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Deutsche radikal

Et pendant ce temps outre-Rhin, un Allemand sur dix souhaite le retour d’un Führer et un sur trois pense que son pays est dangereusement surpeuplé d’étrangers

Publié le 17 juin 2016
Si la demande d'autorité, d'ordre, de chef n'a jamais disparu dans l'opinion allemande, plusieurs éléments du contexte actuel ont favorisé sa traduction en résultats électoraux.
Jean-Yves Camus
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Christophe Bouillaud
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Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble depuis 1999. Il est spécialiste à la fois de la vie politique italienne, et de la vie politique européenne, en particulier sous l’angle des partis.
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Si la demande d'autorité, d'ordre, de chef n'a jamais disparu dans l'opinion allemande, plusieurs éléments du contexte actuel ont favorisé sa traduction en résultats électoraux.

Atlantico : Selon une étude réalisée par l’Université de Leipzig (voir ici en allemand), 10,6% de la population allemande serait favorable à un nouveau "Führer", alors que 12% d’entre eux considèrent que les Allemands sont "supérieurs" par nature. Si l’étude ne constate pas d’augmentation de l’extrême-droite, elle révèle une forte radicalisation d’une frange de la population. Comment expliquer de tels résultats, au regard du cas spécifique de l’Allemagne ?

Jean-Yves Camus : Ce qui est vraiment nouveau, c'est que l'on assiste à la rencontre entre un potentiel identifié depuis longtemps et une expression électorale. Il y a toujours eu en Allemagne d'après-guerre et en particulier depuis les années 1960-1970, une situation complexe où les partis d'extrême-droite n'arrivaient pas à décoller. C'est ce qui vient de changer avec la popularité du parti AfD, pour lequel la qualification d'extrême-droite est d'ailleurs limite, on devrait plutôt l'appeler droite radicale. En parallèle, les enquêtes d'opinion montraient qu'il y avait malgré tout une forte demande de structuration verticale de la société, une demande d'ordre, d'autorité, de chef, et un certain potentiel xénophobe.

Une situation contradictoire donc, où une demande ne se concrétisait pas en résultats électoraux. Nous assistons à la fin de cette période où il ne devait y avoir "aucun parti politique à la droite de la CDU"... La plupart des groupes politiques qui ont essayé de capitaliser sur cette demande n'ont pas percé car les électeurs, à la dernière minute et seuls dans les urnes, renonçaient à voter pour eux. 

Cette étude révèle un profond rejet de la population allemande vis-à-vis des musulmans, 50% d’entre eux déclarant qu’en raison de leur présence, "ils ne se sentent plus chez eux". Un tel rejet suffit-il à expliquer cette radicalisation générale du discours de droite extrême ?

Jean-Yves Camus : Je ne le pense pas. Si l'on parle de l'AfD, son émergence n'est pas liée uniquement à l'immigration. Il y a aussi dans le discours de l'AfD l'idée que l'Allemagne paye l'addition de l'Union européenne à son insu, que les pays du sud exagèrent. C'est ce que l'on a observé au plus haut de la crise grecque récemment. Plus précisément que l'immigration, je dirais que c'est le manque de visibilité de la politique d'Angela Merkel qui provoque cette conversion. Je ne dis pas que je désapprouve la politique de la chancellière, mais une partie de l'électorat de droite ne la suit pas. Parce qu'au fond, Mme Merkel leur donne l'impression de gouverner, sur la question des réfugiés en tout cas, avec une ligne politique de centre gauche.

En quoi la radicalisation, et l’augmentation de la polarisation de l’électorat, pourrait avoir une influence sur la majorité de la population ? Peut-on prévoir un effet d’entraînement de la masse vers cette radicalisation ?

Jean-Yves Camus : La première certitude que l'on a, c'est que si l'AfD réalise le même score aux législatives que pour les Länders, le parti rentrera au Bundestag, ce qu'aucun mouvement de droite de ce type n'a réussi à faire. Mais il y a des inconnues, notamment celle de savoir si Angela Merkel briguera un nouveau mandat.

Dans l'opinion, cela dépendra de la façon dont le gouvernement orientera sa politique de réfugiés. Mais aussi de la proximité entre une élection et un événement qui ferait basculer une partie de l'opinion. En clair, le risque, c'est que les élections soient prises en otage par un attentat terroriste par exemple. 

