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Fais pas ci, fais pas ça

Oui, les parents ont bien un enfant préféré dans la fratrie (preuves à l'appui)... devinez lequel

Publié le 22 avril 2016
L'étude de la sociologue américaine Katherine Conger, dans le Journal of Family Psychology, révèle que le favoritisme des parents vis-à-vis d'un enfant n'est pas un mythe. Ce favoritisme serait même dans 70% des cas tournés vers les aînés, ce qui aurait des répercussions sur les plus jeunes.
Pascal Anger
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Pascal Anger est psychologue, psychanalyste, psychothérapeute, sexothérapeute, systémicien et médiateur familial.Il est également chargé de cours à Paris VII. Il est l'auteur de Le couple et l'autre, livre publié aux éditions l'Harmattan.
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Eric Trappeniers
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L'étude de la sociologue américaine Katherine Conger, dans le Journal of Family Psychology, révèle que le favoritisme des parents vis-à-vis d'un enfant n'est pas un mythe. Ce favoritisme serait même dans 70% des cas tournés vers les aînés, ce qui aurait des répercussions sur les plus jeunes.

Atlantico : Si on suit attentivement l'étude de Katherine Conger, "Reciprocal Links Among Differential Parenting, Perceived Partiality, and Self-Worth: A Three-Wave Longitudinal Study" l'ordre de naissance des enfants joue toujours un rôle clé dans la perception que les parents ont d'eux. L'aîné aurait toujours une position privilégiée par rapport à ses frères et sœurs plus jeunes. Et par position privilégiée, on entend de plus fortes attentes. Est-ce une situation que vous avez pu constater au cours de vos consultations ?

Pascal Anger : L'aîné, c'est la réalisation de l'enfant imaginaire que nous portons tous en nous. C'est une place à part dans l'imaginaire des parents. Pourquoi ? Parce que c'est celui qui va construire la famille, pour qui on va faire les premiers biberons, assister aux  premières marches et faire tout ce qu'on fait avec un bébé qu'on n'a jamais pu réaliser jusqu'à présent. C'est lui qui va nous permettre "d'essuyer les plâtres" comme on dit, car quand on devient parent, on ne sait pas trop comment s'y prendre.

L'aîné est toujours porteur d’un espoir plus grand par rapport aux autres. Mais alors, qui dit espoir dit dette de cet aîné parce que plus les parents vont mettre d'espoir dans cet enfant et plus l'enfant va se sentir en dette par rapport à ses parents. A ceux qui vont venir après, on va être plus détendu, vraisemblablement vis-à-vis d'eux parce qu'on saura comment ça se passe.

L'étude affirme également que l'aîné a, par sa position privilégiée dans la famille, une meilleure opinion de lui-même et  une meilleure confiance en lui. Confirmez-vous cette analyse ? Si oui, pouvez-vous expliquer pourquoi ?

Pascal Anger : C'est quelque chose que l'on rencontre assez souvent, mais à condition qu'ils aient été aimé. Après tout, ce sont eux qui construisent et personnifie la famille. Du coup, les parents vont idéaliser cet enfant. On est toujours dans un imaginaire parce qu'on n'est pas sûr du résultat.

Mais tous les parents ne sont pas des parents aimants pour le premier enfant parce que parfois il est arrivé par accident ou dans un moment ou le couple n'était pas au diapason. Il va être porteur d'une répétition des qualités et des défauts propre à l’éducation de ses parents. Cela n'est pas plus vrai pour l'aîné que pour les autres. C'est en fonction d'eux. Vous savez bien que de toute manière, on peut avoir des préférences ou aimer d'avantage l'aîné à un moment donné. Et puis on peut perdre cette image de l'amour de l'aîné parce qu'il nous a déçus à un moment donné pour x raisons.

Les parents vont aussi être amenés à profiter des choses sur cet enfant. C'est important que tous les enfants entendent des mots d'amour, peu importe leur ordre dans la fratrie. Si l'aîné n'a pas entendu des paroles d'amour fortes de la part ses parents, il n'est pas pour autant en difficulté car il peut avoir des personnes "ressources" autour de lui qui vont les lui donner et lui permettre de se sentir aimé. Ça peut être la famille, les amis, l'école, les oncles, les tantes ou les grands-parents. Toutes les personnes qui entourent la famille.

