A plus long terme, quelles sont les possibilités qui s'offrent à lui ?

Je ne prédirai pas l'avenir, car je ne suis ni Emmanuel Macron ni François Hollande. Maintenant, si Emmanuel Macron souhaite continuer à exister, il vaut mieux être dans un gouvernement qu'en-dehors. S'il quitte le gouvernement, il n'a pas de mandat. Il a par ailleurs une légitimité, un bilan, un héritage qui, somme toute, ne saute pas aux yeux pour le moment... Ce n'est pas Raymond Barre, Dominique de Villepin ou Jean-Louis Borloo quand il ont quitté la politique. En-dehors du gouvernement, il lui faudra d'abord une activité qui lui permette de gagner sa vie. Il lui faudra ensuite un espace pour exister médiatiquement et électoralement parlant, sachant qu'il n'a jamais été élu. Il vaut mieux être ministre à Bercy avec une exposition médiatique que conférencier ou de retour dans une banque d'affaires privée.

Avec sa popularité actuelle et le désir des Français de ne plus avoir à choisir de nouveau entre François Hollande et Nicolas Sarkozy comme en 2012, la présidentielle 2017 n'est-elle pas l'occasion ou jamais pour Emmanuel Macron ? Quels sont les obstacles qui s'opposeraient à lui s'il décidait de se lancer ? 

Le premier obstacle, c'est déjà de savoir si François Hollande est candidat ou pas, et si le Parti socialiste présente un candidat ou pas. Le danger pour Emmanuel Macron, c'est de se retrouver face à un candidat soutenu par le PS (sa famille d'origine) et un candidat de droite qui voudra mener une politique d'inspiration libérale (qui est aussi la sienne). Il serait coincé entre sa famille d'origine et son idéologie.

Le deuxième grand obstacle réside dans l'obtention des 500 parrainages et signatures. J'imagine que si Emmanuel Macron se présente contre un candidat soutenu par le Parti socialiste, les signatures ne viendront pas d'élus socialistes, et ne viendront pas non plus d'élus de la droite.

Enfin, vous parlez de sa popularité. Oui, il a une forte popularité sondagière, c'est certain. Je me souviens que Bernard Kouchner et Simone Veil étaient dans ce cas-là aussi. Cela ne se concrétise pas toujours en termes politiques... Par ailleurs, il rencontre un certain succès dans les médias, mais d'un autre côté les sondages nous disent que 60% des Français sont opposés à la loi El Khomri, une loi qui ne va pas assez loin selon lui. Il y a donc un certain paradoxe à approuver de façon massive Emmanuel Macron et à trouver que la loi El Khomri n'est pas bonne.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Véhicules propres : la Chine abandonne l'électrique pour miser sur la voiture à hydrogène
02.
Mariage de Karine Ferri : Nikos n'est pas venu, les autres stars non plus; Laeticia Hallyday se rabiboche avec son père, Meghan Markle aurait fait fuir sa mère, Rihanna renoue avec son milliardaire;  Kate Middleton snobe Rose, Britney Spears s'arrondit
03.
Crise au sein de LREM dans le Nord : six députés claquent la porte
04.
Laura Smet a épousé Raphaël Lancrey-Javal au Cap Ferret
05.
Le "chat renard", une nouvelle espèce de félin découverte en Corse
06.
Vous pensiez qu’un verre de lait et un jus d’orange étaient le petit-déjeuner parfait ? Voilà pourquoi vous avez tort
07.
Stars ET milliardaires : quand la puissance de la célébrité transforme Jay Z ou Rihanna en magnats des affaires
01.
Nicolas Bedos fait sa révolution à Nanterre
01.
Véhicules propres : la Chine abandonne l'électrique pour miser sur la voiture à hydrogène
02.
Mariage de Karine Ferri : Nikos n'est pas venu, les autres stars non plus; Laeticia Hallyday se rabiboche avec son père, Meghan Markle aurait fait fuir sa mère, Rihanna renoue avec son milliardaire;  Kate Middleton snobe Rose, Britney Spears s'arrondit
03.
Cette nouvelle technique du dépistage du cancer de la prostate qui pourrait sauver de nombreuses vies
04.
Justification des violences contre les femmes : les étonnants propos de l’imam de l’université la plus prestigieuse du monde sunnite
05.
Crise au sein de LREM dans le Nord : six députés claquent la porte
06.
Révolution sur canapé : une enquête montre que 92% des activistes berlinois d’extrême-gauche vivent chez papa-maman
01.
PMA : la droite est-elle menacée de commettre la même erreur qu’avec le progressisme des années 60 qu’elle a accepté en bloc au nom de l’évolution de la société ?
02.
“Droite moderne”, “LREM pragmatique pour le bien du pays” : mais au fait, qu’est ce que cela veut vraiment dire ?
03.
Justification des violences contre les femmes : les étonnants propos de l’imam de l’université la plus prestigieuse du monde sunnite
04.
Mais pourquoi s’abstenir de faire des enfants pour sauver la planète alors que le pic démographique est passé ? Petits arguments chiffrés
05.
Réforme des retraites : pourquoi les salariés du privé ont toutes les raisons de s’inquiéter
06.
De Benalla à Loiseau en passant par Castaner : ces déceptions personnelles d'Emmanuel Macron qui montrent son incapacité à bien s'entourer
Commentaires (3)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Babaswami
- 18/06/2016 - 16:38
Moyens
Pour faire une campagne il faut - beaucoup - d'argent (cf l'affaire Pygmalion)
D'où viendrait l'argent pour Rastignac ? de la banque Rothschild ?
vangog
- 18/06/2016 - 13:00
Tu veux ou tu veux pas?
L'éternelle inconstance ( et manque de courage) socialiste...la France crève de cette lâcheté!
CSV
- 18/06/2016 - 12:24
en marche sur un tapis de course
E.M. est en marche sur un tapis de course, ses pieds ne touchent pas le sol. Il plait aux medias et aux bourgeois de gauche. Il agace ses comperes politiques -ce serait etonnant qu'il ait des amis ou des soutiens fiables dans son milieu actuel. Il n'a aucun sens du contact avec les gens simples, et pas de chance, ce sont des electeurs tout autant que les "elites". Nombreux sont ceux qui le trouvent creux et arrogrant