L’Europe pourrait-elle résister à une hausse du nationalisme allemand ?

Christophe Bouillaud : Si par nationalisme allemand, on entend la montée en puissance d’un parti nationaliste comme l’AfD (Alternative pour l’Allemagne), cela ne représente pas en soi, au moins à court terme, un risque important pour l’Union européenne. En effet, même si ce parti connaît une croissance de son audience électorale, il est très peu probable qu’il représente un jour prochain une majorité d’électeurs allemands. Avec un mécanisme électoral proportionnel comme celui en vigueur outre-Rhin, on ne peut arriver au pouvoir qu’avec des alliés, et pour l’instant, l’AfD est totalement isolée. De plus, le sondage cité montre bien que les citoyens allemands restent majoritairement modérés. Les partis modérés sont de fait encore largement majoritaires, et devraient le rester. Par contre, l’Union européenne connaîtra encore des difficultés si les dirigeants allemands prêtent une trop grande attention à ces franges de l’électorat allemand qui lisent le monde à travers les seuls intérêts étroits et mal compris de l’Allemagne. Or, il faut bien souligner que toute l’attitude des dirigeants allemands depuis 2010 a eu tendance à privilégier les intérêts allemands sur les intérêts européens, à se soucier beaucoup de l’électorat de droite, et surtout à présenter à l’électorat allemand les problèmes de l’Union européenne comme dus à 100% au comportement des non-Allemands (grecs bien sûr, mais aussi français ou italiens). Ce nationalisme qui monte sur la droite de l’échiquier politique allemand n’est pour partie que la conséquence du discours de Merkel et compagnie qui ont chargé la barque des responsabilités de l’Europe du sud, qui ont fait de la crise européenne le combat des honnêtes et travailleurs nordistes contre les malhonnêtes et fainéants sudistes, pour dissimuler la réalité de la crise bancaire qui a tout déclenché. A force de dire que les étrangers sont responsables de tout…

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Commentaires (8)
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joke ka
- 24/10/2016 - 10:10
A force de tirer sur la corde
elle se casse! les allemands sont confrontés comme nous à une mixité de population non désirée et imposée ,un grand remplacement :ceux qui en ont les moyens émigrent vers l'Est où ils retrouvent l'Allemagne paisible et homogène d'il y a 40 ans que j'ai connue ...comme nous ils sont confrontés à une population qui ne veut pas s'intégrer et qui a des exigences insupportables
Ganesha
- 18/06/2016 - 11:08
Lumpen Prolétariat
Karl Marx appelait tout cela le ''Lumpen Prolétariat''. Nos pétainistes de 2016 aimeraient pouvoir dire comme en 1945 : ''Jamais entendu parler d'Auschwitz'', mais aujourd'hui l'information circule mieux… à condition d'avoir la volonté et la capacité intellectuelle de les comprendre ! Il n'y a heureusement plus de chambres à gaz, mais le modèle allemand de fraulein Merkel n'en reste pas moins une ''vaste fumisterie'' !
Ganesha
- 18/06/2016 - 11:04
Made in Germany
Le principal problème des ''germanolâtres'', c'est qu'ils ne veulent surtout pas réellement savoir ce qui se passe en Allemagne ! Beaucoup de femmes renoncent à travailler, n'ayant pas de solution de garde pour leurs enfants, et ne sont donc pas comptabilisées comme ''chômeuses''. Le temps partiel est encore plus répandu qu'en France. Il y a de nombreux ''jobs à un euro de l'heure''. Mme Merkel vient d'en créer des centaines de milliers supplémentaires pour ses ''invités syriens''. On recensait déjà il y a quelques années 600.000 minijobs à 450 euros par mois. La différence avec les chômeurs et le RSA français, c'est que ces ''travailleurs pauvres'' ont des frais de déplacement et de garde d'enfant et ne peuvent pas chercher un éventuel ''travail au noir''. Il y a des professions comme travailleurs des abattoirs ou chauffeurs routiers qui sont réservées (et sous-payées) aux ressortissants des pays de l'est de l’Europe. Ainsi que des sous-traitants dans ces mêmes pays dont les pièces sont frauduleusement incorporées dans le prestigieux ''Made in Germany''.