Eric Trappeniers : Dans la pratique qui est la mienne, je ne suis pas convaincu que le premier enfant ait plus confiance en lui. Au contraire, il accumule dans son histoire toutes les incertitudes parentales. Par contre, il est certain qu’il fasse l’objet d’une attente très importante de ses parents.

 L'étude souligne que cette position privilégiée de l'aîné dans la famille a un impact sur ces frères et sœurs, en particulier sur le cadet. A savoir que celui-ci perd l'estime de soi, ai moins de confiance en lui et ne se développe pas mentalement de manière équilibrée. Est-ce quelque chose que vous confirmez ? Infirmez ? Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Pascal Anger : L'éducation du premier enfant est souvent toujours très cadrée. Les parents font alors moins attention aux cadets car ils ont l'impression que leur éducation coule de source et que ça va aller tout seul. Tout dépend à quel moment on vient encore une fois dans la fratrie de là ou en sont les parents et de la manière dont s’articule la relation parent-enfant. Cette relation est à deux, voire à trois voies. C'est-à-dire que c'est l'enfant qui fait le parent.

Concernant la valorisation des parents vis-à-vis de l'aîné, tout dépend du ressenti du cadet et de l'aîné. Tout dépend de ce qu'il en sera dit. C'est-à-dire: est-ce que tout se passe dans du non-dit ou est-ce qu'à un moment donné, les parents peuvent reconnaître là où ils en sont dans leurs attentes et dans leurs besoins du côté des enfants. Et si il y a un impact négatif, Il y a le risque que le cadet se sente moins aimé que l'autre, qu'il se sente plus dévalué par rapport à l'autre et ne sente pas du tout entendu.

Eric Trappeniers : Effectivement. Dans une famille avec plusieurs enfants, si les enfants investissent beaucoup dans le premier, on peut imaginer que le second peut se sentir abandonné. Ce dernier passerait au second plan plutôt qu’au premier et cela peut entraîner chez l’enfant des comportements divers et variés. Il peut par exemple reprocher à son frère de prendre toute la place et à ses parents de ne pas exister. Ce sont des choses que l’on voit fréquemment.

Ce favoritisme envers l'aîné, peut-il entraîner des situations pathogènes au sein de la sphère familiale, au point d'aller consulter un thérapeute ?

Pascal Anger : Bien sûr que ça peut. C'est important. Ce n'est pas pour rien qu'il existe justement des thérapies familiales. Il faut qu’à un moment donné, chacun reprenne sa place. J'ai connu une situation où un des enfants était brillant au niveau des études, l'autre beaucoup moins mais possédait néanmoins un talent en musique. Les parents n'avaient jamais pris conscience de cela. La thérapie lui a donc permis de se faire entendre, de mettre en lumière ses capacités et son besoin de faire de la musique. Il s'est tourné vers la musicologie et est devenu un brillant musicien. L'optique d'une thérapie familiale, c'est de créer de la communication et de l'écoute, de rééquilibrer chacun dans une harmonie qui permette de tisser des liens de complicité. Qu'on puisse comprendre que chacun souhaite retrouver l'amour perdue d'un père ou d'une mère par exemple. Les parents ne sont pas toujours conscients de ce favoritisme envers l'ainé, mais ce qui est important, c'est qu'ils puissent développer chez chacun de leurs enfants sa propre créativité et que cette créativité soit entendue. Chaque histoire est singulière et le talent de chacun est singulier.

Eric Trappeniers : C’est tout à fait possible, oui. Cela pourrait être les causes réelles. Mais en général, les parents ne consultent pas à propos de ça. Ils peuvent consulter parce que les enfants se disputent, parce qu’ils pensent que le cadet a des problèmes ou qu’il est renfermé sur lui-même.

A partir de quel moment conseillez-vous de consulter un spécialiste ?

Pascal Anger : C'est différent pour chacun. Quand on se trouve dans une impasse et qu’on ne parvient pas à trouver par soi-même l’issue de secours. Ou quand on sent qu’un certain membre de la famille souffre, voire tous les membres de la famille. C’est important de se dire qu’il y a quelque chose à faire ensemble.

 

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