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© Christophe Damaggio
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Le temps de l'homme

Tugdual Derville : " Il faut vérifier que les efforts pour trouver, guérir ou compenser une inégalité ne se font pas au détriment de la vie, de l’intégrité ou de la dignité humaines."

Publié le 05 juin 2016
Scientisme, eugénisme, matérialisme, individualisme, féminisme radical, idéologie du genre et transhumanisme : telles sont les idéologies qui coupent l'homme du réel. Tout le contraire de l'écologie humaine promue par Tugdual Derville dans son dernier livre.
Tugdual Derville
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Tugdual Derville est fondateur d’A Bras Ouverts, délégué général d’Alliance VITA et co-initiateur du Courant pour une écologie humaine. Son dernier livre, Le temps de l’Homme, est paru chez Plon en juin 2016. 
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Scientisme, eugénisme, matérialisme, individualisme, féminisme radical, idéologie du genre et transhumanisme : telles sont les idéologies qui coupent l'homme du réel. Tout le contraire de l'écologie humaine promue par Tugdual Derville dans son dernier livre.

Atlantico : L'un des mots qui reviennent le plus souvent dans votre livre, Le temps de l'homme, est celui de "réel". Sur de nombreux sujets, vous affirmez que nous nous en serions éloignés, et qu'il est urgent d'y revenir. L'homme a-t-il, selon vous, perdu le sens des réalités, à commencer par la sienne ? Quels sont les principaux facteurs qui expliqueraient ce phénomène ?

Tugdual Derville : Pour partir d’un réel à la fois commun, intangible et universel, je propose de visiter notre expérience originelle : le temps de gestation de chacun de nos corps dans un corps maternel… Les interactions entre une femme enceinte et celui qu’elle porte et leurs conséquences, que l’on découvre toujours plus riches et complexes, plaident pour la préservation de cet écosystème original mère-enfant dont nous avons tous bénéficié, depuis la nuit des temps. Rayer d’un trait de plume cette expérience première, en commençant par l’éclater entre plusieurs mères, au travers de la gestation pour autrui, avant de passer à l’utérus artificiel que de plus en plus de scientistes promeuvent, c’est un déni d’écologie humaine. C’est jouer avec le feu.

Toute vie humaine est encadrée par trois limites fécondes : un corps, sexué ; le temps, compté ; et la mort, universelle. Ceux que je nomme "déconstructeurs" veulent nous en affranchir, par l’artifice. Ils s’appuient sur les épreuves inhérentes à nos vie et sur nos frustrations pour faire miroiter la fin des limites. En s’attaquant aux murs porteurs de l’humanité (parité sexuelle dans le couple, famille durable) comme s’il étaient des constructions artificielles, ils fragilisent la société. D’une façon générale, c’est le propre de toute idéologie d’être déconnectée du réel. Devant le réel, la compulsion de toute-puissance n’est que l’actualisation de la grande tentation prométhéenne. Au lieu de consentir à son identité, l'homme rêve de se recréer, au risque de s’autodétruire.

On oppose souvent le réel aux idéologies, aux abstractions intellectuelles qui façonnent en grande partie notre monde actuel à travers la politique ou l’économie. Quelles sont, d'après vous, les grandes idéologies qui éloignent aujourd'hui l'homme de sa nature profonde ? Contre quels courants de pensée s'élève "l'écologie humaine" que vous revendiquez ?

C’est la convergence de sept idéologies qui s’opère désormais : le scientisme et l’eugénisme font miroiter le bébé zéro défaut ; le matérialisme et l’individualisme nous voient comme d’insatiables consommateurs égotiques ; le féminisme radical et l’idéologie du genre glissent, selon l’expression de Jacques Attali, "vers une humanité unisexe" ; ultimement, le fantasme transhumaniste rêve de remplacer l’Homo Sapiens basique par l’homme augmenté, invulnérable, omniscient et immortel. Ces idéologies sont entrées en résonnance dans leur entreprise de démolition de la société. Elles tendent à la liquéfier, en produisant des individus se croyant autonomes, mais en réalité déracinés, isolés, frustrés.

L’écologie humaine s’attache au contraire à concevoir l’homme, dans sa complexité et son mystère, enraciné dans son histoire, sa généalogie, son pays, sa culture, relié à ses proches par ses activités de proximité. Elle a pour boussole "tout l’homme et tous les hommes". Elle est fondée sur l’anthropologie du don, qui reconnait à la fois la vulnérabilité des êtres humains, leur interdépendance et leur soif de transcendance. Aux antipodes de l’individualo-collectivisme, elle tisse des liens de confiance et de bienveillance.

Vous avez été l'un des porte-paroles de La Manif Pour Tous, dont vous rappelez qu'il s'agit de l'un des plus importants mouvements de contestation de notre histoire récente. Dans quelle mesure considérez-vous que la loi Taubira sur le mariage homosexuel risquait de nous éloigner du réel ? Ne visait-elle pas justement à tenir compte de réalités de plus en plus diverses au lieu de s'en tenir à une idée abstraite et immuable de la famille ?

En décrétant qu’il était juste de confier un enfant adoptable à deux hommes ou deux femmes, la loi Taubira a imposé l’interchangeabilité entre le père et la mère, et même leur effacement des documents administratifs… Cette neutralisation forcée est une injustice, un abus de puissance mais aussi un déni du réel, car, dans la réalité biologique et psychologique, les fonctions paternelles et maternelles sont très dissymétriques. Chacune est utile et spécifique. La biologie de l’engendrement est tout ce qu’il y a de plus concret et naturel. Une chose est de venir en aide à des adultes ou à des enfants qui vivent dans des configurations différentes, une autre est de nier qu’un enfant a besoin, non seulement d’avoir un père et une mère, mais aussi de vivre avec eux. Ce n’est pas faire injure à ceux qui sont privés de ce type de foyer que de constater que c’est une situation moins facile, voire douloureuse : je précise que 80% des Français ont d’ailleurs le bon sens de reconnaitre qu’un enfant a besoin de vivre avec ses deux parents pour avoir les meilleures chances d’épanouissement.

Changer par la loi la définition du mot "mariage", non seulement a vidé ce mot de son vrai sens, mais aussi a imposé à tous les Français un mensonge anthropologique. Le déni, par la loi, de la complémentarité biologique et symbolique entre l’homme et la femme s’avère particulièrement insécurisant pour les générations futures.

Dans votre livre comme dans votre activité à la tête de l'association Alliance Vita, vous prônez l'attention aux plus faibles, aux tout petits et aux blessés de la vie. N'est-il pas nécessaire d'agir de toutes les manières possibles sur le réel pour corriger ce qu'il a d'injuste, comme par exemple les maladies ou les inégalités dont on hérite, que ce soit biologiquement ou socialement ? 

Mon expérience personnelle, notamment auprès des enfants handicapés, m’a convaincu que l’homme se trouvait en se donnant, et particulièrement en prenant soin d’autrui. Il ne s’agit pas de contester le bénéfice de ce type d’action, ni celui des extraordinaires progrès scientifiques et médicaux auxquels nous devons notre mieux-être, voire notre survie, ne serait-ce parce qu’au moins un de nos ascendants a été "sauvé" par la médecine… La médecine et la recherche doivent progresser. Il faut juste vérifier que les efforts pour trouver, guérir ou compenser une inégalité ne se font pas au détriment de la vie, de l’intégrité ou de la dignité humaines. Ce serait une régression. Tous les moyens ne sont pas bons : la conscience de l’homme doit d’autant plus réguler la technique que cette dernière a acquis une puissance de destruction phénoménale.  

Par définition, le réel est limité et il nous limite. S'en tenir à ces limites ne consisterait-il pas à nier l'aspiration de l'homme à s'épanouir toujours plus, et de nos sociétés à se développer sans cesse ?

Vous avez raison, l’homme est fait pour se développer. Sa propension à créer une culture toujours en devenir est pour ainsi dire "dans ses gènes". Aujourd’hui, ses progrès sont, dans certains domaines, exponentiels. C’est un exercice difficile, personnel et collectif, de discerner comment apprivoiser ces mutations sans qu’elles nous aliènent. Le "toujours plus" (de dépenses, de biens, de vitesse, de pouvoir, de transgressions…) peut aboutir à une humanité amoindrie dans son essence. La machine ne doit dominer ni la chair, ni l’esprit. La frénésie consumériste ne pourra pas combler le vide de sens qu’éprouvent beaucoup de nos contemporains. C’est pourquoi, pour juguler "le totalitarisme techniciste", sans contester les bénéfices du digital, je plaide en faveur d’une descente en humanité, par un rapprochement des corps réels et, surtout, la garde du "for intérieur", siège de la conscience libre. C’est le propre de l’homme.

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Deudeuche
- 05/06/2016 - 10:19
M Derville décrit bien
le vide de sens contemporain. Un problème qui touche la société consumériste occidentale.